Puystory
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11 novembre 2014

LA TRANCHÉE DES BAÏONNETTES *

Le 11 juin 1916, 2 compagnies du 137ᵉ régiment d'infanterie de Fontenay-le comte (Vendée),
relève le 337e RI à Thiaumont près de Verdun.
Position violemment bombardée.
Le lendemain, les soldats attendent, baïonnettes au poing.
Des obus tombent à bonne cadence devant et derrière la tranchée.
Horrifiés, tétanisés, ils prient, pensent à leur famille.
L'espoir diminue d'heure en heure.
Le cœur serré, les entrailles rejetant la peur en eux, n'attendant plus que la mort pour les libérer de la haine de l'ennemi. 
Tout se recouvre de terre, laissant les 57 baïonnettes s'élançant vers le ciel, pointant vers chaque étoile de ses soldats enterrés vivants.

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LA VÉRITÉ :

 Ces hommes à bout de force se rendent, l'officier salue une dernière fois les soldats morts.

Le régiment laisse debout leurs baïonnettes contre le parapet de la tranchée, avant de se livrer à l'ennemi.
L'abbé Ratier vient quelque temps plus tard se recueillir.

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Le temps a refermé l'endroit : glissements de terrain et intempéries.

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Ne reste plus que les pointes des baïonnettes en signe de souvenirs.

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 Chaque soir de Cinéscènie ces baïonnettes sont présentes pour que jamais plus, nous n'oublions ces soldats debout pour l'éternité.

3 novembre 2014

Le fusil Lebel.

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En 1886, sous l’impulsion du Général Boulanger qui tient à une politique agressive et revancharde vis-à-vis de l’Allemagne (Guerre franco-allemande 1870-1871), l’armée française se dote d’une nouvelle arme "le fusil Lebel".
Il était impératif de remplacer le Fusil Gras modèle 1874 dépassé depuis l'apparition dans l'Empire Allemand du nouveau modèle de Mauser Modèle 1871-84.

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En effet, le Fusil Gras modèle 1874 était à un coup et utilisait de la poudre noire et des balles en plomb, tandis que le Mauser 1871-84 était à répétition 8 coups de calibre de 11 mm (balle en plomb).
Avec l'humidité, la poudre noir dégage énormément de fumée et sa très mauvaise combustion entraîne des résidus qui encrassent les armes.
En raison de ces inconvénients, les armes utilisant la poudre noire sont de gros calibre pour augmenter la tolérance et réduire la fréquence des nettoyages.

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Depuis 1883 une commission d'armement planchait sur le remplaçant du fusil Gras 1874.
En 1884 le chimiste français Paul Vieille invente la poudre sans fumée.
Le "Fusil Modèle 1886M93", est baptisé du nom d’un des membres de la commission qui a contribué à sa création et au essai de tir : le colonel Nicolas Lebel.
Le colonel Nicolas Lebel était aussi en charge d'apprendre aux recrues comment se servir de cette arme au Camp de Châlons.

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C'est en 1886 que l'armée française adopte le Lebel modèle 1886, premier fusil règlementaire à 10 coups utilisant la poudre pyroxylée (substance explosive à base de nitrocellulose (coton-poudre gélatinisé)) connue sous poudre sans fumée nommée poudre "B" offrant un tir plus discret et trois fois plus puissante, à poids égal, que la poudre noire.
Il adopte aussi des balles chemisées en maillechort (ou cuivre) inventées par le capitaine Eduard Rubin de l'Armée Suisse en 1882.

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Sa capacité est de 10 cartouches réparties dans un magasin de 8 cartouches faible calibre (8mm), un dans le transporteur et 1 dans la chambre.
Cette arme était robuste, fiable et précise, considérée par beaucoup comme le 1er véritable fusil moderne, mais pouvait avoir des enrayements si elle était mal utilisée.

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Enfin, le fusil Lebel pouvait être équipé de lunettes de tir réglementaires permettant le tir de précision jusqu'à 800 mètres.
Le fusil Lebel modèle 1886 sera modifié en 1893 et avec l'utilisation de la cordite, sa portée maximale passera de 2000 m à 2400 mètres.

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La balle est meurtrière à toutes les distances et à 2400 mètres, elle a encore une force suffisante pour traverser un homme dans les parties molles et, le plus souvent, casser un os.
C’est le fusil de la Grande Guerre du poilu.
Apprécié toutefois de nos soldats par sa précision et son confort de tir, ce fusil est très long (1,30m) ce qui est une gène dans les combats de tranchées.

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Quand il est équipé de sa baïonnette (Rosalie) l’arme atteint 1,82m entraînant de la part du poilu son surnom de "canne à pêche".

La baïonnette est connue pour le combat au corps à corps, mais avec son poids (470gr), elle a aussi la fonction d'équilibrer le fusil lors du tir (gain de précision).
En 1914, le fusil Lebel est l’arme de dotation de toute l’infanterie et le restera longtemps même après la guerre.

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Le Lebel sera encore utilisé en 1945 avec les FFI puis il retournera dans les dépôts.

Il en ressortira peu de temps après pour équiper certaines troupes complémentaires en Algérie et en Indochine.

17 novembre 2014

l'automate (3)

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À la fin du XIXᵉ siècle, l’industrie du jouet connu un développement considérable grâce aux progrès techniques et à la multiplication des expositions universelles.
Les fabricants d’automates, installés au cœur de Paris, purent en proposer une production plus importante à des prix enfin raisonnables.
En même temps, les familles aisées s’en éprirent.

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Par son aspect "objet d’art", l’automate devint un objet de collection et il connut une mode sans pareille.
Ces jouets mécaniques étaient plus destinés au plaisir des yeux qu’à celui des enfants.

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Aujourd’hui, de nombreux collectionneurs perpétuent cette tradition et donnent, par là même, toute leur importance à de nombreuses pièces uniques et rares.

27 novembre 2013

Le travail.*

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Le ferrage des animaux de trait apparait aux Xème et XIème siècles.
Autrefois, le travail (tramail) était fixe et destiné surtout aux bœufs.

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Avec un animal docile, le ferrage s'effectue librement et deux méthodes sont possibles :
La ferrure à l’anglaise : le maréchal-ferrant, tout seul, tient le pied entre ses genoux et ajuste le fer avec ses bras (méthode physiquement très éprouvante mais facile à mettre en œuvre).

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La ferrure à la française : un aide tient le pied du cheval tandis que le maréchal-ferrant ne réalise que l’ajustage et la pose du fer.
Pour les plus récalcitrants, l’utilisation d’un travail était nécessaire pour l’immobilisation des chevaux, des ânes ou des bœufs au moment de les ferrer.

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Cet outil est surtout utilisé pour les chevaux de trait, dont les pieds sont trop lourds à soulever par un homme. 

Sans constituer réellement un outil, le travail, aussi appelé "travail à ferrer", est un bâti dans lequel le cheval est immobilisé à l'aide de sangles.

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Le travail présenté au Puy du Fou est le témoignage et le reflet de l'ingéniosité des hommes.

25 mars 2013

Citroën

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Le modèle présenté au Puy du Fou est un 11B datant de 1954.
La Citroën Traction Avant a été produite entre les années 1934 et 1957.
Présentée le 18 avril 1934, elle s'appelle Citroën 7, pour sept chevaux fiscaux, mais la population et l’histoire finiront par la rebaptiser traction avant.
La Citroën traction vient de son mode de motricité.
Tirée par les roues avant, contrairement aux autres automobiles qui étaient propulsées (roues arrière).
Son histoire est étroitement liée à celle de la France et tout particulièrement lors de la Seconde Guerre mondiale.
Son excellente tenue de route et ses qualités de routière feront que la traction est adoptée par l'armée française.
En 1940, elle sera réquisitionnée par l'armée allemande, qui la fera aller dans les chaleurs du désert africain ou dans le froid de l'hiver russe, sans avoir de problèmes.
Voiture fétiche des résistants pendant la guerre, elle reflète l’image patriotique.
Ce nouveau modèle se singularise esthétiquement par sa ligne entièrement aérodynamique.
De plus, c’est la première voiture à disposer d’un châssis monocoque, freins à tambour hydraulique, roues indépendantes, suspensions par barre de torsion et des pneumatiques Michelin Super confort.
Au fil des années, sa mécanique évoluera de 7 CV au 11 CV pour un 4 cylindre à 15 CV pour un 6 cylindres.
Un V8 de 22 CV ne sera jamais produit en série.
Grâce aux nouveautés technologiques, son poids de 1120 kg peut atteindre la vitesse de 120 Km/h.
Sa couleur sera noire jusqu’en 1953.
Au salon de Paris 1952, la voiture recevra une malle arrière rectangulaire.
La 15 sera équipée en 1954 d’une suspension hydropneumatique sur l’essieu arrière (modèle 15 H), innovation montée l’année suivante sur la DS (sur les quatre roues).
Ce véhicule sauvera l’entreprise Citroën de la faillite.

