Puystory
Google Translate
Newsletter
Retrouvez les articles sur :
14 septembre 2020

Le train de plaisir

Glaneuse 159

Autrefois, j'avais de bonnes jambes et je n'étais jamais en peine pour me déplacer.
Cependant, j'ai toujours gardé un bon souvenir des randonnées en carrioles avec des jeunes de mon âge.
Quel plaisir de se retrouver ensemble dans ces charrettes bringuebalantes sur les routes défoncées et sur les chemins aux ornières profondes !
Pour transporter un nombre grandissant de personnes, la force de la vapeur allait suppléer "la plus belle conquête de l'homme".
Maintes fois, j'ai vu la petite locomotive à vapeur passer tout près de chez nous.
La fumée noire, la vapeur de la machine, les coups de sifflets répétés, le roulement cliquetant de la ferraille, le visage "encharbonné" du mécanicien aux lunettes toujours souillées tout cela nous était familier et accompagnait nos activités du quotidien.
Ce nouveau moyen de locomotion faisait le bonheur des habitants.
Sur le parcours, il s'arrêtait complaisamment pour prendre les voyageurs.
En raison de ces arrêts "facultatifs" fréquents, il avait toujours du retard, si bien qu'il était difficile de le manquer.
Il était bien sympathique…
On m'a même raconté que lorsque la côte était raide, il ralentissait démesurément.
Les gens pouvaient alors descendre cueillir le fruit ou la fleur de saison dans le buisson qui longeait la voie.
Parfois m'a-t'on dit encore, les voyageurs étaient sollicités pour soulager la locomotive.
On les priait tout simplement de descendre … ou de pousser à l'arrière (?).
On aimait bien de petit tramway.
Le soir, les employés déchargeaient à la gare les caisses de poissons venant tout droit des Sables d'Olonne.
C'était un spectacle attendu des enfants qui "seuls s'émerveillaient de toutes ces nouveautés", toujours en admiration devant le mécanicien, le chauffeur, le contrôleur et le chef de train.
Ceux-ci dormaient dans la petite gare du tramway et repartaient très tôt le lendemain après avoir fait chauffer les bouillottes des voyageurs.
En été, le dimanche et les jours de fête, je voyais le train s'avancer fièrement avec ses wagons supplémentaires.
Il acheminait vers la mer de joyeuses bandes d'estivants d'un jour.
Il fallait les voir envahir les wagons pour se montrer aussitôt à la vitre et agiter leur mouchoir ou leur canotier.
C'était le "train de plaisir".
A cette époque une chanson en patois était sur toutes les lèvres.
Elle racontait le voyage en train et les péripéties d'une journée aux Sables d'Olonne.
Mon père, très travailleur et très économe, n'appréciait pas ces voyages onéreux.
Il s'entêtait à ne pas écouter les sifflets des premiers trains.
Je l'entendais dire : "Regardez, les voisins ont pris le train de plaisir !".
Il ajoutait : "Ils jettent leur argent par la fenêtre !".
Le soir, ils revenaient enchantés de la journée passée à la mer, mais surtout du voyage en train…
Les anecdotes ne manquaient pas pour alimenter les conversations de la semaine.
La chanson raconte même que certains gais lurons attardés sur le remblai avaient dû rentrer à pied (?).
Je n'ai jamais pris le "train de plaisir".
Mais un jour… un matin de 14 avec des gars de ma classe un train nous a emmenés sur la nouvelle ligne inaugurée peu de temps avant.
Plusieurs d'entre nous montaient dans un wagon pour la première fois… ce fut aussi hélas la dernière pour un bon nombre !

30 mars 2020

Sur la piste du loup

Puystory_06208

Animal de légendes, régulateur écologique, ancêtre le plus crédible du chien, super-prédateur, objet de chasses acharnées depuis des siècles, le loup est toujours craint, alors qu'il a pratiquement disparu de nos régions.
Son avenir repose désormais entre les mains de l'homme.
Le "Petit Chaperon Rouge" est en partie responsable de la mauvaise réputation du loup.
Mais on n'a pas attendu l'histoire pour commencer à le persécuter.
C'est un Carnivore ayant besoin de viande pour survivre, certes, mais il ne chasse que pour se nourrir et nourrir les siens, pas pour le plaisir, pas par cruauté, comme certains autres animaux.
Et, s'il mange beaucoup quand la nourriture est abondante, il peut se montrer très frugal pendant les périodes de pénurie.
Un jeûne d'une dizaine de jours ne lui pose aucun problème.
Par contre, il est capable d'engloutir plus de 10 kilos de viande par jour et même, semble-t-il, 10 kilos en un seul repas.
D'où l'expression : "avoir une faim de loup".
Il faut également savoir que le loup ne hurle pas pour faire peur, bien que ce soit le sentiment ressenti par l'homme, mais pour communiquer, et son hurlement s'entend à près de 10 kilomètres à la ronde.
Il est bien dommage que ce superbe animal ait disparu de la majeure partie de l'Europe.
Systématiquement pourchassé depuis le Moyen-âge, le loup joue pourtant un rôle indispensable dans la nature dont il est un régulateur écologique car, en éliminant les bêtes faibles, vieilles ou malades des troupeaux, il contribue largement à la survie des animaux sains et résistants.

SH100080

Le Loup est le SEUL ANCÊTRE DU CHIEN.
On a longtemps pensé que le loup, le chacal et le coyote se partageaient la paternité du chien actuel.
C'est faux, on le sait à présent.
Le chien n'est qu'un loup transformé par la domestication.
L'histoire de la domestication du chien est longtemps restée mystérieuse.
Mais nul ne l'ignore plus aujourd'hui, tout a commencé avec le loup.
Comment cela s'est-il passé ?
Et quand ?
Nul ne saurait le dire avec certitude Cependant, utilisant les techniques les plus modernes de la biologie moléculaire, des chercheurs ont analysé le matériel génétique de vingt-sept populations de loups différentes, d'une soixantaine de races de chiens, ainsi que de quelques coyotes et autres chacals.
Premier résultat….
C'est bien le loup et non les autres canidés qui a enfanté le chien domestique.
Tout cela a débuté il y a fort longtemps, peut-être plus de 100.000 ans.
La domestication aurait donc des origines extrêmement anciennes.
En réalité, l'homme et le loup ont coexisté durant des milliers de siècles, entre 600.000 ans et 12.000 ans avant notre ère.
Une cohabitation qui semble évidente pour ceux qui connaissent bien le loup.
Il ne vit pas toujours loin de la civilisation, comme on pourrait le croire, à tord.
Il aime au contraire fréquenter les abords des villages et suivre l'homme.
La nuit tombée, il s'approche des maisons, ne rechignant pas à fouiller dans les poubelles en quête de quelques restes appétissants.

PUY_9258

On imagine dès lors aisément les débuts de la domestication.
Des humains regroupés autour d'un feu et lançant à l'animal quelques vestiges d'un repas trop abondant.
Les moins farouches devaient sans doute facilement se laisser séduire, pour, en l'espace de quelques générations, changer leur statut d'espèce sauvage pour celui, moins noble mais plus sûr, d'animal de compagnie.
De nombreuses études sur les croisements ont montré qu'une sélection bien conduite pouvait donner naissance à des races nouvelles.
Les chercheurs sont convaincus que le loup a été domestiqué à plusieurs époques et en différents endroits.
Les loups, à plusieurs reprises, ont dû se mélanger avec leurs congénères déjà humanisés ce qui a engendré une répétition d'échanges génétiques.
Voilà sans doute pourquoi certaines races de nos compagnons restent, dans leur apparence, mais aussi dans leur comportement, si proches de leur mythique ancêtre.
La domestication du chien a entraîné progressivement une modification de ses organes internes et de ses sens, qui ont perdu de leur finesse, s'adaptant ainsi à leur nouvelle vie.

