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30 novembre 2021

L'habitat en Vendée.*

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C'est pour certain commun de dire qu'en Vendée tout a été brûlé pendant la Révolution.
Si on ajoute les châteaux-forts, démantelés sur l'ordre de Richelieu, et tout ce qui fut détruit durant les guerres de Religion, on en déduit qu'il ne reste plus rien de remarquable, comme demeures antérieures au 19ᵉ siècle.
Certes, les colonnes infernales avaient pour but de transformer la Vendée en désert.
Pour cela, on incendia un peu partout.
Dans les campagnes, on s'acharna très particulièrement sur les maisons neuves ou très récentes, comme le grand château du Parc Soubise, Touche près à La Pommeraie et Les Villates à Chantonnay.
Mais, heureusement, dans certains cas, les incendiaires allaient vite.
Ils avaient fort à faire et, alors que dans les bourgs les troupes étaient relativement nombreuses, on envoyait dans les châteaux et les fermes isolées des groupes plus faibles.
Or, à cette époque, dans nos campagnes, plus d'un tiers des terres était à l'état de landes et d'ajoncs.

 

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C'est là que se réfugiaient les Vendéens en cas d'alerte et ces présences invisibles inquiétaient les bleus qui redoutaient toujours une embuscade.
Ils s'éloignaient donc dès le feu allumé et, sitôt leur départ, les Vendéens venaient l'éteindre, en commençant le plus souvent par le château.
Les dégâts étaient grands, mais les Vendéens parvenaient généralement à les réparer, au moins en partie.
Par ailleurs, les maisons nobles étaient très nombreuses.
Certaines, perdues dans le bocage, loin des routes, furent oubliées.
Enfin, les généraux républicains résidaient dans quelques belles demeures, qui furent donc épargnées.
Les guerres de Religion qui, deux siècles plus tôt, avaient été très dures pour les églises, épargnèrent en principe les maisons nobles.
De fréquentes parentés unissaient les gentilshommes protestants et les familles catholiques.
Et si, pendant les périodes de combats, des parents s'entretuaient quelquefois, lors des trêves, on se retrouvait et on hésitait à détruire la maison de parents ou d'amis, pour le seul motif qu'ils pratiquaient une religion différente.
Quant aux châteaux démantelés par Richelieu, on en parle beaucoup, mais les dégâts furent moins graves, en général, que l'abandon par leurs propriétaires des grandes forteresses devenues inhabitables.
Au moment de la révocation de l'édit de Nantes, beaucoup de gentilshommes protestants furent menacés de voir raser leur demeure s'ils ne se convertissaient pas.
Or, il semble bien que ce projet ne fut mis à exécution qu'une seule fois au manoir de La Grossetière près de Pouzauges.
Ce qui signifie que, finalement, la situation de la Vendée, en matière d'anciennes demeures, paraît être très comparable à celle des départements voisins.
En Vendée, les fortunes importantes seront rares du XVIe siècle au milieu du XIXᵉ siècle.
De ce fait, on construira peu de grandes demeures, mais plutôt des petits manoirs souvent pittoresques et relativement modestes.
Au cours du XIXe siècle, une évolution sensible se produit.
Les anciens châteaux-forts, qui ont cessé d'être entretenus depuis longtemps, se détériorent lentement.
Beaucoup sont encore debout après la Révolution, mais servent de carrière de pierre pour reconstruire les bourgs voisins dévastés par les colonnes infernales.
De plus, lors de la vente des biens nationaux, les principaux acquéreurs sont les bourgeois des villes.
Mal vus des populations rurales, ils préfèrent continuer à habiter leur maison.
Les anciens manoirs deviennent alors la résidence du fermier et se dégradent peu à peu.
La prospérité des familles terriennes, du milieu du XIXᵉ siècle jusqu'à la guerre de 1914, contribue aussi à la ruine des anciennes gentilhommières.
À cette époque, tous les notables veulent posséder leur château.
Le néogothique et la néo-Renaissance sont à la mode.
Beaucoup se croient déshonorés si leur maison n'est pas pourvue de tours.
Il faut un sous-sol et, au-dessus du rez-de-chaussée, au moins deux étages.
L'ardoise est la seule couverture admise et le zinc ne doit pas être ménagé.
Quant à la maison des ancêtres, elle est soit rasée, soit transformée en ferme.

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Aujourd'hui, le vent a tourné.
Plusieurs châteaux du XIXᵉ ont déjà été rasés, par contre, on restaure les vieux logis.
Mais le département de la Vendée reste encore riche de belles demeures.
Jusqu'à la fin de la guerre de Cent Ans, le Bas-Poitou se trouva être une zone frontière, sur trois côtés.
Au nord et à l'ouest, il était bordé par l'Anjou et la Bretagne, au sud, par l'Aunis et la Saintonge, qui dépendaient de l'Aquitaine.
En principe, toutes ces provinces faisaient partie du royaume de France.
Mais, si leurs souverains rendaient effectivement hommage au roi, pour tout le reste, ils étaient à peu près indépendants, et même parfois en conflit ouvert avec leur suzerain.
Ainsi, lors de la guerre pour la succession de Bretagne, les Blois Penthièvre reçurent l'appui du roi de France, alors que les Montfort étaient soutenus par les Anglais.
Et ce furent les Montfort qui gagnèrent.
Mais, c'est surtout après le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec le nouveau roi d'Angleterre, qu'un état de guerre quasi permanent exista entre Aquitaine et France.
Le Bas-Poitou fut même un moment anglais, mais redevint français avec Saint-Louis.
Pour protéger ses frontières, il fut nécessaire de construire des châteaux-forts, qui ne faisaient pas réellement partie du domaine royal, mais étaient tenus par quelques grandes familles, supposées fidèles.
Les plus importantes furent les Thouars qui possédaient Thouars et Talmont, les Parthenay à Vouvant et Mouchamps et les Belleville à Belleville, Montaigu et La Garnache.
Les terres de ces grandes familles, rarement contiguës, se sont agrandies et enchevêtrées grâce à des mariages.
Cela occasionne des conflits, d'autant que certaines de ces familles sont du parti anglais, alors que leurs voisins sont demeurés fidèles au roi de France.
Chaque grande famille se constitue donc sa petite armée et sa résidence principale devient une véritable forteresse.
Une gravure ancienne de Balleyguier nous montre le château de Tiffauges comme un petit Carcassonne, avec une vaste enceinte flanquée de douze grosses tours, deux portes fortifiées et, auprès de l'une, un important château.

