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12 février 2012

La licorne *

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Le spectacle est aussi dans le détails.

Licorne

La licorne (Grec : Μονόκερως, Latin : Unicornis) est un animal mythique ayant le corps et la tête d'un cheval avec une corne torsadée unique au front.
La licorne est un symbole de puissance, de pureté et de chasteté.
On retrouve sa trace dans le Chine médiévale où elle était tout comme le dragon un animal vénéré et approprié à la royauté asiatique.
En Occident, au début de l'ère Chrétienne, la corne de la licorne symbolise aussi l'épée de Dieu.
Les nobles Chevaliers qui partaient en croisade voyaient en la licorne l'image de la chasteté et la fidélité.
Ce qui leurs permettaient de partir l'esprit tranquille.
On retrouve aussi le passage de la licorne dans certains manuscrits de l'Empire musulman, le symbole ici représente l'attachement de toute unité réuni avec le Lotus symbole de la pureté.
Tous deux réunis dans la plus parfaite symbiose permet l'entrée au Nirvana.

24 décembre 2008

Suzanne Flon

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La comédienne Suzanne Flon, dont la carrière est longue de près de 60 ans, a marqué le public pour ses rôles au cinéma où elle tourna sous la direction des plus grands réalisateurs, mais surtout au théâtre, son art de prédilection.

Née le 28 janvier 1918 au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), dans un milieu modeste où l'on ne songeait pas au théâtre, Suzanne Flon a découvert la comédie grâce à l'une de ses institutrices qui lui apprit à bien dire les vers et lui donna surtout le goût de les réciter.

Retrouvez la dans la colonne des liens ou cliquez ICI

7 août 2022

NICOLAS DE VILLIERS, PRÉSIDENT DU PUY DU FOU, RÉPOND AUX CRITIQUES D'HISTORIENS

 

Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou, répond aux critiques d'historiens

Ce weekend, Margaux Bourdin accompagnée d'Elise Denjean donne rendez-vous aux auditeurs de RMC pour une matinale d'information, de débat et d'opinion unique. Avec une équipe de journalistes, elle apporte son regard quotidien sur l'information et le sport et reçoit chaque matin les acteurs de...

https://rmc.bfmtv.com

 

6 mai 2024

8 mai

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En Décembre 1944, le Reich est au bord du désastre et Hitler tente, dans les Ardennes, l'offensive de la dernière chance.
Elle échoue.
L'Allemagne est submergée à l'Ouest et à l'Est.
Les armées américaines et soviétiques font leur jonction sur l'Elbe.

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Dans Berlin, assiégée par les Soviétiques, Hitler se suicide le 30 avril.
La ville tombe le 7 mai, et à Reims, le général Jodl signe, au QG d'Eisenhower, la capitulation de l'ensemble des troupes allemandes.

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Le 8 Mai, l'acte définitif est ratifié à Berlin par Keitel (Allemagne), Joukov (URSS), Eisenhower (USA), Tedder (Royaume-Uni), et de Lattre de Tassigny (France).
Dès 1946, le 8 Mai commémore la victoire des puissances occidentales sur le nazisme.

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En 1975, Valéry Giscard d'Estaing supprime cette commémoration, qui sera rétablie en 1981, par le gouvernement de Pierre Mauroy ...

18 février 2022

Le saviez-vous..... Les Ventres à Choux. *

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Vendéens,… Ventre à choux..
Ce quolibet, dont on affuble encore aujourd'hui les Vendéens mérite une petite explication.
Cette appellation ne vient pas du fait que les paysans mangeaient beaucoup de ce légume, mais plutôt parce que, durant la guerre de Vendée, ils s'allongeaient à plat-ventre dans les champs de choux, afin de se cacher des ennemis "Républicains".
Cependant, chacun y va de sa propre histoire.
On entend aussi que les ventres à choux on été ainsi nommés parce qu'une petite feuille de chou appliquée sur les ventres des nouveaux nés accélérait la cicatrisation du cordon ombilical.
Dans cette histoire, tout le monde a raison et personne n'a forcément tort.

7 janvier 2022

L'Eglise SAINT MEDARD de Saint Mars la Réorthe.*

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L'église SAINT MEDARD récente puisqu'elle fut inaugurée le 22 juillet 1888.
Son style n'offre rien de remarquable dans sa construction, mais elle est RICHE de son passé !
Pourquoi est-elle sous la protection de SAINT MEDARD ?
Sans doute parce que cet évêque de Noyon (département de l'Oise) était l'ami de l'évêque de Poitiers.
Il serait intervenu auprès de ce dernier pour envoyer des missionnaires évangéliser le domaine de REORTA.
Le domaine de REORTA devint au 7ᵉ ou 8ᵉ siècle : "SAINT MEDARD la REORTE", nom que le langage ou les bizarreries de l'orthographe transformèrent en "SAINT MARS la REORTHE".

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Elle fut édifiée à l'emplacement d'une église romane, construite vers 1030-1050, représentée sur le VITRAIL situé au-dessus du portail central.
Au 17ᵉ siècle, une TOUR-CLOCHER fut élevée.
Vers 1780, le mobilier demandant à être rajeuni, on confia cette rénovation à un menuisier de Trémentines qui envoya à Saint-Mars quelques ouvriers, parmi lesquels un jeune apprenti, d'origine britannique : MATIHIEU DE CRUCHY.
C'est au cours de son séjour à Saint-Mars-la-Réorthe, au contact de l'abbé Morennes, que Matthieu s'orienta vers le sacerdoce.

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Victime de la Révolution, il sera fusillé à Nantes le 28 novembre 1797.
Lorsque le culte reprit en 1799, une rénovation complète de l'église était nécessaire, mais étant donné le mauvais état des fondations, elle fut démolie et remplacée par l'édifice actuel (1888).
Les vitraux sont relativement récents.

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Ils ont été réalisés en 1954, à l'initiative du chanoine Gouin, alors curé de Saint-Mars.
Les vitraux qui témoignent de la foi des femmes et des hommes de cette paroisse pendant les Guerres de Vendée, sont l'œuvre de Monsieur Roger Degas, maître-verrier à Mortagne.
Nous devons celui de la chapelle des Fonts Baptismaux et ceux du chœur, à Monsieur Bordereau, maitre-verrier à Angers.

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L'église romane, représentée sur ce vitrail, fut construite au XVIIe siècle.
Au fil des ans, elle subit maintes transformations (consolidations, agrandissements)
Malgré cela, trop petite, elle fut démolie en 1887.
L'église actuelle fut édifiée à son emplacement. 

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5 avril 2022

"Quelle tranquillité dans un jardin ... " (4/4)

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LE JARDIN PAYSAGER.
Les gentilshommes campagnards, dès la fin du XVIIIe siècle, embellissent leurs demeures d'aménagements paysagers où l'aspect naturel du site est complété de "décors".
Ainsi, de la demeure, on peut découvrir des hameaux, des coteaux, des bosquets, des lacs, reliés par de petits sentiers sinueux.

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L'eau est toujours présente, elle se coule entre des rochers, sous des ponts.
Des ruines (fausses), des tombeaux (vides) créent une atmosphère propice à la mélancolie, à la méditation, au recueillement.
C'est le triomphe du "Romantisme".