14 octobre 2013

Les Jardins à la Française.*

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Le jardin à la française est un style de jardin aménagé selon des règles de proportions bien déterminées, où les formes géométriques dominent sur les éléments naturels.

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Symbole de la Renaissance, le jardin à la française se voit dans les cours des grands châteaux français.

Le jardin classique "à la française" présente de nombreuses caractéristiques :

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- Perspective ouverte à l’infini.
- L’allée principale est très large et perpendiculaire à la façade.
- Les axes principaux et secondaires se croisent sur des cercles.
- Le dessin est régulier, géométrique et symétrique.
- Le jardin est composé de pelouses, de parterres fleuris, de broderies de buis, de statues, de sculptures, de bronzes, de bassins, jets d’eau, cascades et fontaines.

9 octobre 2013

Le Rapace.*

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Le mot RAPACE vient du latin rapax, du radical de rapere: "saisir, ravir".
Les rapaces sont carnivores, ils se situent en fin de chaîne alimentaire.
Une chaîne alimentaire est un schéma qui représente le trajet de la nourriture depuis la plante verte jusqu’au plus grand prédateur, selon la forme simplifiée d’une chaîne dans laquelle chaque espèce se nourrit de celle qui précède.

C’est à partir de la chaîne alimentaire que s’établit l’équilibre de l’écosystème.
La chaîne de base du rapace est composée : d’herbe (Végétaux producteurs), de souris et rongeurs, serpent ensuite le rapace.
L’absence d’un élément de la chaîne a une répercussion directe sur le rapace.
Il est donc vital de tout mettre en œuvre afin de le préserver et de le protéger.

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Leurs principales menaces sont :

  1. L’appauvrissement et la destruction de ses habitats.
  2. Le changement des pratiques pastorales (ovins, caprins) entraîne une baisse de la disponibilité des carcasses d’animaux domestiques.
  3. L’apparition de produits toxiques destinés à éliminer les animaux dits "nuisibles" pour les cultures (rongeurs, petits et grands carnassiers) et les traitements appliqués aux troupeaux.
  4. La destruction directe des œufs, des jeunes et des adultes (à des fins de collection, chasse, poison, etc.).
  5. La mortalité liée aux réseaux des lignes électriques et aux réseaux d’éoliennes (collisions ou électrocutions).

 

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4 juillet 2025

L'évolution du Château Fort (6/7)

Comme toutes les guerres du 16ᵉ siècle visent en premier lieu à conquérir les villes, la fortification se développe et annonce déjà les systèmes modernes.

Presque toutes les cités ont conservé leur vieille enceinte de murs et de tours.

Ces remparts ne sont pas détruits par les ingénieurs militaires du XVIIᵉ siècle, mais aménagés de façon à pouvoir y installer des canons.

On les double d’épais remblais de terre, et les tours, rasées au niveau des murailles, deviennent des plateformes.

De plus, on construit devant ces remparts transformés de vastes ouvrages défensifs qui en défendent les approches.

Le grand changement réside dans le fait, que les fortifications, jusqu’alors très hautes pour défier l’escalade, deviennent basses, et le deviendront de plus en plus, jusqu’au moment où vers la fin du XIX siècle, elles seront souterraines.

L’artillerie réalise des progrès constants.

Aux pièces ordinaires de bronze, qui portent à 450 mètres, s’ajoute vers 1630, le premier canon de campagne réellement pratique, inventé par les Suédois.

Ce canon, monté sur quatre roues, pèse seulement, sans l’affût 55 kg.

Il est en cuivre, revêtu de cuir et mesure 2,10 m de longueur et constitue un acheminement vers le canon à tir rapide.

Mais son calibre qui est de 54 millimètres lui donne une puissance assez faible contre les troupes et nulle contre les constructions.

19 mai 2025

Qu'est-ce qu'un Spadassin ?

Le mot "spadassin" provient du Latin "spatha", qui signifie "épée longue" et/ou du mot italien "spadaccino", qui désignait à l'origine un maître d'armes ou un combattant expert à l'épée.

Il fait cependant référence à l'arme de prédilection des duellistes de l'époque.

Le spadassin occupait une place unique dans l'histoire et la culture, représentant à la fois l'art du combat et le code d'honneur.

Leur détermination, leur habileté et leur sens de l'honneur en font des figures emblématiques de l'époque médiévale et de la Renaissance.

À l'époque médiévale, ils étaient des guerriers d'élite, et bien que leur rôle ait évolué au fil du temps, reflétant les changements sociaux et politiques majeurs.

Les spadassins ont joué un rôle important dans de nombreux conflits historiques et continuent d'exercer une fascination sur notre imagination.

C'est un combattant aguerri, un expert dans l'art de l'escrime et du duel à l'épée, sabres et autres armes de corps-à-corps, reconnu pour son habileté, son courage et son sens de l'honneur.

Ces guerriers, souvent au service d'un noble ou d'un aristocrate, étaient très appréciés aux XVIe et XVIIe siècles, une période où le duel était un moyen répandu de résoudre les conflits d'honneur entre nobles et gentilshommes.

Les spadassins étaient généralement engagés comme gardes du corps, mercenaires ou agents secrets par les nobles et les personnalités influentes pour défendre leur réputation et celle de leur famille, renforçant leur réputation de combattants redoutables et intrépides.

Avec le temps, le terme "spadassin" a pris une connotation plus négative, désignant les duellistes arrogants et les combattants sans scrupules prêts à se battre pour la moindre offense.

Cependant, le terme a conservé une certaine aura de prestige, toujours associée à la maîtrise de l'épée et à l'honneur des combattants de l'époque.

Leur entraînement rigoureux leur permettait d'atteindre un niveau de précision et d'agilité hors du commun.

Ils s'entraînaient intensément à la course, aux exercices de force et à la flexibilité pour être en mesure de réagir rapidement et de soutenir de longs combats.

Au-delà de la simple force brute, les spadassins étaient connus pour leurs techniques d'escrime sophistiquées, combinant feintes, parades et ripostes avec une grande élégance combinée à une rapidité de mouvement qui leur permettaient de réagir avec une grande promptitude face à leurs adversaires.

Les spadassins sont aussi liés par un code d'honneur rigoureux, qui dicte leur conduite et leurs valeurs, telles que le courage, la loyauté, la dignité, le respect de l'adversaire et des traditions.

Spadassins célèbres dans l'histoire sont :

Götz von Berlichingen (1480-1562)

Götz von Berlichingen était un célèbre spadassin allemand du XVIe siècle, connu pour son courage au combat et son habileté à l'épée.

Il a participé à de nombreuses batailles et duels, devenant une figure légendaire de l'époque.

Cyrano de Bergerac

Cyrano de Bergerac, personnage emblématique de la littérature française, était un spadassin renommé du XVIIe siècle.

Son talent à l'escrime et sa personnalité passionnée en ont fait un héros populaire.

D'Artagnan

Personnage de fiction issu des Trois Mousquetaires, il incarne l'archétype du spadassin loyal et courageux.

Miyamoto Musashi (1584-1645)

Miyamoto Musashi, maître d'armes japonais du XVIIe siècle, est considéré comme l'un des plus grands spadassins de l'histoire.

Ses techniques de combat au sabre ont influencé la philosophie et les arts martiaux de son époque.

Giuseppe Cesare Abba

Spadassin italien du XIXe siècle, réputé pour son habileté au combat et son sens de l'honneur.

Spadassins dans la littérature et le cinéma.

Bien que les spadassins aient joué un rôle essentiel dans de nombreuses batailles, leur utilité a diminué avec l'essor des armes à feu moderne.

Les Spadassins ont longtemps fasciné le public et ont été largement représentés dans la culture populaire, notamment dans la littérature, le cinéma et les jeux vidéos.

Leur style de combat, leur code d'honneur et leur mystique entourant l'épée en font des personnages particulièrement charismatiques et romanesques.

Le terme est utilisé en 1534 dans Gargantua de Rabelais.

On trouve des spadassins en particulier dans certaines pièces de William Shakespeare ou de Molière, par exemple dans Les Fourberies de Scapin (Molière) ou Dom Juan (Molière), mais aussi dans les opéras (Rigoletto de Verdi), les romans ou les films de cape et d'épée, comme Le Bossu ou Le Capitaine Fracasse.

De Cyrano de Bergerac à D'Artagnan, ces personnages emblématiques incarnent l'honneur, la bravoure et l'habilité à manier l'épée.

Au cinéma, des films comme "Le Masque de Fer" ou "Les Trois Mousquetaires" mettent en scène des spadassins légendaires, captivant les spectateurs par leurs duels épiques et leur code de l'honneur.

Les écrivains et réalisateurs utilisèrent souvent les spadassins comme des archétypes représentant l'esprit chevaleresque du passé, tout en les dotant de traits de caractère complexes et fascinants.

Ces personnages offrent un mélange de grâce, de violence et de panache qui plaît au public depuis des siècles.

