Libération du camp de concentration de Dachau
Le 29 avril représente la libération du camp de concentration Dachau par la 7e Armée américaine.
Ce camp fut libéré grâce au sang-froid et à l'audace d'un jeune officier de renseignements australien, le Capitaine Thomas G. Groome (1918-xxxx).
Parachuté en France occupée en 1942, il rejoint le Docteur Albert Guérisse (1911-1989), officier médecin de l'armée belge, chef du réseau "Pat O'Leary", qui rapatria 1.200 aviateurs abattus en Belgique et en France.
En avril 1943, le Capitaine Thomas G. Groome est arrêté par la Gestapo à Toulouse, mais parvient à s'échapper au cours de son interrogatoire, en sautant par la fenêtre du 2ᵉ étage.
Le talon enfoncé, il se cache, retrouve son émetteur et informe Londres que le Docteur Guérisse a été arrêté.
Pendant plusieurs mois, il réorganise le réseau, malheureusement infiltré par la Gestapo.
Il est à nouveau arrêté en 1944, incarcéré au Camp de concentration de Mauthausen où il retrouve le Dr. Guérisse.
C'est à Dachau qu'on le retrouve dans la section typhus de l'infirmerie.
Thomas venait d'avoir le typhus et récupérait lentement.
Le Docteur Guérisse et d'autres prisonniers déchargeaient des trains les cadavres destinés au crématoire.
En janvier 1945, le docteur Guérisse demanda à Thomas d'entamer une liaison avec la femme SS qui gardait les prisonniers.
Cela prit quelque temps, mais en mars 1945, elle donna à Thomas la clef du chiffre allemand, ce qui lui permit de décoder les messages de l'état-major allemand adressés au Général SS Polh (1892-1951), quant à la liquidation des prisonniers.
Le 25 avril 1945, le Capitaine Thomas Groome, accompagné de la femme SS, sortit du camp par la porte principale.
Elle s'en fut à gauche vers Munich et lui à droite vers Regensburg, où il prit contact avec la 7ᵉ Armée américaine.
Son commandant, le Général Patch (1889-1945) déploya immédiatement 18 chars d'assaut sur le périmètre du camp, tandis que les Typhoon attaquaient les baraques SS et les miradors du camp à la fusée et au canon.
Les SS en uniformes camouflés s'étaient tapis entre les baraques du camp avec leurs lance-flammes.
L'armée américaine avec deux régiments de la 7ᵉ armée américaine libéra le camp de concentration de Dachau, le 29 avril 1945 à 15 heures.
Il s'y trouvait encore 29.000 prisonniers.
Mais sur la voie de chemin de fer qui dessert le camp, les Alliés trouvent une quarantaine de wagons de marchandises contenant 2 000 cadavres.
Après la guerre, Thomas Groome retourna dans son pays natal, Queensland en Australie.

La chapelle néo-gothique du Mont des Alouettes
Aujourd’hui, on peut y voir trois moulins et une chapelle néo-gothique en granit de Mortagne.
Le 18 septembre 1823, en pèlerinage avec 15.000 Vendéens au Mont des Alouettes (haut lieu des Guerres de Vendée) et pour commémorer le sacrifice des soldats vendéens qui se sont battus pour "Dieu et le Roi" et pour "perpétuer le souvenir d’une époque à jamais mémorable", la Duchesse d’Angoulême / Marie-Thérèse de France (1778-1851) fille de Louis XVI (1754-1793), décida et financera la construction d’une chapelle en ce lieu afin de perpétuer le souvenir d’une époque à jamais mémorable : les Guerres de Vendée.

La première pierre fut posée solennellement le 18 septembre 1825 et bénie par Monseigneur René-François Soyer (1767-1845), évêque de Luçon, en présence des généraux Charles Sapinaud de La Rairie (1760-1829) et Auguste du Vergier de La Rochejacquelein (1784-1868).
À partir de plans établis par M. MACQUET, architecte parisien, les sieurs ROBERT et DUNY, entrepreneurs, commencèrent les travaux.
