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2 janvier 2015

La coutellerie (Fort de l'an mil).

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La coutellerie, du latin culter, désignant le coutre d'une charrue.

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C’est l'art de fabriquer un couteau à la main, de la lame jusqu'au manche.
L'histoire de la coutellerie est riche et côtoie celle de l’homme et de ses outils.
Le couteau est certainement l’outil le plus ancien.
Les premiers couteaux réalisés en pierre, silex ou os sont datés d’environ 25 000 ans.
A cette époque, le couteau sert d'outil, mais aussi d’arme.

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Dès l'âge du bronze, les couteaux sont faits en métal.
Les Romains fabriquent les premières lames en acier.
A partir du Ier siècle les premiers couteaux à lame repliable voient le jour.

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Avec l’évolution de la métallurgie et l’étude des matériaux, la fabrication des couteaux évoluent.
C’est ainsi qu’en 1921 sont produits aux États-Unis les premiers couteaux en acier inoxydable.
Les techniques de trempe permettent, comme pour d'autres outils, de rendre le métal plus dur et plus résistant, autorisant des lames plus fines et plus tranchantes.

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La coutellerie en tant que métier clairement identifié n’apparaît qu’aux environs des Xe et XIe siècles.
Jusqu’à cette époque, c’était le forgeron qui fabriquait les couteaux.
La coutellerie prendra son envol à partir du XVIe siècle, notamment grâce à Catherine de Médicis qui introduit à la cour l’usage du couteau de table.

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Peu à peu son usage à table va se répandre jusqu’au fond de nos campagnes.
Il deviendra le prolongement direct de la main de l’homme en servant comme outil, ustensile de table et arme parfois.
Petit et facile à transporter, il fait partie de l'équipement de base de tous ceux qui peuvent en avoir l'usage, dont chasseurs, militaires, artisans, cuisiniers, etc.

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25 février 2013

Le Chêne et le Roseau (Monde Imaginaire de La Fontaine).

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Le Chêne un jour dit au Roseau :

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"Vous avez bien sujet d’accuser la Nature ;
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau ;
Le moindre vent, qui d’aventure Fait rider la face de l’eau, vous oblige à baisser la tête ;
Cependant que mon front, au Caucase pareil ;
Non content d’arrêter les rayons du soleil ;
Brave l’effort de la tempête.

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Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr ;
Encore si vous naissiez à l’abri du feuillage ;
Dont je couvre le voisinage ;
Vous n’auriez pas tant à souffrir ;
Je vous défendrais de l’orage ;
Mais vous naissez le plus souvent sur les humides bords des Royaumes du vent.
La nature envers vous me semble bien injuste".

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Votre compassion, lui répondit l’Arbuste,
Part d’un bon naturel ;
mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu’à vous redoutables.
Je plie, et ne romps pas.
Vous avez jusqu’ici contre leurs coups épouvantables ; 
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin.

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"Comme il disait ces mots",
Du bout de l’horizon accourt avec furie ;
Le plus terrible des enfants ;
Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.
L’Arbre tient bon ;
le Roseau plie ;
Le vent redouble ses efforts ;

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Et fait si bien qu’il déracine ;
Celui de qui la tête au ciel était voisine, et dont les pieds touchaient à l’Empire des Morts. 

5 août 2012

L'orangerie

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Une orangerie est un bâtiment clos, doté de vastes fenêtres et d'un chauffage dans lequel on abrite, les agrumes plantés dans des bacs ou pots ainsi que d'autres végétaux craignant le gel.
La première orangerie a été construite par Charles VIII au château d'Amboise.
C’est en 1686, Jules Hardouin-Mansart en tant que premier architecte du roi Louis XIV, se voit confier la réalisation du Grand Trianon et de l'Orangerie.
La construction de l'Orangerie du château de Versaille sera terminée en 1688.

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En juin 2011, débute la construction de l'Orangerie du Puy du Fou.

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D'une surface de 1000 m², cette nouvelle salle à trois fonctions importantes :
1) Restauration avec une capacité de 450 couverts (sur tables rondes).
2) Salle de spectacles pour 1.500 spectateurs. (Voir "Gloria" pendant la période de Noël).
3) Salle de Congrès (1.500 places debout ou 600 places assises).

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Son ouverture s'est effectuée le 12 novembre 2011.

5 avril 2011

La montgolfière.*

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La montgolfière est un aéronef plus léger que l'air aussi appelé aérostat qui a été inventée par les frères Montgolfier, Joseph-Michel et Jacques-Étienne, en 1782.
Le principe est très simple.
L'air chaud est plus léger que l'air froid et donc il monte.
Le but de la montgolfière est de d'emprisonner dans une enveloppe un volume d'air chaud pour faire monter une charge.
A Annonay, le 04 juin 1783 voit le premier vol officiel.
A Versailles, devant le roi Louis XVI, le 19 septembre 1793 voit le premier vol habité (un coq, un canard et un mouton).
L’altitude de ce vol est de 480 mètres.

http://www.la-montgolfiere.com/

Le principe est toujours d’application de nos jours.
Une montgolfière moderne est constituée de trois éléments principaux : l'enveloppe, le brûleur relié aux réservoirs de carburant (du propane en phase liquide) et la nacelle.
Le 26 novembre  2005, Vijaypat Singhania a établi le record du monde d'altitude pour le plus haut vol en montgolfière, pour atteindre 21.290 m.

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Pour le "Bal des Oiseau Fantôme", le ballon est gonflé à l’hélium et est monté à 200 mètres.
Gaz plus léger que l'air, inerte et sans danger.

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A ne pas confondre avec l’hydrogène qui est hautement inflammable.
Souvenez-vous de l’incendie du Hindeburg le 6 mai 1937.

10 septembre 2010

Les dieux romains.*

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Les Romains ont adopté les dieux grecs et leurs légendes.
L'origine de la religion des premiers Romains reste imprécise en raison de l'assimilation d'une grande partie de la mythologie grecque et de nombreuses autres croyances.
Ils y retrouvaient, sous une forme littéraire, les légendes importées en Italie par Italiotes (XIe  s. av. J.-C.) et Étrusques (IXe s. av. J.-C.).
Ils vénéraient aussi les mânes (esprits des morts).
Les dieux romains ont leur personnalité propre et un dieu tel Jupiter est beaucoup plus près de notre conception de Dieu que ne l'est Zeus.
Les auteurs comme Cicéron et Sénèque parlent de la divinité de la même façon que l'ont fait les Pères de l'Église.
Augustin l'avait d'ailleurs remarqué et a dû affirmer que c'était la divine providence qui parlait à travers eux! (Domenico Fasciano).

20 juillet 2010

Le Cardinal de Richelieu

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Armand Jean du Plessis de Richelieu, cardinal, duc et pair de France, ministre de Louis XIII.

Né à Paris le 9 septembre 1585, il meurt le 4 décembre 1642.

Initialement destiné au métier des armes, il est contraint de rentrer dans les ordres afin de conserver à sa famille le bénéfice de l'évêché de Luçon.

Il devient secrétaire d’État en 1616 puis cardinal en 1622 et principal ministre de Louis XIII en 1624.
Il reste en fonction jusqu'à sa mort, en 1642 ; le cardinal Jules Mazarin lui succède.

La fonction exercée par Richelieu auprès de Louis XIII est souvent désignée par le qualificatif de premier ministre, alors que le titre n'existe pas à l'époque.

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Dans le grand théâtre du Puy du Fou, une place d'honneur est réservée au Cardinal de Richelieu.
Dans le grand couloir menant vers la grande salle, un tableau de Henri-Paul Motte représentant le siège de La Rochelle.
Mais, que nous rappel ce tableau ???

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Parmi les facteurs de troubles à l’intérieur du royaume de France, les protestants tiennent une bonne place selon Louis XIII et Richelieu.
Ces derniers décident donc de faire le siège de la ville afin d’infliger une défaite aux Huguenots et de détruire le pouvoir politique des protestants.
Grâce à des moyens importants, avec notamment la construction d’une digue limitant le passage des navires vers la ville, et malgré la résistance des habitants, La Rochelle tombera, affamée, quinze mois plus tard.
Après plus d'un an de siège, La Rochelle, ravagée par la famine, capitule devant le roi de France.
Richelieu exige la reddition des protestants sans condition.
Il entrera dans la ville le lendemain.