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Le château de Talmont, aujourd'hui encore plus ruiné, devait être de la même importance.
Beaucoup de ces châteaux-forts disparaissent totalement durant la guerre de Cent Ans.
Cependant, certains sont reconstruits par quelques grands seigneurs, qui continuent à résider dans le pays jusqu'à la fin du XVIème siècle.

L'amiral Philippe Chabot fait édifier à Apremont un magnifique château Renaissance qui, s'il était encore intact, serait le Joyau de la Vendée.
Une nouvelle famille, les du Puy du Fou, dont le chef a accompagné François 1er en Italie, fait construire, à la place d'une ancienne demeure féodale, un château dans le style de ceux des rois sur les bords de la Loire.
Aux Essarts, le duc d'Étampes ajoute à l'ancien donjon du XIIe une somptueuse demeure, qui ne sera pas épargnée par les colonnes infernales.
On pourrait encore citer Sigournais, édifié par les Sainte-Flayve, le Parc Soubise et Palluau.
Mais, au début du XVIIe siècle, nos grands seigneurs s'ennuient en Bas-Poitou.
Paris, puis Versailles les attirent.
Ils laissent leur château de province à un régisseur, ou parfois même au fermier de la seigneurie qui trouve la maison trop grande.
Il commence par en habiter une partie, mais, le plus souvent, il préfère sa maison particulière dans le voisinage.
Le château se dégrade alors peu à peu.
Les propriétaires demandent de l'argent pour mener leur vie fastueuse, mais ne laissent rien pour l'entretien de ce château désormais inutile.
On va même jusqu'à raser une partie du château d'Apremont pour payer certaines dettes.
Aujourd'hui, ces demeures sont en partie ruinées.
Mais certaines gardent encore de beaux restes, que l'on cherche à conserver et qui méritent nos visites.
Ils constituent pour nous un souvenir de l'ancienne grandeur de notre pays.

28 décembre 2021

Petite histoire de la "veuze" par Patrick Proust. *

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Si la veuze a pour lointain ancêtre une cornemuse du Moyen Âge, on ne sait rien des processus de son évolution jusqu'au XVIIIe siècle.
La veuze a gardé les caractéristiques extérieures du type de cornemuse le plus courant au XVe siècle en Europe occidentale et est donc un des derniers représentants d'un type archaïque de cornemuse très répandu à cette époque.
Les descriptions des coutumes locales se font de plus en plus nombreuses au tournant des XVIIIe et XIXe siècles confirmant l'intégration profonde des "veuzous" dans la société traditionnelle d'alors.

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Ils sont présents dans toutes les fêtes populaires : plantation de l'arbre de Mai, fêtes de Noël, foires annuelles, mariages, bidoche (carnaval), etc.
Les "veuzous" ont joué un rôle en Pays de Retz pendant les Guerres de Vendée.
Ils ont trouvé naturellement leur place parmi le peuple insurgé, et on les signale dès les débuts de l'insurrection aux tout premiers rangs des "Blancs" qu'ils entraînent à la bataille au son des veuzes, tels les joueurs de "bagpipes" écossais.
Les républicains n'aiment pas entendre cette "veuze", comme l'écrit Huet de Coëtlizan (1769-1823) :
"Marchait-on à la rencontre d'un corps nombreux, dans l'instant on était enveloppé ; le bruit des cornemuses annonçait la présence de l'ennemi, qui se dérobait à la vue, et soudain on était assailli par des milliers de furieux jouant d'effroyables airs à la manière des sauvages."

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Lucas de La Championnière (1769-1828), major de la division de Retz, raconte dans ses Mémoires (1799) que le 10 juin 1793, au combat de Machecoul, "l'on partit de Legé au son des veuzes et des chansons".
A la fin de la guerre, les "veuzous" sont toujours présents aux côtés des Blancs.
Dans la partie occidentale du Pays de Retz, la garnison de Paimbœuf et les colonnes du général de Grigny (1766-1806) exercent une étroite surveillance.
Malgré le danger, "des rassemblements nocturnes ont lieu dans la commune de Frossay, des domestiques s'absentent la nuit avec des armes.
On entend retentir la veuze à différentes heures de la nuit.
L'apogée de la veuze est atteinte fin XIXe, début XXe siècles.

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Dans le Marais breton vendéen, les veuzous sont traités comme des personnalités, certains comme des "stars".
On commence à perdre sa trace après la guerre 14-18.
La veuze est peu à peu supplantée par l'accordéon et le violon.
Dans les noces et les fêtes locales, il faut paraître moderne, donc rejeter le veuzou qui représente la culture des vieux…
Avoir un veuzou dans sa famille devient même un handicap !
Quand Jean-Marie Rouaud disparaît en 1948 à Escoublac, plus aucun veuzou ne sonne depuis près de vingt ans et personne ne prendra le relais d'une aussi vieille tradition.

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Ce sont les recherches, dans les années 1970, de l'association Sonneurs de Veuze de Nantes et de passionnés (comme Thierry Bertrand de La Garnache, et d'autres) qui vont la sauver de l'oubli total pour qu'elle puisse reprendre sa place dans le Patrimoine historique, culturel et traditionnel de l'Ouest de la France.