Le 5 juillet 1828, la Duchesse de Berry (1798-1870), belle-fille de Charles X (1757-1836), vint visiter le chantier et se recueillir dans la chapelle et décora sur le mont des Alouettes de nombreux soldats vendéens.
En 1830, avec la monarchie de Juillet très hostile aux Vendéens, les travaux s’arrêtent avec la chute de Charles X et par manque d’argent.
Seul le gros œuvre est réalisé.
En 1839, le Préfet de la Vendée envisage la démolition du monument qui ne devra son salut qu’à l’habileté du Juge de Paix de Mortagne, lequel fit remarquer que la démolition coûterait plus cher que la récupération des matériaux.
La chapelle va donc rester à l’abandon, ouverte à tous les vents, pendant plus de 130 ans.
Le comte de BERMOND (1855-1928), maire des Herbiers, s’en rend acquéreur le 21 juin 1922.
À la mort de la comtesse Antoinette de BERMOND le 1ᵉʳ août 1945, la chapelle revient au principal héritier, le diocèse de Luçon.
En 1962, Monseigneur CAZAUX (1897-1975), évêque de Luçon, charge le Souvenir Vendéen de restaurer et d’achever la chapelle.
Et c’est avec la silhouette que nous lui connaissons aujourd’hui que la chapelle, enfin terminée, sera bénie le 28 avril 1968, par Monseigneur PATY (1916-2004), évêque de Luçon.
Bâti dans le style néogothique, c’est un édifice très sobre, éclairé par des vitraux modernes portant armoiries des trois provinces insurgées (la Bretagne, l’Anjou et de la Vendée au centre).
Les vitraux sont l’œuvre de Gabriel Loire, le maître verrier qui les créa de 1964 à 1967 pour cette chapelle fantôme dominant le bocage vendéen.
L’architecture est minimaliste, de couleur uniformément grise.
Le bâtiment est construit pour être favorable au recueillement, à la paix et au pardon.
Deux portes impressionnantes et imposantes ornent le bâtiment de chaque côté.
La toiture primitive, pour laquelle il avait fallu 90.000 tuiles "écaille" et 10 kg 500 de clous pour les fixer, étant trop exposée au vent, n’a pas tenu.
En 1931, on placera une toiture plus légère, en zinc, avec la même inclinaison de charpente.
En 1963, on remplacera la couverture en zinc par une couverture en cuivre rouge, plus légère, ce qui va permettre de relever la charpente presque jusqu’en haut du pinacle.
La chapelle présentera ainsi des proportions plus harmonieuses.
L’autel, lui, sera consacré le 12 juillet 1968 par le chanoine Marcel RETAILLEAU, vicaire général, délégué par l’évêque de Luçon.
Le portail à deux ventaux est surmonté d’un linteau de granit avec l’inscription : "1793 - LA VENDEE FIDELE".
Le 23 août 1973, un orage violent s’abattit sur le mont des Alouettes et la foudre tomba sur la chapelle, occasionnant quelques dégâts, en particulier avec la chute de la croix métallique qui a dû attirer la foudre.
Le 30 septembre 1975, a eu lieu une cérémonie civile, après réparation des dégâts et repose d’une croix de granit, aux frais du Souvenir Vendéen.
En 1920, pour la clôture d’une mission, on érigea un calvaire près de la route, sur un socle établi avec les débris de plusieurs moulins.
Édifiée grâce aux dons de la fille de Louis XVI en 1823, elle ne fut finalement terminée qu’en 1968.
Cette chapelle, qui est le deuxième lieu le plus visité du canton des Herbiers après le Puy du Fou, concentre à elle seule tout ce que la Vendée représente : l’audace, la tradition, l’espoir, l’Histoire.
En 1993, une croix en l’honneur de Louis XVI sera érigée, 200 ans après sa mort, près de la chapelle.
Une terre sur laquelle vit "Un Peuple de Géants", a dit Napoléon.
Elle est une petite partie de cette "Douce France" où l’on aime se ressourcer.























































