A partir du XIIIème siècle, les mœurs s’affinent, le désir du confort reparaît, et le châtelain ne se contente plus des chambres superposées, généralement sombres, du donjon.
A celui-ci s’ajoutent des corps de logis plus habitables, et de plus en plus vastes.
Ainsi la physionomie du château féodal se trouve déjà sensiblement modifiée.
Ensuite, l’art de la guerre progressant sans cesse, et la science du mineur devenant dangereuse pour l’assiégé, le château commence à se resserrer, à diminuer la longueur du mur d’enceinte, difficile à défendre quand il est attaqué de plusieurs points à la fois.
On donne aux murailles des corps de logis une épaisseur considérable, au moins dans les parties orientées vers l’extérieur du château, de telle façon que ces corps de logis deviennent eux-mêmes le rempart.
Leur pied est construit obliquement, de façon à faire ricocher les projectiles qu’on laisse tomber du haut des mâchicoulis ou des galeries de bois jeté en surplomb au-dessus des fossés.
Au XIVème siècle, l’artillerie apparaît, mais elle est trop faible encore pour constituer un danger véritable.
Les premières bombardes mises en service ne lancent, en général, que des balles de pierre d'environ 60 centimètres et 250 kg, absolument impuissantes contre des murs maçonnés.
On ne peut les projeter au-delà de 300 mètres.
Le service de ces premières pièces est de l’ordre de 10 coups par heure.
Dès le XIVème siècle, quelques bombardes de gros calibre deviennent menaçantes pour les châteaux.
Les Guerres de Vendée ont éclaté en 1793 suite à la révolte des paysans et royalistes (les blancs) contre le nouveau régime révolutionnaire (les bleus).
Insatisfaits des réformes politiques et religieuses, les Vendéens ont pris les armes pour défendre leur foi catholique et la monarchie.
Le conflit a connu de nombreuses batailles acharnées, notamment la Virée de Galerne, la bataille de Cholet et le siège de Nantes.
Les Vendéens, bien que souvent surpassés en nombre, ont fait preuve d’une grande bravoure et d’une guérilla efficace.
Après plusieurs années de lutte, les Guerres de Vendée se sont terminées en 1796 par la défaite des royalistes.
Cependant, l’esprit de résistance et le rôle décisif des femmes ont laissé une marque indélébile sur l’histoire de cette région.
Les femmes ont joué un rôle essentiel dans les embuscades menées par les Vendéens pendant la Révolution française.
Loin d’être de simples spectatrices, elles ont activement participé à la résistance contre les forces républicaines et ont fait preuve d’une bravoure exceptionnelle, repoussant les assauts de l’ennemi avec une détermination farouche.
Outre leur rôle traditionnel de soutien logistique, notamment en préparant la nourriture, prodiguant les soins aux blessés, ou à la production d’armes et de munitions, les femmes vendéennes ont souvent pris part directement aux combats.
Certaines ont combattu aux côtés de leurs maris, frères ou fils, maniant avec adresse les armes à feu, menant des charges à la baïonnette pour prendre part aux embuscades ou pour défendre leur village.
D’autres ont servi d’éclaireurs ou d’espionnes, repérant les mouvements des troupes républicaines et transmettant discrètement les informations cruciales aux insurgés traversant les lignes ennemies pour livrer des missives secrètes, rapportant ainsi avec précision les projets de l’ennemi.
Grâce à leur connaissance intime du terrain, leur détermination et leur sens de l’organisation, les femmes vendéennes ont largement contribué au succès des embuscades.
Avec leur mobilité et leur discrétion, les femmes ont constitué un réseau clandestin d’espionnage et de collecte d’informations stratégiques.
Leur rôle actif dans la résistance, soit par des actions de sabotage et de harcèlement contre les forces républicaines, soit par l'apport d'un soutien essentiel aux populations civiles, en les aidants à se cacher, à se nourrir et à résister à l’occupation, a été un facteur déterminant dans la capacité des Vendéens à tenir tête aux bleus mieux équipés pendant de nombreuses années.
Certaines femmes vendéennes se sont distinguées en tant que chefs de guerre, menant leurs troupes avec un courage et une stratégie remarquables devenant de véritables héroïnes sur le champ de bataille.
Par leurs discours enflammés, elles ont su galvaniser les foules, insufflant une ferveur patriotique et royaliste à la cause vendéenne.
Figurant parmi les plus célèbres, Renée Bordereau dite l’Angevin (1770 – 1822) a commandé ses propres unités de guérilleros, harcelant sans relâche les forces républicaines.
De nombreuses femmes vendéennes se sont portées volontaires pour soigner les combattants blessés, faisant preuve d’un immense dévouement au service de la cause royaliste.
Face aux moyens limités, elles ont improvisé des hôpitaux de campagne, utilisant leurs propres ressources pour prodiguer les premiers soins aux soldats.
Ces femmes infirmières ont également assuré un soutien moral et psychologique inestimable aux blessés car leur foi inébranlable a été une source d’inspiration et de réconfort pour les troupes, devenant ainsi des figures protectrices au cœur des camps insurgés.
Exposées aux dangers des combats, elles ont parfois payé de leur vie leur dévouement, devenant des martyrs de la cause vendéenne.
En effet, les femmes vendéennes ont payé un lourd tribut aux violences des guerres, subissant de terribles exactions de la part des troupes républicaines.
Violées, torturées et assassinées, elles ont été victimes des pires atrocités perpétrées sur les champs de bataille.
Certaines ont été froidement exécutées pour avoir soutenu la cause royaliste, tandis que d’autres ont vu leurs foyers et leurs villages détruits, les laissant sans abri et démunies face à la répression.
Ces femmes vendéennes ont farouchement protégé leurs foyers et leurs enfants, faisant face à l’ennemi avec une bravoure inébranlable pour préserver leur sécurité, leur bien-être, leur héritage, leur mode de vie et leurs traditions ancestrales, résistant avec acharnement à l’oppression républicaine qui menaçait leur identité.
Elles ont principalement rédigé les mémoires relatifs à ces guerres, devenant ainsi les dépositaires et les gardiennes de la mémoire de ce traumatisme historique.
Elles ont également joué des rôles nouveaux, par exemple, la fameuse figure des "amazones" de la Vendée.
Qu’elles soient nobles dames ou paysannes, elles préféraient mourir en combattant ou en soignant les blessés plutôt que de se faire guillotiner, fusiller ou noyer.
Des femmes comme :
Renée Bordereau (1770 - 1822), la combattante,
Sophie de Sapinaud (1770 – 1854), la belle Vendéenne,
Marie Lourdais (1761 – 1856), la providentielle,
Françoise Després, militante… et mythomane,
Pauline de Cambourg, femme d’émigré,
Pauline Gontard des Chevalleries, la fugitive,
Julienne de Boishéraud, la rescapée des noyades,
Marie Trichet, l’enfant témoin de l’horreur,
sont des exemples de femmes qui ont marqué cette période.