Puystory_10912

La meute est UNE FAMILLE.
Le loup gris vit en meute (sauf quelques solitaires) dont la cohésion sociale lui permet de chasser, de communiquer et de défendre son territoire avec beaucoup d'efficacité.
La meute est un groupe familial d'une dizaine d'individus environ (maximum vingt).
Elle se compose d'un mâle et d'une femelle dominants, avec leurs louveteaux de l'année et des jeunes de portées précédentes.
Au sein de ce groupe, la hiérarchie est déterminée par des attitudes de domination/soumission.
Le territoire d'une meute est de dimension variable selon les ressources alimentaires qu'il offre, mais il couvre généralement plusieurs centaines de kilomètres carrés.
Le loup délimite son territoire par des dépôts odoriférants et le défend jalousement contre les meutes rivales. 
Le loup gris atteint sa maturité sexuelle vers l'âge de trois ans et se cherche alors une partenaire (dont la maturité sexuelle plus précoce commence vers deux ans).
Ensemble, ils forment généralement un couple stable.
Seuls les mâles et les femelles dominants sont sexuellement actifs.
C'est ce qui explique que beaucoup de loups ne se reproduisent pas et se contentent d'aider les parents à élever les louveteaux.
Chaque année, à la même époque, le mâle et la femelle s'accouplent une ou deux fois par jour pendant environ deux semaines.
Au terme d'une gestation de 9 semaines, la femelle met bas de 3 à 8 petits (pesant de 300 à 500 g) dans une tanière creusée dans le sol, si possible à proximité de l'eau.
A leur naissance, les louveteaux sont aveugles.
Leur mère les allaite pendant 6 à 8 semaines.
Pendant cette période, s'il lui faut s'éloigner de son terrier, le père ou un autre membre de la meute la remplace pour monter "la garde".
Les louveteaux apprennent progressivement à manger de la viande apportée par les adultes.
Le plus souvent, celle-ci est avalée puis régurgitée par le loup lors de son arrivée au terrier.
A sept mois, devenus "grands", ils s'intègrent dans la meute ou la quittent à la recherche d'un nouveau territoire.

Puystory_06279

La CHASSE.
Lors de la chasse, le couple de loups dominants prend la tête de l'expédition.
Tous les autres se suivent en mettant leurs pattes dans les traces du chef.
Ils marchent à la queue leu leu.
"Leu" signifiant "loup" en ancien français.
Les meutes du Grand-Nord peuvent parcourir chaque année des centaines de kilomètres pour suivre les grandes migrations de leur gibier et avoir ainsi toujours de quoi se nourrir.
Le loup gris est un chasseur de gros gibier.
Un seul loup est capable de venir à bout d'un renne et une meute n'hésite pas à s'en prendre à un animal de grande taille comme l'élan.
Mettant à profit l'acuité de son ouïe et de son odorat pour repérer une proie, le loup peut la poursuivre des heures durant, voire une journée entière.
S'il n'est pas le plus rapide en vitesse de pointe (de 40 à 60 km/h), son endurance est en revanche exceptionnelle.
Toute bête tuée est dévorée sur place en respectant la hiérarchie en vigueur au sein du groupe.
Chaque loup mange alors autant de viande que possible, ce qui peut représenter l'équivalent d'un cinquième de son poids.

PUY_6768

PERSECUTE...
Répandus autrefois dans presque tout l'hémisphère nord, le nombre de loups a considérablement diminué, car impitoyablement pourchassé par l'homme.
A toutes les époques ou presque, le loup a été considéré en Europe comme un animal nuisible et malfaisant et la superstition voulait que la rencontre avec un loup soit un funeste présage.
Si l'origine de ses relations avec l'homme remonte au paléolithique, c'est au Moyen-âge qu'il est pris en grippe en Occident.
Froid, guerres, disette, épidémies et misère déciment les populations.
Alléchés par les cadavres laissés sans sépulture, les loups nécrophages se mettent à pulluler et n'hésitent plus à s'approcher des habitations.
Bien que l'on connaisse peu de cas d'hommes attaqués par des loups, la légende du loup anthropophage crée la panique et la chasse au loup est déclarée.
Dès cette époque et jusqu'au XXème siècle, des primes sont promises à ceux qui tuent les loups.
Cette chasse dont il fait l'objet ainsi que la régression des espaces vierges dont il a besoin, provoquent sa disparition dans de nombreux pays dont la Belgique.
De plus, ses proies naturelles se raréfient, cédant la place à du bétail, protégé par l'homme à coups de fusil mais aussi par l'utilisation de poisons et de pièges.
Peu d'animaux furent persécutés par l'homme avec autant d'acharnement.
Au Moyen-âge, les loups furent même assimilés à la sorcellerie et ceux que l'on capturait vivants étaient jugés et condamnés au bûcher.
Si les loups gris ont échappé à une totale extinction, c'est grâce à leur intelligence et à leurs facultés d'adaptation.

PUY_4646

LE RETOUR DU LOUP.
A Yellowstone, un parc national situé dans les Rocheuses du Sud Ouest américain, les loups ont été réintroduits en 1995 dans le but de rééquilibrer la balance entre proies et prédateurs.
Ce retour a eu pour effet, entre autres, de rayer le loup de la liste des animaux en voie d'extinction.
Aujourd'hui, le loup vit surtout en Amérique du Nord et en Asie (Sibérie), mais aussi en Russie, en Alaska et au Canada.
Quelques centaines d'entre eux seulement sont encore présents dans les pays européens.
Ce sont des loups venus d'Italie qui sont ainsi parvenus dans le massif du Mercantour dans les Alpes Maritimes, après plus de cinquante ans d'absence en France !
La législation les protège, mais la quinzaine d'individus présents en 1996 ont fait de nombreuses victimes parmi les troupeaux de moutons, provoquant la colère des éleveurs, en dépit des indemnisations.

PUY_6955

LES ENFANTS-LOUPS
Qui ne connaît pas la légende de Romulus et Remus ?
La légende rapporte qu'une louve aurait nourri Romulus, futur fondateur de Rome, et son jumeau Remus.
Mais aucune preuve réelle n'a jamais été apportée et il semble très peu probable qu'un nouveau-né d'homme ait pu survivre dans la tanière d'un loup.
Mais soit... admettons que les loups, en le découvrant, l'ait épargné et adopté... comment aurait-t-il pu passer du lait de louve à la viande régurgitée à l'âge de 3 mois et suivre la meute un mois plus tard ?
Et ensuite réussi à communiquer avec ses frères loups ? Autant de questions restées sans réponses...
QUAND ON PARLE DU LOUP...
De tous les temps, le loup a hanté l'imaginaire des hommes et même s'il n'est plus guère présent dans nos contrées, il l'est toujours dans le langage quotidien.
On marche silencieusement "à pas de loup", on se met "à la queue leu leu" dans les sentiers étroits, on déclare "avoir une faim de loup", on se promène "entre chien et loup" à la tombée de la nuit, on se "jette dans la gueule du loup"...
Ce ne sont pas les expressions qui manquent !
Seule manque, pour beaucoup, la prise de conscience qu'il faut arrêter de le pourchasser à tort et à travers...
Qu'il est urgent de renoncer à nos frayeurs ataviques afin de vivre, enfin, en harmonie avec les loups.

PUY_7005

CARACTERISTIQUES.
Le loup mesure de 1 m. à 1,50 m. de long. Sa queue fait entre 30 et 55 cm.
Sa hauteur au garrot oscille entre 65 et 90 cm et son poids entre 15 et 80 kilos.
La couleur de son pelage varie selon les régions.
Bâti en force, cet animal particulièrement endurant est capable de parcourir 80 km en une journée.
Il a un crâne très développé et la morsure de ses puissantes mâchoires peut exercer une pression de 15 kg/cm".

Photos Chiens-Loups de Sonia Lestienne - Mouchamps

 

5 juillet 2024

Le Bocage Vendéen.*

PUY_0445

La Vendée, une région essentiellement rurale, ne se réduit pas à une simple opposition entre campagne de l'intérieur et côte.
De même, cette terre, ensanglantée par les luttes fratricides entre bleus et blancs, est le produit d'une tradition séculaire dont chaque hameau et chaque métairie portent la marque.
Il y a, dans l'architecture rurale du Bas-Poitou, une certaine permanence des modes, des recettes, qui constituent l'un des traits fondamentaux de ce pays.
Le Bocage englobe la majeure partie septentrionale du département.
Dans cette contrée humide et austère, les roches cristallines dominent, essentiellement les granits gris ou rose, les schistes, ardoisiers ou micaschistes, qui contribuent à donner à l'habitation du "Bocquin" une tonalité sombre, que vient parfois égayer, dans les marches méridionales, l'emploi ponctuel de pierre calcaire claire provenant de la Plaine, notamment pour les éléments architectoniques.

Puystory_10156

Cette partie de la Vendée est celle qui reste la plus attachée au souvenir des guerres de Vendée.
Longtemps pauvre, cette région n'a connu un certain essor qu'au siècle dernier.
Pays de grandes propriétés, le Bocage est pourtant très morcelé en petits hameaux, et en unités d'exploitation isolées, perchées sur un replat ou un mamelon ensoleillé.
La ferme ou la métairie du Bocage est généralement constituée par un ensemble de bâtiments ordonnés autour d'une vaste cour, parfois fermée par un porche traversant le bâtiment principal.
La maison d'habitation, qu'elle soit isolée ou prise dans un ensemble, a souvent un volume important, avec ou sans étage.