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Dès le début du XIXème siècle, le jardin n'est plus le privilège de quelques fortunés, il se démocratise grâce aux parcs et aux jardins publics.
Mais, peu importe l'origine du jardin, il a toujours le même but ; être un lieu de retraite où l'on peut échapper aux tensions de la vie quotidienne et renouer la relation avec la nature.

29 mars 2024

En revenant des noces.

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J'ai toujours gardé un bon souvenir des premières noces auxquelles j'ai assisté lorsque j'avais 20 ans.
Nous étions près de 300 invités à prendre part à la joie de la famille de Berthe et d'Eugène.

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Après les cérémonies du matin, un feu de joie accueillait tout le monde près de la ferme.
Puis dans la grange aux murs tapissés de drap fleuris, les tables étaient dressées pour un festin qui ne se terminait qu'en fin de soirée.

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On mangeait et buvait beaucoup.

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La noce se terminait toujours par la danse de la brioche et chaque convive repartait avec un morceau du gâteau.
On revenait même le lendemain danser et manger les restes…

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Maintenant ces festivités ne se prolongent plus comme autrefois.
Cependant, nous retrouvons encore dans le bocage, ici et là, quelques traditions : houx fleuris aux entrées de la ferme les jours de noces, le brandon (espèce de torche, faite avec de la paille tortillée), la danse de la brioche, la soupe à l'oignon, etc…..

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Plus rares sont le cortège précédé des musiciens à travers la campagne, les coups de fusils, la chanson de la mariée, etc…
Tous ces vestiges de l'ancien temps, résisteront-ils aux assauts de votre monde moderne où l'on n'a plus "le temps de prendre le temps".

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Cet été encore, avec entrain, vous danserez la brioche au Puy du Fou et ce faisant, vous ferez revivre les noces d'antan.

Jacques Maupillier (Garde).

27 janvier 2023

Patrimoine et gastronomie

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Vous arrivait-il de pénétrer dans la grande cuisine de la ferme, un soir d'hiver ?
Alors que d'émerveillements !
De lumière, seule la flambée éclairait la pièce et faisait danser les ombres au rythme de la chanson de la marmite.
Une bonne odeur de soupe aux choux aiguisait notre appétit.

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On savait déjà que ces légumes bienfaisants accompagnés d'un bon lard répareraient les fatigues de la journée.
A midi, le plat de "mogettes" au milieu de la grande table était servi avec une bonne tranche de jambon, à la grande satisfaction de tous.
Toute l'année dans nos fermes du bocage, des "spécialités" venaient compléter les menus du paysan et ponctuer certaines fêtes.

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Je pourrais vous citer les gratons ou rillons, les boudins, la fressure toujours délicieuse dans le bocage et dont la cuisine attirait aux veillées d'hiver, bien des gens autours du chaudron.
A la Chandeleur c'étaient les crêpes ; à Mardi-gras, les tourtisseaux ou bottereaux ; à Pâques, la galette….. Nous ne passions pas l'Ascension sans les "caillebottes" et le mélange de la mie de pain avec le vin rouge appelé "trempine" aidait bien à supporter les chaleurs de la fenaison et de la moisson.
Un repas de "batterie" ne se terminait jamais sans la platée de mil (céréales secondaires domestiquées).

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Je voulais vous rappeler ces mots de chez nous.
Dans le passé, ils ont toujours été très appréciés.
Vous aussi vous n'avez pas oublié ce patrimoine gastronomique !!!

Jacques Maupillier (garde).

9 avril 2014

Le Scribulorium.*

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Le scribe ou clerc, est une personne employée aux écritures.
On le croise depuis l'antiquité et particulièrement en Egypte et Mésopotamie.
Elle est chargée de copier les textes liturgiques et les actes publiques.
Ce nom est issu du latin scribere signifiant bien évidemment "écrire" et désigne aussi bien le copiste que le calligraphe.
Dans la Bible, il désigne un homme (docteur- enseignant) instruit dans la loi Mosaïque et dans les écritures sacrées et qui les enseignaient et interprétaient au peuple.
Le scribe - ou encore clerc - passe ensuite ses écrits à l'enlumineur.

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Au cour des siècles, il devient le trait d'union entre les arts, les découvertes et les lettres.

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Depuis des siècles, le scribe utilise la plume d'oie.
Pour épaissir les caractères, il l'a fait tourner sa plume d'un quart de tour.
Avec la modernisation de l’écriture le scribe utilisera la plume en métal.
Et pour augmenter les traits, il lui suffira d’appuyer plus fortement sur son porte-plume.
Mais, les écoliers d’un autre âge s’en souviennent !!!!

14 août 2012

Le Duel *

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Ce mot est attesté en 1539.
Il vient du latin duellum, archaïsme pour bellum "guerre", rattaché par erreur à duo et se rapporte à un combat entre deux adversaires armés.
Au début du XVIIe siècle, le duel est en France un véritable fléau.
Entre 1588 et 1608, près de dix mille gentilshommes sont tués pour des questions d'honneur.
Les régles du duel sont :
L'offensé choisit deux témoins et les envoie à son offenseur qui les met en rapport avec deux de ses amis (témoins).
Les quatre témoins établissent s'il y a matière à duel ou à arrangement.
S'ils estiment que la réparation par les armes s'impose, ils fixent les conditions du combat.
L'offensé a le choix des armes (épée ou pistolet, rarement le sabre).
Les armes fournies par les témoins sont tirées au sort entre les adversaires.
Le duel à l'épée est au "premier sang" si l'offense est légère et à "mort" si les témoins estiment que l'insulte le justifie.
Sur le terrain, les témoins attribuent leur place aux adversaires en veillant à de l'égalité des chances.
(duel au pistolet : 30 pas entre les adversaires).
Le combat ne commence que sur leur ordre et cesse soit avec la mort de l'un des adversaires ou lorsque les témoins estiment que la réparation est suffisante.

21 août 2017

La "Cour" ou comment "apprivoiser" la Noblesse *

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Grand et robuste, François Ier fut le plus magnifique et le plus brillant des souverains de la Renaissance.
Celui qui, le premier, se fit appeler "Votre Majesté" régna en maître absolu, jaloux de son autorité.
En fin politique, il sut "museler" les velléités d'agitation des grands seigneurs ...
Il créa pour cela un "instrument" formidable : La "Cour" ou comment "apprivoiser" la Noblesse ...
François 1er attire autour de lui des dizaines de gentilshommes, de nobles dames et d'ecclésiastiques.
Pour les servir, des centaines de "gens" s'affairent : valets, médecins, barbiers, huissiers, écuyers, cochers, palefreniers, tapissiers, musiciens….. Comme le roi a l'âme "nomade", il aime à changer de château.
Et la "Cour", voyage aussi... l'été sur les bords de la Loire ... l'automne en Ile-de-France, pour la chasse ... l'hiver, au Louvre ...