Le siège qui a débuté le 10 aout 1627, entrainera la mort de 19 000 Rochelais.

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En mémoire de cet évènement, l'entrée du port de La Rochelle est matérialisée par la bouée Richelieu.

16 septembre 2012

le Père de Montfort

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Né le 31 janvier dans la ville de Montfort près de Rennes, mort à St Laurent-sur-Sèvre le 28 avril 1716.
Prêtre, fondateur des Filles de la Sagesse des Prêtres Missionnaires, de la compagnie de Marie et des Frères de Saint Gabriel. Canonisé le 20 juillet 1947 par Pie XII.
Il est fêté le 28 avril.
Ordonné prêtre le 5 juin 1700.
Louis-Marie était en décalage avec son époque, sa simplicité, son désintéressement dérange.
Il doit surmonter de nombreuses difficultés.
Finalement il trouve appuis auprès de l'évêque de Poitiers et devient aumônier de l'hôpital général de Poitiers.
En 1711 le Père de Montfort est appelé par l'évêque de la Rochelle.
En 1713, il rédige la Règle des missionnaires de la Compagnie de Marie, un engagement par vœu de pauvreté de chasteté et d'obéissance.
En 1716, il débute sa dernière mission à St Laurent sur Sèvre.

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Souffrant d'une pleurésie, il meurt le 28 avril à l'âge de 43 ans.
On a dit que l'une des raisons pour laquelle les Vendéens se sont opposés aux tendances antireligieuses de la Révolution, 80 ans plus tard, c'est que leur foi avait été affermie par la prédication du Père de Montfort.
A l'heure actuelle, beaucoup se consacrent au Christ et à la Sainte Vierge selon la méthode du Père de Montfort, le plus illustre d'entre eux étant le Pape Jean-Paul II dont la devise " Totus tuus " (Je suis tout à Toi, ô Jésus en Marie) est empruntée au Père de Montfort.
Beaucoup demandent que le Père de Montfort soit déclaré docteur de l'Église.

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24 octobre 2016

Flamiche au maroilles*

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Cette recette venue du nord de la France constitue une excellente idée d'entrée ou de plat unique pour le diner.

Pour 6 personnes

la Préparation: 25 min - un repos de 15 min -cuisson: 50 min

• 250 g de farine
• 1/2 sachet de levure chimique
• 4 oeufs
• 12,5 cl de lait
• 1 pincée de sel
• 110 g de beurre ramolli
+ 30 g pour la garniture
• huile pour la jatte
• 180 g de maroilles
• 12,5 cl de crème fraîche
• 1 pincée de noix de muscade
• poivre

Mélangez la farine et la levure dans un saladier, ménagez un puits au centre et ajoutez 2 oeufs battus dans le lait tiède et le sel.
Mélangez le tout jusqu'à ce que vous obteniez une boule de pâte lisse, légère et collante.
Travaillez la pâte durant 5 minutes et ajoutez-y le beurre.
Retravaillez légèrement la pâte, puis étalez-la dans un moule à tarte à bord haut préalablement beurré.
Recouvrez la pâte de fines tranches de maroilles et de morceaux de beurre.
Versez sur la flamiche les oeufs restants battus dans la crème fraîche parfumée à la noix de muscade.
Poivrez. Laissez reposer 15 minutes.
Préchauffez le four (210°).
Faites cuire la flamiche pendant 50 minutes dans le four chaud.
Servez immédiatement.
Vous pouvez utiliser un autre fromage de type munster pour réaliser cette flamiche.
Le maroilles étant déjà un fromage très salé, il n'est pas indispensable d'ajouter du sel à la préparation.
Bon appétit.

28 septembre 2008

GAUFRE A LA CITROUILLE

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c'est dimanche, alors cuisinons.

Dans les campagnes 1 on cuisinait avec les moyens du bord.
Cette recette est diététique en plus.
1 tasse de farine complète
1 tasse de farine de maïs
3 cuillers à soupe sucre
2 c. à soupe de levure
4 blancs d'œufs
1 tasse de citrouille cuite en purée
25 cl de lait.
Dans un saladier, mélangez les farines, le sucre, la levure.
Battre les blancs en neige.
Ajouter la purée de citrouille au mélange de farine,
puis incorporez les blancs.
Bien mélanger le tout.
Un gaufrier bien chaud légèrement, huilé.
Vous avez remarqué pas de beurre, pas besoin.
Les gaufres ont l'avantage d'être craquantes.
Cette recette a testé par votre serviteur et croyez moi,
c'est très bon.
La confiture ou le chocolat mais est ce vraiment nécessaire ?

9 octobre 2010

CATHELINEAU

Cathelineau

Né au Pin-en-Mauges dans le départment du Maine-et-Loire, il exerçait la profession de colporteur, lors du déclenchement de la révolte en Vendée.
Il était aussi sacristain de sa paroisse.
Très pieux, il fut surnommé "Saint de l'Anjou", tellement son investissement était grand dans cette fonction.
Jacques Cathelineau est entraîné dans l'insurrection par son curé l'abbé Cantiteau.
C'est poussé par ce prêtre militant que Jacques Cathelineau qui avait alors trente-cinq ans, qui était père de famille et, par conséquent exempté de la levée proclamée par la Convention prit les armes.
Le 10 mars 1793, des jeunes gens du district de Saint-Florent-le-Vieil rassemblés pour tirer au sort, se soulevèrent contre l'autorité, battirent et dispersèrent la force armée, puis retournèrent tranquillement chez eux.
Cathelineau, instruit de ces événements, abandonne sa chaumière, rassemble ses voisins et leur persuade que le seul moyen de se soustraire au châtiment qui les attend est de prendre ouvertement les armes et de chasser les républicains.
Le 12 mars, il prit l'initiative de réunir tous les hommes valides de son village pour affronter les républicains.
Vingt-sept jeunes gens le suivent, s'arment à la hâte de tous les instruments qui leur tombent sous la main, et marchent sur Jallais, en sonnant le tocsin et en recrutant une foule de paysans qu'entraîne la voix de Cathelineau.
Arrivé devant Jallais le 13 mars, défendu par 80 républicains et une pièce de canon, il s'empare du poste et enlève la pièce.
Bientôt Chemillé le 14 mars est aussi emporté après une vive résistance.
Cet exploit exalte toutes les têtes, de nombreux renforts viennent encore accroître la troupe de Cathelineau. 
Dès le 14 mars, il compte déjà 3 000 hommes sous les armes, et avec l'aide de Stofflet il se présente devant Cholet où il est encore vainqueur.
C'est alors que l'importance toujours croissante de la révolte décida les Vendéens à choisir pour chefs Bonchamps et d'Elbée.
Cathelineau conserva sous ces chefs un rang important et une immense influence sur les paysans, et il combattit avec sa bravoure ordinaire à Vihiers, Chalonnes.
La campagne fut alors interrompue, les insurgés rentrant chez eux pour célébrer les fêtes de Pâques.
Le 9 avril, ses bandes étaient de nouveau sous les armes, mais il dut évacuer Chemillé et se retirer jusqu'à Tiffauges.
Avec trois mille hommes, il se joint à Nicolas Stofflet, prend avec lui Cholet, Vihiers et Chalonnes.
Il s'empara de Beaupréau le 23 avril et de Thouars le 5 mai.
Ayant repoussé à La Châtaigneraie le 14 mai, le général Alexis Chalbos, il fut battu à Fontenay le 16 mai, il prit sa revanche en occupant Montreuil-Bellay et Saumur le 9 juin 1793.
Après la prise de cette dernière ville, l'insurrection avait pris un tel degré d'importance que les chefs royalistes crurent devoir, pour assurer l'accord dans leurs opérations, confier le commandement à un seul.
Très aimé des troupes, il fut proclamé par Louis Marie de Lescure et Maurice-Louis-Joseph Gigot d'Elbée généralissime de l'Armée catholique et royale par l'assemblée des chefs vendéens le 12 juin 1793, une façon peut-être de flatter les masses paysannes qui constituaient l'essentiel de l'armée en mettant un de leurs représentants à leur tête.
Après avoir pris Angers sans difficulté le 23 juin, l'armée catholique et royale fut menée à l'attaque de Nantes, le 29 juin.
Le nouveau généralissime se présenta, devant la ville de Nantes, à la tête de 40 000 hommes, tandis que Charette devait le seconder avec 10 000 insurgés du Pays de Retz et du bas-Poitou.
Mais cette expédition était mal combinée, elle vint échouer contre les efforts des habitants et d'une garnison de 12 000 hommes.
Le 29, Jacques Cathelineau, qui attaquait la porte de Rennes, pénétra jusqu'à la place Viarme où un coup de feu, tiré d'une fenêtre, le blessa mortellement.
Voyant leur chef grièvement frappé, les Vendéens reculèrent et furent défaits.
Transporté mourant à Saint-Florent-le-Vieil, il y mourut de ses blessures le 14 juillet 1793.
Sa dépouille gît en la chapelle Saint-Charles à Saint-Florent-Le-Vieil (Maine-et-Loire). Son fils, Jacques-Joseph de Cathelineau fut anobli à la Restauration.
Son petit-fils, Henri de Cathelineau, était un officier pendant la Guerre franco-prussienne de (1870).