PUY_6399

Le plan en est simple, quadrangulaire, avec parfois une aile plus basse en retour, prolongée par un hangar ou une cave.
Les ouvertures sont rares et étroites, surtout dans le Haut-Bocage, et il n'est pas rare de rencontrer des logis dont seule la façade regardant le soleil soit percée de fenêtres.
Cette parcimonie dans l'aération des façades, alliée à l'absence quasi générale d'éléments d'architecture noble tels que corniches saillantes, linteaux ou jambages ornés, contribue à donner à l'habitat rural "bocquin" un aspect fruste et monolithique.

Puy180601253

Seule la tuile canal, appelée en Vendée "tige de botte", donne à ces constructions de moellons de schistes équarris une touche colorée.
Cette tuile canal est le plus souvent posée directement sur les têtes de murs-pignons sans déborder.
Ce n'est que vers la fin du siècle dernier que l'on a construit des fermes débordantes destinées à évacuer l'eau de ruissellement loin des murs.
Les bâtiments composant l'exploitation sont généralement de plan très simple, généralement rectangulaire. La grange est vaste et elle a souvent été augmentée d'un appentis servant de remise à outils, cellier et de l'autre côté, se trouvent les toits à cochons.

Puystory_08282

Ces modes de construction du Bocage sont vraisemblablement anciens et se sont maintenus jusqu'à l'aube de notre siècle.

17 février 2020

Le porche. *

Puy20060519

Un porche, (du latin porticus, doublet populaire de portique) est un espace couvert devant une entrée ou un édifice.
On peut le définir plus simplement comme une construction en saillie qui abrite la porte d'entrée d'un édifice ou comme un vestibule, un hall.
Jusqu'au début du XIXème siècle, en Vendée, toutes les maisons un peu importantes étaient à l'intérieur d'une cour fermée.
Pour pénétrer dans cette enceinte, on franchissait un porche.

PUY_8686

Il était "barré" chaque soir, car on redoutait, de petits groupes soit d'adversaires religieux, soit de voleurs, soit encore de voisins.
Le porche le plus simple était un double arceau, dans l'un, la porte principale pour les voitures et cavaliers, dans l'autre, la porte piétonne.

PuyStory 2011 Aout 4661

Certains de ces porches étaient surmontés d'un petit toit.
D'autres étaient crénelés.
Lorsque la cour était entièrement close de bâtiments, le portail formait un petit pavillon entre les autres constructions.

Puystory_01727

Quelques demeures plus importantes possédaient un porche monumental.
Un solide portail permettait de clore le porche.
Il était constitué de forts madriers de bois de chêne avec, à l'intérieur, un cloisonnement de chevrons réunis par de grands clous de fer forgé.
Si les porches de Vendée demeurent encore assez nombreux, les portails en bon état sont rares.
Les porches ont aujourd'hui perdu toute fonction utilitaire et ne sont plus désormais maintenus que par un attachement au passé qui devrait être encouragé, si nous voulons protéger l'ensemble du patrimoine.

24 décembre 2018

Système postal romain

Puystory_4935

Les premiers empereurs romains avaient déjà organisé un système postal qui couvrait tout l'empire romain.
Mais il n'était pas destiné au commun des mortels.
Seuls les écrits officiels étaient acheminés par cette voie.
Cependant, les autorités locales avaient le devoir de pourvoir aux frais occasionnés par le transport et la distribution du courrier de l'état.

PUY_0057

Au début, c'étaient uniquement les courriers et envoyés du gouvernement qui voyageaient ainsi gratuitement.
Mais petit à petit, les abus se répandirent.
Des tas de gens, qui n'avaient rien à voir avec la poste, tels que les parents de soldats etc... , se firent transporter et loger aux frais du service postal.
On comprend dès lors que le service postal devint finalement une lourde charge pour la population et un sujet de grand mécontentement.

4 décembre 2017

Trou de maison.*

Puystory_5811

Autrefois, en Vendée, on appelait "trou de maison" une petite masure, basse de plafond, au sol en terre battue, percée de deux portes étroites et de deux fenêtres exiguës. 
Elle comportait le plus souvent une ou deux chambres.
La première servait de cuisine.

Puystory_5854

On y trouvait un grand foyer dans lequel s'ouvrait un four, bâti dans l'étable, et fermé par une plaque de tôle qu'on retirait à l'aide de deux poignées.
Avec six ou sept fagots d'épines, on le portait "au rouge" pour cuire le pain.

Puy du Fou 2011 - 1030

Sur le sol bosselé, des planches maintenaient l'équilibre de deux bancs qui encadraient la "maie" (Grand coffre rustique utilisé pour la conservation de la farine et, comme pétrin, pour la fabrication du pain).
C'est dans celle-ci qu'on préparait la pâte tous les quinze jours.

PUY_5290

Au-dessus, suspendu aux poutres, se trouvait le râtelier, dans lequel on conservait les gros pains ronds.
Le buffet, contenant la vaisselle, occupait un autre coin.

PUY_0153

L'autre pièce, "la belle chambre", était l'orgueil de la dame de maison.
On y trouvait une armoire robuste, à deux battants, cirée chaque semaine et ornée de motifs en cuivre étincelants.
Un petit meuble à une porte, un vaisselier où étaient disposées quelques assiettes fleuries.
A chaque coin de la pièce, un lit et enfin une table rectangulaire, en bois lourd, et deux chaises au centre.
Rien d'autre n'aurait pu y tenir.

Puystory_5818

Dans l'étable, une place était réservée à la vache.
On y retrouvait aussi des fagots, des barges (meule de foin rectangulaire) de foin et du pailler.
Au milieu du jardin, un puits. Un peu plus loin, deux appentis (Petit bâtiment dont le toît est constitué d'une seule pente et souvent adossé à un bâtiment plus important), un pour les poules, un autre pour les canes.

PUY_3453

Devant la porte d'entrée de la maison, la mare d'eau toujours sale, avec des canards.
Un peu plus loin, une remise aux murs de terre couverts de rouches (Gerbes de roseaux séchés) où l'on travaillait les jours de pluie.

28 avril 2017

De l'histoire....*

Puystory_01445

Mon histoire...

Puystory_01475

Bâtit en 1430, ma partie médiévale se distingue par ses blocs de granit....

Puystory_01450

Ma période renaissance est visible derrière l'ombre de ces fenêtres....

Puystory_01466

Avec mes briques roses, je suis une légende,....

PUY_5196

Avec ma cour d'honneur, je suis une histoire,....

Puystory_4389

Avec mes acteurs, je suis redevenu vivant, .....

Puystory_3949

Avec mon premier château, je suis le premier Puyfolais du temps....

img120

Devenu ruine abritant les moineaux de muraille, j'étais un château oublié des mémoires......

PUY_8113

Mais, il y a 40 ans...

PUY_0231

L'histoire me sortait de l'ombre....

Puystory_01454

Je suis le Puy du Fou !!!!

1 mai 2017

Le Carillon

Puystory_01276

Un carillon est un instrument de musique composé de cloches, accordées à des fréquences différentes et émettant chacune leur son propre.
Presque tous les peuples de l’antiquité ont connu les cloches ou les clochettes et s’en sont servis sous des formes variées et pour des usages divers.
Plusieurs matières ont servi à les confectionner, l’or, l’argent, le cuivre rouge et le cuivre jaune, le fer.

Puystory_01182

On en trouve même en pierre, en terre cuite, en verre et en bois.
Selon divers manuscrits, c'est vers le XIe siècle que cet instrument fit pour la première fois son apparition.
Il était alors composé de trois ou de quatre cloches, et l'on disait alors "trillonner" ou "quadrillonner", d'où le nom actuel de carillon.

Puystory_01165

Les plus anciens que nous connaissions sont ceux de Dunkerque (1437), d'Anvers (1478) et de Bruges.

Puystory_01187

La Bible de Saint Etienne Harding (XIe s.) et l’un des chapiteaux de Boscherville (XIIe s.) offrent la représentation d’un carillon primitif, fait de clochettes suspendues librement et que frappe un personnage assis.

