Puystory

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15 janvier 2024

La Vendée militaire de 1793

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Napoléon admirait les Vendéens et disait qu'ils étaient des "géants".
Durant toute l'année 1793, ils firent trembler la Révolution.
Elle leur fit payer cette peur par des atrocités sans nom.
Ils étaient le petit peuple des campagnes et des bourgs.

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Au début de 1793, leur soulèvement s'étendit comme un raz de marée.
Ils s'en allèrent chercher d'anciens officiers nobles pour les commander.
C'est ainsi que tout a commencé.
La Vendée du soulèvement contre la Révolution, la "Vendée militaire", n'avait pas d'unité historique avant 1793 et pas plus d'unité géographique.

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Au nord-est, elle mord sur l'Anjou, au sud sur le Poitou.
Le marais ne ressemble pas au pays des Mauges qui est différent du bocage.
Un destin tragique a forgé l'unité de ce pays de 600 paroisses et de 700000 habitants.
La "Vendée militaire" n'est pas limitée au territoire du département qui porte son nom.

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Elle forme une vaste région de cent kilomètres de profondeur sur la rive gauche de la Loire.
Elle est circonscrite au nord par le fleuve, à l'ouest par l'océan, dont la côte sera constamment disputée.
Au sud, sa frontière passe au-dessus de Luçon, ville républicaine, et à l'est elle suit le cours du Thouet entre Saumur et Parthenay.

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En 1793, les routes étaient rares et médiocres.
Hormis les deux grands axes Nantes-La Rochelle et Les Sables-Cholet qui se coupent au lieu-dit les Quatre-Chemins, les communications étaient assurées par des chemins que l'hiver transformait en bourbiers.
Les haies qui les bordaient et clôturaient les champs étaient souvent épaisses de trois mètres et plus, hérissées de houx, de ronces et d'aubépines d'où surgissaient les troncs des ormes et des chênes.
Après deux récoltes, les terres restaient en jachère pendant quatre ans et se couvraient rapidement d'ajoncs et de genêts d'une hauteur supérieure à celle d'un cheval.
Dans un tel pays, il était facile de se déplacer sans être vu, de constituer des gîtes pour le repli et l'accueil.

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Kléber dira :
"C'était un labyrinthe obscur et profond dans lequel une armée ne peut en quelque sorte marcher qu'à tâtons et sans se déployer"

12 janvier 2024

Bal des Oiseaux

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10 janvier 2024

Qui est Clovis !*

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Clovis Ier (en allemand Chlodwig ou Chlodowech, en latin Chlodovechus) est roi des Francs saliens de 481 à 511.
Issu de la dynastie des Mérovingiens, du nom hypothétique de son grand-père, Mérovée (cf. liste des monarques de France), il est considéré comme le premier roi chrétien du royaume des Francs, qui prendra le nom de France au XIIIe siècle.
Nous connaissons Clovis à travers la longue description de son règne par l'évêque gallo-romain Grégoire de Tours, né près de trente ans après la mort de Clovis, et dont l'Histoire, sera rebaptisée tardivement "l'Histoire des Francs".

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Les Francs étaient un conglomérat de peuples.
Leur origine est essentiellement germanique.
Ils forment deux groupes : Francs Saliens et Francs Ripuaires.
Ils vivaient à la frontière de l'Empire romain, sur le limes.
Ces peuples acceptèrent de se mettre au service de l'Empire comme paysans ou comme soldats.
Le mot Franc signifiait "guerrier".

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Né en 465 – 466 (selon les sources), Clovis devient Roi en 481.
A cette époque, on ne devient pas roi par un sacre, mais par héritage d'une part, et d'autre part, d'après un choix de la famille aristocrate, sur des critères particuliers : bravoure et nombreuses victoires.
En d'autres termes, c'est une coutume d'un temps ancien qui faisait son effet.
Clovis, est baptisé le 25 décembre 496 par l'évêque Rémi à Reims.
Il a en effet décidé de se convertir au catholicisme, lui le païen.