Elles sont aujourd’hui considérées comme des figures emblématiques de la résistance vendéenne, honorées pour leur bravoure, leur détermination et leur sens du sacrifice.
Conclusion : Le rôle crucial joué par les femmes pendant les Guerres de Vendée a laissé une empreinte indélébile sur l’histoire de cette région.
Leur courage, leur dévouement et leur détermination ont été des éléments clés de la résistance vendéenne, contribuant à façonner l’identité et la mémoire de ce conflit.
Aujourd’hui, leur héritage continue d’inspirer et de guider les générations futures, rappelant l’importance de l’engagement féminin dans les moments les plus sombres de l’histoire.
Dans un palais de marbre et d'or,
Sous un ciel peint d'un pastel qui dort,
Les dames en robes, fières et parées,
Dansent l'éclat d'une époque adorée.
Un général, au sourire éclatant,
Tend la main, noble et triomphant,
La lumière des bougies caresse leurs traits,
Illuminant un rêve aux siècles figés.
Les coiffures, hautes, voiles de gloire,
Portent des navires, des fragments d'histoire.
Les couleurs vibrent, satin et velours,
En un tableau de faste et d'amour.
Les spectateurs, pris dans le passé,
Voyagent là où le temps s'est cassé.
Dans ce théâtre, à la beauté suprême,
Chaque geste murmure : carpe diem.
"Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain".
Près du Bourg-Bérard, une foire de huit jours qui se tenait tous les ans dans la grande prairie de la Grange. Foire importante, réunissant un nombre considérable de commerçants de tous genres. Ce Bourg-Bérard subsista longtemps, pendant de longs siècles, mais vraisemblablement, il dut perdre de son importance, en même temps d'ailleurs que le château du Puy du Fou. Ce déclin s'amorcera à partir du 15ᵉ siècle, lors de la guerre entre les Anglais et le Roi de France, dont Guy du Puy du Fou était un chaud partisan. Son château fut alors démoli par les Anglais vers 1430. Il est vraisemblable que le Bourg-Bérard subit le même sort. Les habitants n'ayant plus la protection du château voisin reconstruisirent leurs habitations autour de l'église paroissiale des Epesses. Bâtie elle-même depuis un temps immémorial au milieu du vaste lieu de repos qu'était le vieux cimetière, dont l'existence est attestée par les trouvailles faites, tant sur la place de la Mairie, celle de l'Église que dans la Chapelle Saint-Jean, en 1948.
L'église Notre-Dame est d'ailleurs citée, dès 1103, comme relevant de l'abbaye de Vezelay. En mars 1432, le Roi Charles VII (1403-1461) autorisait Guy du Puy du Fou (1375-1453) à reconstruire son château sur un autre emplacement. Nous essaierons plus tard de voir pourquoi il abandonna la colline où se dressait le château primitif, pour construire le nouveau, sur un terrain plat, sans défense. Il subsista quand même quelques maisons du Bourg Bérart. Dans l'aveu rendu le 2 novembre 1563 à Hocheterner-en-les-Herbiers, par René du Puy du Fou, dans l'énumération des divers domaines faisant partie de la Seigneurie du Puy du Fou, domaines échangés entre Guy du Puy du Fou et les habitants du Bourg Bérart partis aux Epesses, on lit : "Le Bourg-Bérard comprenant cinq ou six maisons, dont l'une s'appelle la Maison du Brumault".
Le seigneur du Puy du Fou devait pour ce domaine à la châtellenie de Rochetemer, huit chapons de cens. En 1740, dans un autre aveu à Rochetemer, le Bourg-Bérard était de nouveau mentionné. Mais il n'existait plus, puisque dans cet acte, on lit : "Le Bourg Bérart lequel est depuis un temps immémorial destruit et dépendances d'icelluy réunies à mon castel du Puy du Fou". Quant au nom donné à ce Bourg-Bérard ou Bérart, il ne faut pas y voir un nom, prénom ou surnom de famille. Étant donné son ancienneté, il faudrait plutôt se tourner vers la toponymie (noms propres désignant un lieu). Les noms de famille n'existant pratiquement pas avant le XIème siècle et même le XIIᵉ siècle. Mais quel est son emplacement exact et son étendue sur le terrain ? Il semble qu'au siècle dernier, le soc de la charrue du laboureur heurtait souvent les restes des murailles enfouies sous terre du Bourg-Bérard. Nous voilà loin du château du Puy du Fou, mais puisque le Bourg-Bérard lui était antérieur, il fallait bien commencer par le commencement.
Le mot "spadassin" provient du Latin "spatha", qui signifie "épée longue" et/ou du mot italien "spadaccino", qui désignait à l'origine un maître d'armes ou un combattant expert à l'épée.
Il fait cependant référence à l'arme de prédilection des duellistes de l'époque.
Le spadassin occupait une place unique dans l'histoire et la culture, représentant à la fois l'art du combat et le code d'honneur.
Leur détermination, leur habileté et leur sens de l'honneur en font des figures emblématiques de l'époque médiévale et de la Renaissance.
À l'époque médiévale, ils étaient des guerriers d'élite, et bien que leur rôle ait évolué au fil du temps, reflétant les changements sociaux et politiques majeurs.
Les spadassins ont joué un rôle important dans de nombreux conflits historiques et continuent d'exercer une fascination sur notre imagination.
C'est un combattant aguerri, un expert dans l'art de l'escrime et du duel à l'épée, sabres et autres armes de corps-à-corps, reconnu pour son habileté, son courage et son sens de l'honneur.
Ces guerriers, souvent au service d'un noble ou d'un aristocrate, étaient très appréciés aux XVIe et XVIIe siècles, une période où le duel était un moyen répandu de résoudre les conflits d'honneur entre nobles et gentilshommes.
Les spadassins étaient généralement engagés comme gardes du corps, mercenaires ou agents secrets par les nobles et les personnalités influentes pour défendre leur réputation et celle de leur famille, renforçant leur réputation de combattants redoutables et intrépides.
Avec le temps, le terme "spadassin" a pris une connotation plus négative, désignant les duellistes arrogants et les combattants sans scrupules prêts à se battre pour la moindre offense.
Cependant, le terme a conservé une certaine aura de prestige, toujours associée à la maîtrise de l'épée et à l'honneur des combattants de l'époque.
Leur entraînement rigoureux leur permettait d'atteindre un niveau de précision et d'agilité hors du commun.
Ils s'entraînaient intensément à la course, aux exercices de force et à la flexibilité pour être en mesure de réagir rapidement et de soutenir de longs combats.
Au-delà de la simple force brute, les spadassins étaient connus pour leurs techniques d'escrime sophistiquées, combinant feintes, parades et ripostes avec une grande élégance combinée à une rapidité de mouvement qui leur permettaient de réagir avec une grande promptitude face à leurs adversaires.