2 janvier 2022

L'orgue (1)

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L'orgue est le plus ancien instrument de musique à clavier dont les caractéristiques sont de produire des sons à l’aide de tuyaux sonores alimentés par une soufflerie, et accordés suivant une gamme définie (principe de la flûte).
La préhistoire mythologique de l’orgue commence avec la figure grecque du satyre Marsyas, un joueur d’aulos, le "patron" des futurs organistes, qu’on sait avoir été en lutte avec Apollon, le "patron" des joueurs de lyre, et donc des clavecinistes modernes et des harpistes.
Le premier orgue a été inventé par un Grec d’Alexandrie, Ctésibios, au IIIe siècle av. J. C.
Cet ancêtre fonctionnait avec de l'eau servant à égaliser la pression de l'air et reçut le nom d’hydraulos, ou hydraule, c’est-à-dire "l'aulos" qui fonctionne avec de l’eau.
A Byzance, l’orgue devient un instrument de la pompe impériale après le transfert du siège de l’Empire romain.
Un orgue a été offert par une ambassade de Constantin V, empereur de Byzance, à Pépin le Bref en 757.

Du milieu du XVIIIe au début du XIXe siècle, l'orgue va complètement disparaître du registre musical (ainsi que le clavecin) au profit de l'orchestre symphonique.
Au XIXe siècle, l'orgue renaît avec l'apparition du style musical romantique.
Il n'existe pas deux orgues semblables, à l'exception des petits instruments d'étude fabriqués aujourd'hui en séries de quelques unités.

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Les flûtes ou jeux d'orgue à bouche, jeux de fonds et jeux de mutations utilisent le principe de la flûte à bec.
L'air envoyé à travers une fente, "la lumière", va heurter le "biseau", une pièce de plomb qui fera sifflet.
La colonne d'air générée dans le corps du tuyau va entrer en résonance.
Selon les lois de l'acoustique, plus le tuyau sera long, plus la fréquence de vibration sera lente et plus le son émis sera grave.
Les jeux d'orgue "à bouche" produisent des sons doux et flûtés.
Ce sont des jeux dont les tuyaux sont en bois de forme carrée, mais parfois, ils sont en étain.
Les jeux de fonds de l'orgue sont divisés en quatre grandes familles :

- Les "flûtes bouchées" comprennant les bourdons et quintatons.
- Les "flûtes de l'orgue à taille large" englobant flûtes et bourdons.
- Les "principaux" dont la taille est moyenne sont les tuyaux en façade englobant les prestants, doublettes.
- Les "Jeux à taille étroite" de l'orgue sont des sons mordants, qui vont rappeler les timbres des instruments à cordes.

Certains jeux à taille très étroite vont jusqu'à imiter le violon.
Des jeux de mutations et mixtures, combinés aux fondamentales de l'orgue, vont "éclairer" leurs timbres à la manière d'un rayon de soleil filtrant à travers un vitrail : quinte (ou nazard), tierce, larigot (super quinte), cornets, pleins jeux...

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11 janvier 2022

"Quelle tranquillité dans un jardin ... " (1/4)

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Le Grand Carrousel offre à ses visiteurs de beaux jardins, propices à la promenade et à la rêverie.
D'ailleurs, depuis la nuit des temps, les hommes aiment flâner dans ces lieux de paix et de fécondité qui leur rappellent le paradis.
DE L'EDEN À POMPÉI ...
Avant la chute, l'Eden était un lieu de plaisirs, enchanté par la musique de l'eau.
Adam et Eve y vivaient en harmonie avec les animaux les plus féroces, au sein d'une nature luxuriante.

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Les premiers jardins dessinés semblent apparaître en Perse, vers 3000 av. J.-C.
Les Égyptiens, eux aussi, à la même époque, entretiennent de petits terrains qui offrent certes une retraite agréable, mais aussi de la vigne, des fruits, des légumes...
Il faut se nourrir.
Les jardins les plus célèbres de l'Antiquité sont, sans doute, ceux de Babylone ...
Attribués à la légendaire reine Sémiramis, ils furent, en fait, aménagés sur les ordres de Nabuchodonosor II (627- 562 av J.-C.), au 5ᵉ siècle av. J.-C.
L'historien Flavius Josèphe (037-100) raconte que le roi ordonna leur édification pour adoucir la nostalgie dont souffrait son épouse perse, Amytis, qui regrettait les montagnes et les collines boisées de son pays.

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Plantés de grands arbres, ces jardins semblaient "suspendus" car ils étaient installés sur des terrasses étagées, portées par des voûtes colossales.
Considérés comme l'une des "Sept Merveilles du monde, ils représentaient l'idéal du jardin paradisiaque ; le luxe, symbole du pouvoir et de la richesse.
Après les conquêtes d'Alexandre le Grand (356-323 Av J.-C.), au 4ᵉ siècle av. J.-C, les Grecs s'inspirent des jardins d'agrément orientaux.

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Ils créent surtout des espaces dans lesquels l'on se promène et l'on "philosophe", comme Epicure, parmi les sculptures, les fontaines et les fleurs.
Les Romains, à leur tour, furent séduits par ces lieux de fraîcheur qu'ils intègrent dans leurs demeures.
Nichés dans l'atrium, où l'on recueillait les eaux de pluie, ou à l'arrière de la maison, les jardins sont ornés de fontaines, de bassins, de portiques…

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22 mars 2022

La conservation des aliments.*

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À la naissance de l’humanité, l’homme se nourrissait de fruits, de végétaux et d’animaux petits et grands ainsi que de poissons et crustacés, consommés rapidement à l’état frais ou cuit.
Puis la nécessité de constituer des réserves pour l’hiver l’a amené à utiliser des méthodes de conservation observées dans la nature telles que le séchage et le froid.
L’arrivée du feu lui permit d’utiliser, outre la cuisson, les réductions d’aliments et le fumage.
La fermentation apparut peu de temps après le feu pour fabriquer de la bière, bien avant la transformation du lait en fromages à plus ou moins longue conservation.
Puis vint la découverte du sel, des graisses, de l’huile, du miel, du vinaigre et des aromates.
L’alcool ne fut utilisé qu’à partir du néolithique.