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Ce qui fait toute la différence, c'est l'histoire de la Sainte-Ampoule.
Les témoignages sont nombreux.
Selon les notices historiques sur le couronnement des rois de France par Pierre Augustin Dérodé-Géruzez
Clovis est le premier de nos Rois qui ait été sacré et couronné.
Ce fut en 496, la veille de Noël, que ce prince, nouvellement converti à la foi chrétienne, il reçut des mains de saint Remi (Reins) le baptême et l'onction sainte.

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La plupart des évêques du royaume se trouvaient alors réunis à Reims (Rheims).
Grégoire de Tours nous apprend que les rues de la ville furent tendues de tapisseries peintes et les églises de draps blancs, que l'on répandit des parfums en abondance, et que l'on alluma une grande quantité de cierges.
Et que 486 correspond à la bataille de Soissons contre Syagrius.

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8 janvier 2024

Mais qui était François Athanase Charette de La Contrie ?

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5 janvier 2024

Résumé sur Jeanne d'Arc

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Aux confins de la Lorraine et de la Champagne, le petit village de Domremy a vu naître, au début du XVème siècle, une des héroïnes les plus populaires de l'histoire de France.
Jeanne y est née et a grandi, parmi ses frères et sœurs ; Jacquemin, Jean, Pierre et Catherine.
Elle oscille entre des épisodes de paix relative et de conflits ouverts, impactant directement la vie des habitants frontaliers.
C'est dans ce contexte bien particulier que Jeanne a grandi, avec en toile de fonds, des croyances populaires (l'arbre aux fées) mêlées à une piété exemplaire.

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Au cœur de ce village vosgien, et à seulement 13 ans, la destinée de cette simple fille de laboureur, a pris un tour inattendu, exceptionnel et légendaire.
C'est la conjonction de ces divers éléments qui conduira la jeune Lorraine à dépasser toutes les frontières, tant physiques que symboliques, au départ de Domremy, "là où tout a commencé".
Des voix qu'elle dit avoir entendu "dans le jardin de son père", Jacques d'Arc, donneront à Jeanne à sa détermination à prendre les armes pour son futur roi Charles VII (1403-1461).

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Les grandes dates sont :  
1412 : Naissance de Jeanne à Domremy
À cette époque, il n'y avait pas d'enregistrement des naissances.
Les registres paroissiaux reprenant les naissances, les baptêmes, mariages et décès n'apparaîtront que plus tard (environ 1450).
Cependant, il est possible de situer sa naissance à partir de son témoignage lors du procès de Rouen quand elle déclare le 21 février 1421 être âgée de 19 ans.
Pour ses contemporains, elle serait née le jour de l'Épiphanie le 6 janvier 1412.

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1425 : Premier appel des "voix" de Saint-Michel, Sainte-Catherine et Sainte-Marguerite.
1428 : En mai, Jeanne se rend à Vaucouleurs pour rencontrer Robert de Baudricourt (1400 – 1454).
Elle demande à être envoyée en France auprès du Dauphin Charles pour lui transmettre un message divin et l'aider à sauver la ville d'Orléans, assiégée par les Anglais.

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1429 : Le 13 février, départ de Vaucouleurs.
Après plusieurs entrevues, le capitaine Baudricourt autorise Jeanne à rejoindre le Dauphin à Chinon.
Elle parcourra les 600 km en 11 jours selon le témoignage de Jean de Metz (1398 – xxxx).
Le 23 février, elle est reçue par le Dauphin (Charles).
Le 8 mai, libération et levée du siège d'Orléans : Baudricourt lui confie une armée qui lève le siège d'Orléans le 8 mai.

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Le 18 juin, les troupes françaises écrasent les Anglais à Patay.
Jeanne libère ensuite les villes de la vallée de la Loire et de Champagne pour ouvrir la route vers Reims.
Après la victoire à Orléans, Jeanne convainc Charles de se rendre à Reins pour son sacre.
Importante décision, car pour Jeanne et le peuple, c'est par ce sacre que le souverain deviendra pleinement le "Roi".
Mais pour se rendre à Reims, il faut traverser des territoires tenus par les Bourguignons et des villes telles que Troyes se rendent, permettant ainsi la cérémonie du sacre possible.