Les spadassins sont aussi liés par un code d'honneur rigoureux, qui dicte leur conduite et leurs valeurs, telles que le courage, la loyauté, la dignité, le respect de l'adversaire et des traditions.
Spadassins célèbres dans l'histoire sont :
Götz von Berlichingen (1480-1562)
Götz von Berlichingen était un célèbre spadassin allemand du XVIe siècle, connu pour son courage au combat et son habileté à l'épée.
Il a participé à de nombreuses batailles et duels, devenant une figure légendaire de l'époque.
Cyrano de Bergerac
Cyrano de Bergerac, personnage emblématique de la littérature française, était un spadassin renommé du XVIIe siècle.
Son talent à l'escrime et sa personnalité passionnée en ont fait un héros populaire.
D'Artagnan
Personnage de fiction issu des Trois Mousquetaires, il incarne l'archétype du spadassin loyal et courageux.
Miyamoto Musashi (1584-1645)
Miyamoto Musashi, maître d'armes japonais du XVIIe siècle, est considéré comme l'un des plus grands spadassins de l'histoire.
Ses techniques de combat au sabre ont influencé la philosophie et les arts martiaux de son époque.
Giuseppe Cesare Abba
Spadassin italien du XIXe siècle, réputé pour son habileté au combat et son sens de l'honneur.
Spadassins dans la littérature et le cinéma.
Bien que les spadassins aient joué un rôle essentiel dans de nombreuses batailles, leur utilité a diminué avec l'essor des armes à feu moderne.
Les Spadassins ont longtemps fasciné le public et ont été largement représentés dans la culture populaire, notamment dans la littérature, le cinéma et les jeux vidéos.
Leur style de combat, leur code d'honneur et leur mystique entourant l'épée en font des personnages particulièrement charismatiques et romanesques.
Le terme est utilisé en 1534 dans Gargantua de Rabelais.
On trouve des spadassins en particulier dans certaines pièces de William Shakespeare ou de Molière, par exemple dans Les Fourberies de Scapin (Molière) ou Dom Juan (Molière), mais aussi dans les opéras (Rigoletto de Verdi), les romans ou les films de cape et d'épée, comme Le Bossu ou Le Capitaine Fracasse.
De Cyrano de Bergerac à D'Artagnan, ces personnages emblématiques incarnent l'honneur, la bravoure et l'habilité à manier l'épée.
Au cinéma, des films comme "Le Masque de Fer" ou "Les Trois Mousquetaires" mettent en scène des spadassins légendaires, captivant les spectateurs par leurs duels épiques et leur code de l'honneur.
Les écrivains et réalisateurs utilisèrent souvent les spadassins comme des archétypes représentant l'esprit chevaleresque du passé, tout en les dotant de traits de caractère complexes et fascinants.
Ces personnages offrent un mélange de grâce, de violence et de panache qui plaît au public depuis des siècles.
La différence entre un spadassin et un chevalier réside principalement dans leur rôle, leur statut social et leur code de conduite :
Spadassin :
Un spadassin est un tueur à gages ou un duelliste qui se bat à l’épée pour de l’argent ou pour sa propre gloire.
Il n’a pas de statut social élevé et n’est pas lié à une noblesse ou à un seigneur.
Il n’a pas de code de conduite spécifique et agit généralement pour des motifs personnels ou financiers.
Chevalier :
Un chevalier est un guerrier noble au service d’un roi ou d’un seigneur, fréquemment impliqué dans la protection du royaume et dans des batailles importantes.
Il appartient à la noblesse et a un statut social élevé. Devenir chevalier implique un long processus de formation et d’adoubement.
Les chevaliers suivent un code de chevalerie qui inclut des valeurs telles que la bravoure, la courtoisie, la loyauté et la protection des faibles.
En résumé, le spadassin est un combattant indépendant, souvent motivé par des intérêts personnels, tandis que le chevalier est un noble guerrier lié par un code d’honneur et au service d’un seigneur ou d’un roi.
Le Roi Albert 1er a laissé dans la mémoire collective de la Belgique un souvenir qui ne s'efface pas avec le temps.
Aujourd'hui encore, longtemps après sa mort, sa personnalité continue à susciter un attachement très profond.
C'est le 17 février 1934, dans les rochers de Marche-les-Dames, qu'il trouva brutalement la mort.
Dans la matinée, le Roi était au Palais royal à Bruxelles et dans la soirée, il était attendu pour un événement au Palais des Sports.
Réputé pour être un alpiniste prudent, ce jour-là, alors qu'il n'avait que quelques heures devant lui, le roi Albert prend sa voiture et emmène avec lui son valet, Théophile Van Dycke.
Le Roi conduit lui-même, son valet ne sachant pas conduire.
Albert s'était déjà rendu à Marche-les-Dames 3 jours plus tôt, ce qui n'était pas dans les habitudes du souverain de 58 ans d'escalader deux fois dans la même semaine ces rochers.
À cette époque de l'année, grimper dans les massifs belges est rarement agréable.
Le rocher y est froid, souvent humide, les prises glacent les mains et peuvent se révéler très glissantes pour les pieds…
Vers 16 heures, alors que la nuit tombe, arrivé sur les lieux qu'il connaissait bien, il effectue une première grimpée, assuré par son valet.
Pour une raison que l'on ignore, il lui demande ensuite de rejoindre sa voiture et de l'attendre.
Le Roi dit vouloir encore escalader l'aiguille du Vieux Bon Dieu (ce qui suit n'est que pure déduction).
Théophile Van Dycke, qui attend dans la voiture, s'inquiète de ne pas voir revenir le souverain et retourne sur les lieux.
La falaise est vide, de toute évidence, le Roi a fini sa grimpée.
Le valet cherche partout.
Durant ses recherches, il est environ 17 heures, il croise trois personnes, trois frères, qui se portent volontaires pour l'aider à retrouver le Roi.
L'un des frères Jassogne alerte les gendarmes et à partir de 21 heures, ils sont une petite vingtaine de personnes à passer les environs au peigne fin.
C'est seulement à 2 heures du matin, à environ 50 mètres du pied des rochers, que le corps du Roi est retrouvé.
Plusieurs incohérences ou contradictions seront remarquées dans les dépositions successives de Van Dycke.
Et pourtant, de toutes les personnes qu'il dit avoir rencontrées ce jour-là lorsqu'il était à la recherche du Roi, aucune, sauf une (Joseph Jassogne), ne sera entendue pour confirmer les déclarations du valet.
Selon les constatations, le Roi aurait saisi un bloc au-dessus de lui pour s'y tirer.
Le bloc aurait lâché, précipitant le Souverain dans le vide.
Au cours de la chute, sa tête aurait percuté le rocher.
Son corps aurait ensuite rebondi et dévalé la pente sur 49 m.