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Le fumage est l’un des plus anciens moyens de conservation connus au monde.
En effet, l’homme préhistorique pendait déjà les poissons sur des bâtons au-dessus de la fumée de son feu de bois ou de tourbe pour les déshydrater et les conserver.
Plus tard, bien avant l’apparition de nos réfrigérateurs, les pêcheurs apprirent le processus de déshydratation en salant les poissons ou en les plongeant dans des saumures, ce qui réduisait le temps de fumage…
Le sel a toujours été un produit très convoité, qu’il provienne de la mer, de lacs salés ou de la terre.
Dans ce dernier cas, le sel gemme provient de minerais contenant une forte concentration de sel comestible, produite par l’évaporation d’anciens lacs ou mers intérieures.
Dès la Préhistoire, le sel était connu non seulement pour assaisonner un aliment, mais comme moyen de conservation, avant d’être un produit d’échange.
On l’utilisait pour les viandes et le poisson.

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À la fin du XVIIIe siècle apparaît un nouveau procédé révolutionnaire, inventé par le Français Nicolas Appert (1749-1841) en 1790 précisément : la mise en conserve ou appertisation.
Le principe est de placer les aliments dans des récipients étanches à l’air et de les chauffer à une température donnée pour les stériliser.
"Appert" est également celui qui a réalisé le premier lait "pasteurisé" dès 1831, avant l’apparition du procédé "U.H.T" (ultra-haute stérilisation).
Chez les paysans français, l’application domestique de la stérilisation commença au début du XXe siècle.
Puis, vers le milieu du XXe siècle furent inventées les premières machines à réfrigérer.
La généralisation domestique du réfrigérateur eut lieu à partir de 1950 et celle du congélateur dans les années 1960.
Enfin, l’utilisation du sucre, de l’alcool, du vinaigre et de l’huile utilisée depuis des siècles complète les procédés évoqués.
Les procédés industriels de conservation tels que la mise sous vide, la lyophilisation et l’ionisation prolongent cette évolution.

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4 mars 2022

Le Spadassin

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Un spadassin est à l'origine un homme qui se bat à l'épée pour sa gloire, un ferrailleur qui recherche les duels.
Par la suite le terme a désigné un tueur à gages, un amateur de duels, qui propose ou met à disposition de ses commanditaires des talents pour assassiner une personne contre une rémunération.
C'est un homme sanguinaire et fou, qui se fait un jeu de sa vie et de celle des autres.

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Il s'expose avec une imprudence qui ne se conçoit pas, en faisant mettre l’épée à la main de son adversaire pour un oui ou non.
Le terme est utilisé en 1534 dans Gargantua de Rabelais.
On trouve des spadassins en particulier dans certaines pièces de William Shakespeare ou de Molière, par exemple dans Les Fourberies de Scapin (Molière) ou Dom Juan (Molière), mais aussi dans les opéras (Rigoletto de Verdi), les romans ou les films de cape et d'épée, comme Le Bossu ou Le Capitaine Fracasse.

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1 avril 2022

De Saint Bavon à Saint Baldéric au Puy du Fou.

Saint Bavon

Bavon (nom de naissance Allowyn, en latin : Allowinus) est né au début du VIIᵉ siècle (622 près de Liège - 1 octobre 659 à Gand).
Il est d’une famille noble et très riche.
Selon la légende, il était le fils de Pépin de Landen (585-640) et d'Itte Idoberge de Metz (592-652)
C'était un soldat qui menait une vie indisciplinée et désordonnée.
A la mort de sa femme, également de très haute noblesse, il est résolu à se convertir au christianisme après avoir écouté une prédication éloquente de Saint-Amand de Maastricht (584-679).
Allant plus loin et dès retour dans sa maison, il distribua ses biens aux pauvres et il devient moine où il reçoit la tonsure des mains de saint Amand.
Pendant quelque temps, Bavon a rejoint Amand dans les voyages missionnaires de ce dernier à travers la France et les Flandres.

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À une occasion, Bavon a rencontré un homme qu'il avait vendu en esclavage des années auparavant.
Souhaitant expier son acte antérieur, Bavon a demandé à l'homme de le conduire par une chaîne à la prison de la ville.
Par la suite, il se retira dans un monastère bénédictin de Gand fondé par saint Amand à Ganda (future ville de Gand) au confluent de la Lys et de l’Escaut où il mena une vie d’ermite dans une cellule minuscule et y mourut en 659 (d'après une tradition incertaine).
Il accomplit des miracles dont la résurrection d’un mort.
Tout cela lui valut d’être élevé au rang de la sainteté : Saint Bavon !
La légende de Saint Bavon apparaît tardivement dans la vie des saints, au XVᵉ siècle.
Bavon est devenu le protecteur et le saint patron  des fauconniers, qui célèbrent le 1ᵉʳ octobre une messe de la Saint-Bavon.
La fête de Bavon était d’ailleurs une date clé dans le calendrier rural en Flandre et en Brabant, et l’on nommait cette date la "Bamis" (pour Bavo-mis, messe de Saint Bavon).
Dans la Gand médiévale, les impôts étaient payés le jour de la fête de Bavon, et c'est pour cette raison qu'il est souvent représenté tenant un sac à main ou un sac d'argent.
Saint Bavon fait l’objet d’une abondante iconographie où il est représenté avec un faucon au poing.