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Le 17 juillet, Charles VII devient "Roi de France" à Reims.
1429 : Jeanne commande le 8 septembre les assauts sur Paris, mais ce sera un échec et elle sera blessée à la jambe.
Cet assaut sera utilisé contre Jeanne, car le 8 septembre était une fête religieuse importante en tant que la "Nativité de la Vierge".

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1430 : Le 23 mai, les troupes bourguignonnes capturent Jeanne à Compiègne.
La ville de Compiègne est assiégée par les Bourguignons, alliés des Anglais.
Charles VII choisit de négocier avec le duc de Bourgogne, mais Jeanne souhaite continuer le combat et de chasser les Anglais.

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Elle décide de porter secours à Compiègne et part avec une petite troupe, et ce, sans l'accord du roi.
Isolée du reste de ses compagnons, elle est capturée.  
Après un an de vie publique et de combat, Jeanne connait la prison et les tourments d'une vie d'enfermement.
Au départ, elle est détenue au château de Beaurevoir, dont elle essaye de s'échapper.
En décembre, elle est remise aux mains des Anglais contre rançon de 10.000 livres et conduite dans une cellule du donjon de Rouen (Aujourd'hui tour Jeanne d'Arc) et enchaînée par les pieds pour éviter une nouvelle tentative d'évasion.

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Elle ne sort que pour ses interrogatoires.
Elle tomba gravement malade
1431 : entre le 9 janvier et le 25 mars, Jeanne sera jugée pour sorcellerie dans un procès d'inquisition, instruit et conduit par l'évêque de Beauvais, Pierre Cauchon (1371 – 1442).
Les conditions de détention sont très dures et après un procès de six mois et tourmentée par ses juges et ses geôliers, Jeanne cède et abjure ses voix et ses convictions.
En échange, les juges lui ont promis la vie sauve et un emprisonnement dans une église gardée par des femmes.
Mais, Jeanne est remise dans sa prison d'origine et sera harcelée par les soldats anglais.
Se sentit trompée, elle se rétracte.
Le 30 mai, Jeanne sera condamnée comme hérétique et relapse.

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Elle sera excommuniée et brulée vive sur la place du Vieux-Marché à Rouen.
Ses cendres furent jetées dans la Seine, pour éviter qu’elles puissent être récupérées et vénérées comme des reliques par d’éventuels partisans.
Dans les semaines qui suivirent, le "roi de France et d’Angleterre" Henri VI (1421 - 1471) écrivit de longues lettres à tous les souverains d’Europe ainsi qu’aux prélats, aux nobles et aux villes de "son royaume de France" pour annoncer que "la trompeuse divinatrice" avait été justement châtiée.
Elle avait même avoué ses mensonges avant de mourir – prétendait-il.

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1450 - 1456 : Charles VII ordonne, via Isabelle Rommée (1377 – 1458), mère de Jeanne d'Arc, l'ouverture d'un procès de réhabilitation, destiné à laver la mémoire de Jeanne et à effacer les soupçons de sorcellerie pesant sur l'origine de son pouvoir.
7 novembre 1455, après le début du règne du pape Calixte III (1378 – 1458), Isabelle se rend à Paris dans la grande salle de l'évêché, pour se présenter devant la délégation du Saint-Siège, à laquelle elle s'adresse de manière émouvante, à plus de soixante-dix ans.

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Le 7 juillet 1456, la sentence de réhabilitation est prononcée par la cour d'appel de Paris.
1920 : Le 16 mai, Jeanne d'Arc est canonisée par le Pape Benoît XV (1854-1922).