Puystory_01332

17 avril 2017

Le Puy du Fou (Un rêve d'enfance).

img386

Sur une petite colline abandonnée des hommes, enfouie dans l'oubli, un jeune homme dépose son rêve d'enfance.
Très vite, il se heurte à des difficultés qui paraissent insurmontables.
Toutes les conditions sont réunies pour l'échec.
Le 16 juin 1978, la colline va s'embraser La Cinéscénie du Puy du Fou est née. Puis le Grand Parc de l'Histoire de France, la Cité nocturne, etc..
Le Puy du Fou va devenir un fleuron français, un haut-lieu de la mémoire vivante.
Au fil d'un récit haletant, Philippe de Villiers révèle comment les obstacles furent avalés.
Il raconte la genèse d'un succès foudroyant qui a porté, en quelques décennies, le Puy du Fou sur le toit du monde.
Aujourd'hui, depuis Los Angeles, les oscars et récompenses pleuvent.
De nombreux pays, de l'Espagne à la Chine, sollicitent le Puy du Fou pour mettre en valeur leur culture, leurs racines.
"Chacun veut son Puy du Fou".
C'est toute cette histoire improbable que raconte Philippe de Villiers.
Et il s'interroge en conclusion :
"Pourquoi donc le Puy du Fou connaît-il une telle longévité ?
Pour trois raisons : l'idée ne s'est pas affadie, le feu créatif ne s'est pas éteint et nous avons gardé nos ferveurs".
Le Puy du Fou est une œuvre humaine, fragile, qui n'est pas tout à fait dans la main des hommes.

Récit des 40 ans du Puy du Fou sur 308 pages pour 16,00€
Auteur : Philippe de Villiers
Langue : Français
Puy du Fou Editions

17 septembre 2018

Histoire ou légende du château d'Ardelay (Vendée)

Puystory_11635

Le chapelain et l'eau bénite.
On raconte que le pont-levis était toujours levé.
Il s'abaissait seulement lorsque les châtelains venaient assister à l'office divin.
Le chapelain était alors tenu d'apporter de l'eau bénite aux seigneurs.
Or, un jour, le prêtre ayant manqué à ce devoir, les seigneurs d'Ardelay le firent saisir et jetèrent le malheureux dans une prison du château.
On ne le revit jamais plus.
Histoire ou légende ?

Puystory_11632

Une rivalité de deux siècles.
Au milieu du XV" siècle, entre 1435 et 1450 surgit un différend entre le seigneur d'Ardelay et son vassal, Guillaume Ollivereau, seigneur du Boistissandeau.
Le litige concernait un droit de sépulture dans l'église d'Ardelay.
Une rivalité qui dura plus de deux siècles !

Puystory_5162

Des aliments mélangés à une poudre d'or
André de Vivonne, sénéchal du Poitou, devint seigneur d'Ardelay en 1489.
Il avait perdu deux de ses fils lors des guerres d'Italie.
Aussi il éleva très durement son troisième enfant, François.
Il ordonnait qu'on mélange à ses aliments une étrange poudre d'or, de fer et d'acier...
Ce fils passait pour le plus scabreux et le plus querelleur des hommes.
Dans le pays on le craignait beaucoup.
On disait :
"S'il va jamais en enfer, il fera si grand peur aux diables qu'il les en chassera tous et s'en rendra maitre...".

Puystory_5168

"Le fameux « coup de Jarnac"
Ce François de Vivonne devint célèbre à la suite d'un duel contre Guy Chabot, baron de Jarnac.
Ce duel considéré comme l'un des derniers combats judiciaires eut lieu en 1547.
S'agissait-il d'une histoire de femmes, de lettres anonymes ou de la défense de l'honneur, on ne sait.
Mortellement blessé, victime du fameux "Coup de Jarnac" qui consistait à trancher le jarret de l'adversaire, le maître du château d'Ardelay mourut vidé de son sang.

Puystory_11631

2 février 2017

Les armoiries du Puy du Fou

Puystory_00654

Les armoiries du Puy du Fou se voient partout aux Epesses, tant au château du Puy du Fou qu'à l'église paroissiale et à la chapelle Saint-Jean.
Elles sont connues de tous et se lisent ainsi :

Puystory_8969

De gueules (rouge) à trois mascles (losanges évidés) d'argent, posées deux en chef et une en pointe.
Ces armoiries semblent signifier que les Puy du Fou n'ont pas été avare de leur sang, qu'ils l'ont versé généreusement sur nombre de champs de bataille, tant et tant que leur bouclier en a été couvert de coups (de gueules) ; qu'ils ont reçu plus d'une blessure dans les combats et leur bouclier plus d'une entaille.

Puystory_9026

Ce que signifient, à proprement parler, les mascles qui meublent leur blason (mascle, du latin, macula, tache, déchirure, entaille, blessure).
Ces armoiries étaient jadis timbrées d'un casque, dont le cimier s'ornait d'une "mélusine" pour la raison que voici :
"L'estime que les Seigneurs du Puy du Fou ont fait de leurs alliances par mariages avec la Maison de Lusignan leur a fait adopter pour cimier une Mélusine".
Les Puy du Fou ne sont pas les seuls à avoir arboré ce singulier cimier.
Plusieurs autres familles du Poitou en ont fait autant, sans beaucoup plus de raisons peut-être !

Puystory_4845

Dans les derniers temps, au XVIIème siècle, ce cimier se composait d'un aigle en vol, posé sur un casque de marquis sommé de la couronne comtale.
Cet aigle portait au bec la bannière des Puy du Fou.
Quant aux supports, ceux-ci sont tantôt des aigles, parfois des léopards, mais le plus souvent des anges que, dans ce cas, on appelle des tenants.

PUY_9342

Ces anges portent la cotte d'armes aux armoiries des Puy du Fou :
"Pour marque de leur dévotion et de la confiance qu'ils (les Puy du Fou) ont en leur protection".

20 novembre 2017

Archéologie du Vieux château.*

img148

Le vieux château comme celui de la Belle au Bois dormant était perdu au fond des bois.
Ce château abandonné depuis plusieurs siècles était un terrain vierge, jamais fouillé et recouvert d'une végétation dense.
Il s'agit du 1er château du Puy du Fou, perdu dans les bois, à quelques centaines de mètres du château Renaissance actuel.
Les murailles se sont effondrées en cône et ont été recouvertes de végétation et seuls les vestiges d'une petite tour et des mouvements de terrain indiquaient la présence de cette forteresse qui a défié les Anglais pendant la guerre de Cent Ans.
Contrairement à ce que l'on pouvait croire à l'époque, il restait des vestiges importants.

SH100913

Une fouille de sondage effectuée en mai 80 a permis de faire ressortir de l'oubli, et de mesurer l'importance de cette fortification.
Abandonnée depuis la fin du XIVème siècle, époque à laquelle elle a été détruite par les Anglais, elle avait été oubliée sur toutes les cartes et des relevés cadastraux.
Le Club Archéologique la fait ressortir de l'oubli.
Avec du courage et beaucoup de temps, il a été possible de dégager des murailles de plusieurs mètres de hauteur.

Puy du Fou 2011 - 5409

Après avoir "refait" le chemin d'accès et déboisé tout l'intérieur de la fortification jusqu'au premier fossé, l'ensemble est assez impressionnant !
Après avoir observé avec attention les mouvements de terrain, deux tours d'inégale importance ont été observées qui défendaient probablement l'accès au nord, et un talus d'éboulis, en forme de fer à cheval, qui délimite l'enceinte à la manière d'une cuvette.
Dégagées de la végétation envahissante et de l'amoncellement des décombres (terre, pierres, tuiles...), les murailles se découvrent petit à petit, et le château surgit, tel un champignon !...

Panorama 72

Coupe22

La fouille de sondage a permis, de retrouver la trace de deux constructions, et de dégager l'amorce intérieure du rempart.
Distantes de 11,10 m, elles étaient jointes par un rempart de fermeture, dont il ne reste que deux pans de mur attenants. 
Il s'agit davantage d'une enceinte fortifiée que d'un château traditionnel.

Balois 043

Le sondage pratiqué au pied de la tour N.E., côté intérieur de l'enceinte, a permis de trouver l'aplomb de cette tour, avec le début du rempart attenant.
Cette tour est la partie la plus imposante visible de l'ensemble de la fortification. 
Le tout très bien ajusté, avec encore des traces d'enduit, et reposant sur le rocher, 2,40 m plus bas.