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Notamment dans le portique de la Cathédrale de Gand ainsi que sur les armoiries de Wilrijk (près d’Anvers) et sur celles de Haarlem en Hollande et dans l’église de Chaumont (Brabant Wallon).
Quel est le lien entre l’ermite du monastère de Saint-Amand à Gand et la fauconnerie ? 
Bavon avait été accusé d’avoir dérobé un faucon au seigneur de l’endroit et avait été condamné à mort par pendaison.
Le jour de l’exécution, l’infortuné Bavon avait déjà la corde au cou lorsque le faucon, soi-disant volé au seigneur du lieu, vint se poser sur la potence.
On défit la corde et Bavon fut acquitté.
Il n’en fallait pas plus pour que Bavon soit désigné à la ferveur publique comme le saint patron des fauconniers.
En 1559, Bavon devient le saint patron de la ville de Gand, dont la cathédrale porte son nom.

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Mais, depuis 2016, Saint Baldéric est le nouveau patron des chasseurs au vol français, faisant suite à saint Bavon.
Fils de Sigebert, roi d'Austrasie, Baldéric, né en 568, était le petit-fils de Clovis, roi des Francs.
Abbé franc qui vécut dans l'Est de la France, il mourut à Reims en allant voir sa sœur (la future sainte Beuve), le 12 octobre 633 à l'abbaye Saint-Pierre-le-Haut.  
À la suite de déboires conjugaux, Baldéric adopte une vie d'ermite et évangélise les campagnes.
La barbarie de la cour mérovingienne devenant insupportable, il décida, vers l'âge de 18 ans, de fuir Metz et de s'installer à Reims avec Bova, sa sœur jumelle.
Il fonda et protégea dans cette ville le premier monastère féminin, Saint-Pierre-le-Haut, dont Bova, connue aujourd'hui sous le nom de Sainte-Beuve, fut la première abbesse.
Baldéric, très religieux, aspirant à plus de solitude, quitta Reims pour mener une vie d'ermite en Argonne, près de Verdun.
Le lieu de sa retraite lui fut montré par un faucon qui, tenant amont au-dessus de lui, se posa trois jours consécutifs en haut d'une colline dominant le plateau entre Aire et Meuse.
Interprétant le comportement de l'oiseau comme un message divin, il défricha un flanc de la colline, à proximité d'une fontaine, afin de construire un abri en bois et un oratoire dédié à Saint-Pierre.

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Le faucon serait revenu après trois jours pour marquer le lieu où bâtir l'autel.
Baldéric poursuivit ses travaux de défrichage pour agrandir son domaine d'un jardin clos afin de vivre en autarcie.
Selon la légende, le faucon pourvoyait à sa nourriture et le protégeait en alarmant à l'approche de visiteurs indésirables.
Sa renommée dépassant rapidement les limites de son ermitage, il eut bientôt des disciples qu'il rassembla dans une communauté monastique sous la règle de Saint-Benoît, à l'origine du premier monastère d'Argonne en 620.
La légende dit qu'il accomplissait des miracles.
Il est considéré comme saint par l'Église catholique, sous les noms de saint Baudry, Walfroy, Beaufroi, Baldric, Baldéric ou Baltfrid.
Baudry est la version francophone du vieux prénom germanique Balderic, signifiant " le chef audacieux ".
La représentation, de Saint-Baldéric au Puy du Fou, en granit de Mortagne, est une sculpture de Mathieu Vivien, artisan à la Cité Médiévale.

10 avril 2022

Qui sont les Mousquetaires ??? *

NON, ce ne sont pas ceux qui ont inventé les "Supermarchés".
Vous souriez peut-être, mais j'ai déjà entendu cette réflexion.

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Le corps des mousquetaires de la maison militaire du roi de France a été créé en 1622 lorsque le roi Louis XIII (1601-1643) dota de mousquets (arme d'infanterie) une compagnie de "chevaux-légers" de la Garde aussi appelés carabins (cavalerie légère), elle-même créée par son père, Henri IV (1553-1610). 
De 1622 à 1629, les mousquetaires dépendent du capitaine-lieutenant des chevaux-léger. 
En 1622, le premier d'entre eux fut Jean de Bérard de Montalet (1585-?).
En 1634, le roi le fait capitaine de la compagnie des mousquetaires, laissant le commandement effectif au sieur de Tréville (1598-1672). 
Les mousquetaires sont recrutés uniquement parmi les gentilshommes ayant déjà servi dans la Garde. 

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Le passage aux mousquetaires est une promotion. 
Il permet de rejoindre un corps d'élite, proche du roi.
De plus, il est prévu que les hommes quittant ses rangs soient nommés enseigne ou lieutenant (grade bien plus élevé alors, surtout dans les corps d'élite) dans les Gardes ou officiers dans les régiments.
En l'absence d'école militaire, le passage sous les yeux du souverain permet de vérifier la compétence et la fidélité de chaque homme. 
Bandoulière de mousquetaire, année 1640, chaque étui contient la dose de poudre nécessaire pour armer et effectuer un tir.

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Ces mousquetaires avaient la particularité de combattre indifféremment à pied ou à cheval. 
Ils formaient la garde habituelle du roi à l'extérieur, la garde à l'intérieur des appartements royaux étant celle des gardes du corps et des gardes suisses. 
Mazarin (1602-1661), n'appréciant guère les turbulents mousquetaires du roi, fit dissoudre leur compagnie en 1646. 
Elle ne reparut qu'en 1657, comptant alors 150 hommes. 

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À la mort de Mazarin (1602-1661), la compagnie des mousquetaires du cardinal passa au roi Louis XIV.
Elle fut réorganisée sur le modèle de la première compagnie en 1664 et reçut le surnom de "mousquetaires gris" dû à la robe de ses chevaux, tandis que la deuxième compagnie fut appelée "mousquetaires noirs". 
À cette même époque, les effectifs des compagnies furent doublés. 
En effet, les mousquetaires étaient l'un des corps militaires les plus prestigieux du royaume, ne rassemblant que des nobles en principe. 

