Un réverbère ou lampadaire extérieur est un dispositif d'éclairage public placé en périphérie des voies de circulation publiques qui s'allume le soir.
Dans la mythologie grecque, les Lampades (en grec : Λαμπάδες) sont des nymphes chthoniennes des Enfers.
Elles accompagnent la déesse Hécate.
Elles sont associées aux Mystères d'Éleusis.
Leurs noms sont à l'origine du mot « lampadaire », les "Lampades" portaient en effet des torches lumineuses.
Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, les rues des villes se changent en coupe-gorge la nuit venue, les ordonnances successives imposant aux riverains de suspendre des « lanternes et chandelles ardentes » demeurant inappliquées.
Peu éclairantes, d'une faible autonomie, celles dont les commis allumeurs rechignent à s'occuper sont remplacées par les célèbres réverbères en 1769.
La plante est originaire des régions de la façade atlantique de l’Europe et d’Afrique du Nord.
Les bienfaits de la camomille sont connus depuis des millénaires.
Historiquement, les Égyptiens utilisaient la camomille pour traiter la fièvre et l’insolation.
Les Égyptiens auraient embaumé Ramsès II avec de l’huile essentielle de camomille.
Les Grecs puis les Romains auraient également à leur tour adopté cette variété de plantes qui s’était répandue en Europe.
Les Anglo-saxons la considéraient même comme l’une des 7 plantes sacrées et consommaient ses feuilles vertes crues comme antimigraineux.
Elle a ensuite été introduite en Europe de l’Est, en Australie et en Nouvelle-Zélande.
Elle fait aujourd’hui partie intégrante de la pharmacopée de 26 pays et entre dans la composition de très nombreuses préparations pharmaceutiques en Europe.
Son nom scientifique est Chamaemelum nobile, Anthemis nobilis et appartient à la famille des Astéracées ou Composées (plantes potagères, mais aussi des plantes d’ornement).
Cette plante vivace mesure entre 10 et 30 cm de haut.
Cette plante aromatique rustique et peu exigeante se cultive aussi bien en pots qu’en pleine terre (massifs, bordures, rocailles…).
Les fleurs sont de couleurs jaune et blanc, érigées en solitaire, au bout d’une tige.
Ses feuilles sont finement divisées en lobes courts et étroits et ressemblent à de petites marguerites dégageant un parfum très agréable.
Elle fleurit de juin à septembre.
La camomille, est l’une des plantes les plus vendues au monde et elle est connue pour être consommée sous forme de tisane.
Mais son huile essentielle, obtenue par distillation à la vapeur d’eau des fleurs, a aussi des propriétés reconnues et efficaces.
Il existe plusieurs espèces de Camomille, entre autres, la Camomille Romaine (ou camomille noble) et la Camomille Matricaire (ou Camomille allemande).
En règle générale, lorsque l’on parle de camomille, c’est de la première qu’il s’agit "la Camomille Romaine".
Si la Camomille Matricaire dont on extrait de l’huile essentielle est très utile pour traiter des affections cutanées comme des rougeurs et des démangeaisons, elle comporte davantage d’effets indésirables et est contre-indiquée sur la durée aux personnes ayant des traitements médicaux, notamment des anticoagulants.
Mais revenons à la Camomille Romaine et ses propriétés.
La consommation de camomille n’est a priori pas dangereuse, mais les personnes ayant des allergies à d’autres plantes de la famille des Astéracées et les personnes asthmatiques devraient l’éviter.
La camomille n’a pas son pareil pour calmer les irritations cutanées, de même que les piqûres d’insectes et de végétaux, l’eczéma ou encore les coups de soleil et les brûlures grâce à ses propriétés apaisantes, anti-inflammatoires et cicatrisantes.
On lui approprie d’autres vertus pour :
Amélioration du sommeil
Contrôle du taux de glucose dans le sang
Amélioration de la santé cardiaque
Fait baisser la tension artérielle et le taux de cholestérol
Peut être utilisée pour soulager les maux de dos, les rhumatismes
Problèmes digestifs (ulcères, acidité, nausées et vomissements, gastro-entérite, colique du nourrisson).
Refroidissements, troubles du sommeil, nervosité, rhume des foins, allergie.
Prévention de certains cancers.
Anti-oxydantes (usage interne)
Favorise la sécrétion de bile par le foie
Calme les douleurs menstruelles
Augmentant la fluidité du sang.
Action d’antidépresseur.
Ouvre l’appétit.
Antinévralgique ; problèmes ophtalmiques (conjonctivites et blessures) ; vulnéraire. (Usage externe)
Baisser la fièvre
Diminue les insomnies, les maux dorsaux et les symptômes d’indigestion.
Les nausées, les brûlures d’estomac, ou les règles douloureuses et l’anxiété.
Le traitement des aphtes et des ulcérations de la bouche pour apaiser les maux de dents chez les enfants.
Elle est également utilisée traditionnellement comme colorant naturel des cheveux pour offrir une teinte blonde
Aide les femmes à devenir enceinte rapidement.
Pour sentir les bienfaits de la camomille, prendre deux à trois tasses par jour, en cures de 3 semaines par mois.
La camomille est susceptible d’entraîner des réactions allergiques, notamment une rhinite allergique. Des vertiges, des nausées et des vomissements sont parfois observés en cas de surdosage.
Cette plante est contre-indiquée aux femmes enceintes.
Pour votre sécurité, n’oubliez pas de demander conseils à votre médecin en cas de doute ou si vous prenez des médicaments.
En entrant sur le parcours du "Premier Royaume", l’aventure commence par la représentation de la tombe de Childéric 1er. Une pierre tombale, un bouclier, une armure, deux totems décorés d'abeilles. À la découverte du trésor, de nombreuses pièces d’or furent retrouvées dans sa tombe au XVIIᵉ siècle dont 300 abeilles (ou cigales ?) qui ornaient son manteau. Il subsiste aujourd’hui du trésor de belles gravures qui en ont été dressées lors de sa découverte, et quelques fac-similés que les Habsbourg avaient fait fabriquer. Certaines publications évoquent des cigales, mais vite écartées, car la cigale étant un insecte spécifiquement méditerranéen, elle n’est pas présente voir inconnue dans la région.
Sur les 300 abeilles initiales, il semblerait que déjà en 1665, il n’en restait plus que 27. Aujourd’hui, seuls deux exemplaires peuvent témoigner de la richesse de Childéric. Les Abeilles de Childéric Iᵉʳ sont avec la tête et le thorax en or, et les ailes sont incrustées de grenats, et au revers, une attache. La pierre de Grenat est issue du latin "malum granatum" signifiant "pomme à grains, grenade" pour sa couleur rouge-brun et du latin "granum" signifiant "grain" pour sa forme. Sur le plan psychologique, la pierre grenat a de nombreuses propriétés, apportant ainsi joie et force de vivre, énergie, courage, force motrice et assurance. On lui associe la puissance de la volonté, une meilleure confiance en soi, et le succès. La pierre grenat est ainsi une pierre d’ancrage forte. Mais pourquoi des abeilles ?
En héraldique, les abeilles sont un symbole d’immortalité et de résurrection suite à leurs métamorphoses, de grandeur d’âme et de sagesse et de sociabilité grâce à l’organisation sans faille de la ruche et à leur caractère laborieux. Ce fut aussi une référence à l’Antiquité et à Virgile qui voyait un modèle social parfait pour l’Homme. Symbole royal en Chaldée (région antique de Mésopotamie, située entre les cours inférieurs de l’Euphrate et du Tigre), les abeilles étaient aussi identifiées au pouvoir du roi de la Basse Égypte dans l’Égypte ancienne, représentant le peuple qui obéit à son roi. Riche de symboles, l’abeille a toujours été associée à la royauté et au divin, peut-être en raison du miel qui sort d’elle et est considéré comme doux, nutritif et agréable. Durant les premiers siècles de notre ère, les grandes migrations barbares, forcées par Rome et les Huns, ont redessiné les frontières et transformé, parfois radicalement, le destin des habitants. Childéric aurait emprunté, lors de son séjour en Thuringe, une coutume adoptée par les Thuringiens soumis aux Huns.
Considérées comme le plus ancien emblème des souverains de France, dont les Mérovingiens, et souhaitant rompre avec la monarchie de l’Ancien Régime, l’Empereur s’est vu conseiller de nouveaux symboles représentatifs de son pouvoir et de la royauté et Napoléon fit alors broder 1500 abeilles de Childéric sur son manteau impérial, rattachant ainsi symboliquement sa dynastie naissante aux origines de la France. Les abeilles furent ainsi présentes sur le célèbre manteau de velours pourpre que l’Empereur portait lors de son couronnement, mais aussi sur les tentures de son palais, ainsi que sur celles des tribunaux et administrations impériales. L’insecte est ainsi devenu emblème de l’Empire avec l’aigle et remplaça la fleur de lys.
L’art gothique (période 12ème - 15ème siècle) a succédé à l’art roman (période 950 - 1130).
Des innovations architecturales (la voûte sur croisée d’ogive et l’arc brisé) ont permis de révolutionner les édifices.
L’objectif de cette architecture était de gagner en lumière, en finesse et en hauteur.
Les vitraux sont très présents dans ces grandes ouvertures et apportent de la couleur.
On distingue quatre phases chronologiques :
Le gothique de transition, juste après le roman, 1130-1230.
Le gothique de base, 13ᵉ siècle, calqué sur le modèle de Chartres.
Le gothique rayonnant, 14ᵉ siècle.
Le gothique flamboyant, 15ᵉ siècle.