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C'est une impressionnante caravane qui se déplace ... 12000 à 18000 chevaux ... 12000 piétons ...
On transporte tout ce qui est nécessaire ... des meubles jusqu'à la vaisselle.
Sur le trajet, le soir, il faut camper près d'un village où il est possible de loger tout le monde ...
On dresse des tentes, des baraques en toile ...
Seigneurs et dames protestent contre les fatigues, les installations sont inconfortables et les frais excessifs. 
Et ces déplacements ne sont pas les seules sources de dépenses ...
Chaque soir, à la Cour, ce ne sont que fêtes, festins et bals où l'on danse le menuet et la gavotte jusqu'à l'aube.

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On se pare de luxueuses étoffes de soie et de velours, enrichies de fourrures, de broderies d'or et de pierres précieuses ...
On se doit de suivre la mode imposée par le roi.
Lui-même s'habille de vêtements somptueux : linge de toile fine, chemises brodées, fourrures de zibeline et de martre ...
De l'or, il en veut partout : breloques, éperons, boutons, agrafes, bagues ornées de diamants et de rubis ...
A ce petit jeu ... seigneurs et dames se ruinent...
Ils doivent vendre des terres, "mendier" des pensions auprès du roi qui les "tient" et ainsi ils n'ont plus aucun moyen de se rebeller.
N'était-ce pas habile de la part du roi-chevalier ?
Si les soirées voient se dérouler de somptueuses festivités, les journées ne sont pas moins occupées.
La chasse, dont le roi raffole, est la distraction par excellence : chasse au héron, au chevreuil, au sanglier, au lièvre que François Ier "court" avec un guépard.
Il aime particulièrement la chasse à courre au cerf tandis que la forêt résonne des abois des meutes et des appels des cors.

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Quand le temps ne permet pas de chevaucher à perdre haleine dans les bois, Sa Majesté, qui a besoin de se dépenser physiquement, joue à la paume, l'ancêtre de notre tennis ...
Un jeu violent : on lance de toutes ses forces des balles au-dessus d'un filet avec des raquettes.
Bien des joueurs quittent le terrain sur une civière, victimes d'une balle canon !!!
Les dames apprécient le spectacle des belles musculatures en action ... mais elles s'émerveillent davantage devant les nombreux animaux exotiques que possède le roi : singes, guépards, lionceaux dressés et guidés par des serviteurs ... autruches et chameaux offerts par le Grand Turc, phoques envoyés par la régente des Pays-Bas...
Ainsi, du matin au soir, le roi entraîne la Cour dans une danse endiablée et chacun se plie avec empressement à son "bon plaisir" ...

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Que ne ferait-on pas pour attirer son attention ?
Pour obtenir de lui une parole ou même un simple regard ... comme un petit toutou bien docile ...
François Ier très habilement réussit sa manœuvre.
Trop occupés à lui plaire, les nobles abandonnèrent leurs ambitions politiques et lui laissèrent exercer seul le pouvoir.
La théorie de la monarchie absolue de droit divin commença à se dessiner ... les rois n'avaient de compte à rendre qu'à Dieu et leurs sujets devaient se soumettre.François Ier séduit par l'Italie lors de ses campagnes militaires, soutint de son prestige les modes pratiquées à Gênes, Florence, Venise ou Milan.
Les merveilleuses étoffes de soie et de velours, les chatoyants taffetas donnèrent un faste sans précédent à sa Cour et contribuèrent à sa gloire.

17 septembre 2014

Sac à nouvelles

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En fouillant dans mon vieux sac à nouvelles, j'ai retrouvé un beau billet datant de 1941.
La devise indiquée "A ceurs vaillans Riens impossible".
En regardant cette relique, je ne peux m'empêcher de penser à l'histoire du Puy du Fou.
De son créateur avec sa plume pour écrire son histoire au marchand (marchande) de quenouille.
L'arrière plan me remémore la scène de la cinéscénie,
Le cœur blanc, celui de le Vendée et la générosité des Puyfolais.

5 novembre 2018

En attendant l'été

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Aux jours de l'été, ensemble, nous avons tiré les fils du souvenir.
Il a retrouve la paix, ce lieu magique où plusieurs fois, nous avons célébré les noces des gestes d'antan et de nos élans d'aujourd'hui.
Nous en avons trop vu.
Nous en avons trop fait ensemble.
La trame est tissée et chacun de nous a son écheveau de fil à broder.

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Un hiver nous sépare de l'été prochain.
Mais, pas un hiver froidure, pas un hiver rupture ni un hiver solitude.
Non.

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Notre hiver sera le temps des veillées, tant de partage !
Le temps des contes et des chansons, tant de découvertes !
Le temps des rencontres, tant d'amitié !

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Au coin du feu, autour d'une table, nous broderons ensemble un morceau de notre histoire.
Qui étincellera, plus tard, aux nuits d'été, à l'heure des moissons.

8 février 2016

C'était en 1988 et… soixante jours pour construire tout un village.*

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Un pari un peu fou, pour servir de décor au film "VENT DE GALERNE".
Mais comment appeler ce village.
Après avoir cherché dans tous les toponymes des environs, un patronyme sera inventé ne laissant aucune ambiguïté sur l'origine.
En faisant la contraction du "PUY DU FOU" et de "VENT DE GALERNE" est né tout simplement :
"LE PUY DE GALERNE".
Composer un village du XVIII, c'était aussi faire un peu l'histoire de l'habitat rural de la région.
Les impératifs du film ont amené à avoir un espace central assez ouvert, un peu important pour l'échelle de ce village.

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L'implantation a été dictée principalement en raison des facilités d'accès de la route toute proche.
La décision de réaliser un moulin obligeait aussi de le placer près du point haut.
Enfin un emplacement, peu visible du château et déjà déboisé, a été choisi.
La première surprise du chantier fut qualité médiocre des sols principalement composé d'argile et les bâtiments ont donc été fondés sur pieux.

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Les plus anciennes constructions, dont on retrouve des élévations en Vendée, ne remontent pas au delà du XVème siècle.
Il est même très difficile d'imaginer ce que pouvait être l'habitat dans la région avant cette époque.
Il est vraisemblable qu'il n'existait que des constructions en bois en dehors des châteaux et des édifices religieux.

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Par contre dès le XVème les témoins sont très nombreux et fréquents dans le haut-bocage.
La deuxième moitié du siècle a été une période économiquement faste.
Il y a une très grande unité de vocabulaire architectural entre les châteaux, les logis ou les maisons plus modestes.

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Il a donc été possible de prendre des modèles dans de grands édifices pour les utiliser dans de petites constructions.
Ne sont conservés de cette époque que des fragments et jamais de bâtiments complets.
Il est donc possible de rester crédible en intégrant des éléments importants, comme une grande fenêtre à croisée de pierre dans un volume relativement modeste.

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Ce que l'on peut désigner sous le terme de "style XVème" s'étend en fait sur une période beaucoup plus longue, notamment au début du XVIème, mais encore bien après.
Il est des formes qui ont pris naissance à ce moment-là (comme les linteaux de porte en accolade) et qui se sont perpétuées pendant longtemps.

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Le XVIIe siècle est une période difficile à cerner, son habitat est relativement peu typé.
C'est une période de reconstruction après les dévastations de la plus longue guerre civile de notre histoire.
Les guerres de religion, qui ont particulièrement ensanglanté ce territoire, ont également provoqué quantité de destructions.