Balois 050

Cette tour est ronde, et mesure 9 m de diamètre extérieur, pour une ouverture centrale de 3,10 m.
L'épaisseur des murs est d'environ 3 m.
Elle est creuse, d'un diamètre intérieur de 3,10 m 
La tour devait monter très haut, à la manière d'un donjon.
Etait-ce un donjon habité ?
Probablement pas, étant donné le faible diamètre intérieur qui n'aurait pas permis d'y habiter commodément.
D'ailleurs, il n'a été pas trouvé trace d'escalier à l'intérieur...

DSC_5558

Ce devait être plutôt une tour de guet, d'une très grande hauteur, et de son sommet le guetteur pouvait surveiller les approches de l'ennemi dans toute la campagne environnante.
La partie du rempart mise au jour est rectiligne, formée avec des pierres plates positionnées horizontalement, s'appuyant d'un côté sur la tour et s'enfonçant, côté Sud, dans le talus d'éboulis.
Vraisemblablement l'enceinte devait se présenter en pans coupés, à la manière d'un hexagone, avec de petites tours, à chaque changement de direction du rempart comme l'indique l'épaisseur plus importante du talus à ces endroits-là.

PUY_9305

Les textes sont très pauvres sur le 1er château du Puy du Fou.
Il aurait été détruit par les Anglais vers 1421.
L'écroulement de la tour, commencé par les envahisseurs de 1421, a dû se continuer progressivement par l'action des intempéries (le gel, la pluie, les tempêtes...), et surtout les racines, qui se sont infiltrées partout, ont largement contribué à continuer l'œuvre destructrice des anglais.
N'oublions pas aussi tous ceux qui sont venus ici chercher de la pierre à bâtir !
Un certain nombre d'aveux du XVIIème siècle émanant de la famille des Puy du Fou, font mention des vestiges de fortifications, d'une ancienne chapelle de la Madeleine, d'une agglomération proche, le "Bourg-Bérard".
Le Club espérerait faire des découvertes intéressantes d'objets datant du Xème aux XIVème siècles, période médiévale très mal connue.

PUY_9815

A l'époque, on remarquait, que cette enceinte surplombait une rivière, sur laquelle une retenue d'eau permettait de faire monter le niveau, afin de décourager les assaillants de ce côté, il devait même y avoir des postes de défense avancés, de chaque côté du fossé (devenu chemin depuis...) qui descend très raide sur la rivière.
Les recherches dépasseront les espérances en découvrant des objets datant de la préhistoire.
Nous en reparlerons bientôt.

15 janvier 2024

La Vendée militaire de 1793

Puystory_00749

Napoléon admirait les Vendéens et disait qu'ils étaient des "géants".
Durant toute l'année 1793, ils firent trembler la Révolution.
Elle leur fit payer cette peur par des atrocités sans nom.
Ils étaient le petit peuple des campagnes et des bourgs.

Puystory_5568

Au début de 1793, leur soulèvement s'étendit comme un raz de marée.
Ils s'en allèrent chercher d'anciens officiers nobles pour les commander.
C'est ainsi que tout a commencé.
La Vendée du soulèvement contre la Révolution, la "Vendée militaire", n'avait pas d'unité historique avant 1793 et pas plus d'unité géographique.

Capture2

Au nord-est, elle mord sur l'Anjou, au sud sur le Poitou.
Le marais ne ressemble pas au pays des Mauges qui est différent du bocage.
Un destin tragique a forgé l'unité de ce pays de 600 paroisses et de 700000 habitants.
La "Vendée militaire" n'est pas limitée au territoire du département qui porte son nom.

Puystory_12031

Elle forme une vaste région de cent kilomètres de profondeur sur la rive gauche de la Loire.
Elle est circonscrite au nord par le fleuve, à l'ouest par l'océan, dont la côte sera constamment disputée.
Au sud, sa frontière passe au-dessus de Luçon, ville républicaine, et à l'est elle suit le cours du Thouet entre Saumur et Parthenay.

PUY_1430 Puystory

En 1793, les routes étaient rares et médiocres.
Hormis les deux grands axes Nantes-La Rochelle et Les Sables-Cholet qui se coupent au lieu-dit les Quatre-Chemins, les communications étaient assurées par des chemins que l'hiver transformait en bourbiers.
Les haies qui les bordaient et clôturaient les champs étaient souvent épaisses de trois mètres et plus, hérissées de houx, de ronces et d'aubépines d'où surgissaient les troncs des ormes et des chênes.
Après deux récoltes, les terres restaient en jachère pendant quatre ans et se couvraient rapidement d'ajoncs et de genêts d'une hauteur supérieure à celle d'un cheval.
Dans un tel pays, il était facile de se déplacer sans être vu, de constituer des gîtes pour le repli et l'accueil.

Puystory_02016

Kléber dira :
"C'était un labyrinthe obscur et profond dans lequel une armée ne peut en quelque sorte marcher qu'à tâtons et sans se déployer"

2 juillet 2018

Mort du général BEAUPUY par BLOCH

20 Mort de Beaupuy

BLOCH (Alexandre) Né à Paris en 1860, mort à Paris en 1919. Elève de B. Lepage et de Gérôme.
Récompensé aux Expositions Universelles de 1889 et 1900.
Expose au Salon à plusieurs reprises, participe aux Salons Nantais.
Huile sur toile, 1888 est d'une hauteur de 2m et une largeur 1,60m
*****
Dans une rue, un violent combat oppose des soldats républicains à des Vendéens.
Tandis que plusieurs soldats ont déjà été tués, d'autres arrivent en renfort par un escaher, ou tirent des coups de feu des fenêtres du premier étage.
Parmi les victimes, au centre, un général républicain s'effondre, mortellement blessé.
La scène fait très probablement référence à un événement survenu le 25 octobre 1793 à Château-Gonthier.
Au cours de ce combat, le général Armand-Michel Bachelier de Beaupuy, qui avait emmené la 1ère brigade en Vendée, fut gravement blessé.
Néanmoins, Alexandre Bloch commet une erreur en présentant son oeuvre au Salon de 1888 sous le titre : "Mort du Général Beaupuy".
En effet, bien que blessé au cours de cet affrontement, le général parvient à rejoindre l'armée à Blain.
Nommé général de Division en 1795, il est tué par un boulet, l'année suivante, à Emmendingen, alors qu'il fait partie de l'armée du Rhin et de la Moselle.
Cette oeuvre démontre que les peintres officiels ont parfois fait des concessions notables à la réalité historique en l'altérant.

9 novembre 2020

Portrait D'HENRI DE LA ROCHEJAQUELEIN Par GUERIN

3 La Rochejaquelein

GUERIN (Pierre - Narcisse; baron)
Né à Paris en 1774, mort à Rome en 1833.
Elève de Brenet, puis de Régnault. 1797.
Obtient le Prix de Rome, mais reste à Paris.
1801 : début d'un séjour en Italie (Rome, Naples).
1815 : élu à l'Académie des Beaux-arts.
Directeur de la Villa Médicis en 1822.
Huile sur toile de 1817 est d'une hauteur de 2,16m et une largeur 1,40m.
Henri de Vergier, Comte de La Rochejaquelein est né en 1772 près de Châtillon-sur-Sèvre, au château de La Durbelière, dans une famille appartenant à la noblesse poitevine.
Après avoir été officier de cavalerie, il entre en 1791 dans la Garde Constitutionnelle de Louis XVI.
En août, il rejoint son cousin Louis de Lescure près de Bressuire, au château de Clisson.
Il cède aux sollicitations pressantes de paysans vendéens venus lui demander de prendre la tête de leur groupe, et prononce alors les paroles restées célèbres :
"Si j'avance, suivez-moi, si je recule, tuez-moi, si je meurs, vengez-moi".
Après avoir remporté plusieurs victoires (Aubiers, Beaupréau, Argenton-le-Château, Thouars, Fontenay, Chantonnay), il est nommé généralissime de l'Armée catholique et royale en octobre 1793.
Il participe à la marche vers Granville, puis est battu à Ancenis et Savenay.
De retour dans les Mauges, il est tué le 28 janvier 1794.
Au centre et au premier plan, le peintre a placé un portrait en pied d'Henri de La Rochejaquelein.
Il est vêtu d'un pantalon jaune, d'une veste et d'un chapeau noirs.
La position, jambe gauche fléchie et bras gauche tendu, prêt à tirer, suggère le dynamisme du personnage.
Le héros, bien que blessé puisqu'il porte le bras droit en écharpe, fait face aux soldats républicains dont on n'aperçoit que l'extrémité des armes à droite.
Le buste et le visage sont mis en valeur par le drapeau blanc portant l'inscription :
"Vive le Roi".
Au second plan, trois Vendéens sont revêtus d'un costume typique et modeste, et coiffés du chapeau à bords larges, surmonté d'une plume.
On imagine aisément la violence du combat qui doit se dérouler à droite de la scène, puisque des colonnes de fumée envahissent tout l'arrière-plan, au point de dissimuler presqu'entièrement le paysage de campagne que l'on distingue au fond.
Cette œuvre, qui ne fait référence à aucun événement historique précis, a été exposée au Salon de 1817 où elle a reçu un accueil favorable de la critique.