La plupart des édifices ont en fait subi ces diverses influences, car leur construction s'est souvent étendue sur plusieurs siècles.
Terme employé au Moyen Âge. La quintaine est un mannequin destiné à entraîner les chevaliers. Ce mannequin est composé d'un pieu (planté dans le sol) et d'un écu accroché sur le haut. Pour transformer cet entraînement en divertissement, on accroche un bras articulé sur le dessus du pieu. Sur ce bras articulé pend une lourde masse accrochée à une chaîne. Le chevalier, sur son destrier, doit toucher l'écu au galop. Le bras articulé tourne et la masse doit être esquivée par l'effacement du chevalier qui se couche sur l'encolure du cheval. Les moins vifs peuvent aussi parer le coup avec leur propre bouclier. S'il manque la cible... rien ne se passe, hormis les clameurs désapprobatrices de la foule.
Au coeur de la Guerre de Vendée - Paul Bridier - A paraître en septembre 2019. C’est bien plus qu’un château, c’est comme une personne. Le voilà sur le seuil, prêt à tous les outrages. Du haut de sa superbe, il semble déjà dire : l’incendie passera, mais la vie reviendra. Furieux, comme excités par la joyeuse noblesse du Puy du Fou, château aimé de tous au milieu des campagnes, les Républicains mettent le feu partout où ils le peuvent. En quelques heures, il se transforme en une immense fournaise creusée par un torrent de flammes. Très vite, le feu atteint les étages puis le toit.
Navire incandescent tout en haut du Bocage, il attire de sa lumière, comme un panache, toutes les colonnes des environs. On n’abdique pas l’honneur d’être une cible. Laissant là leur besogne dans les villages alentour, les voilà qui convergent. Chacune d’elle veut y laisser la trace de son passage. En quelques heures, le château n’est plus qu’un amas de ruines, un reste de quelques pierres mutilées, enseveli dans le silence. Seuls demeurent quelques vieux arbres et des chemins creux, témoins silencieux et qui gardent en eux le secret pour les générations à venir. Sommet des hêtres. Sommet de l’être. Oh Puy du Fou, sans sépulcre et sans portrait, tu savais que le tombeau des héros est le cœur des vivants.
"Inutile sans doute, en ce mémorial, de donner la parole aux bourreaux. Laissons même leurs noms s’ensevelir dans l’oubli. Ils auront leur jugement, aussi tranchant que la lame de leur baïonnette. Inutile de citer les mères que l’on éventre, les prêtres qu’on écartèle, les familles que l’on exécute. Inutile sans doute aussi de donner la parole aux pauvres survivants. Il n’y en a pas eu. En enfermant ce 28 février 1794 les rescapés du village dans la petite chapelle, les Bleus viennent d’inventer la solution finale. Oradour, Auschwitz, l’Archipel du goulag... quelques lieux seulement peuvent nous raconter ce que l’œil ne peut voir ni l’âme soutenir. Non, laissons la parole aux murs de la chapelle. Les registres paroissiaux ont permis de garder, comme on garde un trésor, les noms des 109 enfants des Lucs-sur-Boulogne de moins de 7 ans, massacrés par les troupes républicaines, le 28 février 1794."
Bonchamps est là, étendu lui aussi sur un matelas de fortune qui s’imbibe de son sang. C’est l’heure de la Passion. Les officiers, à genoux, et pour certains en pleurs, le veillent. La blessure ne laisse aucune espérance, chacun le sait. Mais d’abord Bonchamps lui-même, paisible, tranquille sur son lit de douleur, et qui laisse apparaître un sourire irradiant et mystérieux comme celui de l’ange de Reims. Les souvenirs voyagent dans sa mémoire : il se rappelle les Indes où il combattit aux côtés de Suffren, il se souvient de ses assauts menés en stratège hors pair et en général valeureux, il revoit ses frères d’armes, amis ou ennemis, mais indistinctement soldats. Dans ce qui lui reste de force et de souffle, il formule une dernière demande : Il faut laisser la vie aux prisonniers, "Soldats chrétiens, souvenez-vous de votre Dieu : royalistes, souvenez-vous de votre roi : Grâce ! Grâce aux prisonniers ! Je le veux, je l’ordonne ".
Les Éditions Beaufort vous proposent de soutenir la sortie du livre en commandant votre exemplaire avec un bulletin de souscription.
Il est coutume, au Moyen Âge, de manger copieusement deux fois par jour.
Au lever, entre 6h et 8h selon les saisons, avec le "disjejunium" (rupture du jeûne nocturne) constitué d'un morceau de fromage et d'un verre de vin. Rarement de l'eau, car les puits et sources d'eau étaient soumis aux caprices du temps et pouvaient provoquer des coliques et flux de ventre. Entre 11h et 13h, le "prandium", repas rapide se prenant après la première moitié du travail. Entre 16h à 19h, la "cena" repas principal précoce afin de ne pas avoir recours aux chandelles. Avant les repas, les convives étaient invités à se laver les doigts dans une sorte de rince-doigts et à s’y rincer la bouche.
La table est constituée d'une planche montée sur tréteaux, que l'on dresse lorsqu'on en a besoin pour la retirer ensuite. Une nappe, placée sur la table, était recouverte d'une pièce de tissu pliée en deux, appelée "doublier", destinée à s'essuyer les mains et la bouche.
On mange donc attablé, assis sur des tabourets ou des bancs. L'utilisation du banc lors les grands festins aristocratiques a d'ailleurs donné le verbe "banqueter". Au centre de cette table, une grande coupe sur pied où se trouve le plat principal.
Les céréales sont la base de l'alimentation, le plus souvent sous forme de pain. La ration de pain se situe entre 500 g et un kilo par jour et par personne. Les viandes, poissons, légumes, fruits, graisses et fromages ne forment que l'accompagnement du pain.
Le chou en particulier, mais aussi, carottes, poireaux, navets, épinards, panais et les légumes secs (pois chiches, fèves, lentilles).
Au fil des siècles, on verra arriver l'ail, les oignons, le cresson, les laitues, les artichauts, les concombres, les épinards, les asperges...
Dans les villes, des marchands ambulants vendent les légumes verts (épinards, poireaux ou choux) qui serviront à confectionner purée et soupe. Les aliments ne sont pas posés sur des assiettes, mais sur des "tailloirs" ou "tranchoirs", larges et épaisses tranches de pain, qui absorbent le jus.
Elle évoluera avec les temps en plaque de bois, de métal ou d'or. Les gens mangent avec leurs doigts. Le couteau est le principal couvert que l'on utilise pour manger. La cuillère, servant de louche, est réservée au service du plat central.
La fourchette individuelle n'existe pas à cette époque (introduite sous Henri III). C'est un grand ustensile à deux dents, utilisé pour servir les viandes ou piquer des fruits à la fin du repas. La nourriture est hachée (on a de mauvaises dents) et très épicée (elle se conserve mal). Les carafes, pour l'eau et pour le vin, et différentes sortes de cruches et de pichets, sont utilisées dans chaque maison.
Le vin est sur toutes les tables. La teneur en alcool ne dépasse pas 7 à 10 degrés. Le volume consommé est de un à trois litres par jour et par personne, femmes et moines compris. La bière est attestée dès le XIIIe siècle. L'écuelle, la coupe ou gobelet n'était pas d'usage individuel et les partager était le symbole d’une grande convivialité. Les jours de fête, la table est généralement recouverte d'une nappe blanche.
La roue (pièce mécanique de forme circulaire tournant autour d'un axe passant par son centre) est inventée dans le monde sumérien, au sud de la Mésopotamie, entre le Tigre et l'Euphrate, probablement vers 3500 avant notre ère et a changé le quotidien des agriculteurs et artisans de l’époque.
Quoi de plus simple et de plus génial qu'une roue ?
Avant cette invention, les Sumériens se servaient de rondins qu’ils faisaient rouler au sol pour déplacer les charges importantes.
Les plus anciennes roues connues sont des disques pleins formés d'un seul bloc en pierre ou en bois.
Elles évoluent ensuite, à la fin du IIIe millénaire, vers des roues pleines constituées de trois pièces assemblées entrent-elles.
Les roues à rayons apparaissent vers 2000 avant notre ère, allégeant le véhicule tout en renforçant la roue.
Quoi qu'il en soit, l'histoire des origines de la roue est encore mal connue.
Mais, la roue est peut-être l'une des plus belles inventions de l'Homme.
Il est communément admis que cette idée est révolutionnaire comme l'invention de l'écriture.
Cependant, l'invention de la roue pourrait être un peu plus ancienne encore.
Elle se situerait plutôt du côté des sites lacustres du pourtour alpin.
Une petite figurine en terre cuite datant d'environ 4.000 avant J.-C. et représentant un chariot a en effet été retrouvée en Ukraine.
Mais qui a pu bien l'inventer ?
Cette question divise les experts.
Le nord-est de l’Europe, les régions alpines, le sud-est de l’Europe et le Proche-Orient se disputent le titre, mais sont pour le moment à égalité.
Mais, il se peut qu’il existe plusieurs vainqueurs dans cette compétition... même dans la mythologie.
En effet, la roue est aussi très présente dans les différentes mythologies.
Par exemple, dans la mythologie romaine, elle est l'attribut de Fortuna, la déesse du hasard et de la chance.
En revanche, dans la mythologie grecque, la roue est associée à Némésis, la déesse de la juste colère.
Mais la roue est aussi associée au supplice dans la mythologie grecque, lorsque Zeus condamne Ixion (un Lapithe) à un châtiment éternel.