La différence entre un spadassin et un chevalier réside principalement dans leur rôle, leur statut social et leur code de conduite :

Spadassin :

Un spadassin est un tueur à gages ou un duelliste qui se bat à l’épée pour de l’argent ou pour sa propre gloire.

Il n’a pas de statut social élevé et n’est pas lié à une noblesse ou à un seigneur.

Il n’a pas de code de conduite spécifique et agit généralement pour des motifs personnels ou financiers.

Chevalier :

Un chevalier est un guerrier noble au service d’un roi ou d’un seigneur, fréquemment impliqué dans la protection du royaume et dans des batailles importantes.

Il appartient à la noblesse et a un statut social élevé. Devenir chevalier implique un long processus de formation et d’adoubement.

Les chevaliers suivent un code de chevalerie qui inclut des valeurs telles que la bravoure, la courtoisie, la loyauté et la protection des faibles.

En résumé, le spadassin est un combattant indépendant, souvent motivé par des intérêts personnels, tandis que le chevalier est un noble guerrier lié par un code d’honneur et au service d’un seigneur ou d’un roi.

 

4 mai 2017

Histoire du Bourg-Bérard (2)

Près du Bourg-Bérard, une foire de huit jours qui se tenait tous les ans dans la grande prairie de la Grange. Foire importante, réunissant un nombre considérable de commerçants de tous genres.
Ce Bourg-Bérard subsista longtemps, pendant de longs siècles, mais vraisemblablement, il dut perdre de son importance, en même temps d'ailleurs que le château du Puy du Fou.
Ce déclin s'amorcera à partir du 15ᵉ siècle, lors de la guerre entre les Anglais et le Roi de France, dont Guy du Puy du Fou était un chaud partisan.
Son château fut alors démoli par les Anglais vers 1430.
Il est vraisemblable que le Bourg-Bérard subit le même sort.
Les habitants n'ayant plus la protection du château voisin reconstruisirent leurs habitations autour de l'église paroissiale des Epesses.
Bâtie elle-même depuis un temps immémorial au milieu du vaste lieu de repos qu'était le vieux cimetière, dont l'existence est attestée par les trouvailles faites, tant sur la place de la Mairie, celle de l'Église que dans la Chapelle Saint-Jean, en 1948.

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L'église Notre-Dame est d'ailleurs citée, dès 1103, comme relevant de l'abbaye de Vezelay.
En mars 1432, le Roi Charles VII (1403-1461) autorisait Guy du Puy du Fou (1375-1453) à reconstruire son château sur un autre emplacement.
Nous essaierons plus tard de voir pourquoi il abandonna la colline où se dressait le château primitif, pour construire le nouveau, sur un terrain plat, sans défense.
Il subsista quand même quelques maisons du Bourg Bérart.
Dans l'aveu rendu le 2 novembre 1563 à Hocheterner-en-les-Herbiers, par René du Puy du Fou, dans l'énumération des divers domaines faisant partie de la Seigneurie du Puy du Fou, domaines échangés entre Guy du Puy du Fou et les habitants du Bourg Bérart partis aux Epesses, on lit :
"Le Bourg-Bérard comprenant cinq ou six maisons, dont l'une s'appelle la Maison du Brumault".

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Le seigneur du Puy du Fou devait pour ce domaine à la châtellenie de Rochetemer, huit chapons de cens.
En 1740, dans un autre aveu à Rochetemer, le Bourg-Bérard était de nouveau mentionné.
Mais il n'existait plus, puisque dans cet acte, on lit :
"Le Bourg Bérart lequel est depuis un temps immémorial destruit et dépendances d'icelluy réunies à mon castel du Puy du Fou".
Quant au nom donné à ce Bourg-Bérard ou Bérart, il ne faut pas y voir un nom, prénom ou surnom de famille.
Étant donné son ancienneté, il faudrait plutôt se tourner vers la toponymie (noms propres désignant un lieu).
Les noms de famille n'existant pratiquement pas avant le XIème siècle et même le XIIᵉ siècle.
Mais quel est son emplacement exact et son étendue sur le terrain ?
Il semble qu'au siècle dernier, le soc de la charrue du laboureur heurtait souvent les restes des murailles enfouies sous terre du Bourg-Bérard.
Nous voilà loin du château du Puy du Fou, mais puisque le Bourg-Bérard lui était antérieur, il fallait bien commencer par le commencement.

23 avril 2025

L'éclat d'un bal éternel.

Dans un palais de marbre et d'or,
Sous un ciel peint d'un pastel qui dort,
Les dames en robes, fières et parées,
Dansent l'éclat d'une époque adorée.

Un général, au sourire éclatant,
Tend la main, noble et triomphant,
La lumière des bougies caresse leurs traits,
Illuminant un rêve aux siècles figés.

Les coiffures, hautes, voiles de gloire,
Portent des navires, des fragments d'histoire.
Les couleurs vibrent, satin et velours,
En un tableau de faste et d'amour.

Les spectateurs, pris dans le passé,
Voyagent là où le temps s'est cassé.
Dans ce théâtre, à la beauté suprême,
Chaque geste murmure : carpe diem.

"Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain".

15 mars 2024

Le repas du paysan.

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L'épais brouillard qui couvrait la campagne n'avait pas disparu en cette fin de matinée d'octobre.
Pas un rayon de soleil, pas une ombre ne pouvaient indiquer l'heure du repas aux valets de la ferme qui labouraient le grand champ du Bois.

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Mais le creux de leur estomac disait qu'il était temps de laisser reposer les trois paires de bœufs et de regagner la ferme toute proche.
Le maître les attendait dans la cour pour prendre le repas avec eux.
Le temps de se laver les mains dans la même eau au creux d'une pierre en granit et tous allaient se retrouver autour de la grande table massive au milieu de la cuisine.
Je revois ces hommes au visage basané et hirsute, revêtus chacun d'un pantalon rapiécée et d'un paletot toujours déboutonné.

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Ils entraient dans la pièce en traînant leurs lourds sabots sur le sol de terre battue.
À l'extrémité de la table, le maître s'installait à la place d'honneur et tous s'asseyaient sur un banc après lui.
Il servait la soupe fumante et après avoir signé le gros pain des huit livres, il le distribuait autour de lui.
La tête penchée au-dessus de l'écuelle, on mangeait presque toujours en silence.
De temps en temps, les hommes buvaient au même pichet un vin clair de la dernière récolte.
Je n'aimais pas ces heures de repas….

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Les hommes mangeaient seuls et jamais les femmes et les enfants ne s'attablaient pas pour manger avec eux.
Nous devions toujours attendre la fin des repas.
Quand le maître avait refermé son couteau, quand il s'était levé, tous les domestiques en faisaient autant.
Et pendant qu'ils sortaient, la tâche était distribuée à chacun pour le reste de la journée.
Ravigotés par ce repas, ils retournaient sans répit à leur travail.
Avec mes frères, nous allions porter la collation aux moissonneurs, pendant les durs travaux de l'été.
Quand le soleil allongeait l'ombre des arbres, à l'orée du champ, ils retrouvaient l'appétit avec de la mogette, un morceau d'andouille et de pâté.

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Une abondante "trempine" faite de pain et de vin rouge sucré venait apaiser leur soif.
Souvent, nous restions goûtés avec eux, car ils aimaient bien, faire partager les galettes de blé noir.
Je me souviens de ces soirs où dans la cuisine régnait une forte odeur de soupe aux choux que l'on servait régulièrement accompagnée de la mogette à tous les repas.
La viande était rare en semaine.
Quelquefois, on disposait sur la table un peu de charcuterie et du jambon.. ou même un lapin de garenne prit au collet rendait le menu plus copieux !!

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Les repas se terminaient presque toujours avec le fromage blanc de la ferme.
En hiver, c'était la bouillie de farine.
En été, le soir, on savait apprécier le caillé ou le traditionnel laitage fait de mil et que l'on distribuait aux amis pendant le temps de la moisson.
J'ai toujours gardé en mémoire ces crèmes fouettées que faisait ma grand-mère avec les œufs de perdrix découverts au printemps dans un champ de trèfle ou de seigle.

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Ainsi donc, chez nous, toute l'année, les produits de notre récolte pouvaient suffire à notre nourriture.
Elle n'était peut-être pas très variée, car à la ferme, on tirait profit des légumes de saison.
Et puis, on ne jetait jamais rien.
Le matin, avant le "pansage" pendant que les femmes "passaient" le lait, les hommes mangeaient les restes de choux verts réchauffés avec de la crème.
Et que dire du pain de six, huit ou douze livres, pétri, fermenté et cuit dans le fournil ?

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Avec la croûte épaisse et dure, il pouvait attendre la prochaine fournée, trois semaines plus tard.
J'appréciais beaucoup notre pain de ménage.
Il sentait bon la fleur de farine.

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Dans les fermes avoisinantes, on n'en faisait pas de meilleur.
Et puis n'était-il pas le symbole de tout notre travail ?