3 février 2020

LA MORT DE BARRA par DAVID (Jacques-Louis).

01 Mort de Barra

Un tableau de : DAVID Jacques-Louis.
Né à Paris en 1748, mort à Bruxelles en 1825.
Elève de J.M. Vien.
1774 : Prix de Rome.
Séjour en Italie jusqu'en 1780.
1784 : séjour à Rome.
1789 : député à la Convention, membre du Comité de Salut Public.
1793 : après la suppression de l'Académie, reçoit tous les pouvoirs pour réorganiser l'enseignement et les institutions artistiques.
Arrêté et emprisonné à la chute de Robespierre.
Octobre 1795 : amnistié après une nouvelle incarcération.
Reçoit plusieurs commandes officielles.
S'exile en Belgique après le retour des Bourbons.
A exposé au Salon de nombreuses fois.
La toile est une œuvre inachevée datant de 1794
Elle est d'une hauteur de 1,18m et une largeur 1,55m
En novembre 1793, les troupes républicaines du général Desmares sont contraintes de battre en retraite après un combat qui les a opposées à des Vendéens dirigés par Cathelineau.
Au cours de cet affrontement, un garçon de treize ans.
Barra, aurait préféré mourir plutôt que de renier la République, comme ses ennemis le sommaient de le faire. 
Ce jeune tambour devient dès lors une figure mythique de l'histoire républicaine et fait l'objet d'un véritable culte destiné à servir la propagande révolutionnaire.
David, par ses engagements politiques, ne pouvait que s'attacher à honorer la cause de ce héros.
"A treize ans, le jeune Barra, enfant héroïque, dont la main filiale nourrissait sa mère, de toutes parts enveloppé des assassins de l'humanité, accablé par le nombre, tombait vivant dans leurs féroces mains !
C'est dans le danger que la vertu brille d'une manière plus éclatante.
Sommé par les brigands de crier : Vive le Roi !
Saisi d'indignation, il frémit et il ne leur répond que par le cri de : Vive la République !
A l'instant, percé de coups, il tombe en pressant sur son cœur la cocarde tricolore.
Il meurt pour revivre dans les fastes de l'histoire" (Rapport lu par David à la Convention Nationale, le 23 messidor an II).
L'artiste reçoit la commande pour le Panthéon d'un tableau représentant la mort de Barra.
L'œuvre, bien qu'inachevée est empreinte de pathétisme.
Barra y est représenté allongé par terre sur un fond totalement neutre.
Il est nu, n'ayant pour tout attribut que la cocarde tricolore qu'il tient à la main, en signe de fidélité absolue à la République.
La nudité de ce corps aux traits enfantins, et même presque féminins, est frappante.
Ce n'est ni un soldat ni un tambour qui meurt, c'est avant tout un enfant.
Le choix de l'instant est tout aussi révélateur.
David montre Barra à l'agonie donc en victime.
Par le choix de cette mise en scène, l'artiste révèle une intention éminemment politique, qui à ce titre peut être comparée à la sculpture que David d'Angers avait réalisée sur le même sujet en 1838.

19 février 2021

Le général DE LESCURE blessé, passe LA LOIRE A SAINT-FLORENT par GIRARDET

17 Lescure passe la Loire à Saint Florent

GIRARDET (Jules) Né à Versailles en 1856, mort à Versailles en 1946.
Elève de Cabanel à l'Ecole des Beaux-Arts.
Peintre d'histoire.
Peint des scènes de l'Ouest insurgé.
Participe au Salon à plusieurs reprises.
Louis Marie de Salgues, Marquis de Lescure : né en 1766 à Paris.
Il se retire près de Bressuire dans son château de Boismé.
Il ne prend pas part aux premiers soulèvements de 1793, mais il est emprisonné à Bressuire par les Républicains.
Les insurgés parviennent à le libérer et il devient l'un de leurs chefs.
Le 15 octobre 1793, il est grièvement blessé et meurt près de Fougères le 3 novembre de la même année.
L'oeuvre représente le passage de la Loire par les Vendéens le 18 octobre 1793.
La traversée se fait au niveau de Saint-Florent-le-Vieil.
Lescure figure parmi les blessés.
Il est allongé dans une barque qui occupe la majeure partie de la toile.
La tête est ceinte d'un linge, dont la blancheur (conjuguée à celle de l'oreiller) et la place au centre de la composition retiennent immédiatement l'attention.
Dans la barque, outre le passeur, sont également installés un couple de Vendéens et deux jeunes enfants.
La foule qui se tient sur la rive contraste avec le vaste espace presque vide de la Loire, à droite.
L'artiste a par ailleurs mis en valeur non seulement l'immensité de cette troupe, mais aussi sa diversité.
Des soldats armés cotoyent femmes et enfants, des chevaux et des charrettes parsèment cette foule qui se déplace à pied dans sa grande majorité.
Girardet a animé la scène en suggérant que toutes ces personnes sont témoins d'une scène à laquelle le spectateur n'est pas convié.
En effet, presque tous les regards, y compris celui de Lescure, donc du héros, convergent vers un point situé en bas à gauche du tableau.
On peut supposer que tous regardent en direction des troupes républicaines.
Ce procédé confère une remarquable tension à la scène.

20 août 2021

La mort de BONCHAMPS par DEGEORGE

7 Mort de Bonchamps

DEGEORGE (Christophe - Thomas)
Né à Blanzat en 1786, mort à Clermont en 1854.
Etudie avec Gault de Saint-Germain et David.
Peintre d'histoire et de portraits.
1810 : débute au Salon, cesse d'y participer en 1837.
Huile sur toile, 1837est d'une hauteur de 3,90m et une largeur 4,75m.
Charles Melchior Artus, Marquis de Bonchamps : né en 1759, il décide de prendre le commandement d'une armée lorsqu'éclate l'insurrection de 1793, et quitte alors sa propriété des Mauges.
Mortellement blessé à la bataille de Cholet le 17 octobre 1793, il obtient avant de mourir la grâce de cinq mille prisonniers républicains enfermés dans l'église de Saint-Florent-le-Vieil.
Le "Pardon de Bonchamps" a fourni à l'historiographie vendéenne un de ses thèmes les plus fréquemment traités.
Au centre le héros mourant est à demi-allongé sur son grabat, soutenu par un soldat.
Il tend à d'Autichamps un feuillet sur lequel est inscrit :
"Grâce aux prisonniers".
De nombreux personnages assistent à la scène.
Parmi eux, deux Vendéens qui prient, un prêtre tenant à la main un crucifix, un homme portant un drapeau déchiré avec l'inscription
"Dieu et le Roi".

Image2  Image1

                                     (Drapeau de Bonchamps 1,50m x 1,90m)                                   (Etendart de l'armée Vendéenne 1,4m x 0,8m)

Le visage peu aimable représenté derrière le prêtre pourrait être celui du Marquis d'Argonne, traditionnellement opposé à l'acte de clémence de Bonchamps.
Mais le chagrin apparaît comme le sentiment presque unanimement ressenti.
A gauche, un cours d'eau coule au pied d'une colline sur laquelle s'élève un village.
Ces précisions permettent de situer la scène en évoquant la proximité de la Loire et de Saint-Florent-le-Vieil.
La gestation de cette œuvre fut particulièrement longue, puisqu'elle est mentionnée dans une lettre du 17 décembre 1828.
Pourtant, ce n'est qu'en 1837 qu'elle est achevée et envoyée au Salon sous le titre "Le général Vendéen Bonchamps blessé mortellement à la bataille de Cholet obtient la grâce de quatre mille prisonniers républicains qu'on allait fusiller".
Mais le gouvernement de Louis-Philippe craignit que ce fût une cause de surexcitation des passions politiques pas suffisamment apaisées.
On ne permit pas de soumettre le tableau à l'examen du jury d'admission.
Cependant, comme compensation et pour montrer que la personnalité du peintre n'était pas en jeu dans cette interdiction, l'Administration fit l'acquisition de la toile et en fit don à la ville de Clermont" (E.Vimont, 1892).
Elle fut effectivement exposée à la Bibliothèque de la Ville dès janvier 1838.