En effet, il précipita Ixion dans le Tartare, en l'attachant avec des serpents à une roue enflammée qui tourne éternellement dans les airs.
À partir du XVIe siècle, la puissance des nations européennes ne se mesure plus sur terre, mais bien sur les flots. La France et l’Angleterre vont rivaliser d’ingéniosité et d’efforts durant deux siècles pour créer des flottes à la hauteur de leurs ambitions, avec des navires toujours plus grands et des équipages rudes et déterminés. Les hommes sont très nombreux sur les navires et l’espace de vie est réduit.
Pour dormir, pas de lit disponible (sauf pour les officiers). Le sommeil se trouve dans un hamac (aussi appelé branle au XVIIème siècle), disposé au-dessus des batteries de canons, dans les ponts inférieurs, mal ventilés, car le mauvais temps obligeait souvent à tenir les sabords fermés. Les marins se balançaient au gré des roulis, permettant un meilleur sommeil, même en cas de mauvais temps. Chaque marin est associé avec un autre pour le partage du hamac, selon le système de quart ou de grande bordée (0-4 h du matin, 4-8h du matin, 8h-midi, 12-16h, 16-20h, 20h-Minuit).
Le matelot, harassé et trempé de pluie ou d’embruns, ne trouvait ni boissons chaudes ni braseros pour se sécher (La Pérouse et Cook s’en procureront plus tard). Le marin devait se coucher tout habillé, faute de vêtements de rechange, bien qu’il possède un sac, comme le soldat, son paquetage, mais aucun règlement n’en déterminait encore la composition.
Au bout des quatre heures de sommeil, il abandonnait à son successeur un hamac humide et malsain. Les latrines (aussi appelées poulaines) ne sont qu’au nombre de deux pour tout l’équipage. Situées à l’avant du navire, elles sont exposées aux éléments, qui se chargent de tout nettoyer. Les vaisseaux sont de véritables nids à maladies, car l’hygiène y est quasi inexistante.
Les déjections des animaux sont très difficiles à évacuer, tout comme leurs odeurs. La promiscuité et l’humidité permanente aident également à la propagation des infections. Se laver est impossible pour les matelots, l’eau douce étant rationnée.
Il leur faut donc attendre une grosse pluie pour pouvoir faire un brin de toilette. Ainsi, les maladies comme la variole, le typhus ou la dysenterie font des ravages dans les équipages. Mais le cauchemar de la vieille marine reste le scorbut, provoqué par un manque de vitamines C dans la nourriture, les fruits ne pouvant être conservés. La mortalité liée au scorbut maritime a été estimée à plus d’un million de victimes entre 1600 et 1800. Pour le combattre, les Hollandais mangeaient de la choucroute.
Les marins pouvaient aussi s’en protéger sans le savoir lorsqu’ils mangeaient les rats qui infestaient le navire, le foie du rat étant capable de produire de la vitamine C. Des animaux vivants comme des vaches, des poules ou des moutons étaient embarqués sur les vaisseaux lors des longues campagnes, mais leurs produits ainsi que leur viande étaient réservés aux officiers. Les matelots doivent se contenter d’une nourriture bien moins variée et nourrissante.
La conservation des aliments étant très difficile à l’époque, surtout sur des vaisseaux, la base de leur alimentation consiste en un pain sec très dur appelé "biscuit de mer", à tremper dans du bouillon pour être consommé. Sans grand goût, le biscuit est même souvent infesté de vers comme des teignes ou des charançons, il valait mieux alors éviter de penser à ce que l’on mangeait. Du lard ou du bœuf salé pouvait être servi le dimanche afin d’améliorer un petit peu l’ordinaire.
Même, les salaisons les mieux préparées finissaient par pourrir. Outre le problème de conservation des aliments se pose celui de l’eau. On ne puisait pas toujours aux sources les plus pures, parce qu’il en fallait des quantités énormes. Stockée dans des barriques, celle-ci pourrissait très vite et devenait donc dangereuse à la consommation, ce qui entraînait de nombreuses maladies.
Les progrès des sciences contribueront à fonder l’hygiène navale, dont l’efficacité fut démontrée bientôt par des expériences retentissantes. L’influence exercée par la sensibilité que la littérature avait mise à la mode, tourna en un sentiment sincère chez beaucoup d’officiers de marine.
L'équipement du légionnaire était composé d'une gourde et d'un sac en cuir, d'une pioche et d'une hache, de ses armes, de son armure ou de sa cote de maille, d'un bouclier, etc.
L'ARMEE ROMAINE
Durant l'Antiquité, l'armée romaine est hiérarchisée, c'est-à-dire qu'elle dispose d'une échelle de grades (sous-officiers, officiers subalternes et officiers supérieurs, généraux).
Sous-officiers et officiers subalternes ont commencé comme simples légionnaires.
Chaque centurie de l'armée romaine a des sous-officiers.
Généralement, ils sont chargés des services, comme l'instruction des recrues, le ravitaillement, les soins aux soldats, la technique du siège des villes et de l'emploi du matériel de guerre.
L'enseigne de la centurie est confiée à un sous-officier porte-enseigne.
Le sous-officier du grade le plus élevé est l'Optione, il y en a un par centurie. (optionne, port-enseignes, instructeurs, préposés aux subsistances, architectes, médecins).
Une partie des officiers supérieurs et les officiers généraux sont élus par le peuple.
L'armée romaine était composée de plusieurs légions.
Celles-ci étaient dirigées par l'Empereur qui en était le général en chef et qui avait donc sous ses ordres toutes les forces militaires.
Selon les périodes, une légion comportait entre 4000 à 6000 hommes.
Chaque légion était commandée par des officiers supérieurs : les tribuns militaires, et les officiers subalternes et les centurions qui commandaient les centuries.
Chaque légion était composée de 10 cohortes divisées elles-mêmes en 3 manipules.
Le manipule était formé de 2 centuries.
Comme deux centuries sont groupées en manipule, le centurion de la première centurie commande le manipule en entier, alors que son collègue, le centurion de la deuxième centurie, ne commande sa centurie qu'en second et éventuellement remplace le premier centurion défaillant.
Il y avait aussi 2 types de soldats: les immunes, soldats de 1ère classe exempts de corvée et les "munifices", soldats de 2ème classe astreints à la corvée.
Le légionnaire qui s'est distingué au combat accède à la première classe, ce qui le dispense des corvées.
Le légionnaire ne peut espérer dépasser le grade de centurion.
Il portait 35 kg de bagages.
La cavalerie était à l'origine composée de riches prétoriens qui formaient une sorte d'aristocratie. Les Romains n'étaient pas de bons cavaliers et leur cavalerie fut donc surtout composée d'alliés engagés dans l'armée souvent après une défaite.
Au 1er siècle av. J.-C., elle est supprimée et remplacée par des cavaliers mercenaires étrangers (Numides, Ibères, Gaulois, Parthes...).
La cavalerie était organisée en 2 régiments (alae : ailes) de 500 hommes commandés par des préfets.
Les régiments étaient divisés en turmes de 30 à 40 hommes commandées chacune par un décurion (chef de groupe)..
Le char était attelé de 2 ou 4 chevaux.
Il servit durant les combats mais surtout lors des courses et des parades triomphales.
Le général vainqueur défilait dans Rome à la tête de ses troupes avec sur la tête une couronne de lauriers ou couronne triomphale.
La dolabre était à la fois un pic et une hache.
Elle servait aux travaux de construction des camps militaires et plus rarement comme arme.
Le lituus était une trompe d'airain ou de laiton de 1 m à 1,60 m surtout utilisée par la cavalerie.
Le vexillium était une enseigne représentant l'ensemble des légions.
Il était surmonté de l'emblème de Rome : l'Aigle Impérial.
Chaque légion avait néanmoins sa propre enseigne.
Ces différentes enseignes contribuaient souvent à guider les soldats vers la victoire.
Elles eurent une signification symbolique, militaire et religieuse.
La gourde faisait partie du paquetage du légionnaire.
Le poignard (pugio) était une arme à double tranchant. 4 anneaux permettaient de fixer le fourreau du côté gauche de la ceinture.
Le glaive (gladius) était une arme à double tranchant utilisée surtout par l'infanterie tandis que l'épée (spatha), plus longue, était utilisée par la cavalerie.
La lance (hasta) était formée de 3 parties : la tête en bronze ou en fer, le bois en frêne et une pointe de métal au bout qui servait à la fixer dans le sol.
La lance (pilum) était un lourd javelot de 2 mètres 50 qui était utilisé par les fantassins pour le combat à distance.
Il servait aussi à transpercer les boucliers ennemis.
Pour ne pas que l'arme soit retournée, les forgerons refroidissait brusquement la pointe de la lance dans l'eau et laissait refroidir le reste à l'air libre.
De ce fait il y avait un point faible.
Et lorsque la lance avait été utilisée, la pointe se pliait la rendant inutilisable pour un second jet.
Sous la République, les légions étaient constituées de soldats citoyens, qui quittaient leurs activités ordinaires pour défendre la cité et leurs biens propres.
Le choix des citoyens devant constituer les légions était confié aux dieux, par tirage au sort.
Chacune des classes devait fournir assez d'hommes pour constituer une centurie.
Les riches avaient plus de biens à défendre que les pauvres, et donc il était normal qu'ils les défendent eux-mêmes.
De plus, les soldats citoyens payaient eux-mêmes leur équipement.
Les riches étaient donc mieux équipés que les pauvres.
Les conditions de vie étaient difficiles.
Les soldats se déplaçaient à pied avec tout leur équipement.