1 novembre 2023

Puyfolais

Puyfolais

Je suis un Puyfolais d'âme et de cœur...... et vous ?
Un simple "Puyfolais", sans nom, sans prétention...
Mais qui se plait à partager sa passion pour le "Puy du Fou" et sa grande histoire dans les pages de la France.....
Aux "Puyfolais" d'hier, d'aujourd'hui et de demain.....
Car être "Puyfolais", c'est défendre ses valeurs, ses origines, ses coutumes, son pays.. sans jamais juger les autres.
Puyfolais, c'est aussi être dans le vivre ensemble dans la paix, le respect et la dignité.
Puyfolais, c'est le partage de l'histoire.
Mais qui osera partager cette photo ?

17 octobre 2023

A toute Berzingue !

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Un beau livre que je viens de recevoir.
La présentation des villes s'organise sur le schéma suivant :  

1. Antiquité
2. Moyen-âge
3. Renaissance
4. Epoque Moderne
5. Epoque Contemporaine
6. Aujourd'hui

Agrémenté avec une "carte" des points importants expliqués,  un "Mon Petit détour" vers un point remarquable et présentation d'un "Portrait" célèbre de la ville exposée.
Je vous le recommande en lecture pour les longues soirées d'hiver et pourquoi ne pas préparer vos futures visites d'été à l'aide de ce livre.
Bonne lecture.

17 avril 2023

Le vieux Château

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Il y a quelques décennies, ce vieux château médiéval, était porté disparu depuis 500 ans, n'était inscrit sur aucune carte, était enfoui sous des tonnes d'éboulis et recouvert par un bois de châtaignier prolifique.
La forêt envahissante dissimulait presque tout, laissant cependant deviner, çà et là, des élévations importantes, des dépressions très marquées, qui donnaient à penser à des murailles écroulées, à des fossés à demi comblés.

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En contrebas, un maigre ruisseau s'étire dans un vaste lit de rivière, barré par une légère surélévation.
Sans doute une chaussée moyenâgeuse retenant les eaux d'un petit étang, élément dissuasif complétant la défense d'une enceinte primitive !!!
Ici le temps n'a plus d'âge...

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Le plus beau résultat est, sans conteste, d'avoir découvert, mis au jour, consolidé et mis en valeur des ruines médiévales qui témoignent d'un habitat seigneurial, de faible importance, mais utilisant toutes les ressources de la défense militaire de l'époque, dans un coin reculé de campagne, à l'abri d'un repli de terrain surélevé.

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Le résultat du travail du Club Archéologique du Puy du Fou a été récompensé en 1984 par l'obtention du Premier Prix au Concours Régional des Chantiers de Bénévoles, organisé par la Caisse Nationale des Monuments Historiques et des Sites.

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Un autre résultat, et non des moindres, a été notre contribution au classement de cette enceinte fortifiée comme Monument Historique, par arrêté en date du 31 août 1986.
Cette découverte est ainsi inscrite définitivement au patrimoine culturel de la France.

22 décembre 2022

Une idée de cadeau.

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Un ouvrage très bien réalisé (en français et anglais), facile à lire et très bien illustré.
Le tout couronné d'une mise en page originale et d'un format hors du commun..
Les éditions Beaufort remercient Nicolas de Villiers et le Puy du Fou, Olivier du Boucheron et le Souvenir Vendéen, le Conseil départemental de la Vendée et notamment Xavier de Moulins et Jean-Daniel Ménard, Claude de Puystory, et Nicolas Delahaye pour leur précieux soutien dans la réalisation de cet ouvrage.
Grâce à eux, l'Histoire vendéenne rayonne aujourd'hui en France et par-delà nos frontières.

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© Éditions-Beaufort, Paris, 2019
Responsables édition: Alexis Robin et Aymeric de Rougé
www.editions-beaufort.com
Textes: Paul Bridier
Conception graphique & réalisation: David Cosson - dazibaocom.com
Traduction: Nathalie Findlay
Relecture: Iris Bridier

En vente sur la :  FNAC ,  Leslibrairies.fr

24 juin 2022

Le Labyrinthe

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Parmi les créations des jardiniers du Puy du Fou, le labyrinthe.
Un vrai challenge, avec comme toujours, l'imagination créative et exigeante des responsables pour sa conception.

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Un ensemble de 2500 mètres carrés en deux parties avec une passerelle avec des végétaux assez denses, et diversement mélangés dans les espèces, pour que cela soit à la fois mystérieux, beau, et que le public ne passe pas à travers les buissons pour gagner du temps dans leurs interrogations.

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Les labyrinthes dans les parcs sont souvent constitués d'ifs.
C'était déjà autrefois un espace de secrets et de jeux.
Le labyrinthe du Grand Parc est unique, sur treillage de bois, avec beaucoup d'arbustes et de plantes grimpantes allant jusqu'à quatre mètres...

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Il y a aussi des animaux farceurs subtilement placés attendant les  réactions imprévisibles des visiteurs.
Le public est soit un peu perdu, soit un peu déconcentré, mais à la sortie ravi par une belle vision végétale et un parcours particulier au sein du Grand Parc.

27 janvier 2021

Le Laser.

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LASER "ln french in the texte". Light Amplification by Simulated Emission of Radiation.
D'après EINSTEIN (1917), il s'agit d'un amplificateur de lumière spéciale doté d'un système d'amplification par émission stimulée de rayonnement dans le spectre visible.
L’histoire du laser commence avec un des trois articles que publia Albert Einstein en 1905, celui qui propose une explication de l’effet photoélectrique et introduit la quantification de la lumière en photons.
Ces particules (quanta) d’énergie l’aidèrent à ériger sa théorie de 1917 où il explique les phénomènes d’émission spontanée, d’émission stimulée et d’absorption.
La première démonstration expérimentale fut faite en 1954 par Basov et Prokhorov avec leur M.A.S.E.R. (Microwave Amplification by Stimulated Emission of Radiation), à ceci près qu’ils utilisaient une radiation dans le domaine des micro-ondes et non dans le domaine optique.
Le premier LASER a été fabriqué, dans un petit laboratoire industriel à Malibu en Californie par Theodore Maiman en mai 1960, avec un système de rubis pompé par des lampes flash (inspiré par Kastler et son pompage optique, 1950).
Furent élaborés ensuite le premier laser à gaz (Javan des Bell Labs en 1961) et l’ancêtre du laser à semi-conducteurs, mis au point par quatre équipes indépendamment (Hall, Holonyak et Bavacqua, Nathan, et Quist, en 1962).
Puis vint le temps des récompenses avec l’attribution de deux prix Nobel : à Townes, Prokhorov et Basov pour leurs travaux sur le laser (1964) et à Kastler pour ses travaux sur le pompage optique (1966).
Plus récemment, S. Chu, Claude Cohen-Tannoudji (également Académicien des sciences) et William D. Phillips ont obtenu un prix Nobel en 1997 pour le développement de méthodes servant à refroidir et piéger des atomes avec la lumière laser.
La recherche sur les lasers est plus que d’actualité et les chercheurs continuent à imaginer les applications que vous utiliserez peut-être dans quelques années…
Un LASER est l’association d’un amplificateur optique et d’une cavité optique composée de deux miroirs (dont l’un est partiellement réfléchissant).
En clair, dans un tube une lumière est émise à partir de l'excitation d'un gaz par une énergie électrique.
Cette lumière y est concentrée et amplifiée.
La couleur du rayon varie suivant la nature du gaz à l'intérieur du tube.