10 décembre 2021

Portrait DU PRINCE DE TALMONT par COGNIET (d'après P. GUERIN)

6 Prince de Talmon

COGNIET (Léon)
Né à Paris en 1794, mort à Paris en 1880.
Elève de Guérin.
Peintre d'histoire et portraitiste.
1817 : Prix de Rome.
Huile sur toile, 1826 est d'une hauteur de 2,20m et une largeur 1,40m.
Antoine Philippe de La Trémoille, prince de Talmont est né à Paris en 1765.
Il appartient à une famille noble possédant de nombreuses terres en Bretagne et en Mayenne.
Après avoir été aide de camp du comte d'Artois, il se lance dans l'insurrection et devient commandant de la cavalerie vendéenne.
Il conduit ses troupes dans la Virée de Galerne à l'automne 1793.
Arrêté l'année suivante par les Républicains, il est exécuté peu de temps après devant son château de Laval.
Sur ce portrait en pied, le prince de Talmont est revêtu d'un manteau vert foncé, d'un pantalon écru et de bottes.
Il tient un sabre dans la main droite, tandis, qu'il tend son chapeau de feutre noir de la main gauche, dans un geste fougueux.
L'arrière-plan évoque la confusion d'une scène de bataille : à gauche, on distingue la masse d'un château, dont les contours sont rendus flous par les colonnes de fumée s'élevant du combat en contrebas à droite.
Cette œuvre, exposée au Salon de 1826, est la copie d'une toile réalisée par le maître de Léon Cogniet, Pierre Guérin (actuellement conservée au château de Serrant).
L'élève a apporté quelques modifications à l'œuvre dont il s'est inspiré : il a notamment supprimé au second plan la représentation d'un personnage tenant son cheval par la bride.

12 février 2018

L'écomusée du Puy du Fou (1983-2006) *

Puystory_00630

L’actuel château, construit dans le style de la Renaissance italienne est dû à François II du Puy du Fou (1496-1548).
La construction demeura inachevée et le château fut vendu en 1659.
Situé à la porte de la Vendée, le château du Puy du Fou a été construit en associant deux matériaux inattendus la brique et le granit.
Il a succédé à un autre édifice qui lui fait face dans le bois au-delà de l'étang où ont été pratiquées des fouilles archéologiques.
Malmené par les siècles, il fut incendié par les colonnes infernales en 1794.
Inscrit au Monument historique en 1974, le château actuel a été acquis par le Département en 1977 et y créa un écomusée qui sera ouvert de 1983 jusqu’en 2006.
Depuis lors, ce dernier poursuit sa restauration.

PUY_6819

De l'époque de la Renaissance, le monument a conservé, outre une admirable galerie à l'italienne, des éléments architecturaux remarquables comme les péristyles copiés sur les modèles de Fontainebleau, les escaliers voûtés à caissons et la salle dite des Gardes.
Le château a abrité le siège de l'Ecomusée de la Vendée, créé en 1978 à l'initiative du Conseil Général.
Sur plus de 1000 m², une exposition permanente avait été installée évoquant l'histoire du Département des origines à nos jours.
Cette présentation "Traces de la guerre de Vendée dans la mémoire collective" intégrait les moyens muséographiques les plus modernes permet de découvrir, sans l'aide d'un guide, les principales étapes chronologiques jalonnant la formation et révolution de la Vendée.
Depuis 1985, un "Centre d'Etude et de Documentation" sur la "Révolution dans l'Ouest" permet aux chercheurs de consulter les ouvrages et l'iconographie spécialisés.
L'Ecomusée n'était donc pas un musée comme les autres.

Puystory_00649

Georges-Henri RIVIERE, l'éminent muséologue français, avait largement inspiré la création de celui de la Vendée et avait résumé cette nouvelle forme de mise en valeur du patrimoine ainsi :
"L'Ecomusée est une institution culturelle assurant d'une manière permanente, sur un territoire donné, avec la participation de la population, les fonctions de recherche, conservation, présentation, mise en valeur d'un ensemble de biens naturels et culturels, représentatifs d'un milieu et des modes de vie qui s'y succèdent ".
L'originalité de la démarche vendéenne tient à l'étendue du territoire concerné, à la gestion de l'ensemble "chef-lieu et antennes" par un service départemental et surtout à l'exceptionnelle mobilisation des habitants.
En 2006, ses collections ont rejoint l’Historial de la Vendée, équipement muséographique réalisé aux "Lucs-sur-Boulogne" par le conseil général.

PUY_3093

3 avril 2017

Le camail. *

PUY_8663

Le camail est une cagoule de mailles qui vient du vieux français "cap mail" (racine Du latin caput "tête" et macula "maille"), c'est-à-dire tête de mailles.
Originellement armure de tête en tissu de mailles, le camail est devenu, pour les évêques, les chanoines et certains dignitaires ecclésiastiques, le vêtement recouvrant les épaules, les bras et la poitrine jusqu'à la ceinture, lors des offices solennels auxquels ils assistent.

SH108891

L’invention des cottes de mailles s’attribue aux celtes, en l’an 300 a.v. J.C. et jusqu’au XIVème siècle étaient les armures principales des soldats.
A l'époque carolingienne, il est fait de peau.
Ensuite, il fait souvent (à partir du XIIè siècle) partie intégrante du haubert (robe masculine médiévale) de mailles.
C'est à partir de la fin du XIIIe siècle qu'il deviendra indépendant du haubert.
Il protégeait la tête, le cou ainsi que le haut de la poitrine et du dos.

DSC_6660

Descendant sur les épaules, déjà couvertes par le haubert, il constituait un second niveau de protection particulièrement utile lors des combats, car le risque était grand de voir le taillant d'une épée glisser sur le casque et briser les clavicules.

PUY_9873

Les camails d’armures ne protégeaient pas contre les objets pointus comme les flèches, mais, pour le chevalier médiéval, c’était une forme de protection très nécessaire, même après l’arrivée de l’armure métallique.
Au fur et à mesure que le monde des armures changeait, la cotte commençait à avoir un rôle secondaire, mais pas moins important dans la défense.

SH100745

Jusqu’à qu'au XVème siècle, elle s’employait strictement pour être portée en-dessous de l’armure.
La cotte offrait une série d’avantages : la flexibilité, la fabrication et la réparation était relativement facile et son coût ne supposait pas de grands investissements d’argent.
Le camail d’armure s’unifie au casque normalement avec des lacets en cuir et des petites attaches connues comme vervelles.
Les camails étaient inconfortables et lourds.

DSC_7342

Ce n'est que durant le XVème siècle avec l'arrivée des armures plates (plaques) que le camail disparait progressivement.
Un camail peut posséder 3000 anneaux et peser de 2kgs à 25 kg selon les modèles.

6 mars 2017

Sous le Sable de l'arène

DSC00256mod2

A travers l'Empire romain, plus de 250 amphithéâtres romains nous sont connus.
Ils ont souvent laissé d'impressionnants vestiges.

img463(Amphithéâtre de Fréjus)

Citons des exemples comme Fréjus, d'Arles et de Nîmes, Xanten, etc....

PUY_9837(Amphithéâtre de Xanten)

Sanglants les spectacles donnés dans les amphithéâtres étaient diversifiés et proposaient :
des combats de gladiateurs (munera)
des chasses (venationes)
des batailles navales, ou naumachies (naumachiae)

img836

L'amphithéâtre romain le plus célèbre est celui de Rome.
Un soin tout particulier avait été apporté dans la composition des mécanismes d'accès à l'arène.
Les fauves et les hommes surgissaient au niveau de l'arène et cela pour le plus grand plaisir des spectateurs.

img834

Cet amphithéâtre, construit au 1er siècle av. J.-C., doit peut-être son nom à la proximité d'une statue "colossale" du Soleil.
C'était un immense ovale de 188 mètres sur 156 qui dressait ses quatre étages à 57 mètres de hauteur.
Il pouvait recevoir entre 50.000 et 70.000 spectateurs.

img021

Le schéma présenté représente une très petite partie des aménagements du Colisée ...
La galerie (1) permet aux spectateurs d'accéder aux gradins (2) dont les plus proches de l'arène sont réservés aux notables : le "podium".
Trois séries de gradins, séparés par des couloirs de circulation, surplombent le podium.
La troisième plate-forme, tout en haut, est une simple terrasse sans sièges, réservée aux esclaves et aux étrangers.