À la fin du 2ème siècle av. J.-C., les campagnes militaires étant plus longues et plus lointaines, les consuls levaient des troupes parmi les paysans pauvres et leur versaient une solde.
Ce fut la fin de l'armée des soldats citoyens.
La tunique (subarmalis) était une sorte de justaucorps à la manière d'une jupe matelassée faite de laine que les militaires romains portaient sous l'armure à bandelettes de métal parfois coupantes pour protéger leur peau et leur vêtement.
Elle s'arrêtait à mi-cuisse et tenait aussi le légionnaire au chaud.
L'armure (lorica segmentata) était formée de bandelettes de métal maintenues entre elles par des courroies.
D'autres types d'armures existaient aussi composées de petites plaquettes de formes diverses (lorica squamata)(sorte d'écailles).
Ils utilisaient aussi la cotte de mailles (lorica hamada).
Le bouclier (scutum) était en bois de forme semi-cylindrique et mesurait 1,20 m.
Au centre, le umbo, pièce métallique ronde qui contenait la poignée et protégeant la main et pouvait servir à repousser l'ennemi brutalement.
Le casque de légionnaire était directement inspiré des couvre-chefs gaulois de la fin de l'indépendance.
Le casque (galeum) pour le casque de cuir et cassis pour le casque de métal étaient très équipés.
Ils disposaient d'oreillettes de chaque côté de la mâchoire.
Une palette disposée à l'arrière du casque servait à protéger la nuque.
Le casque de centurion : Le cimier était horizontal.
Le casque d’officier : Le cimier allait du front à la nuque.
Le casque de cavalier : Bombe gravée imitant une chevelure humaine, au couvre-nuque réduit, sans protection frontale, avec gardes-joues protégeant les oreilles.
Le ceinturon/Cingulum de légionnaire : Courroie en cuir qui se portait par dessus l’armure et maintenait les lanières en cuir du tablier.
Des attaches étaient prévues pour fixer à droite le fourreau du glaive, et à gauche celui du poignard.
Le ceinturon de centurion était orné de plaques décoratives.
Le ceinturon d’officier était richement décoré afin de montrer son statut.
Les motifs étaient réalisés en laiton.
Le tablier / Balteus était constitué d’un ensemble de sangles de cuir décorées de plaquettes de métal.
Il protégeait le bas-ventre et le bruit que faisaient les plaquettes en s’entrechoquant avait pour mission d’effrayer les ennemis.
Les jambières : Durant toute l’Antiquité, les combattants ont cherché à protéger les parties vitales de leur corps, notamment les jambes, très exposées sous le bouclier.
Jambières simples, portées par les soldats.
Elles convenaient aussi bien à des militaires qu'à certains types de gladiateurs.
Jambières décorées, portées par tous les officiers, jusqu’aux centurions.
Si les jambières ont disparu au 1er siècle de notre ère, elles réapparurent progressivement aux 2ème et 3ème siècles.
Ces objets de défense se fixaient par des sangles fermées sur le mollet.
La galigae était une sandale de cuir portée par les légionnaires composée d'une semelle cloutée.
Elles étaient résistantes pour les longues marches.
Après avoir franchi les portes du château renaissance, nous faisons face à un magnifique escalier de granit où siège une sculpture du collier de Saint Michel en référence au titre qu’avait François II du Puy du Fou.
À cet instant, nous sommes face à une énigme…
Que représente ce collier ?
Alors partons ensemble sur l’histoire de cette sculpture.
À la veille de la guerre de Cent Ans (1337-1453), la féodalité avait depuis longtemps démontré ses limites.
Par le jeu des multiples serments, on pouvait être vassal de plusieurs princes de guerre.
En revanche, l’idéal chevaleresque, nourri par la littérature arthurienne, était encore très vivace.
Au XIIe et XIIIe siècles, le genre de vie et l’éthique du chevalier chrétien combattant à cheval, respectueux de la foi jurée et n’utilisant ses armes, bénies au cours de l’adoubement, que pour combattre le mal et l’injustice, étaient devenus ceux de toute la noblesse.
Au début du XIVe siècle, l’état de chevalier était encore un modèle pour tous.
Le 23 avril 1348, le jour de la Saint-Georges, saint patron de l’Angleterre, le roi Édouard III (1312-1377) fonde l' "Ordre de la Jarretière".
C’est le plus ancien ordre de chevalerie qui subsiste encore aujourd’hui et c’est l’un des ordres les plus fermés du monde depuis l’origine, 25 titulaires plus le souverain, hors chefs d’État étrangers.
En 1351, en réponse à la fondation de l’Ordre de la Jarretière, Jean le Bon (1319 – 1364) créa l’Ordre de la Noble Maison ou Ordre de l’Étoile, qui devait rassembler autour du roi 500 chevaliers dévoués.
Décimé sur les champs de bataille dès Poitiers (19 septembre 1356), l’ordre tomba peu à peu en désuétude.
Pour manifester son prestige et s’assurer l’allégeance de ses barons, qu’ils soient flamands, bourguignons ou autres, le duc de Bourgogne Philippe le Bon (1396-1467) fonde l’Ordre de la Toison d’Or le 10 janvier 1430 à Bruges, à l’occasion de son mariage avec Isabelle de Portugal.
Imité de l’Ordre de la Jarretière, l’Ordre est limité au début à 25 chevaliers.
À la fin du XVe siècle (1401-1500), le roi de France Louis XI (1423-1483) cherche aussi à renforcer son pouvoir et à unifier son royaume.
Dans cette optique, il décide de créer un nouvel ordre de chevalerie qui servirait à récompenser les membres de la noblesse les plus fidèles et dévoués à la couronne.
C’est donc le 1ᵉʳ août 1469 à Amboise, que Louis XI institue officiellement l’Ordre de Saint-Michel, nommé ainsi en l’honneur de l’archange Saint-Michel, patron de la France.
La devise de l’Ordre de Saint-Michel était : "Immensi tremor oceani", ce qui signifie en latin : "La crainte de l’immensité de l’océan".
Cette devise évoque la puissance et la grandeur, symbolisant la force et la loyauté des chevaliers qui en étaient membres.
Premier ordre de chevalerie institué par un monarque français, il vise à promouvoir les valeurs de piété, d’honneur et de service envers le roi et le royaume.
Il s’agissait aussi d’un instrument de pouvoir royal visant à fidéliser l’élite du royaume autour de la couronne et symboliser la puissance et la gloire de la monarchie française.
L’insigne est composé d’un collier, d’une croix d’or surmontée d’une couronne royale, au centre de laquelle figure l’image de l’archange Saint-Michel terrassant le démon.
Les membres de l’ordre portent fièrement les insignes de l’ordre, tels que la croix de Saint-Michel suspendue à un ruban bleu azur.
Lors des cérémonies, ils revêtaient également un manteau d’apparat richement décoré et participaient à des processions solennelles dans les cathédrales et les palais royaux.
Ces signes de reconnaissance visaient à valoriser les membres de l’ordre et à les distinguer du reste de la noblesse.
Lors de ces défilés imposants, ils rendaient hommage aux valeurs chevaleresques et à l’héritage de la noble institution.
Dès sa création, l’ordre acquiert un grand prestige et ne compte que 36 membres à vie.
Cette restriction contribue à maintenir le prestige et l’exclusivité de cette distinction.
L’admission au sein de l’ordre était un processus très sélectif et rigoureux.
Les candidats devaient faire l’objet d’une enquête approfondie sur leur lignée, leur réputation et leurs faits d’armes avant d’être proposés au roi pour intégrer l’ordre.
Les chevaliers et dignitaires de l’ordre se réunissaient régulièrement dans les salles capitulaires des châteaux royaux pour discuter des affaires de l’institution.
Ces assemblées privilégiées permettent de maintenir la cohésion, la fraternité et la discipline au sein de ce prestigieux groupe.
En tant que conseillers privilégiés du roi, les chevaliers de l’Ordre de Saint-Michel exercent une influence politique importante, leur avis étant sollicité dans les décisions stratégiques du royaume.
Les membres de l’ordre jouissent également de privilèges fiscaux, notamment l’exemption de certains impôts et taxes, leur conférant un statut particulier au sein de l’élite du royaume.
L’Ordre de Saint-Michel a progressivement rayonné bien au-delà des frontières de la France.
L’ordre a permis de constituer un vaste réseau de dignitaires, de nobles et de personnalités influentes dans toute l’Europe, nouant ainsi des liens diplomatiques et politiques cruciaux pour la Couronne française.
Au fil des siècles, l’Ordre de Saint-Michel connaît des hauts et des bas, avec des périodes de stagnation et de renouveau, reflétant les évolutions politiques et sociales de la monarchie française.
L’Ordre de Saint-Michel a connu un déclin progressif à partir du XVIe siècle (1501-1600), et après Henri II (1519-1559), l’ordre se dévalue, devenant le "collier à toutes les bêtes" et Henri III (1574-1589) corrige le tir avec "L’Ordre du Saint-Esprit".
Excédé par les dérives de l’Ordre de Saint-Michel, Louis XIV (1638-1715) le réforme en ramenant de plus d’un millier à cent le nombre de ses titulaires, obligatoirement nobles.
Et pour la première fois, il réserve l’ordre à des personnes ayant démontré leurs mérites pendant au moins dix ans.
Et le 5 avril 1693, à l’initiative de Vauban (1633-1707) et du maréchal de Luxembourg, le Roi-Soleil crée aussi une distinction destinée aux militaires.