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L'intensité du faisceau est très forte.
Cela tient au fait que toute la lumière produite est concentrée en un point et la dispersion est très faible.
Le diamètre du rayon à la sortie du tube est de 1,58 mm.
A la différence, la lumière produite dans une ampoule d'éclairage domestique est diffusée dans toutes les directions, ce qui permet d'y voir clair !
De nos jours, le laser est utilisé dans de nombreux secteurs d'activité : travaux publics, médecine, instrumentation et mesure, industrie, recherche, spectacle, et show laser...,
En médecine pour des traitements ophtalmologiques, chirurgie (scalpel de précision), désobstruction des artères, dermatologie : traitement de verrues, tâches, traitement de tumeurs.
Dans l’industrie pour la découpe de matériaux ou pour la mesure de distances avec une précision remarquable (ex : distance Terre-Lune).
Présent dans la vie de tous les jours, c’est lui qui permet de lire des DVD ou les codes-barres au supermarché.

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En ce qui concerne la partie spectacle, de nombreux effets sont possibles avec l'utilisation de miroirs, de lentilles, de fibres optiques, de systèmes de graphismes (écriture, dessins figés ou animés).
Au moment de sa découverte, le laser fait naître les espoirs les plus fous, inspirés de la science fiction et il se présente comme la solution magique à bien des problèmes : utilisation pour faire fondre les dangereux icebergs, remplacement du réseau téléphonique par un rayon laser, transport des hautes tensions continues supérieures au million de volts ( ?)...
Laissant de côté ces applications fantaisistes (ou, pour ce qui concerne les télécommunications, prématurées), certains voient dès 1965 le réel intérêt du laser comme bistouri de lumière pour les applications médicales, comme potentiel outil permettant d'obtenir la fusion nucléaire, comme découpeur de précision pour les métaux, ou comme moyen de stocker l'information (les CDs) et d'obtenir des images en relief (l'holographie).

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Il est amusant de remarquer que le laser ne fut pas inventé en réponse à un besoin exprimé par l'industrie, la communauté scientifique ou le grand public, contrairement à la plupart des inventions majeures du XXème siècle. 
Dans les premières années suivant sa mise au point, le laser est un sujet de railleries pour bon nombre d'industriels.
Le laser est quant à lui sorti de nulle part et personne n'en 'avait besoin".
Personne n'attendait son invention pour l'appliquer à quoique ce soit de réellement utile.
Inutile de préciser que l’histoire a donné tort à cette première réaction.
Aujourd’hui, le laser et la fibre optique sont au cœur des télécommunications mondiales.
Ils permettent de transmettre rapidement des informations sur toute la surface de la planète.
Les différents types de laser peuvent être classés en fonction de la nature du milieu amplificateur : gazeux, liquide (colorant) ou solide.

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Un laser se définit par 2 éléments fondamentaux :
1. Un milieu amplificateur : celui-ci peut être de différents types (gaz, plasma, solide voire liquide).
Dans ce milieu, on trouve des atomes, molécules, ions ou électrons dont les niveaux d'énergie sont utilisés pour accroître la puissance d'une onde lumineuse au cours de sa propagation.
2. Un système d'excitation du milieu amplificateur (aussi appelé système de pompage).
De la lumière est injecté dans le dispositif fabriquant le laser, ce qui augmente la quantité de lumière.
Par une réaction en chaîne, cela amplifie la libération de lumière.
Puis, par un jeu de miroirs, les émissions sont encore enrichies en énergie.
Tous les rayons qui sortent alors par l'extrémité du laser sont identiques : même direction, même forme des ondes.

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Le laser est donc très puissant et très fin.
Le système de pompage ou injection de lumière peut être de différente nature.
Pompage optique (le soleil, lampes flash, lampes à arc continues ou lampes à filament de tungstène, diodes laser ou autres lasers...), électrique (décharges dans des tubes de gaz, courant électrique dans des semi-conducteurs ...) ou même chimique.

24 février 2021

L’église du VIEUX-POUZAUGE.*

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Si pittoresque dans son cadre de cyprès, avec son lourd clocher, ses étroites fenêtres, son dallage de pierres tombales, mais bien délabrée, ses murs verdis, ses voûtes fissurées… fut d’abord un prieuré fondé par les moines de Luçon ou de Saint-Michel en l’Herm.
De prieuré Saint-Jean, elle devient prieuré Notre-Dame ensuite église Notre Dame.

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On est tenté d’en faire un édifice de la première époque romane, et cependant certains détails incitent à la rajeunir quelque peu, ne seraient-ce que sa construction en moellons de moyen appareil impeccablement alignés et ses arcs en tiers-point accentué.

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On n’a aucune donnée sur le plan primitif du chœur, cependant l’Église primitive apparaît dans les archives entre 1047 et 1118 comme la première église de Pouzauges.
Mais il est bien évident que la travée extrême, avec la grande baie ogivale à rainures du chevet et les baies latérales est une construction du XIVe ou XVe siècle.

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La voûte en berceau est d’une époque antérieure.
C’est un édifice en forme de croix latine, le chœur très profond étant fortement incliné vers le Nord.
Le transept, au centre du monument, supporte le clocher.
Dans les croisillons s’ouvrent les absidioles, simple travée chacune, l’une semi-circulaire, l’autre à chevet droit.
La nef est éclairée par de longues baies en lancettes très étroites.

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Toute la construction (chœur, nef, croisillons, transept) est recouverte de voûtes en berceau brisé.
La décoration est sommaire, à peine quelques corbelets aux figures grimaçantes ou quelques chapiteaux ornés de feuillages grossièrement sculptés.
Le clocher est une tour carrée dominant hautement l’église de sa double rangée d’arcatures.

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Les inférieures sont aveugles, mais la rangée supérieure présente dans chacune de ses faces une ouverture cintrée médiane, flanquée de deux plus petites placées à un niveau plus élevé.
L’ensemble, suivant les dires de R. Vallette et L. Charbonneau-Lassay, forme un des moins lourds et des mieux proportionnés parmi ces clochers carrés, sobres et sévères comme des donjons, que l’architecture monastique répandit dès le XIe siècle dans tout le Bas-Poitou et qui furent si souvent copiés depuis.

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Cette église est remarquable aussi par le nombre considérable de pierres tombales (99) qui forment le pavage.
Ces dalles proviennent du cimetière qui entourait l’église.
Aucune autre église n’en est aussi riche.
Taillées et sculptées dans le dur granit du pays, elles ont traversé les siècles, leur relief à peine émoussé par le temps.

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Les plus anciennes remontent au XIIIe siècle.
Certaines ne portent qu’un symbole rappelant la qualité du défunt : bouclier, épée, lance, ou bien calice, missel ouvert, croix plus ou moins ornée, ou encore un simple outil…
D’autres, qui sont en général plus récentes et ne remontent guère au-delà du XVIe siècle, sont décorées d’épitaphes ou de blasons.

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On peut voir aussi un superbe lavabo liturgique d’allure Gothique.
Enfin, une découverte assez récente (1948) vient de rehausser encore l’intérêt de cette vénérable église.
Classée Monument Historique, cette église est l’un des rares édifices à avoir conservé des traces de polychromies apportant une preuve supplémentaire que cette église, comme toutes les autres églises étaient peintes en polychromie à l’intérieur.