La recherche de la pierre fatale de 55 kg, que la presse montra abondamment à l'époque, s'est quant à elle révélée vaine.
Emmenée par un gendarme, elle a simplement disparu.
Mais aucun devoir d'enquête approfondi ne sera effectué pour contrôler ces déclarations.
Entre les versions officielles, les théories du complot, les mystères, les incohérences et les opinions d’expert qui divergent, il aura fallu attendre une étude ADN menée en 2016 pour mettre un terme aux spéculations.
Mais il semblerait que la mort du roi Albert 1er restera toujours un mystère et restera référencée comme accident.
Mais un accident reste un accident et certains accidents peuvent même défier la science.
Mais qui est Albert 1er ?
Né en 1875 à Bruxelles et mort accidentellement à Marche-les-Dames en 1934.
En 1909, il succède à son oncle Léopold II (1835-1909) comme roi des Belges.
Il épouse Elisabeth de Bavière (1876-1965) le 02 octobre 1900 et le couple aura trois enfants dont le futur roi Léopold III (1901-1983).
C'est pour avoir su préserver un morceau sacré du sol national que le troisième Roi des Belges est devenu une figure mythique, incarnant le courage, la fermeté et la résistance à l'envahisseur.
De 1914 à 1918, après la violation de la neutralité belge par l'Allemagne impériale en août 1914, et à la tête de l'Armée belge, il fit preuve de fermeté face à l'ennemi et sut diriger les troupes belges aux côtés des alliés.
Ses actions lui vaudront le surnom de "Roi-Chevalier".
Grâce au retard infligé aux Allemands par l'armée belge, les armées françaises ont eu le temps de se reprendre pour arrêter l'offensive allemande sur la Marne, après leurs reculs du début du mois d'août.
D'autant plus que les Belges, en remportant la victoire de la bataille de Haelen et encore, lors du siège d'Anvers, d'août à septembre, vont retenir 150 000 hommes qui vont manquer aux généraux allemands pour résister à la contre-offensive française.
La presse française de l'époque ne s'y trompe d'ailleurs pas quand elle exalte la résistance de l'armée belge.
Au sortir de la "Première Guerre mondiale", le Roi-Chevalier se mua en bâtisseur de paix.
Il usa de son autorité morale pour entraîner le pays sur la voie du Progrès démocratique, social, scientifique et culturel.
Avec son épouse la Reine Elisabeth, il joua un rôle favorable à l'instauration du suffrage universel, ainsi qu'à la promotion des travailleurs et au développement des Sciences, des Arts et des Lettres.
À la fin de sa vie, en Belgique comme à l'étranger, le Roi Albert 1ᵉʳ faisait figure de sage et, aujourd'hui encore, son aura est intacte.
Après la mort du Roi Albert 1er, le climat international et national n'allait pas tarder à se dégrader.
À la grave crise économique des années trente, allait s'ajouter la menace fasciste, avec l'accession d'Hitler au poste de Chancelier en Allemagne et la montée en force des puissances de l'Axe.
La défense de la liberté, le courage et le sens du sacrifice ont guidé le Roi Albert 1er tout le long de sa vie.
Comme toutes les guerres du 16ᵉ siècle visent en premier lieu à conquérir les villes, la fortification se développe et annonce déjà les systèmes modernes.
Presque toutes les cités ont conservé leur vieille enceinte de murs et de tours.
Ces remparts ne sont pas détruits par les ingénieurs militaires du XVIIᵉ siècle, mais aménagés de façon à pouvoir y installer des canons.
On les double d’épais remblais de terre, et les tours, rasées au niveau des murailles, deviennent des plateformes.
De plus, on construit devant ces remparts transformés de vastes ouvrages défensifs qui en défendent les approches.
Le grand changement réside dans le fait, que les fortifications, jusqu’alors très hautes pour défier l’escalade, deviennent basses, et le deviendront de plus en plus, jusqu’au moment où vers la fin du XIX siècle, elles seront souterraines.
L’artillerie réalise des progrès constants.
Aux pièces ordinaires de bronze, qui portent à 450 mètres, s’ajoute vers 1630, le premier canon de campagne réellement pratique, inventé par les Suédois.
Ce canon, monté sur quatre roues, pèse seulement, sans l’affût 55 kg.
Il est en cuivre, revêtu de cuir et mesure 2,10 m de longueur et constitue un acheminement vers le canon à tir rapide.
Mais son calibre qui est de 54 millimètres lui donne une puissance assez faible contre les troupes et nulle contre les constructions.
Le jardin à la française est un style de jardin aménagé selon des règles de proportions bien déterminées, où les formes géométriques dominent sur les éléments naturels.
Symbole de la Renaissance, le jardin à la française se voit dans les cours des grands châteaux français.
Le jardin classique "à la française" présente de nombreuses caractéristiques :
- Perspective ouverte à l’infini. - L’allée principale est très large et perpendiculaire à la façade. - Les axes principaux et secondaires se croisent sur des cercles. - Le dessin est régulier, géométrique et symétrique. - Le jardin est composé de pelouses, de parterres fleuris, de broderies de buis, de statues, de sculptures, de bronzes, de bassins, jets d’eau, cascades et fontaines.
Le mot RAPACE vient du latin rapax, du radical de rapere: "saisir, ravir". Les rapaces sont carnivores, ils se situent en fin de chaîne alimentaire. Une chaîne alimentaire est un schéma qui représente le trajet de la nourriture depuis la plante verte jusqu’au plus grand prédateur, selon la forme simplifiée d’une chaîne dans laquelle chaque espèce se nourrit de celle qui précède.
C’est à partir de la chaîne alimentaire que s’établit l’équilibre de l’écosystème. La chaîne de base du rapace est composée : d’herbe (Végétaux producteurs), de souris et rongeurs, serpent ensuite le rapace. L’absence d’un élément de la chaîne a une répercussion directe sur le rapace. Il est donc vital de tout mettre en œuvre afin de le préserver et de le protéger.
Leurs principales menaces sont :
L’appauvrissement et la destruction de ses habitats.
Le changement des pratiques pastorales (ovins, caprins) entraîne une baisse de la disponibilité des carcasses d’animaux domestiques.
L’apparition de produits toxiques destinés à éliminer les animaux dits "nuisibles" pour les cultures (rongeurs, petits et grands carnassiers) et les traitements appliqués aux troupeaux.
La destruction directe des œufs, des jeunes et des adultes (à des fins de collection, chasse, poison, etc.).
La mortalité liée aux réseaux des lignes électriques et aux réseaux d’éoliennes (collisions ou électrocutions).
Étymologiquement, le mot théâtre vient du grec "Theatron" qui désignait les gradins, l'endroit où l'on voit.
En 364 avJC, les Romains empruntèrent aux Etrusques leurs danses et les utilisèrent lors des jeux.
Mais c'est en 240 que naît officiellement le théâtre romain.