Appelée Ordre de Saint-Louis, elle récompense les combattants selon leur vaillance et non selon leur naissance.
Son succès va inspirer à Napoléon Bonaparte (1769-1821) la création de la Légion d'Honneur le 14 juillet 1804.
La Révolution française a mis fin à tous les ordres de chevalerie en France, coupables d’instituer des inégalités entre les citoyens, à l’égal des institutions féodales.
Bien que brièvement restauré au XIXe siècle par Louis XVIII (1755-1824) en 1816, l’Ordre de Saint-Michel a définitivement disparu en 1830.
Le nom de "claquettes" vient du bruit produit par des plaquettes de bois (en Irlande) ou de métal (en Amérique) fixées sur la pointe et le talon des chaussures du danseur.
Ce qui fait de celui-ci un percussionniste, en même temps qu'un danseur.
Véritables instruments, les claquettes développent particulièrement les notions de communication rythmique, d'équilibre, de mémoire.
Les claquettes, appelées également "Tap Dance", sont nées vers 1830 aux États-Unis dans le quartier de Five Points à New York en se répandant vers la Nouvelle-Orléans.
Mais, c'est vers 1840, que William Henry Lane (1825-1852), un Noir né libre, mixe habilement des éléments de rythmes africains et de danse irlandaise.
Williams Henry Lane devint une attraction vedette, suscitant l’admiration de l'écrivain Charles Dickens (1812-1870), lors d’une tournée en Angleterre.
Les danseurs immigrants de cultures différentes se rencontraient au cours de compétitions de danse et confrontaient leurs techniques.
Les émigrants européens (irlandais notamment) dansaient avec des sabots (Clogg dance) afin de rythmer davantage la chorégraphie et pour plus de confort, on vit apparaître le "Soft Shoe" (chaussures de ville).
Au fur et à mesure, les danses s’enrichirent les unes les autres pour former les claquettes telles que nous les connaissons aujourd’hui.
On dit aussi qu'elles ont permis aux immigrés irlandais et aux esclaves noirs de communiquer entre eux dans les ateliers et les manufactures de la Louisiane.
C'est le 18 décembre 1865 que les États-Unis supprimeront définitivement l'esclavage.
À partir des années 1900, les claquettes constituaient la partie dansée des vaudevilles à Broadway.
Dès 1905, Bill Robinson (1878 – 1949), précurseur en danse de claquettes, se produit dans des boites de nuit et des cabarets à New York puis à Chicago, principalement devant des spectateurs noirs.
Il obtint un énorme succès avec Blackbirds of 28 (1928) et Brown Buddies (1930) qui lui ouvrirent les portes de Hollywood où il interpréta de nombreux films.
Il connut un véritable triomphe avec la comédie musicale "Hot Mikado" lors de l'exposition de New York en 1939.
Vers 1920, les chaussures furent équipées d’abord de dessous en bois (Slip Clogs), puis de bouts de fer.
C’est cette dernière version qui est encore utilisée aujourd’hui.
L'apparition du jazz mit les claquettes au premier plan, car le rythme de celui-ci s'adaptait naturellement à la danse à claquettes.
Avec le cinéma et à la télévision, cette discipline connait son apogée dans les années 50 grâce à de remarquables et célèbres danseurs et danseuses comme Fred Astaire (1899-1987), Ginger Rogers (1911-1995), Cyd Clarisse (1922-2008) ou encore Gene Kelly (1912-1996) avec le film "Singing in the
Rain".
Mais le rock les fit passer au second plan dès la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Dans les années 1980-1990, les claquettes redeviennent à la mode grâce à Michael Flatley (1958-xxxx) pour les claquettes irlandaises (spectacles comme Riverdance), Dein Perry avec les "Tap Dogs", Savion Glover (1973-xxxx) ou Gregory Hines (1946-2003).
Plus proche de nous le film "The Artist" primé aux Oscars en 2012 a amené un nouveau souffle aux claquettes.
Pratiquées à tout âge et accessibles aussi bien aux femmes qu’aux hommes, les claquettes présentent de nombreux bienfaits.
Vous n’aurez donc aucun regret si vous décidez de prendre un cours de claquettes.
Comme toute danse, le "Tap Dance" est bénéfique pour la santé et constitue un sport sans grande intensité, puisqu’elle ne demande aucun exercice physique préparatoire.
Aujourd'hui, les spécialistes considèrent William Henry Lane, connu sous le nom de Master Juba, comme le père du "Tap Dance".
La fabrication du pain (symbole de vie et de travail) était chez nous l'objet d'une activité importante de la ferme.
Mon grand-père avait toujours transmis à mon oncle la mission de fabriquer notre pain quotidien.
Il s'acquittait de la planification avec un art reconnu de tous.
Mon oncle enfournait environ toutes les deux semaines.
Je connais bien ses habitudes, aussi quand j'étais gamin, je l'accompagnais souvent dans le fournil.
Celui-ci était attenant à la maison.
En entrant dans ce local assombri, par les murs enfumés, on devinait au fond le four de briques noires.
A droite, un énorme chaudron près de la cheminée, des pelles en bois le long du mur, des fourches et des raclettes pour nettoyer le four.
Au milieu, quelques fagots de "fournilles" (fagot de bois) éventrés séchaient négligemment sur la terre battue. Pour que le pain se conservât plus longtemps, mon oncle préparait le levain la veille après une journée de travail.
De bonne heure, le lendemain, il venait pétrir la pâte dans la maie.
Tâche difficile et pénible qui durait plus d'une heure.
En hiver, après le pétrissage, la pâte était glissée avec soin sous l'édredon et les couvertures d'un lit pour qu'elle lève plus vite.
En été, la pâte était étendue entre des arceaux sur les claies suspendues au plafond du fournil.
Pendant ce temps, le four était chauffé à blanc avec la "fournille".
Qu'il sentait bon ce pain de campagne à peine sorti du four !
Qu'il était bon ce pain de ménage cuit au bois, préparé avec la belle farine de blé de notre récolte !
Je garde encore le souvenir de ces galettes de fruits de saisons, principalement de mirabelles, que ma grand-mère faisait cuire après le pain dans le four encore chaud.
Et que dire des prunes de la Saint-Michel et des poires "mêlées" (poire cuite en séchant au four) qu'elle nous offrait parfois pour exciter notre gourmandise ?
Je me souviens aussi des délicieuses brioches à l'ancienne que ma tante préparait seule dans le fournil.
De mon temps, la brioche, c'était à Pâques !
La nuit, elle se levait pour repétrir, avec amour, la tresser et lui donner sa forme définitive.
Il y en avait des longues et des rondes reposant jusqu'au petit matin dans les "guenottes" (Corbeille de paille tressée).
On chauffait le four doucement dans lequel on hissait religieusement des brioches à l'aide d'une "raballe" (large pelle en bois à long manche) sans les déformer.
Qu'elles étaient savoureuses les gâches et les galettes "pacaudes" de ma tante !
Elle seule gardait le secret de sa recette.
Elle m'en confectionnait toujours une petite, que je dégustais toute chaude sortant du four.
On gardait les plus belles pour inviter les voisins.
Le lundi de Pâques, on faisait la tournée, comme pour les "tourtisseaux" à mardi-gras.
Partout, elle était excellente, mais disons que j'avais un faible pour la nôtre.
La brioche réapparaissait également aux fêtes de famille, principalement aux mariages.
Sur un air d'accordéon, on y dansait la brioche.
Cela donnait l'occasion aux meilleurs et aux athlétiques danseurs de s'affirmer.
Tout à tour, chacun devait exécuter des pas de danse en supportant à bout de bras une civière sur laquelle était placée une brioche gigantesque.
Tous les regards des convives suivaient la grâce et la résistance du danseur.
C'était une brioche de trente à cinquante livres offerte par la marraine et le parrain des mariés.
Après la danse, le gâteau était découpé et les invités repartaient avec un morceau de brioche soigneusement enveloppé dans du "papier de soie".
La brioche, le pain blanc de nos campagnes s'en sont-ils allés avec le temps ?
La brioche vendéenne a acquis une réputation qui dépasse les limites du département.
Aujourd'hui, sur les bonnes tables, ne retrouve-t-on pas encore le pain complet ou le pain de campagne ? Qu'importe sa forme !
Qu'il soit rond ou en couronne, il demeure toujours la nourriture essentielle du riche et du pauvre.
Chez nous, si le vieux "Cherche-pain" trouve asile, il savait qu'il pourrait en même temps partager notre pain.
Quand on parle du Château d'Ardelay, beaucoup de gens ne pensent qu'à la tour carrée, majestueuse et imposante, qui domine la petite place près de l'Église, au centre du bourg d'Ardelay...
Et, de fait, depuis la route, on ne voit qu'elle !
En y regardant d'un peu plus près, on constate que cette tour est un donjon, partie intégrante d'un ensemble très circonscrit par une muraille.
Le tout a été bâti sur un promontoire artificiel, lequel est entouré d'une douve en eau.
Au sud, les murs de l'Église paroissiale baignent leurs fondations dans cette douve.
Ainsi le château domine tout le pays !
Le château est situé à un carrefour de voies de communication.
Pendant 11 siècles, l'édifice connut un destin tumultueux entre duels, démolition et restauration.
Habité jusqu'en 1920, le château tomba peu à peu en ruines par la négligence.
Durant la guerre de 40, les Allemands, par représailles, enlevèrent les poutres et les planchers du donjon pour faire du feu.
Au décès de Mme de BERMOND le château fut vendu par les héritiers, pour payer les droits de succession, à M. Joseph BREMAND, pour la somme de 1.000 F.