3 janvier 2024

Amoureux de Verdun

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1 janvier 2024

Bonne Année, Bonne Santé

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Malgré l'allégresse des fêtes de Noël, nous vivions souvent les derniers jours de l'année dans une certaine mélancolie.
Ces journées sombres, sans soleil, nous rendaient tristes.
L'approche du Nouvel An n'allait-elle pas, en effet, nous rappeler une autre étape de notre vie ?
Au gui, l'an neuf !
Cette plante venue des profondes forêts de chênes et que les druides coupaient religieusement.

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Cette plante, à laquelle ils attachaient quelques vertus mystérieuses.
Avait-elle le pouvoir d'apporter le bonheur désiré au cours de la nouvelle année ?
Comme le voulait la coutume, la veille, on allait, avec autant de cérémonie, décorer la pièce principale de la maison.
C'est là, au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre, qu'on attendrait sonner les douze coups de minuit.

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Et jusqu'au matin, les veillées prolongées marqueraient le passage d'une année à l'autre.
Je me souviens… dans tous les foyers, on s'empressait d'offrir les vœux à tous ceux qui vivaient sous le même toit.
Les enfants, levés très tôt, ne perdaient pas de temps.
C'est à qui aurait souhaité la bonne année le premier.
On leur avait appris à réciter la formule traditionnelle....
"Bonne Année, Bonne Santé ! Le paradis à la fin de vos jours !".

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Une grande sincérité se manifestait peut-être dans le mot à mot de certains petits enfants, mais les plus malicieux trouvaient leur plaisir à en modifier la fin.
Ils savaient, que de toute façon, ils recevraient des étrennes, un sou ou quelques friandises !
Les heures des repas étaient très perturbées, car on voisinait beaucoup ce jour-là.
Les femmes, heureuses de se rencontrer, prolongeaient leurs conversations en offrant la "petite goutte" ou la tasse de café.

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Je revois encore ces allées et venues…
On allait faire la tournée de tous les oncles et cousins.
On n'hésitait pas à faire plusieurs kilomètres à pied pour aller voir la famille.
Les hommes rentraient tard à la fin de la soirée après avoir discuté longuement dans les caves des voisins.
Le lendemain, on reprenait le travail sans attendre les bonnes promesses de la veille.

Jacques Maupillier (Garde)

29 décembre 2023

A la Cité Nocturne

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27 décembre 2023

Le calendrier

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Les premiers calendriers apparurent, probablement, il y a cinq mille ans lorsque les hommes s'aperçurent que les astres, qu'ils observaient avec une certaine appréhension, se déplaçaient selon des cycles réguliers.
Lentement, des systèmes permettant de diviser le temps furent élaborés et on repéra plus facilement la période de l'année la plus propice aux semailles.
Comme de cette découverte découla une amélioration de la production agricole, almanachs et calendriers devinrent bien vite des instruments de la plus haute importance.
La notion d'année est née de l'observation des saisons qui règlent la vie animale et végétale et, par conséquent, les activités agricoles, essentielles pour se nourrir et survivre depuis les temps les plus reculés de la préhistoire.
Le premier calendrier "solaire".

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Ce furent les Égyptiens qui découvrirent que la succession des saisons (c'est-à-dire le temps d'une révolution de la Terre autour du Soleil) durait environ 365 jours.
Ils utilisèrent donc un calendrier comportant 12 mois de 30 jours, plus 5 jours complémentaires.
Mais, tous les 4 ans, 1 jour était perdu et avec le temps, les fêtes d'automne tombèrent en été...
À l'origine, le calendrier romain est composé de 10 mois, totalisant 304 jours.
Les 61 jours d'hiver ne font alors partie d'aucun mois.  
Vers 713 av. J.-C., le roi légendaire Numa Pompilius (21 avril 753 – 673 av. J.C.) aurait ajouté les mois de janvier et février, étendant l'année à 365 jours, adoptant comme beaucoup d'autres peuples le calendrier Egyptien.
Pour passer de l'ancien système au nouveau, il y eut une année de transition… de 445 jours afin de réaligner une bonne fois le début de l'année sur l'équinoxe de printemps. ...
Elle fut appelée, à juste titre, ''l'Année de la Confusion".