Le premier théâtre en pierres n'apparaît à Rome qu'en 55-54 avJC.
Les premières pièces sont la traduction en latin des pièces grecques.
Pour la suite, des auteurs comme "Plaute", "Térence", "Sénèque" écriront des pièces originales.
La plupart sont inspirées de Bacchus, le dieu du vin et de l’ivresse.
Le théâtre devient davantage un divertissement, comme les jeux du cirque (combats de gladiateurs, les courses de chars ou les batailles navales).
Les spectacles étaient payés par l’État.
Au début, les acteurs utilisaient le maquillage.
- en blanc symbolisait une femme.
- en rouge, un esclave
- en brun une personne libre.
Fait de chiffon et de plâtre, les masques font leur apparition au 1er siècle avant J.-C., et accompagnent une bonne partie de la création scénique. Les vastes proportions du théâtre et l’inattention du public rendaient nécessaire un décryptage simple du spectacle. Les masques servaient à couvrir et à agrandir le visage pour être vu de tous les spectateurs. Il existait une quarantaine de masques pour la comédie (rire) et une vingtaine pour la tragédie (douleur). Expressifs, il servait à marquer encore plus le caractère du personnage. (Triste, joyeux Jeunes, vieillards, femmes ou serviteurs…). C’étaient aussi un moyen de faire jouer à une même personne plusieurs rôles. Une perruque pouvait être dressée sur la tête pour accentuer l'expressivité. Il permet d'identifier, d'entrée de jeu, le héros. Les masques servaient de porte-voix.
Dans l’Odyssée du Puy du Fou, il est fait mention de Saint Louis : Et notre Jacques Maupilier, habite-t-il encore au Puy du Fou ? - Non, il a suivi Saint Louis, jusqu’à Tunis. - Oui, j’ai accompagné Saint Louis jusqu’à son dernier murmure d’agonie. - Je le revois encore qui implore à voix basse, ô Jérusalem, ô Jérusalem, ô Jérusalem.
Louis IX, appelé Saint Louis, est né le 25 avril 1214 à Poissy (commune française du département des Yvelines, dans la région Île-de-France) et mort le 25 août 1270 à Tunis (actuellement la capitale de la Tunisie). Fils de Louis VIII (1187-1226) et de Blanche de Castille (1188-1252), il est le neuvième roi de France (1226-1270) de la dynastie des capétiens. Son règne sera profondément marqué par l’éducation stricte et pieuse reçue de sa mère, qui désirait en faire un parfait chevalier chrétien. En 1244, Saint Louis tombe gravement malade et fait vœu de partir en croisade s’il guérit. En 1248, il organise la septième croisade (1248-1254) en direction de l’Égypte. Le 8 juin 1249, il s’empare de Damiette, mais subit une défaite cuisante devant la citadelle de Mansourah (Égypte), en avril 1250. Le scorbut et la dysenterie déciment les soldats et forcent le roi à battre en retraite. Fait prisonnier, il ne recouvre la liberté qu’en échange d’une rançon. Après quatre années passées en Syrie (consolidation des forteresses d'Acre, de Césarée, de Jafa et de Sidon), il est contraint de rejoindre la France après la mort de sa mère en 1252. Le 2 juillet 1270, Saint Louis part pour mener la huitième croisade, persuadé que l’émir al-Mustansir Bi-llah est disposé à se convertir et à lui apporter son aide militaire contre l’Égypte. Mais l'émir n'a aucune intention de se convertir. Après la chute de Carthage (17 juillet 1270), Saint Louis décide d'attendre les renforts de son frère Charles d'Anjou (1227-1285). L'armée du roi de France sera décimée sous l’action de la chaleur et la dysenterie (typhus). Louis IX meurt le 25 août 1270, à Tunis, alors que son frère (Charles d’Anjou) arrive à Carthage. En 1297, le pape Boniface VIII lecanonise et Louis IX sera mieux connu sous le nom de Saint Louis.
En dehors des croisades, le règne de Saint Louis est marqué notamment par :
01. Réorganisation, modernisation de l'État et construction de la monarchie française. 02. Fondation des hôpitaux et des monastères. 03. Construction de la Sainte-Chapelle de Paris consacrée le 26 avril 1248. 04. Création de l'hospice des Quinze-Vingts en faveur de trois cents aveugles 05. Création de plusieurs hôtels-dieu, et de bâtiments qui accueillent les pauvres et les malades. 06. Établissement de grandes ordonnances comme : la lutte contre les jeux d’argent, la prostitution, les prêts à intérêts, etc…. 07. Utilisation de sa monnaie, ses lois et sa justice dans le royaume de France. 08. Limitation des guerres entre seigneurs en interdisant les tournois, les guerres privées et les duels judiciaires. 09. Mise en place de la possibilité de contester devant la justice royale, une décision prise par un seigneur local (naissance du Parlement de Paris). 10. Application de ses ordonnances par les baillis et les sénéchaux (Représentants du Roi). 11. Recherche des abus des baillis et des sénéchaux en instaurant ce qui deviendra plus tard la "Cour des comptes" 12. Protection de la justice, de la paix et de la chrétienté. 13. Etc…
Pour redécouvrir la vie de Saint Louis, je vous propose de découvrir le Roman de Monsieur Philippe de Villiers.
L’histoire nous replonge aux origines du château dont les parties du XVe siècle sont toujours visibles dès l'entrée.
En 1432, le Seigneur Guy II du Puy du Fou entreprend la construction de son nouveau château,
le vieux château ayant été totalement détruit par les anglais en 1430 (Ruines du Bal des Oiseaux Fantômes).
1540-1577, le château médiéval est transformé en château renaissance.
1577, suite au décès de Catherine de Larochefoucauld, les travaux s’arrêtent et laissent dans le paysage un château inachevé.
Le château du Puy du Fou (unissant le granit et la brique) a failli pourtant disparaître sous la Révolution, lorsque les Colonnes infernales le saccagèrent et l'incendièrent, le 24 janvier 1794.
Laissé à l'abandon, le château devint une ferme tout au long du XIXe siècle.
Il faut attendre l'année 1977 (année de mise en vente du château), pour qu'il soit remarqué par un architecte des Bâtiments de France qui en signala l'intérêt au Conseil général de Vendée.
C'est à ce moment qu'intervint un jeune homme, Philippe de Villiers, qui rêvait de promouvoir l'histoire de la Vendée par un spectacle nocturne (Ce soir, la Vendée, qui deviendra la Cinéscénie).
Le modèle présenté au Puy du Fou est un 11B datant de 1954.
La Citroën Traction Avant a été produite entre les années 1934 et 1957.
Présentée le 18 avril 1934, elle s'appelle Citroën 7, pour sept chevaux fiscaux, mais la population et l’histoire finiront par la rebaptiser traction avant.
La Citroën traction vient de son mode de motricité.