J. Maupillier (Garde)

7 avril 2025

Le rôle des femmes pendant les guerres de Vendée.

Les Guerres de Vendée ont éclaté en 1793 suite à la révolte des paysans et royalistes (les blancs) contre le nouveau régime révolutionnaire (les bleus).

Insatisfaits des réformes politiques et religieuses, les Vendéens ont pris les armes pour défendre leur foi catholique et la monarchie.

Le conflit a connu de nombreuses batailles acharnées, notamment la Virée de Galerne, la bataille de Cholet et le siège de Nantes.

Les Vendéens, bien que souvent surpassés en nombre, ont fait preuve d’une grande bravoure et d’une guérilla efficace.

Après plusieurs années de lutte, les Guerres de Vendée se sont terminées en 1796 par la défaite des royalistes.

Cependant, l’esprit de résistance et le rôle décisif des femmes ont laissé une marque indélébile sur l’histoire de cette région.

Les femmes ont joué un rôle essentiel dans les embuscades menées par les Vendéens pendant la Révolution française.

Loin d’être de simples spectatrices, elles ont activement participé à la résistance contre les forces républicaines et ont fait preuve d’une bravoure exceptionnelle, repoussant les assauts de l’ennemi avec une détermination farouche.

Outre leur rôle traditionnel de soutien logistique, notamment en préparant la nourriture, prodiguant les soins aux blessés, ou à la production d’armes et de munitions, les femmes vendéennes ont souvent pris part directement aux combats.

Certaines ont combattu aux côtés de leurs maris, frères ou fils, maniant avec adresse les armes à feu, menant des charges à la baïonnette pour prendre part aux embuscades ou pour défendre leur village.

D’autres ont servi d’éclaireurs ou d’espionnes, repérant les mouvements des troupes républicaines et transmettant discrètement les informations cruciales aux insurgés traversant les lignes ennemies pour livrer des missives secrètes, rapportant ainsi avec précision les projets de l’ennemi.

Grâce à leur connaissance intime du terrain, leur détermination et leur sens de l’organisation, les femmes vendéennes ont largement contribué au succès des embuscades.

Avec leur mobilité et leur discrétion, les femmes ont constitué un réseau clandestin d’espionnage et de collecte d’informations stratégiques.

Leur rôle actif dans la résistance, soit par des actions de sabotage et de harcèlement contre les forces républicaines, soit par l'apport d'un soutien essentiel aux populations civiles, en les aidants à se cacher, à se nourrir et à résister à l’occupation, a été un facteur déterminant dans la capacité des Vendéens à tenir tête aux bleus mieux équipés pendant de nombreuses années.

Certaines femmes vendéennes se sont distinguées en tant que chefs de guerre, menant leurs troupes avec un courage et une stratégie remarquables devenant de véritables héroïnes sur le champ de bataille.

Par leurs discours enflammés, elles ont su galvaniser les foules, insufflant une ferveur patriotique et royaliste à la cause vendéenne.

Figurant parmi les plus célèbres, Renée Bordereau dite l’Angevin (1770 – 1822) a commandé ses propres unités de guérilleros, harcelant sans relâche les forces républicaines.

De nombreuses femmes vendéennes se sont portées volontaires pour soigner les combattants blessés, faisant preuve d’un immense dévouement au service de la cause royaliste.

Face aux moyens limités, elles ont improvisé des hôpitaux de campagne, utilisant leurs propres ressources pour prodiguer les premiers soins aux soldats.

Ces femmes infirmières ont également assuré un soutien moral et psychologique inestimable aux blessés car leur foi inébranlable a été une source d’inspiration et de réconfort pour les troupes, devenant ainsi des figures protectrices au cœur des camps insurgés.

Exposées aux dangers des combats, elles ont parfois payé de leur vie leur dévouement, devenant des martyrs de la cause vendéenne.

En effet, les femmes vendéennes ont payé un lourd tribut aux violences des guerres, subissant de terribles exactions de la part des troupes républicaines.

Violées, torturées et assassinées, elles ont été victimes des pires atrocités perpétrées sur les champs de bataille.

Certaines ont été froidement exécutées pour avoir soutenu la cause royaliste, tandis que d’autres ont vu leurs foyers et leurs villages détruits, les laissant sans abri et démunies face à la répression.

Ces femmes vendéennes ont farouchement protégé leurs foyers et leurs enfants, faisant face à l’ennemi avec une bravoure inébranlable pour préserver leur sécurité, leur bien-être, leur héritage, leur mode de vie et leurs traditions ancestrales, résistant avec acharnement à l’oppression républicaine qui menaçait leur identité.

Elles ont principalement rédigé les mémoires relatifs à ces guerres, devenant ainsi les dépositaires et les gardiennes de la mémoire de ce traumatisme historique.

Elles ont également joué des rôles nouveaux, par exemple, la fameuse figure des "amazones" de la Vendée.

Qu’elles soient nobles dames ou paysannes, elles préféraient mourir en combattant ou en soignant les blessés plutôt que de se faire guillotiner, fusiller ou noyer.

Des femmes comme :

Renée Bordereau (1770 - 1822), la combattante,

Sophie de Sapinaud (1770 – 1854), la belle Vendéenne,

Marie Lourdais (1761 – 1856), la providentielle,

Françoise Després, militante… et mythomane,

Pauline de Cambourg, femme d’émigré,

Pauline Gontard des Chevalleries, la fugitive,

Julienne de Boishéraud, la rescapée des noyades,

Marie Trichet, l’enfant témoin de l’horreur,

sont des exemples de femmes qui ont marqué cette période.

Elles sont aujourd’hui considérées comme des figures emblématiques de la résistance vendéenne, honorées pour leur bravoure, leur détermination et leur sens du sacrifice.

Conclusion : Le rôle crucial joué par les femmes pendant les Guerres de Vendée a laissé une empreinte indélébile sur l’histoire de cette région.

Leur courage, leur dévouement et leur détermination ont été des éléments clés de la résistance vendéenne, contribuant à façonner l’identité et la mémoire de ce conflit.

Aujourd’hui, leur héritage continue d’inspirer et de guider les générations futures, rappelant l’importance de l’engagement féminin dans les moments les plus sombres de l’histoire.

7 juin 2024

Quand j'avais dix ans

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J'avais à peine dix ans.
Comme la plupart des enfants de mon âge j'allais garder les vaches aux champs.
Chez nous, autrefois, c'était toujours à partir du printemps, aussitôt la traite du matin, que l'on menait paître les vaches.
Je me souviens, j'avalais rapidement une soupe et mon panier sous mon bras, le bâton à la main, je conduisais le troupeau dans le pré de la vallée ou parfois dans la grande prairie proche de la ferme nommée "la Pré".

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Près de moi, mon chien Médor me suivait fidèlement et m'assurait protection.
Avec mes petites jambes, je n'arrivais pas à régler ma marche sur celle du troupeau déambulant à une cadence rapide dans le chemin encaissé qui conduisait à la pâture.
La fraîcheur du matin ravivait mon esprit. La campagne était belle.
J'admirais, dans les buissons, les premières églantines embuées de rosée.
Les oiseaux, débordant de vie, piaillaient autour de leurs nids.
Mon troupeau connaissait le chemin et se dirigeait seul vers l'entrée du pré dont la barrière était ouverte.
C'est non loin de là que je m'installais sur deux grosses pierres, lieu privilégié pour mon repas de midi.
Je connaissais toutes les vaches par leur nom.

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Roussette était ma préférée.
Tout le jour, elle restait en ma compagnie et ne cherchait pas à s'éloigner.
Si une vache essayait de franchir la haie, Médor intervenait aussitôt.
Les journées me paraissaient longues.
J'apercevais quelquefois Germaine, notre voisine, qui suivait les cinq ou six vaches de sa borderie, dans la "chintre" du champ d'à côté.
Elle venait me parler par-dessus le buisson.
Je m'occupais avec des riens.
Je confectionnais des petites chaises, des paniers et des corbeilles avec des joncs.
Je tailladais dans des branches avec mon couteau pour fabriquer des sifflets, des bœufs, des petites charrettes.
Dans le ruisseau qui traversait la prairie, je pêchais des vairons.
Je n'avais qu'une ligne très rudimentaire composée d'une baguette, d'un fil et d'une épingle retournée où j'accrochais une sauterelle.
J'attrapais aussi des sangsues que j'allais vendre un bon prix !

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Le contact avec les animaux et cette vie en pleine nature me convenaient.
Je savais que mes petits frères et mes cousins viendraient me rejoindre.
Nos imaginations permettraient alors d'envisager toutes sortes d'amusement pendant ces moments de liberté.
Nous grimpions aux arbres.
Avec les grandes branches, nous réalisions des balançoires.
Nous jouions à saute-mouton ou à cache-cache parmi les vaches, indifférentes à nos jeux d'enfants.
Les grandes filles tricotaient.
Quand ma tante venait me remplacer, elle ne perdait jamais de temps.
Souvent, elle commençait des dentelles au crochet ou bien, elle reprisait des chausses et des bas troués.
Elle emportait aussi la quenouille (emblème de la bergère) pour filer le lin.
Les bêtes rentraient à la ferme le soir quand le maître nous appelait avec sa corne.
Quand j'avais dix ans, j'accompagnais également les valets aux labours, à la fenaison, à la moisson, aux vendanges.
J'allais passer la bineuse dans les choux.
Mais c'était surtout avec mon grand-père que je travaillais le plus souvent.