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Au XVIIIème, on répare surtout.
On constate, particulièrement le grand nombre de charpentes refaites au début du XVIIème.
C'est aussi le moment où l'on abandonne les hauts combles pour ne plus utiliser que des toitures à faibles pentes et les tuiles canal.

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Les maisons du XVIIe sont souvent hétérogènes (composé d'éléments différents) et construites assez pauvrement, sans décors importants.
Le XVIIIème est un siècle plus riche et c'est surtout une période en pleine mutation.
Les constructions y sont nombreuses.
Malheureusement, elles ont subi l'acharnement des troupes bleues pendant les guerres de Vendée, sans doute parce qu'elles étaient plus neuves.

Bientôt une description des maisons constituant le village. 

5 octobre 2015

Première distinction au Puy du Fou en 1980.

C'était en 1980, l'association du Puy du Fou reçoit sa première distinction
La "Plaque Vermeil" du Ministère de la Culture

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Fondée en novembre 1977, l'Association de mise en valeur du Château et du Pays du Puy du Fou, regroupe treize cents membres actifs, habitants des treize communes du Pays du "Puy du Fou".
Elle s'est donnée pour objet de présenter chaque été des représentations d'un spectacle conçu comme un film en plein air, qui met en scène l'histoire du pays du Puy du Fou telle que l'ont rapportée les récits de la tradition orale paysanne.
Ce spectacle qui fait appel aux comédiens bénévoles et utilise les moyens de représentation les plus modernes (électronique, informatique, laser) et bénéficie d'un concours sans cesse élargi du monde des Arts et des Spectacles.

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Il est sans exemple qu'un effort bénévole suscite la création d'un groupe de plusieurs centaines de comédiens amateurs au service d'un grand Spectacle en plein air.
Il est sans exemple aussi qu'une association subventionne les collectivités locales avec les recettes qu'elle se procure pour exécuter son projet.
A ce double titre, l'expérience du Puy du Fou est une prouesse et une sorte de miracle collectif, qu'il convenait de saluer en cette Année du Patrimoine par l'attribution du plus haut degré de la distinction du Ministre de la Culture et de la Communication.
Extrait de la citation page 3 de la brochure "Plaque du Ministère de la Culture et de la Communication" rédigée à l'occasion de la remise de la Médaille de Vermeil du Ministère de la Culture le 8 décembre 1980, à Paris.

20 mai 2024

La poule-au-pot

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La poule au pot est une recette de cuisine emblématique de la cuisine française, célèbre pour sa simplicité et sa saveur réconfortante qui sent bon les repas en famille.
L’origine de ce plat traditionnel est intimement liée à celle du bon Roi Henri IV (1553-1610) qui rêvait que chaque citoyen français puisse se permettre une poule au pot sur la table du dimanche.

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Le roi Henri IV est entré dans la légende pour deux raisons principales : son assassinat, le 14 mai 1610, par François Ravaillac, rue de la Ferronnerie à Paris, et… la poule au pot.
Devenu roi en 1594, il était surnommé "le bon roi Henri" en raison de sa préoccupation pour le bien-être de ses sujets.
Son règne correspond à une période de détente politique et religieuse entre catholiques et protestants, mais aussi à une période de développement économique.
Après plusieurs décennies de guerres de Religion destructrices et ruineuses entre protestants huguenots (religion prétendue réformée) et catholiques, il aspire à restaurer la prospérité du Royaume de France et de ses sujets.
En 1600, en réponse aux famines et conscient que le problème le plus urgent concerne l’alimentation, le roi commande à l’agronome Olivier de Serres (1539-1619) une œuvre désormais célèbre : "le théâtre d’agriculture et mesnage des champs" (science agricole du point de vue à la fois du théoricien et du praticien).
Henri IV demanda à son ministre Sully (1559 – 1641) de faire appliquer les idées de cette nouvelle science.
En découlera la célèbre phrase attribuée à Sully : "Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France."
Le secteur agricole est remis en marche.
Alors qu’il traversait la Bresse (Savoie) avec toute sa caravane, l’un des essieux du cortège avait cassé par l’usure.
C’est un certain Loisy, labourant dans son champ, qui fût interpellé par le roi lui-même.
Ce dernier lui aurait même demandé des informations sur son travail, curieux de connaître dans les moindres détails la vie des Français.
Il était tard et le convoi devait trouver un lieu pour faire la nuit.
Le paysan bressan lui indique l’aubergiste du village, Antoine Clerc.

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Ce dernier reçoit alors l’ordre de préparer un repas pour le roi mais aussi pour tous les nobles qui avaient suivi Henri IV.
Antoine Clerc met alors toute son attention et son cœur pour concocter un repas digne de ce nom.
Les invités sortis de nulle part profitent alors du repas dans une ambiance très conviviale.
Antoine Clerc attend lui, non sans stress, les impressions du roi.
À la fin du repas, Henri IV fut agréablement surpris par le poulet.

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La légende de la poule au pot d’Henry IV est née.
Cependant, il est important de noter que la recette elle-même existait bien avant le règne d’Henri IV.
La recette et la préparation de la poule au pot (potée de poule cuite au bouillon), avec des légumes (carottes, navets, poireaux, oignons, clous de girofle…) et des aromates mijotés dans un bouillon, était une méthode courante de cuisson des volailles en France depuis longtemps.

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À l’image du coq au vin, elle devient un des emblèmes de la France.
N’oublions pas qu’en août 1590, la France sort d’une période de famine ayant provoqué la mort de 45.000 personnes sur une population d’environ 220.000 habitants.
On lui doit la citation à ce propos qui restera dans l’Histoire :
"Si Dieu me donne encore de la vie je ferai qu’il n’y aura point de laboureur en mon Royaume qui n’ait moyen d’avoir une poule dans son pot".
La phrase d’Henri IV aurait été prononcée en réaction à une provocation du duc de Savoie sur la pauvreté du royaume.
Si à ce jour il n’est pas possible de prouver que ces propos sont réellement de lui, la légende veut qu’Henri IV ait découvert ce plat dans la région.
L'histoire de la poule-au-pot fut révélée un demi-siècle après la mort d’Henri IV dans un texte de 1661, lorsque Hardouin de Péréfixe (1606-1671) écrit l’Histoire du Roy Henry le Grand pour Louis XIV.

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Le roi aurait aussi imposé dans sa grande bonté des revenus suffisants pour que la poule au pot devienne le plat national.
On ne sait pas si Henri IV a tenu sa promesse, mais depuis cette visite, la poule au pot est devenue l’un des plats populaires les plus appréciés en France devenant ainsi un symbole de l’accessibilité à la nourriture pour tous les citoyens.
Mais, ce n’est qu’au XXe siècle que l’élevage permettra à tous les Français d’avoir accès à la volaille.
Ce plat est toujours apprécié pour sa douceur et son goût authentique.
Retrouvez-le comme le plat incontournable à la Mijoterie du Roy Henry.