Tirée par les roues avant, contrairement aux autres automobiles qui étaient propulsées (roues arrière).
Son histoire est étroitement liée à celle de la France et tout particulièrement lors de la Seconde Guerre mondiale.
Son excellente tenue de route et ses qualités de routière feront que la traction est adoptée par l'armée française.
En 1940, elle sera réquisitionnée par l'armée allemande, qui la fera aller dans les chaleurs du désert africain ou dans le froid de l'hiver russe, sans avoir de problèmes.
Voiture fétiche des résistants pendant la guerre, elle reflète l’image patriotique.
Ce nouveau modèle se singularise esthétiquement par sa ligne entièrement aérodynamique.
De plus, c’est la première voiture à disposer d’un châssis monocoque, freins à tambour hydraulique, roues indépendantes, suspensions par barre de torsion et des pneumatiques Michelin Super confort.
Au fil des années, sa mécanique évoluera de 7 CV au 11 CV pour un 4 cylindre à 15 CV pour un 6 cylindres.
Un V8 de 22 CV ne sera jamais produit en série.
Grâce aux nouveautés technologiques, son poids de 1120 kg peut atteindre la vitesse de 120 Km/h.
Sa couleur sera noire jusqu’en 1953.
Au salon de Paris 1952, la voiture recevra une malle arrière rectangulaire.
La 15 sera équipée en 1954 d’une suspension hydropneumatique sur l’essieu arrière (modèle 15 H), innovation montée l’année suivante sur la DS (sur les quatre roues).
Ce véhicule sauvera l’entreprise Citroën de la faillite.
Le ferrage des animaux de trait apparait aux Xème et XIème siècles.
Autrefois, le travail (tramail) était fixe et destiné surtout aux bœufs.
Avec un animal docile, le ferrage s'effectue librement et deux méthodes sont possibles :
La ferrure à l’anglaise : le maréchal-ferrant, tout seul, tient le pied entre ses genoux et ajuste le fer avec ses bras (méthode physiquement très éprouvante mais facile à mettre en œuvre).
La ferrure à la française : un aide tient le pied du cheval tandis que le maréchal-ferrant ne réalise que l’ajustage et la pose du fer.
Pour les plus récalcitrants, l’utilisation d’un travail était nécessaire pour l’immobilisation des chevaux, des ânes ou des bœufs au moment de les ferrer.
Cet outil est surtout utilisé pour les chevaux de trait, dont les pieds sont trop lourds à soulever par un homme.
Sans constituer réellement un outil, le travail, aussi appelé "travail à ferrer", est un bâti dans lequel le cheval est immobilisé à l'aide de sangles.
Le travail présenté au Puy du Fou est le témoignage et le reflet de l'ingéniosité des hommes.
À la fin du XIXᵉ siècle, l’industrie du jouet connu un développement considérable grâce aux progrès techniques et à la multiplication des expositions universelles.
Les fabricants d’automates, installés au cœur de Paris, purent en proposer une production plus importante à des prix enfin raisonnables.
En même temps, les familles aisées s’en éprirent.
Par son aspect "objet d’art", l’automate devint un objet de collection et il connut une mode sans pareille.
Ces jouets mécaniques étaient plus destinés au plaisir des yeux qu’à celui des enfants.
Aujourd’hui, de nombreux collectionneurs perpétuent cette tradition et donnent, par là même, toute leur importance à de nombreuses pièces uniques et rares.
Le chantier de l'aqueduc débuta en 1685 avec Vauban comme directeur des travaux et la Hire comme directeur des terrassements. Le projet est ambitieux, l'aqueduc devra conduire les eaux de l'Eure de Pontgoin jusqu'à Versailles sur 80 km. Le plan de l'aqueduc est dessiné par le célèbre architecte Blondel (1618-1686) qui s'inspire du pont du Gard. Le projet primitif comporte 3 étages d'arcades sur une hauteur de 73 m.
Mais les travaux ont un coût alors, on se limite à une seule rangée d'arcades encadrées par deux siphons. En 1688, le Roi, pour dédommager Madame de Maintenon, des travaux qui abimaient le parc, lui donne le titre de marquise. Surviens la guerre de la ligue d'Augsbourg qui ralentit le chantier.
En 1695, les caisses sont vides, les travaux cessent définitivement. Il restait 29 km et quelques travaux annexes pour que les eaux de l'Eure arrivent aux cascades de Versailles. Le Roi fit don de l'aqueduc inachevé à Madame de Maintenon. L'aqueduc de Maintenon est l'un des rares témoins conservés des réflexions hydrauliques de Vauban.
En 1886, sous l’impulsion du Général Boulanger qui tient à une politique agressive et revancharde vis-à-vis de l’Allemagne (Guerre franco-allemande 1870-1871), l’armée française se dote d’une nouvelle arme "le fusil Lebel". Il était impératif de remplacer le Fusil Gras modèle 1874 dépassé depuis l'apparition dans l'Empire Allemand du nouveau modèle de Mauser Modèle 1871-84.
En effet, le Fusil Gras modèle 1874 était à un coup et utilisait de la poudre noire et des balles en plomb, tandis que le Mauser 1871-84 était à répétition 8 coups de calibre de 11 mm (balle en plomb). Avec l'humidité, la poudre noir dégage énormément de fumée et sa très mauvaise combustion entraîne des résidus qui encrassent les armes. En raison de ces inconvénients, les armes utilisant la poudre noire sont de gros calibre pour augmenter la tolérance et réduire la fréquence des nettoyages.
Depuis 1883 une commission d'armement planchait sur le remplaçant du fusil Gras 1874. En 1884 le chimiste français Paul Vieille invente la poudre sans fumée. Le "Fusil Modèle 1886M93", est baptisé du nom d’un des membres de la commission qui a contribué à sa création et au essai de tir : le colonel Nicolas Lebel. Le colonel Nicolas Lebel était aussi en charge d'apprendre aux recrues comment se servir de cette arme au Camp de Châlons.
C'est en 1886 que l'armée française adopte le Lebel modèle 1886, premier fusil règlementaire à 10 coups utilisant la poudre pyroxylée (substance explosive à base de nitrocellulose (coton-poudre gélatinisé)) connue sous poudre sans fumée nommée poudre "B" offrant un tir plus discret et trois fois plus puissante, à poids égal, que la poudre noire. Il adopte aussi des balles chemisées en maillechort (ou cuivre) inventées par le capitaine Eduard Rubin de l'Armée Suisse en 1882.
Sa capacité est de 10 cartouches réparties dans un magasin de 8 cartouches faible calibre (8mm), un dans le transporteur et 1 dans la chambre. Cette arme était robuste, fiable et précise, considérée par beaucoup comme le 1er véritable fusil moderne, mais pouvait avoir des enrayements si elle était mal utilisée.