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Je me rappelle le soir lorsqu'il a remisé pour la dernière fois ses outils dans la grange.
Il les a regardés longuement et il est sorti.
Je l'ai vu contempler avec mélancolie "ses terres" sur lesquelles il s'était acharné toute une vie.
Maintenant ses jambes ne pouvaient plus le porter.
Ce soir-là, il alla reprendre sa place à la table parmi les siens, mais il était triste, il ne parlait pas.
Depuis ce jour, il me voulait toujours avec lui.
Il m'apprenait à nettoyer les oignons et les ails.
Je faisais des petits travaux du jardin.
J'écossais les petits pois et les haricots de semence.
Je battais le "mogette" et il fallait ramasser à genoux les grains éparpillés.
Quand j'avais dix ans, j'aimais me rendre utile.
Je commençais à connaître déjà le dur labeur du paysan.
La sueur perlait sur mon front juvénile.
Je faisais la joie de mon grand-père qui voyait grandir en moi une nouvelle génération.

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"D'hommes de grand matin, durs au mal, d'hommes du soir à la lourde démarche des gros sabots de bois et d'hommes de granit tassé avant l’âge qui prennent les saisons comme elles viennent.

Jacques Maupillier (Garde)

15 février 2021

Bateaux vikings

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Les navires de l’Âge Viking résultent de 6000 ans d’évolution technique.
Au Néolithique, les habitants des côtes danoises construisaient des pirogues (les plus anciennes datent d’environ 5 000 ans avant notre ère) dans un bois souple et résistant pour aller pêcher.
Utilisant des outils de silex, ils sculptaient des grumes de tilleul, bois tendre et résistant, jusqu’à obtenir une épaisseur régulière de 2 centimètres.
Ces pirogues "monoxyles", dont la longueur atteignait 10 mètres, s’aventuraient apparemment en mer, à la pagaie, pour la pêche à la morue, à la baleine, ainsi que pour de petites expéditions.
Certaines servirent de sépulture.

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Puis, environ 3000 ans avant notre ère, ils commencèrent à creuser une rangée de trous, le long du bord supérieur de leurs pirogues.
À l’aide de cordes en fibres végétales, ils fixèrent dans la partie haute des flancs de la pirogue le bord inférieur d’une planche.
Ces planches supplémentaires augmentaient la navigabilité en surélevant le franc-bord.
Ainsi naquit la technique du bordé à clin, caractéristique de l’Europe du Nord.
Les navires scandinaves évoluèrent au cours de l’Âge du Bronze (2000 à 500 ans avant J.-C.).

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Mais les bateaux ne sont pas encore en mesure d’affronter la haute mer.
Il fallut attendre la période précédant l’Âge Vikings (793 - 1066) pour que les charpentiers nordiques finissent par créer des bateaux aux proportions et aux propriétés poussées à l’extrême avec un rapport longueur sur largeur supérieur à six pour un (voire 11,4 pour un dans le cas du langskip d’Hedeby), en leur ajoutant de grands mâts et de puissantes quilles.
Les charpentiers vikings visaient essentiellement la vitesse.
Ils réduisaient l’épaisseur des bordages à deux centimètres seulement et éliminaient tout bois superflu des membrures.

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Le bateau viking possédait une coque souple, à clins, qui suivait les vagues comme un être vivant.
On comptait une douzaine de chênes pour un navire de guerre de bonne taille (ou de sapins, surtout dans le nord).
Au large, les Vikings naviguaient le plus souvent à la voile, mais se servaient des avirons près des côtes et pour remonter les cours d’eau à l’intérieur des terres.
Les dimensions et les matériaux pouvaient varier en fonction du lieu de construction, des mers où ils naviguaient et des tâches pour lesquelles les différents modèles de bateaux et navires ont été développés : transport de marchandises, déplacements, servitude, guerre…

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En 787 après J.-C., trois bateaux vikings, ou drakkars (nom donné usuellement au snekkja, bateau léger, non ponté), abordèrent au sud de l’Angleterre.
Ses occupants combattirent la population locale, débutant un conflit avec l’Angleterre qui durerait pendant des centaines d’années.

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Les Vikings (ou Normands) étaient de grands navigateurs et, dès le 9ème siècle, ils avaient mis au point des navires faciles à manœuvrer, tenant bien la mer au cours des tempêtes, connus sous le nom de drakkars.
Le Drakkar était un compromis entre les bateaux à Voile et les bateaux à rames.
Leur légèreté leur permettait de rebondir sur les vagues.

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Ils étaient rapides et leur tirant d’eau était si faible (90 cm) que les équipages pouvaient s’approcher de n’importe quel point de la côte et tirer leurs navires à terre, s’assurant ainsi que l’élément de surprise jouerait en leur faveur.
Les navires de guerre vikings avaient une proue élevée, à la courbe caractéristique qui est devenue le symbole des expéditions vikings.

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La poupe et la proue étaient ornées de figures fantastiques.
La figure de proue avait un rôle magique.
Les Vikings croyaient aux génies des lieux, des créatures surnaturelles régnant sur un territoire, un fleuve, un rivage.

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Les meilleurs bateaux étaient comparés à des dragons, des oiseaux et des serpents de mer.
Leurs dragons avaient pour fonction d’effrayer les esprits et d’impressionner les populations locales.
Leur gréement se composait d’une voile carrée et ils étaient de surcroît équipés de rames.
La combinaison de voiles et de rames leur donnait une grande adaptabilité, pour des raids fluviaux, comme pour de lointaines expéditions sur les océans.
Cette combinaison était le secret du navire Viking.
Un Drakkar mesurait 23,3 m de long pour 5,25 m de hauteur, pour un poids de 9 tonnes avec un mât de 10 à 13 m de haut.

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Ils pouvaient transporter un équipage allant de 40 à 100 hommes et naviguer à une vitesse maximale de 12 nœuds (22 km/h).
Des tentes étaient parfois dressées pour se protéger de la pluie, mais le confort s’arrêtait là.
Aucune protection contre le froid.

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Les boucliers de l’équipage de marins-guerriers fixés sur les plats-bords permettaient une protection minimum contre les paquets de mer.
Les navires marchands, de taille et de forme variables (le Knarr), mais tout aussi aptes à la navigation, étaient utilisés pour commercer avec les pays lointains et pour transporter les émigrants en partance vers le pays de leur choix, mais aussi pour rapporter le butin amassé au cours des expéditions lointaines.

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Les navires de guerre vikings étaient souvent nommés par le nombre de rames ou de bancs de rameurs.
Sexoeringr : 6 rames.
Tólfoeringr : 12 rames.
Fimtánsessa : 15 bancs de rameurs.
Tvitogsessa : 20 bancs de rameurs.
Le temps des Vikings aura duré près de trois siècles.
Débutant en 793 par le sac du monastère de Lindisfarne, il s’achèvera en 1066 quand Harald Sigurdarson sera battu devant York.
Cependant, le mot "drakkar" n’existe dans aucune langue scandinave, même si le Suédois connaît drakar, pluriel de drake : "dragon".

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Même si de nombreuses histoires ont été transmises à travers les âges, très peu de drakkars vikings ont été découverts à ce jour.
Sans le bateau viking, l’ascension des Vikings ne serait jamais arrivée et leur style de guerre, né de leur aptitude à rapidement se propager, n’aurait été qu’un coup d’épée dans l’eau.
Les Vikings étaient certainement les marins les plus habiles de l’époque, navigant aux quatre coins du monde et atteignant des contrées aussi lointaines que l’Amérique, à l’ouest, et l’Asie Mineure, à l’est.

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10 février 2021

Les pouvoirs des Consuls de la République Romaine.

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Les consuls, tant qu'ils ne sont pas à la tête des armées, résident à Rome et ont la haute main sur toutes les affaires publiques.
Tous les autres magistrats sont placés sous leurs ordres.
En outre, ce sont eux qui introduisent les ambassadeurs dans le Sénat, et qui provoquent les délibérations dans les cas urgents.
Ils ont également à s'occuper de toutes les affaires publiques qui doivent être réglées par le peuple, à convoquer l'assemblée, à présenter les projets de loi, et à appliquer les décisions de la majorité.

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En ce qui concerne la préparation de la guerre et la conduite des opérations, leur pouvoir est presque absolu.
C'est à eux de fixer le contingent que doivent fournir les alliés, de nommer les tribuns militaires, de faire les levées, de choisir les hommes propres au service.
De plus, en campagne, ils ont le droit de punir qui bon leur semble.