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1 mai 2024

Le rouge "Garance"

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L’étymologie du prénom "Garance" est assez trouble.
Il est probable qu’il provienne du mot germanique "wratja" qui veut dire "garantie", mais la littérature lui donne aussi une origine arabe et/ou latine, dérivé de "flos" et il signifie "fleur".
Les "Garance" sont fêtées le 5 octobre et on honore "Sainte Fleur d’Issendolus" (ou Flore), religieuse hospitalière du Quercy née en 1300 ou 1309, morte en 1347.

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On raconte qu’elle soignait les malades sans argent et qu’elle le faisait toujours avec tendresse.
Elle devint la patronne de différentes fleurs telles que les violettes ou les pervenches, mais on l’associe plus communément à la plante du même nom.
Les "Garance" sont des personnes indépendantes, réfléchies, déterminées, sérieuses qui aiment la solitude.
Elle apprécie, se mettre au défi, veut atteindre tous les objectifs qu’elle se fixe et séduit son entourage par sa gaieté et son entrain.
Ce prénom est inspiré de la garance, une fleur jaune qui a donné le nom à une couleur… le rouge obtenu avec ses racines.

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La garance des teinturiers est originaire du Moyen-Orient où elle est connue depuis 3000 ans pour les propriétés tinctoriales de ses rhizomes.
Les Égyptiennes de l’Antiquité connaissaient déjà les vertus tinctoriales de la racine et elles l’utilisaient comme produit cosmétique.
Elle servait depuis l’antiquité à teindre les tissus, le cuir et colorer les encres pour l’écriture.

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Avec sa culture délicate, la Garance des teinturiers est une herbacée vivace et rustique à tiges couchées ou grimpantes qui se plaît sur une terre légère, sableuse et humide, mais bien drainée.
Tout excès d’eau fera pourrir les racines.
Semée sous abri en février ou directement en pleine terre dès 16-18°C, sa floraison se fait en juin et juillet et peut grimper jusqu’à 1 mètre de haut.

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La récolte des racines en rhizome pouvant mesurer jusqu’à 80cm, a lieu au bout de trois ans environ.
Après arrachage, les racines sont séchées, puis battues ou frottées et tamisées afin d’éliminer les restes de terre, les radicelles.
Enfin, les racines sont moulues.
La poudre de Garance était conservée dans des tonneaux.
La conservation est bonne pendant plusieurs années et certains auteurs considèrent qu’elle s’améliore avec le temps.
Cultivée de façon intensive dans plusieurs régions d’Europe à partir du Moyen Âge, elle est une source de richesse jusqu’en 1850.

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En France, elle fut beaucoup cultivée dans le Sud, notamment dans le Vaucluse, dans des garancières.
Le déclin des garancières s’explique par des rendements aléatoires et la surexploitation des sols sans oublier les teintures synthétiques.
De nos jours, elle est toujours utilisée en aquarelle.
On a coloré les uniformes de l’armée française jusqu’à la première guerre mondiale et notamment le pantalon rouge garance.

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Ce beau pantalon, à la couleur rouge sang a provoqué la mort de milliers de soldats.
Tellement visible sur le champ de bataille que nos ennemis ne pouvaient pas le rater.

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Le 27 juillet 1829, parut un décret qui ordonnait l’adoption du pantalon rouge par les fantassins français, car le rouge, plus économique que l’indigo (bleu-violet) et plus seyant, mettait en valeur le soldat ainsi équipé !
Mais au début du XXème siècle, tous les pays changent d’uniforme, et passent à la tenue camouflée.
Une seule nation résiste encore et toujours, la France.

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Pourtant, ce n’est pas faute de réfléchir.
Des commissions sont créées, des tenues essayées.
En 1903, on tente un mélange de gris et de bleu, puis on passe à un mélange de beige et de bleu.
En 1911, c’est la couleur verte qui tient la corde.
Le ministre de la guerre est un fervent partisan du projet, mais il meurt, tué par un avion, qui atterrit en catastrophe.
En plus, l’opinion s’en mêle.

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La France doit venger l’affront de 1870 dans ses couleurs historiques.
Le pantalon garance, c’est la France, assène un ancien ministre, pour le coup, pas très inspiré.
Finalement, l’ordre est donné de confectionner des tenues plus discrètes, le 27 juillet 1914 (un jour avant l’entrée en guerre).
Il est beaucoup trop tard.
La guerre éclate et beaucoup d’hommes mourront avant de porter l’uniforme bleu horizon.
1er juin 1915, la France abandonne l’uniforme "garance" et adopte pour son armée un uniforme plus sobre de couleur bleu horizon.

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En août 1915, la teinte salvatrice tant attendue des poilus arrive sur le champ de bataille.
Ceux-ci purent enfin se fondre dans le paysage avec une chance d’échapper aux snipers ennemis tandis que le Front s’enlisait dans la boue des tranchées.
En décembre 1915, plus de trois millions d’exemplaires ont déjà été livrés.
Son succès est aussi international car il est adopté par de nombreuses nations alliées.

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Le bleu accèdera peu après au rang de couleur divine, en symbolisant la Fidélité, la Chasteté, la Loyauté, la Justice et la Foi.
Elle est choisie aujourd'hui par des organismes internationaux (ONU, Unesco, conseil de l'Europe, Union Europeenne, symbole de paix, de calme, de sagesse et de liberté).
Mais le pantalon garance n’avait pas dit son dernier mot puisqu’en 1931 les autorités militaires songèrent à la réintroduire dans les tenues des temps de paix !

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La "garance" fut aussi utilisée pour ses propriétés diurétiques, pour éliminer les calculs rénaux ou biliaires, mais comme elle présente une certaine toxicité irritante pour les intestins, elle n’est plus autorisée à la vente en herboristerie depuis 2011.

22 avril 2024

Payement en liquide ?

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L’argent comptant est le plus ancien moyen de paiement au monde.
Dans l’Antiquité déjà, on payait en pièces d’or et d’argent.
Les billets de banque ont vu le jour au dix-septième siècle.

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De nos jours, on emploie l’expression "Payer en espèces" désignant le paiement en argent liquide au lieu des autres moyens modernes que sont les cartes bancaires, chèques ou les virements.
Les espèces restent le moyen de paiement le plus utilisé pour régler des achats.
Les raisons avancées restent le couvert de l’anonymat et la protection de la vie privée.

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Retournons un instant au Moyen-Âge, pour comprendre l’origine de l’expression "Payer en espèces" qui est liée au monde de la cuisine.
Le mot "espèces" tiré du latin "species" signifiait la vue, l’apparence, l’aspect, mais également une marchandise, une denrée, une chose.
Durant le Moyen-Âge, "espèces" a donc un sens très large !
Et c’est du même "species" que découle le mot "épice".

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À l’époque, les épices coûtaient très cher, rares et précieuses, en particulier le poivre, le sucre et le sel si bien qu’elles étaient considérées comme des monnaies d’échange, de rançons ou encore de redevance au Moyen Âge.
On retrouve dans des manuscrits anciens un passage racontant l’exigence de Clovis envers le monastère de Saint-Pierre de Corbie de lui fournir un revenu annuel de trente livres (+/- 500 Gr) de poivre.