Enfin, le fusil Lebel pouvait être équipé de lunettes de tir réglementaires permettant le tir de précision jusqu'à 800 mètres. Le fusil Lebel modèle 1886 sera modifié en 1893 et avec l'utilisation de la cordite, sa portée maximale passera de 2000 m à 2400 mètres.
La balle est meurtrière à toutes les distances et à 2400 mètres, elle a encore une force suffisante pour traverser un homme dans les parties molles et, le plus souvent, casser un os. C’est le fusil de la Grande Guerre du poilu. Apprécié toutefois de nos soldats par sa précision et son confort de tir, ce fusil est très long (1,30m) ce qui est une gène dans les combats de tranchées.
Quand il est équipé de sa baïonnette (Rosalie) l’arme atteint 1,82m entraînant de la part du poilu son surnom de "canne à pêche".
La baïonnette est connue pour le combat au corps à corps, mais avec son poids (470gr), elle a aussi la fonction d'équilibrer le fusil lors du tir (gain de précision). En 1914, le fusil Lebel est l’arme de dotation de toute l’infanterie et le restera longtemps même après la guerre.
Le Lebel sera encore utilisé en 1945 avec les FFI puis il retournera dans les dépôts.
Il en ressortira peu de temps après pour équiper certaines troupes complémentaires en Algérie et en Indochine.
Dans l’Odyssée d’Homère (poète grec, né en -800, mort en -740), Argos est le chien d’Ulysse, qui, fidèle à son maître le reconnut immédiatement, après vingt ans d’absence, à son retour de la guerre de Troie.
Le déguisement d’Ulysse en mendiant ne le trompa pas.
A peine le vit-il qu’il en mourut sur place.
Car il n’a jamais oublié son maître, Argos devient un symbole de fidélité animale.
Dans la mythologie grecque, Argos est le fils d'Arestor et de Mycène (ou du dieu fleuve Inachos, ou d'Argos), c'est un Géant.
"Avoir les yeux d'Argos" est une expression qui signifie "être lucide et vigilant".
Né en 1978, le système Argos permet la localisation mondiale d’une balise par satellite.
Une balise Argos (Alimentées par piles ou par énergie solaire) est un émetteur envoyant des informations vers les satellites permettent ensuite au centre de traitement de CLS de calculer la position de la balise et de traiter les données des capteurs (température, rythme cardiaque de l’animal, la durée de la migration, les étapes journalières, la vitesse de déplacement, les lieux d’hivernage, Etc….).
Argos a été créé dans le cadre d’une collaboration franco-américaine entre le Centre national d’études spatiales (CNES), la National Aeronautics and Space Administration (NASA) et la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).
La balise Argos miniaturisée (+/- 10 grammes) est une véritable révolution dans l'étude des grands voyageurs.
Elles permettent de suivre jour par jour le trajet des animaux (mouvements migratoires de certaines espèces comme les cigognes, les caribous, les thons ou encore les tortues).
Avec leur petite antenne profilée, elles sont placées sur le corps de l’animal grâce à un harnais ou de la colle.
Elles ont un impact minime sur les oiseaux, et ne nuisent que très peu à leur hydrodynamisme.
Elles contribuent aussi à la protection de certaines espèces animales.
La restriction d’utilisation de cette technique est son coût élevé.
Une belle réussite spatiale française qui a toujours beaucoup d’avenir et qui mérite qu’on la fasse connaître et reconnaître.
Le 11 juin 1916, 2 compagnies du 137ᵉ régiment d'infanterie de Fontenay-le comte (Vendée), relève le 337e RI à Thiaumont près de Verdun. Position violemment bombardée. Le lendemain, les soldats attendent, baïonnettes au poing. Des obus tombent à bonne cadence devant et derrière la tranchée. Horrifiés, tétanisés, ils prient, pensent à leur famille. L'espoir diminue d'heure en heure. Le cœur serré, les entrailles rejetant la peur en eux, n'attendant plus que la mort pour les libérer de la haine de l'ennemi. Tout se recouvre de terre, laissant les 57 baïonnettes s'élançant vers le ciel, pointant vers chaque étoile de ses soldats enterrés vivants.
LA VÉRITÉ :
Ces hommes à bout de force se rendent, l'officier salue une dernière fois les soldats morts.
Le régiment laisse debout leurs baïonnettes contre le parapet de la tranchée, avant de se livrer à l'ennemi. L'abbé Ratier vient quelque temps plus tard se recueillir.
Le temps a refermé l'endroit : glissements de terrain et intempéries.
Ne reste plus que les pointes des baïonnettes en signe de souvenirs.
Chaque soir de Cinéscènie ces baïonnettes sont présentes pour que jamais plus, nous n'oublions ces soldats debout pour l'éternité.
Le terme MARECHAL a pour origine le terme MARHSKALK, désignant en ancien français, le domestique soignant les chevaux.
Le métier du Maréchal Ferrant est lié à l'agriculture et est l'ancêtre du vétérinaire jusqu'à la création des écoles vétérinaires en 1825.
Il a de multiples talents et il est à la fois : rebouteux, forgeron, médecin, chirurgien, dentiste qui arrache les dents gâtées et vétérinaire….
Certains forgeaient de petites pinces spéciales.
Il chaussait le sabot, soignait les dents et les maux du cheval et pratiquait les saignées pour les animaux de trait.
Ce métier, à l'origine militaire, date du X - XIᵉ siècles, lorsque le fer cloué apparaît en Europe Occidentale, dérivant sans doute de l'hipposandale.
Les Grecs ne connaissaient pas le fer à cheval et utilisaient l’Embataï : sorte de sandale de cuir lacé aux pieds des chevaux.
Les romains utilisaient l'hipposandale : plaques métalliques dont les bords sont relevés de façon à épouser les bords du sabot du cheval, le tout maintenu par des lanières de cuir.
L’usage du fer à cheval s'est généralisé au XIIe siècle et la dénomination de "maréchal-ferrant" date de cette époque.
Se transmettant de génération en génération, il donnera naissance au maréchal des logis de la cavalerie.
Le 20ᵉ siècle voit l'apparition des matières synthétiques : caoutchouc et polyuréthane pour les semelles, résine et fibre de verre pour consolider les sabots, fers en aluminium et même en titane...
Au Puy du Fou, le naturel et l’authenticité sont le fil rouge pour la construction des décors (spectacles et bâtiments).
Ainsi les huttes aux toits de chaume du Fort de l’an Mil ou bien encore la chapelle de la cité Médiévale sont bien réelles.
Pour parfaire l’authenticité, le Puy du Fou s’entoure des meilleurs spécialistes, artisans et historiens. Les matériaux utilisés pour les constructions sont naturels (terre, pierre, bois, sable, etc.).
Pour chaque nouveau spectacle, le Puy du Fou recherche des partenaires techniques où les technologies les plus avancées en termes de développement durable sont appliquées.