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Des peintures murales ont été mises à jour dans le mur Nord de la nef, racontant l’histoire de S. Joachim, d’après les Évangiles, Ancien Testament et des textes apocryphes, l’apparition de l’ange, la rencontre d’Anne et de Joachim sous la Porte dorée et la Présentation de Marie au Temple…
Une frise sépare ces scènes d’un registre supérieur montrant les travaux des saisons, mai, juin, juillet, août…

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Il s’agissait d’attirer les fidèles par les images.
Elles devaient enseigner les grands préceptes bibliques aux fidèles qui étaient dans l’incapacité de lire en leur rappelant sans cesse leurs devoirs envers l’Église.

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14 novembre 2020

La Citadelle

5ème hôtel thématisé du Puy du Fou, "La Citadelle" vous promet un séjour insolite en famille ou entre amis.

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Franchissez la herse de notre hôtel "La Citadelle" et entrez au cœur du Moyen-Âge !

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Derrière les remparts, passez une nuit sous la protection des chevaliers du Puy du Fou.

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Ses coursives pavées, sa majestueuse porte et son potager de plantes médicinales vous transporteront à coup sûr au coeur du Moyen-Âge.

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28 novembre 2020

Les Îles de Clovis

Vivez un séjour insolite au Puy du Fou au sein de l'hôtel thématisé "Les Iles de Clovis", entièrement posé à la surface de l'eau et construit sur pilotis.

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Au cœur de 7 hectares de nature, cette cité lacustre unique vous transporte à l'époque Mérovingienne où les huttes aux toits de chaume abritent des chambres familiales tout confort et prolonge votre voyage dans le temps.

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27 juin 2020

Le Secret de la Lance. *

Vibrez devant la bande annonce du "Secret de la Lance", un des grands spectacles épiques du Puy du Fou aux cascades et effets spéciaux à couper le souffle.

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Une épopée chevaleresque sur une musique de Carlos Nuñez.

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Après le départ des chevaliers, Marguerite va devoir découvrir le secret d'une lance aux pouvoirs fantastiques pour enchanter les remparts du château.

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Durant les 29 minutes de ce grand spectacle à la mise en scène grandiose, laissez-vous surprendre par la magie d'effets spéciaux à couper le souffle et les cascades équestres des chevaliers du Puy du Fou au rythme d'une musique originale !

27 juillet 2021

La machine à coudre.*

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Vers 1700, la Renaissance voit des vêtements très élaborés et ornés.
A ce moment-là, pourtant, tout est fait à la main.
S'il devrait y avoir une nécessité, c'était bien une machine à coudre. 
L'Allemand Charles Weisenthal (1726-1789), qui en 1755 a vécu en Angleterre, a inventé une aiguille avec le chas au milieu et à chaque extrémité une pointe.
D'autres, comme Josef Madersperger (1768-1850) et John James Greenhough (1812-1908), ont utilisé aussi cette aiguille.

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Ces aiguilles sont aujourd'hui toujours utilisées dans l'industrie de la broderie
En 1790, l'ébéniste anglais Thomas Saint présentait une demande de brevet pour une machine à coudre en bois capable de faire un point de chaînette.
Saint Thomas est considéré comme l'inventeur de la machine à coudre.

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Son point de chaînette à la machine a été conçu pour une utilisation dans les ateliers pour la fabrication de chaussures et de bottes, le travail le plus intensif.
En 1800 Balthazar Krems de Mayen (1760-1813), Allemagne, fabricant de bonnets de nuit invente le point de chaînette extensible.
Il a utilisé en premier une aiguille avec le chas à la pointe de l'aiguille.

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Il était le premier à obtenir la boucle du point de couture à l'envers du tissu.
Entre 1814 et 1851, de nombreux brevets seront déposés et sera une période de modernisation des machines coudre.
Mais, la machine à coudre fut réellement créée en 1830 par le premier brevet de "mécanique à coudre".
Faite de bois et ne disposant que d’un seul fil, la machine à coudre ne faisait qu’un point de chainette et à une vitesse de 200 points minute.
Autant dire que les couturières de l’époque n’avaient pas encore de quoi se réjouir. 
La machine à coudre telle que nous la connaissons prend ses origines plus tard en 1834 par l’utilisation d’une navette (canette) et donc de deux fils pour la couture.
En 1834 Walter Hunt (1796-1859), (concepteur de l'épingle de sureté et le premier stylo), réussi, au moyen d'une navette et pour la première fois dans l'histoire, de faire un point droit comme on le connait aujourd'hui, de se former.

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Il est le fondateur du principe de la couture, avec 2 fils un fil supérieur et un fil inférieur.
En France, la manufacture de machine à coudre fut prospère et on retrouve des noms industriels tels que Peugeot parmi ces fabricants, faisant gagner en 1878 la légion d’honneur à Benjamin Peugeot (1833-1905).
Entre 1851 et 1860, Georg Michael Pfaff (1823-1893), un confectionneur d’instruments, fabriqua sa première machine à coudre et fonda l’usine de machine à coudre G.M. Pfaff à Kaiserslautern, en Allemagne.
Aujourd’hui la marque de machine à coudre PFAFF continue de marquer l’histoire comme fabricant de machines à coudre de haute précision.
Les machines à coudre PFAFF, sommet de l’ingénierie et du design allemands, sont les machines de précision de haute qualité que les couturières du monde entier souhaitent posséder.

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La marque PFAFF est forte d’un héritage de couture de plus de 150 ans qui crée un climat de développement continu et la conception de machines de couture et de broderie de haute qualité.
Au lendemain de la guerre, les machines à coudre fabriquées en Europe (Pfaff) étaient fabriquées en acier issu directement des véhicules blindés hors services et abandonnés par les armées, mais également des obus présent partout en Europe. 
Lourde mais robuste, ces machines à coudre n’étaient capables en générale que de faire du point droit et du zig zag avec largeur fixe de point.
Les possibilités de réglages sur ces points ne sont apparues que bien plus tard.
En tant que perfectionnistes de la couture, les machines PFAFF sont le catalyseur créatif des couturières passionnées et permettent d’obtenir des résultats de haute qualité dans tous les aspects de la couture.

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Réputées pour leurs perfectionnements techniques et leur précision, les machines à coudre et à broder PFAFF inspirent la perfection aux couturières.
Aujourd’hui il n’existe plus que quelques marques de machines à coudre telles que Brother, Elna, Bernina, Pfaff, Babylock, Singer, Husquvarna, Janome.
Toutes utilisent le système de machine à deux fils avec point noué.
Cette banalisation de la machine à coudre, qui fut en son temps un immense pas en avant dans l’industrie du textile, ne doit pas pour autant faire oublier qu’une machine à coudre s’entretient et qu’il faut en prendre soin. 

30 octobre 2020

Peut-être un jour… à la gare…*

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Août 1914…, le temps des moissons.
Pantalon garance et "fleur au fusil", nos "petits soldats" partent défendre le pays.
Promis, ils seront rentrés pour les vendanges.
Ils seront partis pour quatre ans.
"DEBOUT, FEMMES FRANÇAISES… "
Cet appel est lancé par le Président du Conseil des ministres, René Viviani aux lendemains de l’entrée en guerre de la France…
Il ajoute "Remplacez sur le champ du travail ceux qui sont sur les champs de bataille".
Et les femmes, pendant que les hommes sont "enterrés" dans les tranchées creusées de la Mer du Nord à la Suisse, vont relever le défi et "faire tourner la boutique".
Toute la population féminine va s’investir dans "l’effort de guerre".