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Nombre d'entre ces derniers, forcés depuis les réformes de Le Tellier (1603-1685) à passer un certain nombre d'années dans la troupe avant d'accéder au grade d'officier, préférèrent effectuer ce service dans un corps privilégié.
Ainsi, aussi bien des militaires comme le maréchal de Montesquiou (1640-1725) que des écrivains comme le duc de Saint-Simon (1675-1755) furent mousquetaires. 
En 1776, les mousquetaires furent supprimés pour raisons d'économie par Louis XVI (1754-1793).
Reformés en 1789, ils furent supprimés peu après. 
La Restauration les recrée le 6 juillet 1814, et les dissout définitivement le1ᵉʳ janvier 1816.

15 avril 2022

L'onagre

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Les plantes sauvages ne cessent de nous étonner, surtout lorsqu’elles ont des goûts surprenants.
Originaire d’Amérique du Nord, Oenothera biennis fut introduite en Europe au 17ᵉ siècle, et s’est largement répandue depuis en Europe et en Asie.
L'onagre, plante annuelle ou bisannuelle, rustique (-30 °C), est cultivée en tant qu’ornementale, plante médicinale ou plante potagère, et porte donc de nombreux noms communs : onagre ou oenothère commune, herbes aux ânes, jambon des jardiniers, jambon de Saint-Antoine, primevère du soir…
Elle porte de grandes fleurs jaunes, au bout d'une tige dressée longue d'environ un mètre, qui s'ouvre en quelques minutes à la tombée de la nuit.

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On la cultive pour extraire l'huile contenue dans ses graines, en raison notamment de ses propriétés antioxydantes et de ses effets contre les troubles de la ménopause.
L’huile extraite à partir des graines est riche en omégas six et en acides gras bons pour l’organisme.
C’est pour cela qu’il est très apprécié dans le domaine thérapeutique.
Les feuilles sont comestibles, les fleurs sont magnifiques.
La racine d’onagre a une fois cuite, un surprenant goût de… jambon !
Assez abondante et facile à reconnaître, voici encore une super plante à rajouter à votre liste de cueillette sauvage !

17 mai 2022

Le scorbut

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Dans le parcours du "Mystère de La Pérouse", en traversant la cuisine, le chef cuisinier énonce  l'état de la nourriture ainsi que la maladie qui sévit sur le bateau.
Mais quelle est cette maladie ?
Le scorbut est l’une des plus vieilles maladies connues.
Elle est mentionnée dans les papyrus égyptiens, bien que sa première description soit attribuée à Hippocrate.

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Le scorbut apparaît pendant des siècles, au même titre que la variole, la peste ou le choléra, comme l’un des fléaux de l’humanité.
Probablement présent au cours des croisades, il a durement frappé les équipages qui s’élancèrent à la découverte du nouveau monde du XVe au XVIIe siècles.
Au début de l'année 1498, alors qu'il explore la route orientale vers les Indes en doublant le cap de Bonne-Espérance, Vasco de Gama note que son équipage souffre d'enflures anormales des pieds, des mains et des gencives.

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Par chance, les marins de rencontre qui le guident vers le port de Mombassa (actuel Kenya) le ravitaillent en superbes oranges de leurs cargaisons.
Avant le printemps suivant, tout le monde à bord est guéri.
Le mal mystérieux provenait de carences alimentaires, spécialement du manque de vitamine C que l'on trouve habituellement dans les fruits et légumes.
Le scorbut, surnommée "maladie des marins" ou "maladie des corsaires", fit des ravages de la Renaissance jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.
La maladie se manifeste initialement par une intense fatigue et une perte d'appétit pouvant entraîner une importante perte de poids.

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Le patient peut également ressentir des douleurs musculaires et/ou articulaires, notamment des grosses articulations comme la hanche ou le genou.
Il peut également afficher un teint pâle, un début d'anémie et des œdèmes aux chevilles. 
Historiquement, cette fragilité générale entraînait une incapacité de manœuvrer chez les marins. 
Mais, les symptômes les plus sévères du scorbut sont le déchaussement des dents, purulence des gencives, perte des cheveux, hémorragies…puis la mort.
Le médecin de la marine James Lind (1716 -1794) fut le premier à démontrer expérimentalement l’efficacité du jus de citron sur le scorbut.
L’idée fut alors acceptée que les agrumes possèdent des propriétés anti-scorbutiques, sans en comprendre le mécanisme d’action

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À partir de 1795, le jus de citron fut utilisé comme remède anti-scorbutique.
Le scorbut semblait avoir été éradiqué depuis la fin du XVIIIe siècle.
Au cours du XIXe siècle, c’est dans les campagnes que le scorbut fit des ravages, comme lors de la Grande Famine en Irlande (1845-1852).
On le croyait disparu dans les pays industrialisés, mais quelques dizaines de cas émergent à nouveau dans les pays développés, et notamment en Australie ou aux États-Unis, et on l’a diagnostiqué jusqu’au CHU du Kremlin-Bicêtre.
La consommation de cinq fruits et légumes par jour suffit à couvrir l’apport en vitamine C. 
Voilà la petite histoire d’un tueur en série silencieux dont on se croyait pourtant débarrassé depuis le 19ᵉ siècle grâce à la Royal Navy.

18 novembre 2022

Le buccin ou cornu *

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Les Étrusques avaient l’habitude de conduire les troupeaux de porcs grâce à cette sorte de clairon.
En dehors de la musique traditionnelle, il était utilisé pour des signaux à caractère guerrier et jouait un rôle essentiel à l'armée pour sonner l'appel.
Dans la Rome antique, le Cornu ou Busina était sonné par des officiers.
De la famille des cuivres, le tuyau passait sous un bras et le pavillon par-dessus la tête.
D'une longueur de 1,30 m à 3 mètres, il était de forme semi-circulaire, ou plus précisément, la forme de la lettre G et possédait parfois un raidisseur (ou poignée) transversal.
Cette longue trompe en bronze était munie d'une perce cylindrique depuis l'embouchure jusqu'à son extrémité tronconique (pavillon conique) amovible, comme notre cor d'harmonie.
Il ne pouvait émettre que quelques notes selon l'intensité du souffle.
Le joueur de buccin est appelé "buccinateur".