Dans les différents villages, le visiteur peut rencontrer les artisans d’art (enlumineurs, sculpteurs, maître verrier, etc.) qui travaillent dans leur échoppe, avec les outils d’autrefois.
Au Puy du Fou, nous trouvons des chevaux de races espagnoles et portugaises (Le Lusitanien) avec des robes différentes. (Robe : ensemble des poils du cheval).
Anciennement Andalou.
La plupart des PRE (Pure Race, Espagnol et Portugais) descendent des chevaux élevés au VII ème par des moines chartreux.
Ces moines appelés Cartujos ont donné à leurs chevaux le nom de Cartujanos.
Aujourd'hui, la plupart des chevaux inscrit au stud-book (livre des origines) des PRE descendent de ces Cartujanos.
Les types de chevaux sont : Les chevaux gris.
Ce sont les plus visibles pour les spectacles de nuit.
Le gris est une couleur sans pigmentation et l'alezan était autrefois considéré comme un défaut. Les chevaux bais.
Ils ont une robe marron. La crinière, tour des oreilles, nez, bas des membres et la queue sont noirs.
Ils sont utilisés (principalement) pour la course des chars afin d’avoir des chevaux de couleurs identiques sur chaque char. (4 chevaux de même robe forment un quadrige et ils sont guidés par un aurige). Les chevaux Isabel.
La robe est crème, la queue et la crinière sont noires.
Isabelle la Catholique aurait fait le vœu, au siège de Grenade en 1491, de ne changer de chemise qu'à la fin du siège.
La couleur viendrait donc de celle qu'avait le vêtement à la fin du siège.
Les chevaux ont un véritable programme de formation.
Ils arrivent au Puy du Fou à l’âge de 3 ou 4 ans.
Au bout d’1 ou 2 ans (selon la discipline travaillée), ils commencent les représentations.
Le cheval travaille environ 10 ans pour les spectacles du Puy du Fou.
Un bon équilibre de vie permet au cheval d’apprendre différentes disciplines pour pouvoir participer aux spectacles.
Le lusitanien possède un caractère volontaire, équilibré, doux, généreux, avec mental exceptionnel, et très stable.
C'est un cheval joueur et polyvalent qui adore apprendre.
Avant de devenir un chef vendéen, François-Athanase de Charette de La Contrie entre à l’école des Gardes de la Marine en 1779.
Il sert sous les ordres du comte de La Motte-Picquet et de l'amiral de Guichen
Il obtient le grade de lieutenant de vaisseau en 1787 et compte, en 1790, onze campagnes à son actif, dont quelques-unes en Amérique.
Afin de mettre à l'honneur cette partie de vie, j'ai réalisé la "Rose de Charette".
Pour les inscriptions, les chiffres représentent des distances (vol direct) à partir du château du Puy du Fou, on y retrouve :
En noir, quelques capitales.
En rouge, les villages cités lors de la Cinéscénie.
En bleu, quelques lieux cités lors des spectacles du Grand Parc.
En vert, quelques villes autours du Puy du Fou.
L'ensoleillement conduit à des montées de température parfois difficilement supportables.
Pour le confort et le plaisir des visiteurs, le Grand Parc du Puy du Fou a placé des brumisateurs ou des humidificateurs.
Grâce à ces dispositifs, les personnes sensibles aux coups de chaleur peuvent profiter pleinement de votre journée.
Ils font aussi partie des spectacles (Brouillard) tels que : Secret de la Lance, Vallée Fleurie, Cinéscénie …
Mais comment cela fonctionne-t-il ?
Sans entrer dans les secrets de fabrication du Puy du Fou, voici une information générale sur le fonctionnement des brumisateurs.
Pour obtenir une brumisation efficace, l’eau est pulvérisée en micro gouttelettes (par des petites buses montées sur une rampe) à l’aide d’une pompe haute pression.
La taille moyenne et optimale des gouttelettes est comprise entre 1 et 5 microns (Un micron est un millième de millimètre et est l'unité de mesure utilisée pour décrire la taille des particules).
En fonction du résultat souhaité, la pression peut varier de 50 à 140 bars (Nuage, brouillard hydratant).
Pour le brouillard, la taille des gouttelettes peut varier entre 50 et 200 microns.
Une buse peut produire un brouillard pouvant monter de 3 à 5 mètres.
La consommation d’eau est d’environ 5 litres pour une heure et pour une buse à 60 bars.
Ce procédé peut abaisser la température extérieure de 6 à 12° suivant les régions.
La toge (d’origine étrusque, descendant de l'himation grecque) vient du verbe "Tegere" (recouvrir).
C’était le vêtement le plus important de la parure vestimentaire des Romains et était le moyen d’identifier le citoyen.
Elle était taillée en demi-cercle et avait un diamètre d'environ 6,5 mètres sur 2,5 mètres.
Jusqu’au 2ᵉ siècle avant JC, la toge a été portée par les deux sexes et ne portait aucune distinction de rang.
Par la suite, une femme vêtue d'une toge était considérée comme une prostituée.
Pour se distinguer, les femmes portaient la "Stola", longue robe couvrant les pieds (parfois brodées dans le bas), portée par-dessus la tunique (Tunica) et fixée aux épaules par des fibules.
La "Stola" avait des plis et était serrée à la taille.
La toge était un vêtement interdit aux étrangers et aux esclaves et portaient la "Paenula" (pèlerine à capuchon).
La qualité des matières et des couleurs dépendait de la classe sociale (riche ou pauvre).
Il existait plusieurs toges, de qualités, de couleurs et de noms différents :
La Toga Pura ou Toga Virilise, (la toge pure (blanche)) était portée à partir de 16 ans (maturité politique) par le citoyen et le tribun.
La Toga Praetextata, (la toge prétexte) était blanc cassé avec une bordure pourpre ou rouge (la largeur de la bande indique le rang du porteur), était portée par les magistrats, les sénateurs, prêtres et chevaliers lors des cérémonies officielles.
La Toga Candida, (Toge des élections) portée par les candidats qui se présentaient à une élection.
Cette toge était blanchie à la craie pour être d'un blanc éclatant : candida.
Ce mot donnera le nom français "candidat".
Cette toge était aussi appelée "Togam Candidam", quant elle était portée par des jeunes mariés le jour des nôces, et pendant les fêtes des réjouissances de leur mariage.
La Toga Lutea. (La toge des augures et prêtresses) était une toge couleur safran.
La Toga Picta ou Toga Palmata, (La toge du triomphe) de couleur pourpre richement brodée d’or et d’argent était portée par les généraux triomphateurs.
Elle fut aussi adoptée par les empereurs lors de grande cérémonie.
La toge (entièrement) rouge était uniquement réservée à l'Empereur.
La Toga Pulla(la toge du deuil) était une toge noire ou brune portée strictement en période de deuil.
Toga Trabea(toge violette et blanc rayé), était portée par des statues de divinités et des empereurs.