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Les épices avaient l’avantage de ne pas être périssables et de pouvoir être échangées contre d’autres denrées facilement.
De là viennent donc les expressions "payer en espèces/épices" et aussi "cher comme poivre".
On pouvait même estimer la richesse d’un noble à la quantité de poivre et aux épices qu’il possédait.

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Et pour éviter les confusions entre épices et pièces, il convenait d’utiliser l’expression "payer en espèces sonnantes et trébuchantes" en référence au bruit que faisaient les pièces dans la bourse du client.
Saviez-vous qu'un gramme de sucre avait comme valeur un gramme d’or.
Aujourd’hui, on ne sait trop quel cheminement, le mélange des deux sens a fait que payer en espèces est devenu "payer avec des pièces" et par expression "en liquide".
Payer en "liquide", nous vient d’Italie.

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Au XVe siècle, pour désigner des biens libres de dettes, les banquiers italiens, utilisaient le terme "liquido" pour parler de biens faciles à vendre, à s’écouler sur le marché.
Au départ, le terme s’appliquait surtout aux achats de terres ou de maisons, demandant des transactions en général plus longues.
Puis, avec le temps, l’argent liquide est devenu l’usage pour toutes les transactions simples et rapides à réaliser, autrement dit, fluides.

26 avril 2024

Les lavandières

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Avec les jeunes lavandières, au bord de l'étang, les soirs de représentations, je voudrais évoquer ces femmes "dau daué" (du lavoir) comme on les appelait toujours chez nous.
Toute la journée, courbées sur leur garde-genoux on les voyait tremper le linge pour le savonner et le brosser.
De temps en temps, elles soulevaient la lourde étoffe humide qu'elles tordaient et battaient fortement.
Je les revois remontant de la rivière…
La petite roue de la brouette à barreaux de bois grinçait à chaque tour.
La côte était rude. Les matins d'hiver, les mains leur faisaient mal dans l'eau glacée.
Elles se les réchauffaient parfois devant un brasero en buvant un vin chaud sucré.
Dans les bourgs, on admirait ces femmes courageuses qui exerçaient, sans relâche, ce métier pénible.
Mais ces femmes "dau doué", c'était un monde.
N'avaient-elles pas la réputation de savoir les tous les potins du jour ?
Souvent disait-on "en lavant le linge, elles lavaient leur client" !

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Tout était prétexte à ce genre de bavardage.
La réussite ou l'échec, l'infortune, la souffrance et même la misère des autres..
Et c'est pourquoi, on les voyait se défouler en frappant de plus en plus fort sur le linge avec leur "bâton".
Ah, ce n'était pas rien, disait-on encore de passer par la goule dans femmes "dau doué".
On arrivait toujours de bonne heure au lavoir pour prendre la meilleurs place et … peut-être aussi… pour connaître les premières nouvelles du jour.
Parfois des disputes éclataient… on s'insultait pour une place convoitée, là où l'eau coulait clair, où la pierre de granit était plus belle, pour donner à la brosse un meilleur rendement.
Chez nous à la ferme, nous n'avions pas de laveuses attitrées.
Les femmes de la maisonnée participaient toutes à la "grande lessive" qui se faisait chaque année, en avril et en octobre.

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Dans les fermes, deux ou trois "pômes" à buée servaient à leur faire bouillir les draps, avec la cendre tamisée du four à pain.
Pur les faire sécher, on étendait les draps dans les grandes prairies lavée par les pluies.
Le reste du linge était lavé dans une fosse alimentée par la source d'une fontaine dans le "pâtis" derrière notre ferme.
Nous ne reverrons plus les lavandières.
Nous n'entendrons plus leurs voix allègres couvertes par le bâton.
Mais grâce à la restauration de certains lavoirs, il nous sera encore possible de leur rendre hommage et d'imaginer leur dur métier d'autrefois…

J. Maupillier (Garde)

8 avril 2024

Sandwich

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En 1762, Lord Montagu, Comte de Sandwich, passionné par sa partie de cartes, refusa de quitter le jeu pour aller déjeuner.
Afin de tromper la faim de son maître, son cuisinier lui prépara une tranche de viande qu'il glissa entre deux tartines de pain beurré.
Cet "en-cas", vite baptisé "sandwich", séduisit l'Angleterre puis le continent... et la France qui, aujourd'hui, en consomme, paraît-il, plusieurs millions par jour.
Le sandwich le plus répandu est d'ailleurs le "paris-beurre" (pain/beurre/jambon blanc).

18 septembre 2024

Origine du mot "Vendée"

Le département de la Vendée doit son nom à la rivière "Vendée" de la région Pays de la Loire (70 km), affluent de la Sèvre niortaise.

Ce nom vient donc du gaulois "Uinda" (blanc) associé au suffixe féminin "Eda"

La Vendée est donc "la blanche".

Ce nom choisi pour le département à la Révolution en 1790 prendra un autre sens pendant les Guerres de Vendée et sera attribué aux insurgés royalistes… (les blancs).

12 avril 2024

J'aime la prière des cloches

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J'aime la prière des cloches à l'Angélus de l'aube qui féconde mes champs.
J'étais toujours émerveillé lorsque, tout gamin, j'entendais sonner les cloches de mon village.
Je m'arrêtais souvent pour regarder le clocher d'où s'échappaient avec harmonie ces carillons magiques.
J'aurais tellement voulu voir les cloches de près !
Un jour que le sacristain avait oublié de fermer la petite porte du clocher, j'avais gravi, avec un camarade de mon âge, l'interminable escalier tournant à marches de pierre.
Après avoir escaladé les charpentes, nous nous étions trouvés devant trois cloches énormes.
Les gros battants pendaient immobiles et les parois épaisses étaient gravées d'inscriptions qui nous révélaient leur dates de baptême.

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"L'an 1719, j'ai été fondue…. J'ai été bénite par ….et nommée Alexandrine,… Mathilde,…. Charlotte…. Parrain… Marraine…"
Devant elles, nous restions là, muets, comme en extase !
Et nous nous posions des tas de questions….
Comment ces pesantes cloches pouvaient-elles bien quitter le beffroi pour se rendre à Rome ? (N'avions-nous pas, chaque année, l'obligation de les suppléer avec nos crécelles ?).
Les cloches accompagnaient les hommes aux étapes importantes de la vie.

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J'entends encore les airs populaires que le sonneur s'évertuait à jouer (sur trois ou quatre note) lors d'un mariage ou d'un baptême.
Ils étaient suivis de joyeuses envolées qui, en ce moment-là, ne laissaient jamais indifférents les gens des alentours.
Leurs "vibrations d'airain" devenaient plus graves quand la mort était passée dans le village…
Un glas lugubre rassemblait les parents et les amis du défunt.

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Je me souviens aussi de l'appel pressant des cloches d'alarme pour annoncer l'incendie, et dans des temps plus ancien, pour prévenir d'une émeute ou d'une attaque des ennemis.
C'était alors le tocsin, tintement sinistre et prolongé…
Ces cloches, elles ont suscité bien des convoitises…
N'a-t-on pas durant des périodes douloureuses brisé les cloches pour les faire taire ?
N'est-on pas venu les arracher à leurs campaniles pour en fabriquer des monnaies ou des canons ?
Certaines ont échappé au bannissement général et le beffroi de l'église n'est pas resté muet.
Fidèles à leur mission, ces "vieux chantres de bronze", rythmaient la vie laborieuse des gens du pays, matin, midi et soir.
Un charme inexplicable m'a toujours envahi, lorsque pendant les travaux des champs, venait jusqu'à moi "la voix argentine" d'une petite cloche de chapelle perdue dans la campagne.
A midi, les premiers tintements arrêtaient notre ouvrage.