Polybe (historien grec, vers 205 – 125 avant, J. –C.

20 mai 2024

La poule-au-pot

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La poule au pot est une recette de cuisine emblématique de la cuisine française, célèbre pour sa simplicité et sa saveur réconfortante qui sent bon les repas en famille.
L’origine de ce plat traditionnel est intimement liée à celle du bon Roi Henri IV (1553-1610) qui rêvait que chaque citoyen français puisse se permettre une poule au pot sur la table du dimanche.

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Le roi Henri IV est entré dans la légende pour deux raisons principales : son assassinat, le 14 mai 1610, par François Ravaillac, rue de la Ferronnerie à Paris, et… la poule au pot.
Devenu roi en 1594, il était surnommé "le bon roi Henri" en raison de sa préoccupation pour le bien-être de ses sujets.
Son règne correspond à une période de détente politique et religieuse entre catholiques et protestants, mais aussi à une période de développement économique.
Après plusieurs décennies de guerres de Religion destructrices et ruineuses entre protestants huguenots (religion prétendue réformée) et catholiques, il aspire à restaurer la prospérité du Royaume de France et de ses sujets.
En 1600, en réponse aux famines et conscient que le problème le plus urgent concerne l’alimentation, le roi commande à l’agronome Olivier de Serres (1539-1619) une œuvre désormais célèbre : "le théâtre d’agriculture et mesnage des champs" (science agricole du point de vue à la fois du théoricien et du praticien).
Henri IV demanda à son ministre Sully (1559 – 1641) de faire appliquer les idées de cette nouvelle science.
En découlera la célèbre phrase attribuée à Sully : "Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France."
Le secteur agricole est remis en marche.
Alors qu’il traversait la Bresse (Savoie) avec toute sa caravane, l’un des essieux du cortège avait cassé par l’usure.
C’est un certain Loisy, labourant dans son champ, qui fût interpellé par le roi lui-même.
Ce dernier lui aurait même demandé des informations sur son travail, curieux de connaître dans les moindres détails la vie des Français.
Il était tard et le convoi devait trouver un lieu pour faire la nuit.
Le paysan bressan lui indique l’aubergiste du village, Antoine Clerc.

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Ce dernier reçoit alors l’ordre de préparer un repas pour le roi mais aussi pour tous les nobles qui avaient suivi Henri IV.
Antoine Clerc met alors toute son attention et son cœur pour concocter un repas digne de ce nom.
Les invités sortis de nulle part profitent alors du repas dans une ambiance très conviviale.
Antoine Clerc attend lui, non sans stress, les impressions du roi.
À la fin du repas, Henri IV fut agréablement surpris par le poulet.

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La légende de la poule au pot d’Henry IV est née.
Cependant, il est important de noter que la recette elle-même existait bien avant le règne d’Henri IV.
La recette et la préparation de la poule au pot (potée de poule cuite au bouillon), avec des légumes (carottes, navets, poireaux, oignons, clous de girofle…) et des aromates mijotés dans un bouillon, était une méthode courante de cuisson des volailles en France depuis longtemps.

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À l’image du coq au vin, elle devient un des emblèmes de la France.
N’oublions pas qu’en août 1590, la France sort d’une période de famine ayant provoqué la mort de 45.000 personnes sur une population d’environ 220.000 habitants.
On lui doit la citation à ce propos qui restera dans l’Histoire :
"Si Dieu me donne encore de la vie je ferai qu’il n’y aura point de laboureur en mon Royaume qui n’ait moyen d’avoir une poule dans son pot".
La phrase d’Henri IV aurait été prononcée en réaction à une provocation du duc de Savoie sur la pauvreté du royaume.
Si à ce jour il n’est pas possible de prouver que ces propos sont réellement de lui, la légende veut qu’Henri IV ait découvert ce plat dans la région.
L'histoire de la poule-au-pot fut révélée un demi-siècle après la mort d’Henri IV dans un texte de 1661, lorsque Hardouin de Péréfixe (1606-1671) écrit l’Histoire du Roy Henry le Grand pour Louis XIV.

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Le roi aurait aussi imposé dans sa grande bonté des revenus suffisants pour que la poule au pot devienne le plat national.
On ne sait pas si Henri IV a tenu sa promesse, mais depuis cette visite, la poule au pot est devenue l’un des plats populaires les plus appréciés en France devenant ainsi un symbole de l’accessibilité à la nourriture pour tous les citoyens.
Mais, ce n’est qu’au XXe siècle que l’élevage permettra à tous les Français d’avoir accès à la volaille.
Ce plat est toujours apprécié pour sa douceur et son goût authentique.
Retrouvez-le comme le plat incontournable à la Mijoterie du Roy Henry.

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10 mai 2024

La Flamme olympique au Puy du Fou le 04 juin 2024.

La flamme olympique franchira les portes du Puy du Fou le 4 juin 2024 !​ ​

Sur un parcours de 45 mn à travers les allées du Puy du Fou, 1000 acteurs en costumes accompagneront les porteurs de la Flamme.

La flamme olympique est un symbole fort des Jeux olympiques.

Elle serait allumée à Olympie, en Grèce, selon une tradition qui remonte à l’Antiquité.

Mais contrairement à la croyance populaire, elle n’a pas toujours fait partie de la tradition olympique.

Alors quel est son histoire ?

C'est en 1896, que Pierre de Coubertin (1863 – 1937), un français, s’inspire des Jeux anciens pour créer les Jeux Olympiques modernes.

Une compétition, des athlètes, du sport…

Tout y est, sauf la flamme.

Le feu ne fait son retour qu’en 1928, pendant les Jeux d’Amsterdam, aux Pays-Bas.

Cette année-là, une flamme est allumée à l’intérieur du stade olympique de la ville.

Elle s’inspire de la coutume des jeux grecs de l’Antiquité, où le feu sacré brûlait en hommage aux dieux.

C’est véritablement un lien direct avec les origines antiques des Jeux.

Mais le relais de la flamme olympique a été imaginé par le professeur d’université et théoricien du sport Carl Diem (1882 – 1962) pour les Jeux de Berlin de 1936 (probablement influencé par les idées fantasmagoriques des dirigeants de l'époque relatives à l'Antiquité et la promotion de l'idéologie nazie).

Le relais de la flamme olympique est une course de relais précédant chacune des olympiades des Jeux olympiques modernes, au cours de laquelle la flamme est transportée depuis Olympie, berceau des jeux antiques, en faisant étape à Athènes, jusqu’au stade où a lieu la cérémonie d’ouverture.

Le relais de la flamme olympique traverse de nombreux pays.

Il symbolise l’unité et l’amitié entre les nations et la coopération entre les nations.

Depuis 1952, la flamme olympique est allumée à l’aide de rayons du soleil concentrés par un miroir parabolique  appelé "Skaphia" par des femmes au cours d’une cérémonie, jouant le rôle de prêtresses (Vestales) du temple d’Héra à Olympie, vêtues de tuniques similaires à celles portées par les Grecs de l’Antiquité.

Cette tradition a été entérinée dans la Règle 13 de la Charte olympique qui stipule :

"La flamme olympique est la flamme qui est allumée à Olympie sous l’autorité du CIO", et ne peut être allumée que de cette façon.

Une fois allumée, la flamme est placée dans une urne et transportée dans le stade antique où elle est remise au premier relayeur par la grande prêtresse chargée de cette opération

La flamme olympique est un symbole de paix et cette méthode garantit la pureté de la flamme.

Elle rappelle aussi que les Jeux olympiques sont un moment où les nations du monde se réunissent pacifiquement pour célébrer le sport et l’esprit humain.

Et que malgré nos différences, nous sommes tous unis par l’amour du sport et l’esprit de compétition.

La flamme olympique est un rappel que, malgré nos différences, nous sommes tous unis dans notre humanité.

Pierre de Coubertin, (1863 -1937), était un historien et pédagogue français.

Il a joué un rôle central dans la renaissance des Jeux Olympiques en 1896, après près de 1500 ans d’interruption.

Influencé par la culture anglo-saxonne, il a milité pour l’introduction du sport dans les établissements scolaires français.

Il a pris part à l’éclosion et au développement du sport en France dès la fin du XIXe siècle avant de rénover les Jeux olympiques de l’ère moderne en 1894 et de fonder le Comité international olympique (CIO), dont il a été le président de 1896 à 1925.

Durant sa présidence, il a dessiné les anneaux olympiques et installé le siège du CIO à Lausanne en 1915 où il a créé un musée et une bibliothèque.

Il a également milité pour la création des Jeux olympiques d’hiver dont la première édition a eu lieu à Chamonix en 1924.

Cependant, bien qu’il ait déclaré que le sport est une source de perfectionnement interne pour tout homme, il était fermement opposé à la participation des femmes aux compétitions d’athlétisme de haut niveau.

Néanmoins, le nombre de femmes participant aux Jeux Olympiques a été multiplié par six sous la présidence du Baron de Coubertin.