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En 46 avant J.C., Jules César (juillet 100 Av J.C./ 15 mars 44), sur le conseil de l'astronome grec Sosigène, décide de remplacer le calendrier lunaire jusque-là en vigueur par un calendrier solaire, dit "julien" (du nom de l'empereur).
L'année "julienne" durait, en moyenne, 365 jours ' et 6 heures alors que l'année "solaire" ne dure que 365 jours, 5 heures, 48 minutes et 46 secondes...
Il y avait donc une différence de 11 minutes et, au bout de 128 ans, cela représentait un jour entier…!
Seule différence : le premier jour de l'année est fixé au 1er mars, mois très important à Rome, car associé au dieu de la guerre.
Cette répartition a laissé des traces aujourd'hui.
Nos derniers mois de l'année actuels s'appellent ainsi octobre (de "octo", le huitième), novembre (de "novo" le neuvième) et décembre (de "decem" le dixième) alors qu'ils sont désormais les dixième, onzième et douzième mois de l'année.

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En 532, l'Église décide de faire commencer l'année au 1er janvier, mois qui suit immédiatement la naissance du Christ, fixée au 25 décembre 753 de l'an de Rome (la fondation de la ville éternelle servant de point de départ au calendrier romain) par le Pape Libère (xxxx – 24 septembre 366).
Pour autant, le 1ᵉʳ janvier n'est pas le premier jour de l'année pour tous.
Dans certaines régions de France, c'est Pâques, date anniversaire de la résurrection du Christ, qui fait office de Nouvel An.
Mais cela pose quelques problèmes.
Pâques est une date mobile qui correspond au premier dimanche après la pleine lune de printemps (21 mars).
On peut donc se retrouver aussi bien avec des années de longueur variable, ce qui s'avère bien compliqué à l'usage.
Dans d'autres pays ou régions, c'est Noël qui est choisi comme début de l'année : ainsi, à Lyon, dans le Poitou, en Normandie ou en Anjou...

Pope Gregory XIII

En 1582, lorsque l'avance du calendrier sur l'année solaire eut atteint 10 jours, le pape Grégoire XIII, suivant le conseil de l'astronome allemand Christoph Klau (1538-1612), réforma le calendrier julien et imposa le calendrier grégorien du nom du pape Grégoire XIII (1502-1585 - pape de 1572 à 1585).
La structure du calendrier grégorien est analogue à celle du calendrier julien.
Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours.
Le calendrier julien n'était en effet pas en accord avec l'année solaire, car il avançait d'environ 11 minutes.
C'est pour rétablir ce décalage que la réforme du Pape est entrée en vigueur.
Pour assurer un nombre entier de jours par année et pour correspondre à la réalité solaire, on y ajoute régulièrement (tous les 4 ans en principe) un jour bissextile, le 29 février.
L'année 1582 compte dix jours de moins pour rattraper le décalage avec le soleil.
Quand les catholiques européens se réveillent le lendemain du jeudi 4 octobre, ils sont en réalité le vendredi 15 octobre selon le nouveau calendrier.
Certains en voulurent beaucoup au Pape en l'accusant de leur avoir volé 10 jours de leur vie…
On choisit les années divisibles par 4, sauf celles divisibles par 100, sans l'être par 400 (ainsi 1900 n'était pas bissextile, car divisible que par 100 et pas par 400... par contre, 2000 sera bissextile car divisible par 100 et 400).
On pensait être à l'abri des caprices du Temps…