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Chacun se découvrait alors, se recueillait, se joignait à la prière des cloches.
Quelle lourde responsabilité pour le sonneur de cloches en ce temps-là !
Si par mégarde, les sonneries de l'Angélus du matin réveillaient les habitants plus tôt, les quolibets ne manquaient pas à l'encontre su sacristain !
C'est avec une émotion délirante que j'ai entendu les carillons de la victoire après la guerre.
La joie et l'espérance revenaient enfin habiter notre monde…

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Joyeuses envolées de Pâques, gais carillons de la nuit de Noël.
Symboles de vie et de paix.
Bourdons des villes ou cloches de nos campagnes, continuez à animer longtemps encore le ciel de mon pays.

Jacques Maupillier (Garde).

27 décembre 2023

Le calendrier

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Les premiers calendriers apparurent, probablement, il y a cinq mille ans lorsque les hommes s'aperçurent que les astres, qu'ils observaient avec une certaine appréhension, se déplaçaient selon des cycles réguliers.
Lentement, des systèmes permettant de diviser le temps furent élaborés et on repéra plus facilement la période de l'année la plus propice aux semailles.
Comme de cette découverte découla une amélioration de la production agricole, almanachs et calendriers devinrent bien vite des instruments de la plus haute importance.
La notion d'année est née de l'observation des saisons qui règlent la vie animale et végétale et, par conséquent, les activités agricoles, essentielles pour se nourrir et survivre depuis les temps les plus reculés de la préhistoire.
Le premier calendrier "solaire".

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Ce furent les Égyptiens qui découvrirent que la succession des saisons (c'est-à-dire le temps d'une révolution de la Terre autour du Soleil) durait environ 365 jours.
Ils utilisèrent donc un calendrier comportant 12 mois de 30 jours, plus 5 jours complémentaires.
Mais, tous les 4 ans, 1 jour était perdu et avec le temps, les fêtes d'automne tombèrent en été...
À l'origine, le calendrier romain est composé de 10 mois, totalisant 304 jours.
Les 61 jours d'hiver ne font alors partie d'aucun mois.  
Vers 713 av. J.-C., le roi légendaire Numa Pompilius (21 avril 753 – 673 av. J.C.) aurait ajouté les mois de janvier et février, étendant l'année à 365 jours, adoptant comme beaucoup d'autres peuples le calendrier Egyptien.
Pour passer de l'ancien système au nouveau, il y eut une année de transition… de 445 jours afin de réaligner une bonne fois le début de l'année sur l'équinoxe de printemps. ...
Elle fut appelée, à juste titre, ''l'Année de la Confusion".

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En 46 avant J.C., Jules César (juillet 100 Av J.C./ 15 mars 44), sur le conseil de l'astronome grec Sosigène, décide de remplacer le calendrier lunaire jusque-là en vigueur par un calendrier solaire, dit "julien" (du nom de l'empereur).
L'année "julienne" durait, en moyenne, 365 jours ' et 6 heures alors que l'année "solaire" ne dure que 365 jours, 5 heures, 48 minutes et 46 secondes...
Il y avait donc une différence de 11 minutes et, au bout de 128 ans, cela représentait un jour entier…!
Seule différence : le premier jour de l'année est fixé au 1er mars, mois très important à Rome, car associé au dieu de la guerre.
Cette répartition a laissé des traces aujourd'hui.
Nos derniers mois de l'année actuels s'appellent ainsi octobre (de "octo", le huitième), novembre (de "novo" le neuvième) et décembre (de "decem" le dixième) alors qu'ils sont désormais les dixième, onzième et douzième mois de l'année.

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En 532, l'Église décide de faire commencer l'année au 1er janvier, mois qui suit immédiatement la naissance du Christ, fixée au 25 décembre 753 de l'an de Rome (la fondation de la ville éternelle servant de point de départ au calendrier romain) par le Pape Libère (xxxx – 24 septembre 366).
Pour autant, le 1ᵉʳ janvier n'est pas le premier jour de l'année pour tous.
Dans certaines régions de France, c'est Pâques, date anniversaire de la résurrection du Christ, qui fait office de Nouvel An.
Mais cela pose quelques problèmes.
Pâques est une date mobile qui correspond au premier dimanche après la pleine lune de printemps (21 mars).
On peut donc se retrouver aussi bien avec des années de longueur variable, ce qui s'avère bien compliqué à l'usage.
Dans d'autres pays ou régions, c'est Noël qui est choisi comme début de l'année : ainsi, à Lyon, dans le Poitou, en Normandie ou en Anjou...

Pope Gregory XIII

En 1582, lorsque l'avance du calendrier sur l'année solaire eut atteint 10 jours, le pape Grégoire XIII, suivant le conseil de l'astronome allemand Christoph Klau (1538-1612), réforma le calendrier julien et imposa le calendrier grégorien du nom du pape Grégoire XIII (1502-1585 - pape de 1572 à 1585).
La structure du calendrier grégorien est analogue à celle du calendrier julien.
Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours.
Le calendrier julien n'était en effet pas en accord avec l'année solaire, car il avançait d'environ 11 minutes.
C'est pour rétablir ce décalage que la réforme du Pape est entrée en vigueur.
Pour assurer un nombre entier de jours par année et pour correspondre à la réalité solaire, on y ajoute régulièrement (tous les 4 ans en principe) un jour bissextile, le 29 février.
L'année 1582 compte dix jours de moins pour rattraper le décalage avec le soleil.
Quand les catholiques européens se réveillent le lendemain du jeudi 4 octobre, ils sont en réalité le vendredi 15 octobre selon le nouveau calendrier.
Certains en voulurent beaucoup au Pape en l'accusant de leur avoir volé 10 jours de leur vie…
On choisit les années divisibles par 4, sauf celles divisibles par 100, sans l'être par 400 (ainsi 1900 n'était pas bissextile, car divisible que par 100 et pas par 400... par contre, 2000 sera bissextile car divisible par 100 et 400).
On pensait être à l'abri des caprices du Temps…