La Commune des Herbiers, après bien des tractations, s'en est rendu propriétaire, par décision du Conseil Municipal en date du 12 décembre 1983, pour la somme de 241.450 F comprenant en outre le terrain environnant, ainsi qu'une grange avec écuries sur le bas-côté.
Acquis par la commune des Herbiers, les vestiges du château d'Ardelay, une fois dégagés de la végétation envahissante, ont révélé un état de délabrement très avancé, en même temps que la majesté grandiose de l'ensemble.
C'est à la demande de Jacques BOISSIERE, architecte départemental des Bâtiments de France, que le Club Archéologique du Puy du Fou a entrepris des fouilles de sauvetage, dans ce château d'Ardelay, préparatoires aux travaux de consolidation et de rénovation.
Parallèlement à la fouille, le travail de recherches s'était porté sur plusieurs directions :
La Presse et grâce aux coupures de journaux, patiemment recueillies, en particulier par Jean LAGNIAU, dans :
Presse-Océan : on y redécouvre quelques dates importantes.
08.10.63 : Le Vieux Donjon d'Ardelay menace ruine !...
30.05.64 : La tour de l'ancien château décoiffée par les intempéries !...
27.10.64 : Le Trésor d'Ardelay n'est pas là où on le cherchait !
19.11.64 : La pluie, après 3 hivers aura fait crouler la tour d'Ardelay.
10.05.66 : Dans l'album du château d'Ardelay .
25.01.67 : Comment protéger ces ruines qui deviennent menaçantes ?
23.08.76 : Le Château d'Ardelay sera-t-il restauré ?
06.02.79 : Un parking au pied du donjon !
04.04.77 : Un musée au château d'Ardelay ?
22.04.80 : Pour sauver le château d'Ardelay, une association ?
04.10.83 : La Ville étudie l'achat et la restauration...
14.12.83 : Achat du château d'Ardelay pour 241 450 Francs.
Son histoire.
La plus ancienne mention d'Ardelay est de 1220.
On trouve à cette date "Azerleis Vicus", puis en 1262 "Ardeleium", en 1390 "Ardelois", et "Ardelayum" en 1553.
Ardelay fut seulement une châtellenie et non une baronnie.
La seigneurie d'Ardelay relevait de la baronnie de Mortagne.
Quelques Seigneurs d'Ardelay sont :
- PAREDS
- CHANTEMERLE
- de BROSSES (1228-1435)
- de VIVONNE (1435-1547)
- de GREMONVILLE (1547-1557)
- de BOURDEILLES (1557-1627)
- de la ROCHEFOUCAULD (1627-1635)
- de NOUZILLAC (1635- 1639)
- de COUHE - BOUTOU
- Henry des HERBIERS (1687-1767)
- d'ESCOUBLEAU (1767-1858)
- JOUSBERT DU LANDREAU
- de BERMOND d'AURIAC.
Ce petit château, dans lequel il nous apparaît aujourd'hui, n'est pas le fruit d'une œuvre conceptuelle, mais l'aboutissement de remaniements successifs.
C'est vers le Xᵉ siècle que pour établir ce château en situation de domination sur le pays environnant, relativement plat, il a fallu élever une petite butte, sorte de motte édifiée probablement avec le produit du creusement de la douve circulaire.
Ensuite, la motte est chemisée par un mur plus étroit à la base qu'au sommet, épousant ainsi la forme conique de la motte.
La construction du donjon au XIVᵉ siècle est accompagné de celle d'un rempart élevé (traces sur le donjon) entourant peut-être la cour et révélant un caractère plus militaire, plus défensif.
Une tour-contrefort est venue par la suite soutenir le rempart au Sud-Est.
Le logis, grâce à son architecture, est estimé dans son ensemble XVᵉ siècle, début XVIᵉ siècle.
Rien ne permet d'affirmer qu'il soit exactement contemporain du donjon.
Il existe cependant des substructures plus anciennes sous l'élévation faisant penser à une construction antérieure.
À l'origine, chaque niveau devait être divisé en trois salles (trois cheminées).
Début XVIIᵉ siècle, on peut penser qu'un remaniement important bouleverse le logis (modification de la façade, des niveaux de sol).
Le dallage est bien daté de la première moitié du XVIIᵉ siècle par un matériel monétaire important (à la même époque, on construit la chambre de tir, on aménage le sous-sol du donjon).
Aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, des aménagements domestiques sont apportés : latrines, potagers, âtres surélevés...
Début XXᵉ siècle, l'élévation ouest avec sa cheminée, après effondrement ou destruction, est restaurée et remplacée par un mur plus étroit.
Les communs, plus tardifs, sont estimés XVIIIᵉ siècle, ils sont venus fermer la cour en s'appuyant contre la façade du logis.
On y retrouve un logement avec une cheminée, une écurie ou étable et des latrines.
À l'angle Sud-Est, il est retrouvé les témoins d'une petite construction qui a condamné un vide-ordures contenant un matériel estimé XVIIIᵉ siècle.
Autrefois, une seconde enceinte englobait l'église, le cimetière et une partie du bourg.
Aujourd'hui salle d'exposition, le château d'Ardelay est l'un des plus remarquables exemples d'architecture médiévale et militaire de la région.
Les Îles de Clovis plongent le visiteur au début du Moyen Âge. 50 huttes bâties sur pilotis faites de toits de chaume et de colombages ont été écoconçues pour restituer l’ambiance des villages du 1er millénaire. Cette cité lacustre, dont les 10 bassins sont peuplés de milliers de poissons, offre une capacité de 500 lits. Un véritable havre de paix et de verdure avec ses 80 000 plantes, où moutons et chèvres évoluent aux alentours en toute liberté. La décoration allie l’authenticité au confort optimal de standing trois étoiles : vasques en granit, lits en chêne, mobiliers en bois. Et pour se restaurer, "Le Banquet de Mérovée" propose une formule buffet ainsi qu’un bar.
La Cinéscénie est une superproduction, une fresque géante. Le spectacle présente le destin de la famille Maupillier. Son récit nous plonge dans un face-à-face entre Jacques Maupillier et un vieux marchand ambulant symbole de la mémoire du peuple vendéen. Le voyageur raconte au jeune homme l’histoire de ses ancêtres, du moyen Âge à la seconde Guerre mondiale. Pendant deux heures, 700 ans (du 13ème au 20 ème siècle) se déploient sous nos yeux pour relater cette légende familiale.
13ème : Le Moyen age, le temps des frayeurs. 15/16ème : La renaissance, la fête. 18ème : La révolution, la guerre. 19ème : La fête au village, la vie quotidienne au village en 1880. 20ème : La fête, la deuxième guerre mondiale, la famille Maupillier disparaît.
Il y a deux héros dans le spectacle : 1. Le présentateur : un vagabond, (présent pendant tout le spectacle), qui passe d’une époque à l’autre pour raconter le passé. 2. Jacques Maupillier, vit au château du Puy du Fou. Sa présence à chaque époque est due au fait qu’à chaque fois il s’agit du fils de l’ancêtre jacques Maupillier.
Sous les voûtes de pierre, le silence règne,
Les armures figées, gardiennes d’un songe ancien.
Le feu crépite, reflet d’un passé glorieux,
Dans la pénombre, luit l’éclat mystérieux.
Le chevalier, las, contemple ses batailles,
Le poids des guerres, des serments, des failles.
Sa cotte brille, mais son regard s’éteint,
Portant les souvenirs des victoires et des destins.
Autour de lui, des ombres figées,
Frères d’armes, spectres d’épopées.
Leur silence parle de bravoure et de labeur,
D’une époque où l’honneur était la lueur.
Mais dans ce repos, une flamme demeure,
Un cœur qui rêve d’un monde sans heurts.
Ainsi veille le chevalier en sa demeure,
Gardien d’un idéal, porteur d’espoir et d’ardeur.
Le 16 novembre 1799, Bonaparte (1769-1821) vient de renverser le Directoire et la Vendée est officiellement pacifiée par Travot (1767-1836).
Un général de brigade, Duhesme (1766-1815), chargé de traquer les derniers Brigands du Bocage, termine son rapport par ces mots :
"Il paraît qu'auprès du Puy du Fou, il y a eu une action assez vive qui n'a pas tourné à l'avantage des troupes de la République...".
Deux jours plus tôt en effet, le 14 novembre 1799, une brigade de gendarmerie avait suivi à la trace l'ultime troupe de Blancs menée par Grignon (1775-1799), marquis de Pouzauges et ancien compagnon d'armes de Stofflet (1753-1796).
Celle-ci ne comprenait plus que quelques centaines de Vendéens "partis aux Chouans".
Ils étaient 800 à occuper les Épesses sept jours plus tôt.
Arrivés dans ce bourg, les Bleus en avaient aperçu une douzaine, qui s'enfuyait vers les bois du Puy du Fou.
Trop sûrs d'eux sans doute, ils ne pensèrent pas un instant à une embuscade…
Arrivés aux alentours des ruines du vieux château de Renaud, au cœur des bois du Puy du Fou, ils furent pris en étau.
Les Blancs sortirent soudain de leur cachette.
La fusillade fut si vive que toute la brigade succomba ou prit la fuite.
Cette ultime défaite républicaine leur coûta une trentaine d'hommes, à l'exception du capitaine, épargné à la demande d'un soldat de Grignon (1775-1799).
Cette défaite fit écrire au général Travot (1767-1836) :
"Voilà une grande perte qui sera peut-être difficile à réparer, car ces résultats donnent de l'audace aux rebelles".