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En réalité, l'année Grégorienne est encore trop longue de 0,0003 jour… dans 10 000 ans, notre calendrier comportera 3 jours de trop ... mais nous ne serons plus là pour nous en plaindre…!
Le calendrier grégorien remporta un vif succès et l'Espagne appliqua aussitôt la réforme et Ste-Thérèse d'Avila (1515 -1532) qui mourut le 4 octobre 1582, fut enterrée le lendemain, 15 octobre…
Tous les pays d'Europe suivirent l'exemple de l'Espagne sauf l'Angleterre qui attendit 1751 pour se décider…
En revanche, pas de modification de la date du Nouvel An.
C'est ce calendrier qui est toujours en vigueur aujourd'hui.
Si le calendrier grégorien est d'usage international, certains pays utilisent encore des calendriers fondés sur une conception du Temps, propre à leur civilisation.
1ᵉʳ janvier 2000 ou 24 ramadan 1420 ou 23 tébeth 5760 ?
Pour les Musulmans, ce sera le 24 ramadan 1420, car ils comptent les années à partir de l'"Hégire", "la fuite" du prophète Mahomet de la Mecque vers Médine le 16 juillet 622 (par rapport au calendrier grégorien).
De plus, leur calendrier est "lunaire" : les mois correspondent approximativement à l'intervalle entre deux nouvelles lunes.
Quant aux Israélites, leur calendrier indiquera le 23 tébeth 5760.
En effet, son point de départ est fixé au 7 octobre 3760 av. J.-C. (toujours par rapport au calendrier grégorien), date très précise (!) de la Création du Monde…
Si les mois sont lunaires, l'année suit le cycle solaire grâce à un système complexe d'années comptant parfois 13 mois…
Dans notre inventaire, nous ne pouvons pas oublier, un calendrier qui, bien qu'éphémère, a marqué notre Histoire.
Ce fut le calendrier révolutionnaire.
En effet, il n'eut cours que du 5 octobre 1793 au 31 décembre 1805...

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Ce fut Philippe Fabre d'Églantine, l'auteur de "il pleut, il pleut, Bergère ... " qui élabora ce calendrier républicain.
Il divisait l'année de 365 jours en 12 mois, eux-mêmes divisés en 3 décades de 10 jours.
Pour parvenir aux 365 jours, on ajoutait cinq jours "complémentaires" : les "Sans-Culottides".
Ces jours étaient destinés à célébrer des fêtes républicaines : celles de la Vertu, du Génie, du Travail, de l'Opinion, des Récompenses.
Le point de départ était fixé au 22 septembre 1792, date de la proclamation de la 1ère République (et par pure coïncidence, de la victoire de Valmy).
Les noms des mois d'une même saison se terminaient par un même suffixe : "aire" pour l'automne, "ôse" pour l'hiver, "al" pour le printemps, "or" pour l'été.
Comme beaucoup de révolutionnaires, Fabre d'Églantine, doux poète, coureur de jupons, mais aussi sanguinaire Commissaire de la République, fut décapité en compagnie de son ami Danton le 15 Prairial An II, le jour des Abeilles, ce qui est plus poétique, avouez-le, que le 5 Avril 1794...

Calendrier

Mais que représente le calendrier grégorien :
Janvier du latin, "ianuarius" ou "januarius", nommé en l'honneur de "Janus", dieu romain des commencements et des fins, des choix, des clés et des portes..
Février du latin, "februarius", lui-même dérivé du verbe "februare" signifiant "purifier".
Mars du latin "Martius", donné à ce mois par les Romains en l’honneur du dieu "Mars", dieu de la guerre.
Avril du latin "Aprilis", de l'étrusque "Apru",  donné par les romains en l'honneur de la déesse "Aphrodite", déesse de la beauté et de l'amour.
Mai du latin "maius", en référence à la divinité italique "Maia" déesse romaine de la fertilité et du printemps.
Juin du latin "junius" donné en l’honneur de la déesse romaine "Junon".
Juillet du latin "julius" en l’honneur de Jules César.
Août du latin "augustus", nom donné en l’honneur de l’empereur romain Auguste en 8 av. J.C..
Septembre, du latin "september", septième mois de l’ancien calendrier romain.
Octobre du latin "october" car il était le huitième mois de l'ancien calendrier romain.
Novembre du latin "november" (de novem, neuf), car il était le neuvième mois de l'ancien calendrier romain.
Décembre du latin "december" (de decem, dix), car il était le dixième mois de l’ancien calendrier romain.

25 décembre 2023

Au Grand Siècle du Puy du Fou.

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