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Dans la France essentiellement rurale de la "Belle Époque", les paysannes seront les premières à retrousser leurs manches.
A la ferme, celles qu’on appelle "les gardiennes", rentrent les moissons, soignent le bétail, conduisent les machines, pressent le raisin (il faut penser au "pinard" du soldat", tirent la charrue), puisque les chevaux sont réquisitionnés par l’armée.
Dans les villes et les villages, les Françaises prennent le chemin des bureaux, des banques, de la fonction publique… Elles deviennent factrices, institutrices, "tambours de ville"…
A Paris, on rencontre même des "tueuses" aux abattoirs de La Villette…

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Non seulement, les femmes remplacent les hommes dans leurs travaux de "temps de paix", mais elles vont travailler pour équiper et ravitailler les armées…
Elles cousent inlassablement des uniformes, confectionnent des millions de chaussures pour ceux qui sont au Front (une paire dure à peine deux mois dans la boue des tranchées !).
Aucun travail pénible ne les rebute…
Certaines deviennent "obusettes" ou "munitionnettes" dans les aciéries.
La position debout face au tour toute la journée, les jets d’huile rendent cette tâche particulièrement difficile.
Les ouvrières sont appelées "cheveux verts" tant les émanations de sulfate de cuivre sont importantes.
La journée à l’usine atteint dix à treize heures, parfois quatorze…

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Les équipes fonctionnent jour et nuit et même le dimanche.
"Si les femmes qui travaillent dans les usines s’arrêtaient seulement vingt minutes, les Alliés perdraient la guerre" assure le maréchal Joffre.
Malgré ces belles paroles et les promesses de Gascon du ministre du Travail, Albert Thomas, "à travail égal, salaire égal", les travailleuses sont payées moitié moins que les hommes…
Pendant quatre ans, les hommes, les femmes, chacun de leur côté, doivent "tenir"… sans cesse "tenir"…
Les hommes, au Front, sont bloqués dans les tranchées pendant la longue "guerre de position".
De décembre 1914 à mars 1918, ils souffrent de cette guerre d’usure.
Ils doivent résister à la pluie, à la boue, au froid, aux poux, aux rats et puis, à la peur.
La peur de l’attente, la peur de l’assaut, la peur des gaz…

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Quand les poilus ont droit au repos, ils sont cantonnés dans des villages détruits, trop près des lignes de feu pour pouvoir reconstruire leurs forces.
Ces hommes épuisés ont souvent le sentiment d’être "oubliés par l’Arrière" qui n’a pas pris assez conscience de l’ampleur des sacrifices consentis.
Peut-être, qu’effectivement, pendant les deux premières années de la guerre, les populations civiles n’ont pas pris toute la mesure de ce qu’enduraient les soldats, surtout à cause de l’État qui avait si bien organisé la censure du courrier, de la Presse sans oublier le "bourrage de crâne".
Ainsi, on pouvait lire dans Le Journal, en novembre 1915 :
"Je reviens du Front, je Les ai vus et j’en tremble encore.
Je rentre d’un monde idéal.
Quand je suis monté vers Eux, je Les plaignais.
Quand j’en reviens, je Les envie".

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Ou encore,
Dans l' "Écho de Paris" de mai 1916 :
"A propos de Verdun, nos pertes ont été minimes"
190000 hommes sont morts et 216000 ont été blessés…
Ils ont reçu vingt et un millions d’obus tirés par l’ennemi".
Sans commentaire…

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Peu à peu, on connaîtra les affreuses conditions de vie des tranchées et les soldats sauront que ceux de l’Arrière, notamment les femmes et les enfants, connaissent aussi des années noires.
Pendant toute la durée de la guerre, le Nord de la France connaît une occupation très dure par une armée en guerre qui prélève une grande partie de sa nourriture sur les habitants, les réduisant à "la portion congrue".

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Les dix départements envahis sont dans la zone des combats, l’artillerie des deux camps bombarde.
289000 maisons détruites, 420000 endommagées, sans compter les hectares de terres "labourées" par les obus.
Dans cette zone, la répression est lourde pour la moindre incartade, des otages sont exécutés…
Dans toute la France, la vie est chère, très chère.
Les prix augmentent de 20 % en 1915, de 35 % en 1916, 120 % en 1918 (les salaires en 1918 n’augmentent que de 75 % !).

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A cette montée vertigineuse des prix qui épuisent les ressources des familles, s’ajoutent les différents emprunts d’État pour la "Défense nationale".
Ils seront tous couverts, mais bien des familles en sortiront ruinées.
Certaines femmes donneront leurs bijoux et même leur alliance…
Le ravitaillement devient un casse-tête, les restrictions s’appliquent sur certains produits, pourtant de première nécessitée comme le sucre, pain, viande, charbon…

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Les boutiques sont fermées deux à trois jours par semaine, tellement la pénurie est grande.
Le système "D" s’installe.
On se met partout à l’agriculture et la moindre parcelle de terrain est exploitée.
A Paris, les vaches broutent sur l’hippodrome de Longchamp, les cultures maraîchères investissent le parc de Versailles, les haricots et les carottes poussent au Luxembourg.
Les plus beaux choux se récoltent dans les jardins de la Bibliothèque Nationale.
Au Mans, à Rennes, à Bordeaux, à Lyon, toutes les grandes villes mettent leurs jardins publics en culture.
Chaque école, chaque usine de France a son coin de terre ensemencée…

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Et puis, pour ne rien perdre, on pratique "l’art d’accommoder les restes".
Voici un repas "gastronomique" très en vogue dans les restaurants à la mode : croûtes de moelle végétale (?), joues de bœuf aux croquettes d’orties, fanes de carottes à la crème, cosses de petits pois à la française, gâteaux aux écorces de fruits, le tout arrosé de vin de frêne, de piquette d’orge et de chiendent…
Une dernière calamité afflige les civils.
La fameuse grippe que l’on surnomma (on ne sait pas trop pourquoi) "espagnole".
Elle apparaît en France, en avril 1918 et frappe en trois vagues.
Une première assez bénigne et deux particulièrement meurtrières en septembre, octobre, puis en décembre… feront 100000 morts.

3 avril 2024

Jean de la fontaine au puy du fou

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"Le monde imaginaire de La Fontaine" est une expérience interactive dans un jardin extraordinaire couplé avec un labyrinthe pédago-ludique qui fera découvrir aux enfants l'univers fantastique du grand homme du XVII ème siècle.
Vous vous retrouvez au milieu des animaux des célèbres fables et des arbres qui parlent, les statues se réveillent et les surprises s'enchaînent sur votre passage.

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Jean de La Fontaine est né le 8 juillet 1621 à Château-Thierry, et mort le 13 avril 1695 à Paris.
Après avoir suivi, des études de théologie et de droit, il hérite de la charge de maître des Eaux et Forêts de son père.
L'histoire littéraire retient principalement les Fables et dans une moindre mesure les contes licencieux.
("Contes et nouvelles", d'inspiration libertine, qui lui valent ses premiers grands succès, mais qu'il reniera pourtant à la fin de sa vie).
Une série de fables est publiée en revue entre 1689 et 1692, qui est rassemblée en 1693 avec des inédites et celles de 1685, dans un ultime recueil.
Poète, moraliste, dramaturge, librettiste et romancier, Jean de La Fontaine donnera ses lettres de noblesse à la fable, genre populaire et rustique par excellence car 'plaire' et 'instruire', telle était sa devise.

14 août 2006

honneur au createur du Puy du fou

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Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon, plus connu sous le nom de Philippe de Villiers, est un homme politique français, né le 25 mars 1949 à Boulogne (Vendée).
Issu d'une famille normande anoblie par lettres patentes en 1595, Philippe de Villiers est marié et père de sept enfants.
L'un de ses ancêtres directs,
Léonor Le Jolis de Villiers, fut maire de Saint-Lô, puis député (conservateur) de la Manche sous la Restauration.
Son père, Jacques de Villiers (1913-2000) est le fils de Louis le Jolis de Villiers, capitaine "mort pour la France" le 10 septembre 1914.
Il est né en Lorraine et il y est élevé par la famille de sa mère (les Saintignon) dans laquelle il est officiellement adopté.
Il a été compagnon d'armes de Jean de Lattre de Tassigny.
Installé en Vendée après son mariage, Jacques de Villiers devient maire de Boulogne de 1947 à 1983 à la suite de plusieurs membres de la famille de son épouse.
Il est également conseiller général des Essarts, vice-président du conseil général de la Vendée de 1973 à 1987, et conseiller régional des Pays de la Loire jusqu'en mars 1992.
Il guide les premiers pas de son fils en politique.
L' ADIMAD (Association pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l'Algérie française), qui maintient le souvenir de l'OAS, revendique Jacques de Villiers parmi ses "camarades" disparus.
Jacques de Villiers fut en effet impliqué en 1962 dans le réseau OAS-Ouest dirigé par Horace Savelli.