Carl Diem (1882 – 1962) était un universitaire allemand, pédagogue et théoricien du sport et de l’éducation physique.

Son action a été déterminante pour le développement du sport allemand et de l’olympisme.

Il a été le secrétaire général du comité organisateur des Jeux Olympiques de Berlin en 1936.

Il a créé la tradition du relais de la torche olympique lors de l’organisation de l’événement de 1936.

Il a également été un historien influent du sport, en particulier des Jeux Olympiques.

Diem a également été l’un des co-fondateurs de l’Académie Internationale Olympique et est considéré comme l’un des écrivains et historiens les plus importants du Mouvement Olympique.

Il a écrit des dizaines de livres et d’articles sur l’olympisme et le Mouvement Olympique.

Après la Seconde Guerre mondiale, Diem a été consultant sportif pour le gouvernement allemand.

Une université du sport a été fondée en son honneur avec Diem comme recteur fondateur, la Deutsche Sporthochschule à Cologne.

Il est important de noter que la plupart des commentateurs concluent que Diem n’était pas explicitement un sympathisant nazi, mais qu’il n’a rien fait pour détourner le patronage d’Adolf Hitler et de son cercle intérieur.

Cependant, son attitude pendant la Seconde Guerre mondiale fait toujours l’objet de controverses.

 

Les anneaux olympiques : 

Les anneaux olympiques sont un symbole universellement reconnu du Mouvement olympique.

Ils ont été conçus par Pierre de Coubertin.

Les cinq anneaux entrelacés de dimensions égales, représentent les cinq continents unis par l’olympisme, et les six couleurs (en comptant le blanc en arrière-plan) représentent toutes les nations, car au moins l’une de ces couleurs était présente dans le drapeau de chaque pays, à l’époque de sa création en 1913.

Lorsque la version couleur est utilisée, les couleurs sont, de gauche à droite, le bleu, le jaune, le noir, le vert et le rouge.

La répartition est : le bleu (Pour l'Europe), le noir (Pour l'Afrique) et le rouge (Pour l'Amérique) se trouvent en haut, le jaune (Pour l'Asie) et le vert (Pour l'Océanie) en bas.

Aujourd’hui, il y a sept versions officielles des anneaux olympiques.

La version polychrome sur son fond blanc est la version préférée des anneaux olympiques.

 

1 mai 2024

Le rouge "Garance"

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L’étymologie du prénom "Garance" est assez trouble.
Il est probable qu’il provienne du mot germanique "wratja" qui veut dire "garantie", mais la littérature lui donne aussi une origine arabe et/ou latine, dérivé de "flos" et il signifie "fleur".
Les "Garance" sont fêtées le 5 octobre et on honore "Sainte Fleur d’Issendolus" (ou Flore), religieuse hospitalière du Quercy née en 1300 ou 1309, morte en 1347.

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On raconte qu’elle soignait les malades sans argent et qu’elle le faisait toujours avec tendresse.
Elle devint la patronne de différentes fleurs telles que les violettes ou les pervenches, mais on l’associe plus communément à la plante du même nom.
Les "Garance" sont des personnes indépendantes, réfléchies, déterminées, sérieuses qui aiment la solitude.
Elle apprécie, se mettre au défi, veut atteindre tous les objectifs qu’elle se fixe et séduit son entourage par sa gaieté et son entrain.
Ce prénom est inspiré de la garance, une fleur jaune qui a donné le nom à une couleur… le rouge obtenu avec ses racines.

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La garance des teinturiers est originaire du Moyen-Orient où elle est connue depuis 3000 ans pour les propriétés tinctoriales de ses rhizomes.
Les Égyptiennes de l’Antiquité connaissaient déjà les vertus tinctoriales de la racine et elles l’utilisaient comme produit cosmétique.
Elle servait depuis l’antiquité à teindre les tissus, le cuir et colorer les encres pour l’écriture.

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Avec sa culture délicate, la Garance des teinturiers est une herbacée vivace et rustique à tiges couchées ou grimpantes qui se plaît sur une terre légère, sableuse et humide, mais bien drainée.
Tout excès d’eau fera pourrir les racines.
Semée sous abri en février ou directement en pleine terre dès 16-18°C, sa floraison se fait en juin et juillet et peut grimper jusqu’à 1 mètre de haut.

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La récolte des racines en rhizome pouvant mesurer jusqu’à 80cm, a lieu au bout de trois ans environ.
Après arrachage, les racines sont séchées, puis battues ou frottées et tamisées afin d’éliminer les restes de terre, les radicelles.
Enfin, les racines sont moulues.
La poudre de Garance était conservée dans des tonneaux.
La conservation est bonne pendant plusieurs années et certains auteurs considèrent qu’elle s’améliore avec le temps.
Cultivée de façon intensive dans plusieurs régions d’Europe à partir du Moyen Âge, elle est une source de richesse jusqu’en 1850.

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En France, elle fut beaucoup cultivée dans le Sud, notamment dans le Vaucluse, dans des garancières.
Le déclin des garancières s’explique par des rendements aléatoires et la surexploitation des sols sans oublier les teintures synthétiques.
De nos jours, elle est toujours utilisée en aquarelle.
On a coloré les uniformes de l’armée française jusqu’à la première guerre mondiale et notamment le pantalon rouge garance.

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Ce beau pantalon, à la couleur rouge sang a provoqué la mort de milliers de soldats.
Tellement visible sur le champ de bataille que nos ennemis ne pouvaient pas le rater.

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Le 27 juillet 1829, parut un décret qui ordonnait l’adoption du pantalon rouge par les fantassins français, car le rouge, plus économique que l’indigo (bleu-violet) et plus seyant, mettait en valeur le soldat ainsi équipé !
Mais au début du XXème siècle, tous les pays changent d’uniforme, et passent à la tenue camouflée.
Une seule nation résiste encore et toujours, la France.

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Pourtant, ce n’est pas faute de réfléchir.
Des commissions sont créées, des tenues essayées.
En 1903, on tente un mélange de gris et de bleu, puis on passe à un mélange de beige et de bleu.
En 1911, c’est la couleur verte qui tient la corde.
Le ministre de la guerre est un fervent partisan du projet, mais il meurt, tué par un avion, qui atterrit en catastrophe.
En plus, l’opinion s’en mêle.

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La France doit venger l’affront de 1870 dans ses couleurs historiques.
Le pantalon garance, c’est la France, assène un ancien ministre, pour le coup, pas très inspiré.
Finalement, l’ordre est donné de confectionner des tenues plus discrètes, le 27 juillet 1914 (un jour avant l’entrée en guerre).
Il est beaucoup trop tard.
La guerre éclate et beaucoup d’hommes mourront avant de porter l’uniforme bleu horizon.
1er juin 1915, la France abandonne l’uniforme "garance" et adopte pour son armée un uniforme plus sobre de couleur bleu horizon.

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En août 1915, la teinte salvatrice tant attendue des poilus arrive sur le champ de bataille.
Ceux-ci purent enfin se fondre dans le paysage avec une chance d’échapper aux snipers ennemis tandis que le Front s’enlisait dans la boue des tranchées.
En décembre 1915, plus de trois millions d’exemplaires ont déjà été livrés.
Son succès est aussi international car il est adopté par de nombreuses nations alliées.

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Le bleu accèdera peu après au rang de couleur divine, en symbolisant la Fidélité, la Chasteté, la Loyauté, la Justice et la Foi.
Elle est choisie aujourd'hui par des organismes internationaux (ONU, Unesco, conseil de l'Europe, Union Europeenne, symbole de paix, de calme, de sagesse et de liberté).
Mais le pantalon garance n’avait pas dit son dernier mot puisqu’en 1931 les autorités militaires songèrent à la réintroduire dans les tenues des temps de paix !

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La "garance" fut aussi utilisée pour ses propriétés diurétiques, pour éliminer les calculs rénaux ou biliaires, mais comme elle présente une certaine toxicité irritante pour les intestins, elle n’est plus autorisée à la vente en herboristerie depuis 2011.

22 avril 2024

Payement en liquide ?

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L’argent comptant est le plus ancien moyen de paiement au monde.
Dans l’Antiquité déjà, on payait en pièces d’or et d’argent.
Les billets de banque ont vu le jour au dix-septième siècle.

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De nos jours, on emploie l’expression "Payer en espèces" désignant le paiement en argent liquide au lieu des autres moyens modernes que sont les cartes bancaires, chèques ou les virements.
Les espèces restent le moyen de paiement le plus utilisé pour régler des achats.
Les raisons avancées restent le couvert de l’anonymat et la protection de la vie privée.

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Retournons un instant au Moyen-Âge, pour comprendre l’origine de l’expression "Payer en espèces" qui est liée au monde de la cuisine.
Le mot "espèces" tiré du latin "species" signifiait la vue, l’apparence, l’aspect, mais également une marchandise, une denrée, une chose.
Durant le Moyen-Âge, "espèces" a donc un sens très large !
Et c’est du même "species" que découle le mot "épice".