18 décembre 2022

Les huîtres

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Les huîtres apportent toujours une touche élégante à la fête.
Accompagné de bulles, le goût rafraîchissant de ces mollusques vous mettra d'emblée dans le bon état d'esprit.
Le goût riche des creuses ne tombe pas du ciel.

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Tout comme pour le vin, il est influencé par le sol dans lequel elles évoluent.
La tourbe légère dans le sol ainsi que le plancton animal que ces eaux abritent, confèrent aux huîtres leurs accents fruités et leur arrière-goût saumâtre.

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Pendant la pêche, les bivalves se referment en gardant un peu de sable prisonnier.
Les ostréiculteurs les laissent dans de grands bassins ou puits à huîtres où elles peuvent se reposer pendant quelques jours et enfin se rouvrir.

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Et elles y resteront encore trois à quatre mois !
Durant ce temps, elles se régalent de plancton végétal et profitent d'un bon bain de soleil pour développer leur goût raffiné.

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Pour les fêtes, savourez et allez-y, en une seule bouchée !
Il vaut mieux consommer les huîtres le plus rapidement possible, car elles se conservent au maximum 10 jours.

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Veillez à les tenir bien droites lorsque vous les ouvrez pour éviter de perdre leur jus délicieux !

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Vous voilà devant votre panier d'huîtres, savourant déjà ce goût naturel incomparable, mais avant la corvée de l'ouverture s'impose.
Voici quelques conseils et techniques pour que cela ne soit plus une corvée.
Tout d'abord, équipez-vous d'un bon couteau à huîtres (à lame courte et pointue, si possible sans garde, mais cela dépend des goûts).
Pour les droitiers, positionnez l'huître dans la main gauche, l'arrière vers vous et la partie plate au-dessus.
Pour les gauchers, placez dans la main droite, l'avant vers vous, toujours la partie plate au-dessus.
Introduisez la lame en forçant sur le côté de l'huître, à un peu plus de la moitié de l'huître (vers l'avant) afin de tomber sur le nœud.

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Une fois la lame introduite, sectionner le nœud, puis racler la coquille du dessus et finalement ôter la coquille supérieure.
L'ouverture des huîtres plates est plus difficile, car le nœud est situé plus au milieu de l'huître.
Dans ce cas, il faut l'ouvrir par la charnière, en faisant levier entre les deux coquilles pour faire sauter le dessus.
Pour tous ceux que l'ouverture des huîtres rebute encore, il existe des couteaux spéciaux qui permettent de casser le bord de l'huître pour couper le nœud sons effort.

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Les plus fortunés pourront même employer les services d'un écailler qui fera cela très bien.
Les huîtres avec un fil d'ouverture sont à déconseiller, car le processus de mise en place de ce fil fatigue l'huître et altère sa qualité.

2 décembre 2022

Lumière *

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Chaque soir, le Grand parc revêt son habit de lumière.
Si l'éclairage fait désormais partie de notre quotidien, on le doit à monsieur Thomas Alva Edison, inventeur de l'ampoule électrique.

 

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Thomas Edison (Thomas Alva Edison) (11 février 1847 à Milan, Ohio - 18 octobre 1931 à West Orange, New Jersey) surnommé Le magicien de Menlo Park, est reconnu comme l'un des inventeurs américains les plus importants.
Fondateur de General Electric, un des premiers empires industriels mondiaux, pionnier de l'électricité, diffuseur, popularisateur et perfectionneur de technologies d'avant-garde, autoproclamé inventeur du téléphone, du cinéma et de l'enregistrement du son, il n'hésita jamais à s'attribuer quantité d'inventions réalisées par d'autres, jusqu'à revendiquer le nombre record de 1093 brevets.

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En 1876, il entreprend de développer le téléphone, mais Alexandre Graham Bell dépose son brevet de peu avant lui.
Edison développe alors un microphone à cartouche de carbone qui améliore considérablement les capacités du téléphone de son concurrent.
En 1879, il dépose le brevet de l'ampoule électrique à base de filament en bambou du Japon sous faible voltage dans une ampoule de verre sous vide.

Après avoir testé 6 000 substances végétales envoyées chercher dans le monde entier, avec un budget de 40 000 dollars.

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20 décembre 2022

marier les vins

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Les fêtes de fin année approchent à grands pas avec leurs repas bien accompagnés.
Consommer l'alcool avec modération pour ne pas se retrouver comme ce pauvre écuyer qui a abusé de la "trouspinette".

Mais comment marier les vins avec les plats pour en profiter pleinement ?
Vins rouges peu tanniques, acidulés :
Pizza, lasagne, mets à base de tomate, poisson grillé, viandes froides et saucissons.
Vins rouges tanniques :
Gibier en sauce, plats en sauce avec fines herbes, poulet ou dinde farcie et grillée.
Vins blancs secs neutres :
Poissons, fruits de mer cuits au naturel, poitrines de poulet grillées, quiches, mets cajuns, saucisson, mets chinois ou thaïlandais, pizza.
Vins blancs vifs :
Mets en sauce tomate, salades avec vinaigrettes relevées.
Sushi, saumon ou thon grillé ou même cuit au four.
Vins blancs parfumés :
Mets chinois et thaïlandais, poisson fumé, pâtés riches, porc, quiches, plats avec gingembre frais, porc et poulet froid.
Vins rosés :
Ces vins se marient avec toute une panoplie de plats, allant du poisson aux mets épicés.
Étant donné leur légèreté, il est préférable d'éviter de les servir avec des plats de viande costauds.

8 juillet 2022

Les 9 commandements pour être chevalier. *

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Les 9 commandements pour être chevalier.