PUY_0224(Amphithéâtre de Xanten)

On accède aux gradins par des galeries voûtées et des escaliers en pentes, les "vomitoria" car ils "dégorgent" le public avant et après le spectacle.
Un parapet et un filet de protection (3) protègent le public des incursions des fauves ...

Puy du Fou 2011 - 3100

L'amphithéâtre est protégé du soleil et de la pluie par un immense "velum" (manœuvré par les marins de la flotte militaire de Misène).
L'arène (du mot latin "arena", sable (4)), est construite au-dessus d'un vaste labyrinthe de galeries voûtées, de murs, de cellules, d'escaliers, de cages ...
Elle est constituée d'un plancher épais recouvert de sable, reposant sur un réseau de poutres et de madriers. 
Dès leur arrivée au Colisée, les fauves sont introduits dans la galerie (5).
Celle-ci, au dernier sous-sol, court tout autour de l'arène et donne sur des cages de fer (6) qui n'ont que 3 côtés.
La porte en fer (7), selon sa position, ferme la cage ou obstrue la galerie (5).

PUY_6460

Ainsi, chaque fauve est conduit dans sa cage.
La porte est refermée et libère la galerie pour le fauve suivant.
Un simple mais ingénieux système d'ascenseur (8), avec un contrepoids et un cabestan, hisse la cage au niveau supérieur.
La cage n'ayant que 3 côtés, le fauve peut s'échapper vers l'escalier (9) et accéder à l'arène dès l'ouverture de la trappe (10).

PUY_5728

Le supplice des prisonniers commence.

3 mars 2016

L’anneau de Jeanne d’Arc racheté par le Puy du Fou *

Puystory_4296mod1

Dérobé à la Pucelle par l'évêque Cauchon lors de son procès en 1431, la relique a été rachetée aux Anglais par le célèbre parc d'attraction français lors d'une vente aux enchères historique.
L'anneau de Jeanne d'Arc pèse 4,90 grammes pour un diamètre interne de 18,25 mm et un diamètre externe de 21 mm.
Il est accompagné d'une boite pesant 127 grammes, mesurant 79 x 58 x 77mm.
Cet anneau en argent doré est une relique du XVème siècle.
Cet anneau fut offert à Jeanne d'Arc par ses parents.
Un anneau qu'elle porta tout au long de son existence et qui fut un élément central de son procès.
C'est au moment de ce procès que les Anglais lui confisquèrent l'anneau.
Il aura finalement passé 600 ans en Angleterre avant son retour en France.

http://fr.aleteia.org/2016/03/03/lanneau-de-jeanne-darc-rachete-par-le-puy-du-fou/

*****

PUY_9691

L'histoire renaît avec le retour de l'anneau en France.
Et que dire de plus sur la symbolique du retour sur les terres du Puy du Fou.
En 1431 le Vieux château est détruit par les Anglais en représailles à l'alliance et participation de Guy II à la bataille de "cent ans" à côté de Jeanne D'Arc.
Deux grands personnages de l'histoire se sont rencontrés et combattus pour leurs convictions.
A présent, il nous restera deux valeurs hautement symboliques au Puy du Fou.....
Les ruines d'un "Vieux Château" et "l'anneau.....de la Sainte Patronne de la France".
*****
Lire l'histoire sur :
http://www.puydufou.com/histoires-de-ouf/

*****

Medieval Joan of Arc Devotional Ring with Casket

  

1 mars 2018

Présentez-vous, Monsieur le "Marchand de Quenouille".*

DSC_3058

Avant le spectacle, présentez-vous, Monsieur le "Marchand de Quenouille" ?
Je suis le galopin des routes, je cours au long des chemins et des sentiers.
J'erre de ferme en ferme au hasard de ma fantaisie et j'apporte dans ma besace les biens les plus précieux, l'amusement, le rêve, le vent d'ailleurs.
Après ma journée, passée à courir deux ou trois paroisses, je suis invité à la veillée chez l'un ou l'autre.
Les femmes filent, les hommes tressent des paniers.
On casse des noix, on écosse des haricots et on m'écoute.
Je dois les émerveiller de mes légendes, de mes récits terrifiants de bêtes fabuleuses.
Je leur conte aussi les nouvelles des autres villages, de la ville, même...

PUY_5792

Quand ils sont épuisés, quand leurs yeux se ferment, je m'en vais dormir dans la grange, roulé dans une couverture.
Le lendemain, à l'aube, après une bonne soupe de potée, un morceau de lard froid, je repars pour aller plus loin.
On ne me revoit, parfois, que de longs mois plus tard, ayant fait le tour de la province.
Je reviens avec les histoires et les nouvelles que j'ai récoltées dans d'autres veillées.
A nouveau les yeux qui brillent, à nouveau ils oublient, pour un temps, la banalité du quotidien.
Maintenant, je dois vous laisser.
Rejoignez votre place en tribune le spectacle commence dans quelques minutes.
*****

DSC_1665

Les lumières se sont éteintes.
A notre droite, une petite lumière, une ombre qui se précise, une silhouette qui arrive à grandes enjambées et qui va passer devant nous.
Une large cape sombre l'enveloppe laissant passer seulement les jambes que l'on devine longues dans un pantalon noir descendant sur des sabots usés par les cailloux des chemins creux.
Il s'appuie sur un grand bâton et dans l'autre main, il tient un falot.
Malgré la chevelure en broussailles délavée par les intempéries et les années, on devine un profil grave et un regard profond.

PUY_8783

Un feutre rétréci et cabossé lui couvre la tête.
La silhouette un peu courbée suit son chemin, s'arrêtant pour évaluer la distance qui lui reste à parcourir ou pour remettre en place d'un coup d'épaule les quenouilles qui sortent du sac accroché sur son dos.
Ce "vieux cherche-pain" va arriver au village, il s'arrête, le public le regarde.
La voix de Philipe Noiret est grave, envoûtante, le mystère est total et avec ses premiers mots, le grand livre qu'est "la Cinéscénie" ouvre les pages de l'histoire.

PUY_5782

"Je n'ai jamais reçu de nom.
Ils m'appellent le vieux cherche-pain.
Je traîne mes souvenirs avec mon baluchon humide et je colporte les nouvelles de métairie en métairie..."

29 mars 2019

Le Bourg 1900.*

Bourg 33mod

En 2003, le Grand Parc vit pour son grand projet : le Bourg 1900.
C'est en fin de cette saison 2003 que la vieille boutique fut démontée pour laisser la place libre aux défricheurs et terrassiers.
Cet espace très haut en couleurs, orné de mille détails architecturaux sera en 2003, le plus ambitieux projet ayant vu le jour au Grand Parc, à égalité toutefois avec le Stadium Gallo-Romain.
Ce village très vivant est doté de deux corps de bâtiment placés de part et d'autre d'une place intérieure.

DSC_4408

Un petit pont, une splendide halle Eiffel qui "ferme" le Bourg côté Halle Renaissance.
Outre l'aspect architectural, le Bourg 1900 propose deux "spectacles" aux visiteurs.

PUY_9751

Tout d'abord, un spectacle de rue mettant en scène un garde champêtre qui décline ses "avis à la population" et déclenche l'intervention d'automates musiciens, d'abord un à un puis de concert.

Bourg 41

Des lieux d'apparition distincts et répartis sur tout le bourg, en passant par la qualité sonore que l'on connaît au Puy du Fou.
Ce spectacle surprend bien des visiteurs.
L'autre facette du bourg est incontestablement en intérieur avec l'ensemble des boutiques du Grand Parc (hors artisans).
On y retrouve aux différents rez-de-chaussée, une douzaine de boutiques qui présentent de multiples produits.

Bourg 1900 - 2012 - 001

De l'espace dédié à la chevalerie en passant par les arts de la table, l'épicerie fine ou encore la confiserie, chacun peut déambuler au milieu des ambiances reconstituées d'autrefois.
L'objectif du Bourg 1900 se résume en un défi.
Proposer avec succès aux petits et aux grands des gammes de produits que l'on croit désuets mais qui retrouveront vie en ce Bourg 1900.

PUY_9523

Ainsi, on redécouvre la chaleur des jouets en bois, la douceur des ours en peluche qui ne font aucune concession aux robots ou objets sans âme qui parsèment nos vitrines du XXIe siècle.

PUY_0970 Puystory

Une chose est certaine, le Bourg 1900 est un nouvel hymne à la qualité historique ainsi qu'à l'authenticité. Deux thèmes qui sont chers au Puy du Fou.

Puystory
Archives