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En réalité, l'année Grégorienne est encore trop longue de 0,0003 jour… dans 10 000 ans, notre calendrier comportera 3 jours de trop ... mais nous ne serons plus là pour nous en plaindre…!
Le calendrier grégorien remporta un vif succès et l'Espagne appliqua aussitôt la réforme et Ste-Thérèse d'Avila (1515 -1532) qui mourut le 4 octobre 1582, fut enterrée le lendemain, 15 octobre…
Tous les pays d'Europe suivirent l'exemple de l'Espagne sauf l'Angleterre qui attendit 1751 pour se décider…
En revanche, pas de modification de la date du Nouvel An.
C'est ce calendrier qui est toujours en vigueur aujourd'hui.
Si le calendrier grégorien est d'usage international, certains pays utilisent encore des calendriers fondés sur une conception du Temps, propre à leur civilisation.
1ᵉʳ janvier 2000 ou 24 ramadan 1420 ou 23 tébeth 5760 ?
Pour les Musulmans, ce sera le 24 ramadan 1420, car ils comptent les années à partir de l'"Hégire", "la fuite" du prophète Mahomet de la Mecque vers Médine le 16 juillet 622 (par rapport au calendrier grégorien).
De plus, leur calendrier est "lunaire" : les mois correspondent approximativement à l'intervalle entre deux nouvelles lunes.
Quant aux Israélites, leur calendrier indiquera le 23 tébeth 5760.
En effet, son point de départ est fixé au 7 octobre 3760 av. J.-C. (toujours par rapport au calendrier grégorien), date très précise (!) de la Création du Monde…
Si les mois sont lunaires, l'année suit le cycle solaire grâce à un système complexe d'années comptant parfois 13 mois…
Dans notre inventaire, nous ne pouvons pas oublier, un calendrier qui, bien qu'éphémère, a marqué notre Histoire.
Ce fut le calendrier révolutionnaire.
En effet, il n'eut cours que du 5 octobre 1793 au 31 décembre 1805...

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Ce fut Philippe Fabre d'Églantine, l'auteur de "il pleut, il pleut, Bergère ... " qui élabora ce calendrier républicain.
Il divisait l'année de 365 jours en 12 mois, eux-mêmes divisés en 3 décades de 10 jours.
Pour parvenir aux 365 jours, on ajoutait cinq jours "complémentaires" : les "Sans-Culottides".
Ces jours étaient destinés à célébrer des fêtes républicaines : celles de la Vertu, du Génie, du Travail, de l'Opinion, des Récompenses.
Le point de départ était fixé au 22 septembre 1792, date de la proclamation de la 1ère République (et par pure coïncidence, de la victoire de Valmy).
Les noms des mois d'une même saison se terminaient par un même suffixe : "aire" pour l'automne, "ôse" pour l'hiver, "al" pour le printemps, "or" pour l'été.
Comme beaucoup de révolutionnaires, Fabre d'Églantine, doux poète, coureur de jupons, mais aussi sanguinaire Commissaire de la République, fut décapité en compagnie de son ami Danton le 15 Prairial An II, le jour des Abeilles, ce qui est plus poétique, avouez-le, que le 5 Avril 1794...

Calendrier

Mais que représente le calendrier grégorien :
Janvier du latin, "ianuarius" ou "januarius", nommé en l'honneur de "Janus", dieu romain des commencements et des fins, des choix, des clés et des portes..
Février du latin, "februarius", lui-même dérivé du verbe "februare" signifiant "purifier".
Mars du latin "Martius", donné à ce mois par les Romains en l’honneur du dieu "Mars", dieu de la guerre.
Avril du latin "Aprilis", de l'étrusque "Apru",  donné par les romains en l'honneur de la déesse "Aphrodite", déesse de la beauté et de l'amour.
Mai du latin "maius", en référence à la divinité italique "Maia" déesse romaine de la fertilité et du printemps.
Juin du latin "junius" donné en l’honneur de la déesse romaine "Junon".
Juillet du latin "julius" en l’honneur de Jules César.
Août du latin "augustus", nom donné en l’honneur de l’empereur romain Auguste en 8 av. J.C..
Septembre, du latin "september", septième mois de l’ancien calendrier romain.
Octobre du latin "october" car il était le huitième mois de l'ancien calendrier romain.
Novembre du latin "november" (de novem, neuf), car il était le neuvième mois de l'ancien calendrier romain.
Décembre du latin "december" (de decem, dix), car il était le dixième mois de l’ancien calendrier romain.

19 août 2022

Pourquoi visiter la Chabotterie?

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C’est ici que, le 23 mars 1796, s’est achevée l’Épopée Héroïque de celui qui fut "LE ROI DE LA VENDEE".
Celui que le peuple vendéen appelait familièrement "MONSIEUR CHARETTE". Un petit cadet de famille, François-Athanase CHARETTE de la CONTRIE, né dans un manoir au-dessus de Nantes en 1763.
Peu fortuné, il s’engage dans la Marine Royale, participe comme Officier à la Guerre d’Indépendance des ÉTATS-UNIS d’Amérique.
Il démissionne au début de la Révolution, et se marie avec la veuve d’un de ses cousins dont il courtisait la Fille, que SAPINAUD DE LA RAIRIE épousera plus tard, après la guerre.

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Il habitait le modeste manoir de son épouse, FONTECLOSE en la GARNACHE, d’où il partit pour Paris, le 10 août 1792, avec d’autres futurs Officiers des Armées Vendéennes.
Il participe à la défense de la famille Royale, au château des Tuileries, échappe au massacre et revint à Fonteclose.
Pour tuer le temps, il organise de multiples parties de chasse avec ses métayers, qui l’invitaient aux noces de leurs fils et filles.

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Le 14 mars 1793, cédant aux pressantes et menaçantes sollicitations des Jeunes du Marais, il prend leur tête, pour la défense de leurs LIBERTES, pendant trois longues années à travers les chemins et halliers de Vendée.
Il ne passa pas la Loire avec les autres.
Il tiendra en haleine, de victoires en défaites, les troupes de la République envoyées contre ces Vendéens à qui on voulait enlever leur âme, leur promettant même, en signant le Traité de la Jaunaye, la LIBERTE religieuse, à cette opiniâtre Vendée, qui finit par triompher avec le CONCORDAT de 1801, où NAPOLÉON, ce fils de la Révolution, s’inclina face aux revendications vendéennes.

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Et en venant sur les derniers pas de CHARETTE, à la CHABOTTERIE, vous referez le chemin douloureux, suivi par CHARETTE, de l’endroit où il tomba, marqué par une CROIX de granit, au Logis de la CHABOTTERIE, en Saint-Sulpice-le­Verdon, où devant la grande table de bois massif sur laquelle il fut pansé, il prit son premier repas de prisonnier, avant de tomber sous les balles Révolutionnaires, sur la Place Viarme à NANTES, le 29 mars 1796.

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Ce jour-là, alors que le roi de la Vendée s’affaissait dans le bois de la Chabotterie, c’était le glas de la Vendée insurgée qui flottait au-dessus des prés, des champs ; il était midi et demi.
La tradition raconte que dans la ferme voisine du FOSSE, la famille GEAY prenait son repas, lorsqu’un jeune entra en courant "MONSIEUR CHARETTE est pris !".
Les hommes baissèrent la tête, repoussant leurs écuelles, les femmes se signèrent en pleurant.
La VENDEE prenait déjà le deuil de son ROI !

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Et revivez l'histoire depuis ce Chemin de la Croix de Charette à la Chabotterie, superbement restaurée, remeublée comme au XVIIIᵉ siècle, en particulier la vieille cuisine où Charette fut soigné, la table sur laquelle il répandit son sang, et tout en haut du Logis une superbe charpente du XVIIIᵉ siècle, abritant une belle exposition.

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