En réalité, cette victoire "vendéenne" était sans lendemain.
Le 18 novembre suivant, le marquis de Grignon (1775-1799) fut tué au bourg voisin de Chambretaud, et sa troupe dispersée par deux ou trois compagnies républicaines.
L'armistice fut déclaré six jours plus tard par le général républicain Hédouville (1755-1825).
Et le 11 janvier suivant, Bonaparte promettait la liberté de culte.
La guerre de Vendée s'était vraiment terminée au Puy du Fou.
Le Grand Parc se veut écologique.
Les panneaux lumineux en sont le reflet.
Ils sont composés de centaines de LED.
Une diode électroluminescente, abrégée sous LED (de l'anglais light-emitting diode), est un composant opto-électronique capable d’émettre de la lumière lorsqu’il est parcouru par un courant électrique.
L’éclairage domestique est une composante importante de notre confort de vie et de travail.
Les LEDs sont plus que de simples petites ampoules.
Elles représentent une véritable révolution dans le monde de l'éclairage.
Elles permettent de réaliser des éclairages qui avant étaient totalement impossibles.
Grâce aux LEDs, on peut créer n'importe quel effet de lumière ou installation.
Il vous suffit de faire jouer votre imagination.
Grâce à l'éclairage LED, la consommation n’est que de quelques Watts par rapport à un éclairage classique, et a une durée de vie 20 fois supérieure.
L'énergie des leds est propre : pas de mercure, ni d'ultraviolet. La led est résistante aux vibrations, aux chocs violents, au froid, et à la chaleur.
La led s'allume instantanément et ne demande aucune maintenance.
La led est insensible aux allumages répétés.
On peut toucher la led, elle ne brûle pas.
Aucun risque d’incendie.
LA LED : beaucoup d'avantages, peu d'inconvénients.
On estime que d'ici à 2020, les LED pourraient représenter 75 % du marché de l'éclairage.
Le grès est un matériau céramique minéral obtenu par cuisson à haute température d'argile grasse.
Ce type d'argile contient une forte teneur en silice.
Il existe trois grandes familles de grès qui peuvent être combinées avec les grès cérame, étiré, pressé, émaillé.
Il est possible d’obtenir une grande variété de couleurs (beiges, blanc, bruns, gris, jaune, ocre, rose) selon la composition des oxydes ou de l’ajout de pigments.
Il offre une bonne résistance mécanique aux chocs et aux frottements répétitifs (engendrés par des allées et venues, passages fréquents).
Il est imperméable, ininflammable, ne craint pas les variations climatiques, ne moisit pas puisqu'il ne contient aucun élément organique, animal ou végétal.
Il sert à la décoration, revêtements des murs, installations sanitaires (comme les baignoires ou les éviers en grès).
Ces caractéristiques ont permis à de nombreuses pièces de traverser le temps et de nous faire connaitre les coutumes de l’époque romaine, grecque….
Je souhaite à tous les amoureux une bonne Saint-Valentin et aux célibataires une année pleine de rencontres !
La date à laquelle nous fêtons la Saint-Valentin est un héritage de la Rome Antique.
Dès l'Antiquité, le milieu du mois de février était associé avec l'amour au travers de fêtes célébrant le mariage (en Grèce) ou la fertilité (à Rome).
Les romains fêtaient cette fête des Lupercales (fête de Lupercus, le dieu de la fertilité) donnée en l’honneur du dieu des troupeaux et des bergers.
C’était une fête de purification et de fécondité qui marquaient la fin de l’hiver autour du 15 février.
Les Luperques, prêtres du dieu Lupercus, sacrifiaient un bouc au dieu dans la grotte du Lupercal (au flanc du Mont Palatin), où, selon la légende, la louve allaita les fondateurs de Rome Romulus et Rémus.
Ensuite, les jeunes gens issus de familles nobles sont enduits du sang du sacrifice dans un cérémonial qui symbolise la purification des bergers.
De la peau du bouc, on faisait des lanières, imbibées de sang.
Le rituel le plus marquant était la course des Luperques, où des hommes poursuivaient les femmes et les flagellaient avec les lanières pour assurer aux femmes la fécondité et une grossesse heureuse.
Nous sommes donc très loin de l'esprit de la Saint-Valentin.
Mais revenons à la Saint-Valentin.
Considérée comme la fête des couples déjà formés autant que la fête de ceux qui recherchent l'âme sœur, la Saint-Valentin est également la fête de l'amitié.
Un saint nommé Valentin...
L’empereur romain Claude II le Cruel (213-271) était engagé dans des campagnes militaires sanglantes.
Éprouvant des difficultés à recruter des soldats, l’empereur avait interdit ces mariages en constatant que les Chrétiens, une fois mariés, refusaient de s’engager dans les légions militaires pour ne pas quitter leur famille.
Valentin était un prêtre chrétien et il s'attira la colère de l'empereur Claude II qui venait d'abolir le mariage.
En effet, Valentin encourageait les jeunes fiancés à venir le trouver en secret pour recevoir de lui la bénédiction du mariage.
En représailles des conversions au christianisme et à la célébration de mariage, Valentin fut arrêté et emprisonné.
Après différents tourments et tortures, il sera condamné à être décapité un 14 février, probablement en l'an 268 après Jésus-Christ.
On vénère la plupart de ces reliques à Rome, dans l’église Sainte Praxède.
Saint Valentin serait donc mort en défenseur de l’amour et du mariage.
En 494, le pape Gélase Iᵉʳ (492-296) décida que cette journée serait consacrée au prêtre Valentinus (patron des amoureux).
La fête des Lupercales fut interdite et fut remplacée en instaurant tout à la fois une fête de la purification (la Chandeleur) et une fête de l'amour et de la fécondité (la Saint-Valentin) passant de la lanière de peau de bouc au bouquet romantique et aux symboles que nous connaissons aujourd'hui (Cupidon, les roses, le cœur).
Depuis 1496, Saint-Valentin est officiellement le Saint Patron des Amoureux, sur ordre du pape Alexandre VI (1431-1503).
Saint Valentin doit à son nom, santé et vigueur.
Les fiancés, les jeunes gens à marier, ceux qui craignent les atteintes de la peste, les personnes qui sont sujettes à l’épilepsie et aux évanouissements sont placés sous son patronage.
Vent de Galerne est un film qui a été tourné 1989 pour une durée de tournage de 10 semaines. Nous avons vu aussi précédemment, que le village où se déroule l'action a été reconstitué (en 60 jours) au Puy du Fou. Pour les scénes en intérieur, 3 maisons seront construites et équipées pour pouvoir accueillir le matériel technique.
D'abord appelé "Puy de Galerne", il prendra quelques années plus tard le nom de "Village 18ème". Ce film, né de la volonté et de la ténacité d'un producteur Claude NEDJAR, n'a malheureusement pas eut le succès escompté. Et pourtant, le producteur avait su convaincre toute une région de l'intérêt de son projet. La région avait répondu présente et avait mis en place diverses structures afin d'apporter huit millions de francs sur les trente-cinq prévus au budget.
Le producteur avait aussi réussi à décider le Canada à coproduire le film et à persuader une compagnie américaine, la Twentieth Century Fox à le distribuer à travers le monde (27 pays) pour 1.500.000 spectateurs espèrés. Ce producteur a voulu replonger les vendéens dans leur histoire. A ses côtés, un réalisateur : Bernard FAVRE. L'histoire, est basée sur un ouvrage d'André GUILLOTEAU : "Sous le Vent de Galerne".
Ce film retrace "un moment" de l'histoire de Vendée. Il n'a nullement la prétention de vouloir exprimer sur ce que furent les Guerres de Vendée, période de drame et d'horreur. Laisserons aux historiens le soin de se pencher sur la manière dont sont relatés les aspects historiques de cette époque. Mais l'important pour ce film n'est-il pas d'avoir mis en lumière une page de notre histoire bien souvent oubliée... par les autres. Voici un résumé du film :
Photo : Bernard Favre
En ce printemps 1793, un méchant vent de galerne semble souffler de Paris sur la vieille province de l'ouest, la Vendée. Pourtant, ses représentants aux Etats Généraux en 1789 avaient porté à Versailles des cahiers de doléances aussi revendicateurs et chargés d'espoir que ceux de tout le pays. Pourquoi donc quatre ans plus tard tout a-t-il tant changé ?... Dans le bocage vendéen, la chasse aux prêtres réfractaires a commencé. Coupables d'avoir refusé le serment de fidélité à la République, ils sont désormais traités en hors-la-loi et traqués. Au village, la Garde Nationale fait brusquement irruption chez le forgeron, André Bluteau.
Photo : Bernard Favre
Le jeune homme est soupçonné de cacher l'ancien curé réfractaire de la paroisse "Pancrace". Alors que l'annonce de la mort du roi se répand comme une traînée de poudre en Vendée, d'autres bruits inquiètent les paysans : la jeune République est, paraît-il, menacée aux frontières et fait appel à ses fils pour repousser l'envahisseur prussien et autrichien. Elle décrète la levée en masse d'une nouvelle armée. Chaque village devra fournir un contingent d'hommes. Dans la région, c'est la consternation... et la colère.
André, le premier, va redresser sa faux et en faire le symbole de la révolte. Pour échapper à une conscription injuste parce qu'elle ne frappe que les plus humbles, André et ses compagnons, rejoints bientôt par d'autres villages, vont se rendre au chef-lieu pour y brûler les registres paroissiaux et faire ainsi disparaître les listes de conscription. Mais la manifestation dégénère rapidement et tourne en insurrection : effractions, destructions, viols entachent cette journée.