Après des études au collège Saint-Joseph de Fontenay-le-Comte, Philippe de Villiers obtient une maîtrise de droit public (obtenue à Nantes en 1971) et le diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris.
Elève de l'ENA de 1976 à 1978 (promotion Pierre Mendès-France), il intègre le corps préfectoral à la sortie de l'école en étant nommé directeur de cabinet du préfet de la Charente-Maritime.
Entre-temps, il aurait été brièvement proche de la Nouvelle Action royaliste, branche dissidente de la Restauration nationale.

Sous-préfet de Vendôme (Loir-et-Cher), il demande une mise en disponiblité au lendemain de la victoire de François Mitterrand aux élections présidentielles de mai 1981, pour ne pas servir un pouvoir de gauche avec lequel il se dit en profond désaccord.
Il devient alors délégué général de la Chambre régionale de Commerce et d'Industrie des Pays de la Loire.

En novembre 1981, tirant profit de la décision de François Mitterrand d'autoriser les radios libres, il crée aux Herbiers la station Alouette FM, avant d'en laisser la présidence à son frère Bertrand. En 1982, il fonde Alouette Hebdo.
Puis, en 1984-1985, il démissionne de l'administration après avoir créé en 1983 une école privée de communication, Sciences Com', initialement fondée sous l'appellation de Fondation pour les arts et les sciences de la communication.

Il est le créateur en 1977 du spectacle du Puy du Fou, sur le site du château du même nom, que le Conseil général de la Vendée achète au prix du terrain (800 000 francs pour 30 hectares).
Il y met en scène une « cinescénie », qui devient rapidement le plus grand spectacle son et lumière en France.
Tous les vendredis et samedis soir d'été, des bénévoles retracent l'histoire de la Vendée et du château du Puy du Fou.
On y voit notamment des scènes du conflit vendéen lors de la Révolution française.
Le spectacle est un succès populaire.
Il accueille 1 million de spectateurs par an, et il s'est doublé depuis 1989 d'un parc d'attractions ("Le Grand Parc") doté de nouveautés chaque année.
Celle de 2006 est un grand théâtre équestre (3000 places assises) où se déroulera un spectacle de cape et d'épée intitulé "Mousquetaire de Richelieu".

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Carrière politique
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Philippe de Villiers adhère au Parti républicain en 1985.
En 1988, il est nommé "délégué national, chargé des milieux culturels et des relations avec la jeunesse" de l'UDF.
Il crée son propre mouvement en 1991, Combat pour les valeurs, quitte l'UDF en 1994, et fonde alors le MPF, - Mouvement pour la France -, parti politique de droite souverainiste.

Son évolution conduit Philippe de Villiers à se revendiquer aujourd'hui comme étant en dehors du système politique qu'il nomme, à l'instar de Jean-Marie Le Pen, le "système UMPS".
Cette position lui est toutefois vigoureusement contestée par le Front national, qui ne cesse de pointer la constance des alliances politiques du MPF avec le parti chiraquien, l'UMP, et avec l'UDF, au niveau des collectivités locales et régionales.

Sur le plan des idées politiques, Philippe de Villiers se situe dans la ligne d'un catholicisme réfutant le modernisme de l'Église.
Il a défendu l'inscription de la référence à l'héritage chrétien dans le projet de constitution européenne.
Il dénonce aujourd'hui ce qu'il appelle l'islamisation de la société française et le communautarisme lors de son discours de déclaration de candidature pour l'Elysée, le 11 septembre 2005.
Il a par ailleurs investi comme n°2 du MPF Guillaume Peltier, ancien directeur national du Front national de la jeunesse (FNJ) et ancien militant du Mouvement national républicain (MNR), passé au MPF dès 2001.


De 1986 à 2000 :

Philippe de Villiers entre véritablement en politique à l'occasion des élections législatives de mars 1986, qui verront la victoire de la droite et qui conduiront François Mitterrand à nommer Jacques Chirac au poste de Premier ministre, inaugurant ainsi la pratique de la cohabitation.
En effet, Philippe de Villiers apparaît alors comme candidat de la liste d'Union pour la Vendée composée dans le cadre d'une alliance du RPR et de l'UDF.
Le scrutin de liste à la proportionnelle donne 3 élus sur 5 à cette Union pour la Vendée.
Philippe de Villiers, 4e de la liste, n'est pas élu, et il doit donc se contenter d'être suppléant.

En dépit de cet échec, la notoriété qu'il a acquise comme créateur de la "cinescénie" du Puy du Fou lui vaut d'être aussitôt nommé secrétaire d'État auprès du ministre de la culture et de la communication dans le Gouvernement Jacques Chirac.
En juin 1987, le décès de Vincent Ansquer, député de la Vendée et ancien ministre RPR, donne à Philippe de Villiers, toujours suppléant, la possibilité d'entrer à l'Assemblée nationale.
Pour ce faire, il lui faut démissionner du Gouvernement, où il se trouvait d'ailleurs en désaccord avec son ministre de tutelle, François Léotard. Cultivant son ancrage local, il entre au Conseil général de la Vendée, où il succède également à Vincent Ansquer, cette fois comme représentant du canton de Montaigu.

Lors de la campagne présidentielle qui s'ouvre peu après, il soutient, en compagnie de Charles Millon, le candidat UDF Raymond Barre.

A la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale consécutive à la réélection de François Mitterrand le 8 mai 1988, Philippe de Villiers devient le 11 juin, le député le mieux élu de France : 74,56 % dès le premier tour contre la socialiste Claudette Adam.

En octobre 1988, Philippe de Villiers est élu à la présidence du Conseil général de la Vendée.
En 1990, Philippe de Villiers prend une part active dans la révélation de l'affaire Urba. Lors des élections européennes de 1994, il mène une ligne souverainiste avec le juge Thierry Jean-Pierre et le magnat Jimmy Goldsmith.
Arrivé 3e en récoltant 12,34 % des suffrages, son groupe envoie 13 députés à Strasbourg.
Philippe de Villiers démissionne de ce mandat en 1997 pour se présenter aux élections législatives.
Il est réélu au 1er tour avec 68,35% des suffrages dans sa circonscription vendéenne.

En 1995, Philippe de Villiers est candidat aux élections présidentielles.
Il n'obtient que 4,7 % des voix, n'ayant ainsi pas droit au remboursement de ses frais de campagne.
Il doit alors solliciter des contributions financières par une campagne de publicité télévisée pour rembourser ses importantes dettes de campagne. Il appelle à voter Jacques Chirac au deuxième tour pour faire obstacle aux candidats de gauche.

Aux législatives de 1997, il s'allie à Olivier d'Ormesson : le MPF présente des candidatures communes avec le CNIP, sous l'étiquette LDI (La droite indépendante).
Lors des régionales de l'année suivante, il fait partout liste commune avec le RPR.

En 1999, il noue une alliance avec Charles Pasqua, qui entre en dissidence avec le RPR et avec qui il crée le RPF.
Aux élections européennes du 13 juin, la liste Pasqua-Villiers arrive, en France, en tête de la droite, devant celle du RPR et de DL emmenée par Nicolas Sarkozy.
Avec 13,05 % des suffrages, la liste Pasqua-Villiers obtient 13 sièges et Philippe de Villiers est réélu député européen.
Le MPF fusionne avec le RPF. Philippe de Villiers ne siège toutefois que cinq mois au Parlement européen, préférant revenir à l'Assemblée nationale.

De 2000 au référendum sur le projet de Constitution européenne en 2005 :

En 2000, Philippe de Villiers quitte le RPF, dont il dénonce la gestion par Charles Pasqua, et recrée le MPF, puis le mouvement de jeunesse qui y est associé, les Jeunes pour la France (JPF), le 30 juin 2001.