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À l’époque, les épices coûtaient très cher, rares et précieuses, en particulier le poivre, le sucre et le sel si bien qu’elles étaient considérées comme des monnaies d’échange, de rançons ou encore de redevance au Moyen Âge.
On retrouve dans des manuscrits anciens un passage racontant l’exigence de Clovis envers le monastère de Saint-Pierre de Corbie de lui fournir un revenu annuel de trente livres (+/- 500 Gr) de poivre.

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Les épices avaient l’avantage de ne pas être périssables et de pouvoir être échangées contre d’autres denrées facilement.
De là viennent donc les expressions "payer en espèces/épices" et aussi "cher comme poivre".
On pouvait même estimer la richesse d’un noble à la quantité de poivre et aux épices qu’il possédait.

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Et pour éviter les confusions entre épices et pièces, il convenait d’utiliser l’expression "payer en espèces sonnantes et trébuchantes" en référence au bruit que faisaient les pièces dans la bourse du client.
Saviez-vous qu'un gramme de sucre avait comme valeur un gramme d’or.
Aujourd’hui, on ne sait trop quel cheminement, le mélange des deux sens a fait que payer en espèces est devenu "payer avec des pièces" et par expression "en liquide".
Payer en "liquide", nous vient d’Italie.

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Au XVe siècle, pour désigner des biens libres de dettes, les banquiers italiens, utilisaient le terme "liquido" pour parler de biens faciles à vendre, à s’écouler sur le marché.
Au départ, le terme s’appliquait surtout aux achats de terres ou de maisons, demandant des transactions en général plus longues.
Puis, avec le temps, l’argent liquide est devenu l’usage pour toutes les transactions simples et rapides à réaliser, autrement dit, fluides.

26 avril 2024

Les lavandières

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Avec les jeunes lavandières, au bord de l'étang, les soirs de représentations, je voudrais évoquer ces femmes "dau daué" (du lavoir) comme on les appelait toujours chez nous.
Toute la journée, courbées sur leur garde-genoux on les voyait tremper le linge pour le savonner et le brosser.
De temps en temps, elles soulevaient la lourde étoffe humide qu'elles tordaient et battaient fortement.
Je les revois remontant de la rivière…
La petite roue de la brouette à barreaux de bois grinçait à chaque tour.
La côte était rude. Les matins d'hiver, les mains leur faisaient mal dans l'eau glacée.
Elles se les réchauffaient parfois devant un brasero en buvant un vin chaud sucré.
Dans les bourgs, on admirait ces femmes courageuses qui exerçaient, sans relâche, ce métier pénible.
Mais ces femmes "dau doué", c'était un monde.
N'avaient-elles pas la réputation de savoir les tous les potins du jour ?
Souvent disait-on "en lavant le linge, elles lavaient leur client" !

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Tout était prétexte à ce genre de bavardage.
La réussite ou l'échec, l'infortune, la souffrance et même la misère des autres..
Et c'est pourquoi, on les voyait se défouler en frappant de plus en plus fort sur le linge avec leur "bâton".
Ah, ce n'était pas rien, disait-on encore de passer par la goule dans femmes "dau doué".
On arrivait toujours de bonne heure au lavoir pour prendre la meilleurs place et … peut-être aussi… pour connaître les premières nouvelles du jour.
Parfois des disputes éclataient… on s'insultait pour une place convoitée, là où l'eau coulait clair, où la pierre de granit était plus belle, pour donner à la brosse un meilleur rendement.
Chez nous à la ferme, nous n'avions pas de laveuses attitrées.
Les femmes de la maisonnée participaient toutes à la "grande lessive" qui se faisait chaque année, en avril et en octobre.

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Dans les fermes, deux ou trois "pômes" à buée servaient à leur faire bouillir les draps, avec la cendre tamisée du four à pain.
Pur les faire sécher, on étendait les draps dans les grandes prairies lavée par les pluies.
Le reste du linge était lavé dans une fosse alimentée par la source d'une fontaine dans le "pâtis" derrière notre ferme.
Nous ne reverrons plus les lavandières.
Nous n'entendrons plus leurs voix allègres couvertes par le bâton.
Mais grâce à la restauration de certains lavoirs, il nous sera encore possible de leur rendre hommage et d'imaginer leur dur métier d'autrefois…

J. Maupillier (Garde)

8 avril 2024

Sandwich

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En 1762, Lord Montagu, Comte de Sandwich, passionné par sa partie de cartes, refusa de quitter le jeu pour aller déjeuner.
Afin de tromper la faim de son maître, son cuisinier lui prépara une tranche de viande qu'il glissa entre deux tartines de pain beurré.
Cet "en-cas", vite baptisé "sandwich", séduisit l'Angleterre puis le continent... et la France qui, aujourd'hui, en consomme, paraît-il, plusieurs millions par jour.
Le sandwich le plus répandu est d'ailleurs le "paris-beurre" (pain/beurre/jambon blanc).

18 septembre 2024

Origine du mot "Vendée"

Le département de la Vendée doit son nom à la rivière "Vendée" de la région Pays de la Loire (70 km), affluent de la Sèvre niortaise.

Ce nom vient donc du gaulois "Uinda" (blanc) associé au suffixe féminin "Eda"

La Vendée est donc "la blanche".

Ce nom choisi pour le département à la Révolution en 1790 prendra un autre sens pendant les Guerres de Vendée et sera attribué aux insurgés royalistes… (les blancs).

12 avril 2024

J'aime la prière des cloches

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J'aime la prière des cloches à l'Angélus de l'aube qui féconde mes champs.
J'étais toujours émerveillé lorsque, tout gamin, j'entendais sonner les cloches de mon village.
Je m'arrêtais souvent pour regarder le clocher d'où s'échappaient avec harmonie ces carillons magiques.
J'aurais tellement voulu voir les cloches de près !
Un jour que le sacristain avait oublié de fermer la petite porte du clocher, j'avais gravi, avec un camarade de mon âge, l'interminable escalier tournant à marches de pierre.
Après avoir escaladé les charpentes, nous nous étions trouvés devant trois cloches énormes.
Les gros battants pendaient immobiles et les parois épaisses étaient gravées d'inscriptions qui nous révélaient leur dates de baptême.

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"L'an 1719, j'ai été fondue…. J'ai été bénite par ….et nommée Alexandrine,… Mathilde,…. Charlotte…. Parrain… Marraine…"
Devant elles, nous restions là, muets, comme en extase !
Et nous nous posions des tas de questions….
Comment ces pesantes cloches pouvaient-elles bien quitter le beffroi pour se rendre à Rome ? (N'avions-nous pas, chaque année, l'obligation de les suppléer avec nos crécelles ?).
Les cloches accompagnaient les hommes aux étapes importantes de la vie.

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J'entends encore les airs populaires que le sonneur s'évertuait à jouer (sur trois ou quatre note) lors d'un mariage ou d'un baptême.
Ils étaient suivis de joyeuses envolées qui, en ce moment-là, ne laissaient jamais indifférents les gens des alentours.
Leurs "vibrations d'airain" devenaient plus graves quand la mort était passée dans le village…
Un glas lugubre rassemblait les parents et les amis du défunt.

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Je me souviens aussi de l'appel pressant des cloches d'alarme pour annoncer l'incendie, et dans des temps plus ancien, pour prévenir d'une émeute ou d'une attaque des ennemis.
C'était alors le tocsin, tintement sinistre et prolongé…
Ces cloches, elles ont suscité bien des convoitises…
N'a-t-on pas durant des périodes douloureuses brisé les cloches pour les faire taire ?
N'est-on pas venu les arracher à leurs campaniles pour en fabriquer des monnaies ou des canons ?
Certaines ont échappé au bannissement général et le beffroi de l'église n'est pas resté muet.
Fidèles à leur mission, ces "vieux chantres de bronze", rythmaient la vie laborieuse des gens du pays, matin, midi et soir.
Un charme inexplicable m'a toujours envahi, lorsque pendant les travaux des champs, venait jusqu'à moi "la voix argentine" d'une petite cloche de chapelle perdue dans la campagne.
A midi, les premiers tintements arrêtaient notre ouvrage.

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Chacun se découvrait alors, se recueillait, se joignait à la prière des cloches.
Quelle lourde responsabilité pour le sonneur de cloches en ce temps-là !
Si par mégarde, les sonneries de l'Angélus du matin réveillaient les habitants plus tôt, les quolibets ne manquaient pas à l'encontre su sacristain !
C'est avec une émotion délirante que j'ai entendu les carillons de la victoire après la guerre.
La joie et l'espérance revenaient enfin habiter notre monde…

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Joyeuses envolées de Pâques, gais carillons de la nuit de Noël.
Symboles de vie et de paix.
Bourdons des villes ou cloches de nos campagnes, continuez à animer longtemps encore le ciel de mon pays.

Jacques Maupillier (Garde).

24 janvier 2025

Chez l'Enluminure

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