Photo : Bernard Favre
Le cycle de la répression se met inexorablement en marche. Pris dans l'engrenage, André entraîne ses amis dans les bois qui désormais leur servent de refuge. La vie se réorganise clandestinement : le prêtre réfractaire officie dans une église de genêts, les paysans improvisent une armée : la leur. Farouches et déterminés, les Vendéens, dans leur bon sens paysan, se savent incompétents dans l'art de la guerre.
Photo : Bernard Favre
Ils vont donc dénicher et forcer les nobles dont la guerre est le métier à devenir leurs chefs et à épouser leur cause. Delouche, un bourgeois qui les a rejoints, propose d'aller trouver le Chevalier de Charette. André découvre alors un autre monde : celui des bals, des festivités, de l'insouciance avant le combat. A son ralliement, le Chevalier impose deux conditions : se procurer des armes et cesser les exactions. Avec les moyens du bord, l'aide et les conseils d'un compagnon horloger, les villageois fabriquent trois canons.
Photo : Bernard Favre
L'heure est venue de passer à l'action. Le village au complet se met en marche pour rejoindre la troupe de Charette. Soudain, des coups de feu éclatent, des corps tombent. Les Bleus ont tendu une embuscade et encerclent le village. Les combats sont violents et inégaux.
Photo : Bernard Favre
Les Républicains réunissent les survivants, les enferment dans l'église à laquelle ils mettent le feu. Aux cris de désespoir peu à peu succède un chant religieux... Mais que toutes les cloches de toutes les Vendées ne cessent plus jamais de sonner les libertés promises et pour les quelles la Vendée sera toujours debout.
En ce matin gris du 14 mars 1793, dans le modeste manoir de FONTECLOSE, en la "Garnache", le maître des lieux finissant son repas matinal, s'apprête à partir à la chasse, lorsqu'il entend dans la cour de son logis le bruit d'une foule surexcitée le réclamant à grands cris : "Monsieur CHARETTE ! Monsieur CHARETTE ! Nous voulons Monsieur CHARETTE !" Et CHARETTE, paraît à sa fenêtre, les apaisant d'un geste : "Que voulez-vous ?" la foule : "Un Chef pour nous commander, et ce sera vous !" Mais CHARETTE refuse. C'est la stupeur, la colère sauvage. Il essaie de les calmer : "Vous êtes fous ! Croyez-vous pouvoir lutter contre les armées bien équipées de la République ? Ce n'est pas avec vos bâtons, vos piques, vos fourches et quelques vieilles canardières que vous les ferez reculer. Croyez-moi, restez tranquilles, rentrez chez vous !".
La déception de ces jeunes est immense, des murmures fusent, et soudain un cri monte. "C'est honteux de la part d'un ancien officier de marine". Et piqué au vif, le chevalier réagit : "Eh ! bien soit ! J'accepte, mais je vous préviens, il faudra m'obéir. Je serai impitoyable, je veux être le maître absolu de ma troupe, comme je l'étais sur mon bateau. Je jure de ne revenir ici que mort ou victorieux !" Et c'est le départ pour une épopée qui, trois années durant, étonna l'Europe et mit en déroute les meilleures armées de la République et qui se termina devant le peloton d'exécution sur la Place Viarmes à NANTES. Né au château de la Contrie à Couffé, près d' Ancenis le 21 avril 1763, d'une vieille famille qui donna des Maires à la Ville de Nantes, François-Athanase CHARETTE de la CONTRIE, cadet de la famille, fait de bonnes études chez les Oratoriens d' Angers.
Dès seize ans, s'engage sur les vaisseaux du Roi où, il bourlingue sur toutes les mers du globe. Au retour d'une dernière croisière dans les mers du Sud, il débarque à Brest, après avoir participé à la "Guerre d'indépendance d'Amérique". Rentré dans sa famille à Nantes, au début de 1790, il songe à s'établir. Il fait la connaissance d'une délicieuse petite cousine de dix-huit printemps, mais lorsqu'il présente sa demande en mariage, la mère de la jeune fille, Angélique Josnet (1749-1821), veuve d'un de ses cousins, Charette de Boisfoucauld, lui fait comprendre qu'elle ne demandait qu'à refaire sa vie et moins "brave" que devant les Anglais, l'officier de marine capitule et épouse la veuve. C'était le 25 mai 1790. Elle avait quinze ans de plus que lui. Ménage mal assorti. Malgré la naissance d'un fils qui ne vivra qu'un an, l'union ne fut pas heureuse. Le chevalier chassait à Fonteclose et l'épouse était le plus souvent à Nantes. Elle fut absente de l'épopée de son époux.
Après 3 ans de combat, en fin de mars 1796, CHARETTE, traqué de toutes parts par les soldats de TRAVOT (1767-1836) et les Chasseurs de la Vendée telque Mercier, Colombière, Renaudin, Jeann et Bauduère et d'autres, est encerclé, blessé et pris dans le bois de la CHABOTTERIE, en St Sulpice-le-Verdon. C'est le glas de la Vendée insurgée. Il est midi et demi ce 23 mars 1796. La tradition raconte que dans la ferme voisine du FOSSE, la famille GEAY prenait son repas de midi, lorsqu'un jeune entra en courant : "Monsieur CHARETTE est pris !". Un grand silence tombe sur la maisonnée les hommes baissent la tête, repoussent leurs écuelles, les femmes se signent en pleurant.
La Vendée prend déjà le deuil de son Roi ! Beaucoup d'ouvrages retracent la vie du "Roi" de Vendée. Retrouvez l'article complet et les dates importantes de son combats en Vendée sur : www.Puystory.net - Le Dernier Panache Cependant, afin de mieux le connaître, je vous conseil le livre de Philippe De Villiers
"Le Roman de Charette" en vente au Puy du Fou et aussi d'aller voir le spectacle du Puy du Fou :
Ces temps-là étaient précaires. Beaucoup de turbulences guerrières surgissent, avec en particulier, les raids des "Hommes du Nord", les NORMANDS, qui vont tenir le bas Poitou sous leur menace pendant un bon siècle et demi. Au Xème siècle l'ensemble de la France est recouvert de forêts. Les routes n'existent pour ainsi dire plus. Les transports se font par voie d'eau ou à dos d'homme. Quelques clairières çà et là rassemblent les groupes humains. Les peurs ancestrales de l'humanité ressurgissent, plus vives que jamais : la famine, la maladie, la guerre ...
Alors les villages se resserrent frileusement derrière les palissades, à l'ombre des hauts donjons de bois. De profondes mutations politiques et sociales vont voir le jour en France à cette époque, et se développer petit à petit. C'est ce qu'on appelle la féodalité. Puisque le pouvoir central est incapable d'assurer la paix, ce sont les "grands" dans chaque région, dans chaque domaine, qui vont petit à petit garantir la sécurité de leurs gens. Se tisse alors un réseau de dépendance d'homme à homme. Le territoire français va se diviser en multiples cellules autonomes ou presque : duchés, comtés, vicomtés, puis seigneuries, châtellenies. Chacun, du haut en bas de l'échelle, possède des droits qu'il tient de plus haut que lui, et a des devoirs à accomplir.
Le seigneur qui possède une terre peut y construire une fortification destinée à protéger les gens et les biens. Et les donjons fleurissent, signes visibles de la puissance du seigneur. C'est aussi l'âge d'or de la chevalerie avec ses rites (adoubement, quintaine), et son code d'honneur (la défense des causes justes). Les petites gens vivaient durement. "Taillables et corvéables à merci", les paysans étaient soumis au caprice de leur châtelain. Redevances, corvées,... ne leur laissaient pas grand chose pour entretenir leur famille, et leur nourriture consistait essentiellement en pain et légumes (fèves, choux ou pois).
La viande restait un luxe rare et les troupeaux de porcs que l'on menait à la glandée(nourriture à base de glands de chênes et de faînes de hêtres), fournissaient du lard pour les jours de fête.
Le mot "quenouille" nous vient du bas latin CONUCULA. Il est décrit tel un bâtonnet entouré vers le haut de chanvre ou de lin. C'est le symbole de la vie humble, laborieuse et pauvre que nos parents ont connu jusqu'en 1914. Que de misères et de courage autour de ces poupées de lin qui transfigurées de poésie et de passé, vont nous servir à remonter le temps. " Notre Marchand heureux se met à raconter ..." La relative pauvreté d'une époque permettait une approche plus vraie vers un bonheur plus profond.
Et la bergère à la quenouille était chantée par le berger qui appelait ses moutons. Cela s'appelait le HUCHAGE (appeler, crier). On définit le "huchage" tel une suite de sons de tête, sans cadence, c'est un chant propre au berger pour exciter son troupeau. Voici un HUCHAGE qui résonna longtemps dans nos Campagnes :
"Quand la bergère s'en va aux champs, sa quenouillette s'en va filant... ". "A trouille", (elle tourne) "A mouille", (elle mouille) "A file", (elle file) "A coud", (elle coud) "A va", (elle va) "Avé", (elle vient) "All appelle son ché", (elle appelle son chien) "Té ! Tapinia; Té", (tiens, taupin, tiens) "Té, Té, Té, Tapinia", (tiens, tiens, tiens, taupin) "Té", (Tiens) "Dau pâ", du pain.
Mais dans les grands pacages, la corne remplaçait le "Huchage". Et, depuis la dernière guerre mondiale, avec l'apparition des barbelés, petits bergers et bergères ont disparu. Jusqu'en 1945-1950, cette tâche était confiée aux enfants.