En février 2002, il annonce qu'il ne sera pas candidat aux élections présidentielles d'avril 2002, officiellement pour ne pas "ajouter la division à la division", mais aussi peut-être en raison des dettes de 1995 et de la difficulté de trouver les 500 signatures requises, suite à la scission avec Charles Pasqua qui ne les réunit pas non plus.
Il ne donne pas d'instruction de vote au deuxième tour.
Dans un communiqué du 23 avril 2002 (News-Press), il déclare :
"Le résultat des élections présidentielles constitue un échec cinglant pour le candidat du Parti socialiste Lionel Jospin.
Pour éviter une nouvelle cohabitation catastrophique, Jacques Chirac doit s'appuyer sur toutes les sensibilités de droite pour proposer un projet clair et ambitieux pour la France et sans ambiguïté pour les Français.
Il ne doit surtout pas se laisser aller la tentation d'un parti unique de centre droit forcement réducteur. Jacques Chirac, s'il veut gagner les législatives, doit respecter toutes les composantes de ce qui pourrait être la future majorité du gouvernement de la France"

En 2002, Philippe de Villiers est de nouveau élu député de la Vendée avec 67,2% des suffrages. Il siège à l'Assemblée nationale parmi les non-inscrits.
En juin 2004, poursuivant ses va-et-vient entre le mandat de député national et celui de membre du Parlement Européen, il est élu député européen dans la circonscription interrégionale Ouest, où la liste qu'il mène obtient 12,36 % des voix.
Au plan national, le MPF récolte 6,67 % des voix, et ne peut compter que sur 3 représentants à Strasbourg.
Philippe de Villiers est régulièrement épinglé comme étant l'un des représentants français les moins assidus au Parlement Européen.

En 2005, lors de la campagne référendaire sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, Philippe de Villiers est l'un des tenants du "non" souverainiste à droite en compagnie du député européen Paul-Marie Coûteaux, de la députée apparentée UMP Christine Boutin et du député UMP gaulliste, Nicolas Dupont-Aignan.
Il mène la campagne offensivement, définissant avec son directeur de campagne Guillaume Peltier des thèmes qui connaîtront un certain succès ; il est notamment à l'origine des polémiques sur l'entrée de la Turquie en Europe, le "plombier polonais" et la "directive Bolkestein-Frankenstein".
Le 29 mai 2005, Philippe de Villiers est un des vainqueurs du référendum.
Cependant, si le non l'emporte en France, la Vendée est l'un des départements où le oui est majoritaire.

Depuis le référendum de 2005 :

Le 11 septembre 2005, Philippe de Villiers est le premier à annoncer officiellement sa candidature à l'élection présidentielle de 2007, lors de son discours de clôture de l'université d'été de Grasse dans les Alpes-Maritimes.
Il se veut candidat du "patriotisme populaire" contre "l'islamisation progressive de la France".
Avec ce discours, il espère marginaliser un Jean-Marie Le Pen vieillissant et récupérer une partie de l'électorat de celui-ci.

Plusieurs associations (ayant été déboutées) ont déposé plainte pour incitation à la haine raciale contre Philippe de Villiers suite à des propos tenus le 16 juillet 2005 sur TF1.
Le président du MPF avait déclaré que "l’islam est le terreau de l’islamisme et l’islamisme le terreau du terrorisme".
Philippe de Villiers a annoncé le 3 novembre 2005 à l'occasion d'une série d'émeutes en région parisienne, qu'il allait créer avec Jacques Bompard, maire de la ville d'Orange (Vaucluse), le "collectif national des élus de la République contre le droit de vote des étrangers", ouvert à "tous les patriotes".

Le dimanche 26 février 2006, il a été expulsé par le service d'ordre de SOS Racisme des premiers rangs de la marche en mémoire du jeune Ilan Halimi, à laquelle il avait été invité par le Crif. Philippe de Villiers a décidé de porter plainte contre SOS Racisme.
Deux jours auparavant, il avait été ovationné à la synagogue de la Victoire par la communauté juive, lors des funérailles du jeune Ilan Halimi.

Le 27 avril 2006 est paru aux éditions Albin-Michel son nouvel essai à propos de "l'islamisation de la France", intitulé Les mosquées de Roissy.
En mai 2006, Philippe de Villiers est menacé de poursuites judiciaires pour avoir utilisé dans son livre une note interne des Renseignements généraux évoquant de possibles risques de terrorisme islamiste à l'aéroport de Roissy.
Cette note, dont l'authenticité est contestée par les RG, émanerait de la DST, selon Paris Match du 26 avril (voir aussi Islam et Politique française).
Depuis le ministère de l'intérieur a fait procéder à la fermeture de 6 salles de prière illégales dans l'aéroport de Roissy CDG.

Philippe de Villiers a refusé en avril 2006 l'alliance de Jean-Marie Le Pen, arguant de grandes différences de vue entre eux, et notamment ses "dérapages insupportables" sur la Seconde Guerre mondiale.

Dans le même temps, l'Express du 11/05/2006 vient confirmer ses résultats excellents en temps que conseiller général de la Vendée, en plaçant son département en tête pour le dynamisme économique et la famille, et troisième pour la qualité de vie.

Pour autant, son positionnement politique, visant à se différencier tant de Nicolas Sarkozy que de Jean-Marie Le Pen ne lui ouvre qu'un espace réduit. Il ne produit en tout cas pas le décollage attendu dans les études d'opinion : les sondages successifs n'accordent guère à Philippe de Villiers que 3 à 5% d'intentions de vote.
Son équipe de campagne décide donc en juillet 2006 de réorienter son discours, en mettant moins en avant le thème de l' islamisation de la France et en ciblant plus particulièrement les déçus de sarkosisme supposés pouvoir être recrutés parmi les libéraux, les chasseurs et plus largement parmi les ruraux.

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Mandats électifs
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- Conseil général de la Vendée :
06/07/1987 - 02/10/1988 : conseiller général
03/10/1988 - 27/03/1994 : président du Conseil général
28/03/1994 - 22/03/1998 : président du Conseil général
27/03/1998 - 18/03/2001 : président du Conseil général
depuis mars 2001 : président du Conseil général

- Député à l'Assemblée nationale :
02/06/1987 - 14/05/1988 : député UDF de la Vendée
06/06/1988 - 01/04/1993 : député UDF de la Vendée
02/04/1993 - 24/10/1994 : député UDF de la Vendée
01/06/1997 - 18/06/2002 : député non-inscrit de la Vendée
09/06/2002 - 20/07/2004 : député non-inscrit de la 4e circonscription de la Vendée (doit renoncer à son siège pour cumul de mandats)

- Député au Parlement européen :
19/07/1994 - 16/06/1997 : député européen (démission)
20/07/1999 - 16/12/1999 : député européen (démission)
depuis juin 2004 : député européen

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Fonctions gouvernementales
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- 20/03/1986 - 26/06/1987 : secrétaire d'État auprès de François Léotard, ministre de la Culture et de la Communication au sein du Gouvernement Jacques Chirac

12 août 2024

La Ville Carolingienne.

Aux 8ème et 9ème siècles, il n'existe plus que d'insignifiants vestiges des cités romaines détruites par les Barbares, par le temps, et surtout par les nouvelles populations qui les démolissent pour en réemployer les matériaux.

Nous ne connaissons les villes des Mérovingiens et des Carolingiens que par les rares représentations qu'en donnent les manuscrits de l'époque.

En ce qui concerne nos régions, tout porte à croire que les bourgades édifiées au début de la période franque sont exclusivement en bois et en pierre.

L'industrie de la brique, très florissante sous les Romains, est complètement perdue.

Elle renaît vers le 7ème ou le 8ème siècle.

Ce n'est qu'à l'époque de Charlemagne, que la majorité des maisons sont construites en briques, souvent même en briques de différentes couleurs, assemblées de façon à former des façades de mosaïque.

Dans la construction, le bois joue aussi un rôle important, et il en ira de la sorte jusqu'aux temps modernes.

Et il ne reste rien de l'urbanisme romain.

Les chaussées de dalles font place à des rues de terre, transformées en bourbiers à chaque averse, et à peine praticable pendant les longs mauvais temps d'hiver.

Les maisons sont bâties au hasard, sans alignement et sans ordre.

Aucun édifice important hors des villes impériales.

Les églises sont du type primitif des basiliques, couvertes de tuiles, ornées de peintures médiocres, parfois de mosaïques plus savantes.

Il est bon d'ajouter, que selon nos connaissances, les villes carlovingiennes sont très réduites.

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