I : Tu croiras à tout ce qu'enseigne l'Église et observeras tous ses commandements.
II : Tu protégeras l'Église.
III : Tu auras le respect de toutes les faiblesses et tu t'en constitueras le défenseur.
IV : Tu aimeras le pays où tu es né.
V : Tu ne reculeras pas devant l'ennemi.
VI : Tu feras aux Infidèles une guerre sans trêve et sans merci.
VII : Tu t'acquitteras exactement de tes devoirs féodaux, s'ils ne sont pas contraires à la loi de Dieu.
VIII : Tu ne mentiras point et seras fidèle à la parole donnée.
IX : Tu seras libéral et feras largesse à tous.

5 janvier 2018

L'épiphanie et les cadeaux

Le 06 janvier, c'est l'Épiphanie.

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L'Épiphanie est une fête chrétienne qui célèbre la visite des mages à l'enfant Jésus, le Messie dans le monde.
Elle a lieu le 6 janvier (ou le premier dimanche après le 1er janvier, comme le mentionnent tous les calendriers publiés en France) .
Épiphanie est un mot d'origine grecque, Ἐπιφάνεια Epiphaneia qui signifie "manifestation" ou "apparition" (du verbe φάινω phainô, "se manifester, apparaître, être évident")
La fête a des sens différents selon les confessions.

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La tradition rapporte que trois Mages venus d'Orient ont fait route jusqu'à Bethléem, guidés par la lumière d’une étoile.
Dans la Légende dorée et conformément à l'Évangile, on nomme les Mages dans trois langues différentes :
• Appellius, Amerius et Damascus en latin.
• Galgalat, Malgalat et Sarathin en hébreu.
• Caspar, Balthasar et Melchior en grec.

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Quand ils découvrent l'enfant Jésus dans l'étable, ils s'agenouillent devant lui en signe de respect et lui offrent de l'Or, de la Myrrhe et de l'Encens.
Selon la tradition, les trois présents apportés symbolisent trois aspects de Jésus.

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L'Or symbolise la royauté et est apporté par Melchior.

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L'Encens, qui honore le culte et la divinité du Christ, est apporté par Gaspard.
C'est une substance produite à partir de la résine d'un groupe d'arbres appartenant au genre Boswellia sacra de la famille des Burséracé et elle est utilisé par de nombreuses civilisations pour son agréable parfum.

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La Myrrhe (ou parfum des morts), apportée par Balthazar, annonce la souffrance rédemptrice de l'homme à venir sous les traits de l'enfant et que le Fils devait mourir.
Pour les Anciens, la myrrhe est une plante du paradis qui évoque l'état originel auquel nous aspirons tous (la pureté).
Le jour de l'Epiphanie, l'Eglise fête plusieurs événements.
Adoration des Rois Mages, le baptême de Jésus, les Noces de Cana...
Une certaine confusion serait née dans les esprits simples...
C'est ainsi que l'on raconte l'histoire de ce brave curé de campagne qui aurait annoncé du haut de sa chaire :
"dimanche prochain, mes très chers frères, fête de Sainte Epiphanie, vierge et martyre, mère des trois Rois Mages".
Les Rois Mages sont toujours présents parmi nous et nous pouvons voir la châsse où sont conservées leurs reliques.

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La châsse des rois mages de Cologne (en allemand Dreikönigenschrein) est un reliquaire conservé dans la cathédrale de Cologne.
Orfèvre : Atelier de Nicolas de Verdun et ses successeurs Colonais.
Date de fabrication : 1181-1230
Elle est composée de :  Bois de chêne restauré, argent et cuivre repoussé et doré, émail champlevé, cloisonné et mixte, vernis brun, filigranes et pierreries.
Dimensions : H. 153 cm, l. 110 cm, L. 220 cm.

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Son lieu de conservation actuel est le Chœur de la cathédrale de Cologne, Allemagne.
Cette ville fut à 99 % détruite à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, mais seul l'endroit où ils se trouve est resté intact.
De cette tradition nous est parvenue la "Galette des Rois".
Ce serait aux chanoines de l'Abbaye de Besançon que l'on devrait la tradition du "gâteau des Rois".
Dès le XIV siècle, à chaque Epiphanie, ils prirent l'habitude de tirer au sort le nouveau maître du Chapitre.
L'ecclésiastique qui trouvait la piécette dissimulée dans un pain était choisi pour l'année.
Peu à peu... (Serait-ce un péché de gourmandise ?).

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Les braves chanoines remplacèrent le pain par une couronne de brioche...
Dès le XV siècle, cette coutume s'étendit à différentes corporations qui choisissaient ainsi leur maître.
Et puis, l'habitude s'installa dans toutes les couches de la société de "tirer les Rois"... sans raison précise... pour le seul plaisir de la fête.

14 juin 2022

La cabosse

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La cabosse est le fruit du cacaoyer  pour les fèves de chocolat.
C'est une baie qui contient de 15 à 40 graines.
Après fermentation et torréfaction, ces graines sont utilisées pour la fabrication du cacao et du chocolat.
La cabosse, dans le vieux langage, faisait aussi référence à une contusion, à une bosse ou à une meurtrissure.

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Dans le spectacle du "Dernier Panache", on assiste à la "Danse des Cabosses" qui représente des personnes qui n'ont pas eu une vie facile, qui ont subi beaucoup d'épreuves.
Charrette aimait danser et la fête.
À la vieille d'un combat, la danse et l'amour étaient de bons exutoires à la violence à venir.

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À chaque victoire, Charrette organisait un bal, notamment en son quartier général de Legé.
Très technique, la "Danse des Cabosses" nécessite de danser... avec des sabots.
Et en l’écoutant, même les plus timides et les moins adroits sont pris d’une irrépressible envie de danser !

14 juillet 2022

Le drapeau français. *

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Le drapeau tricolore bleu-blanc-rouge (adopté par décret du 27 pluviôse an II - 15 février 1794) est l’emblème de la République française associé à la notion de liberté.

En 1812, il sera le drapeau officiel de l'armée.
Dessiné par le peintre Jacques-Louis David (1748-1825) à la demande de la Convention, il est formé des trois couleurs disposées en trois bandes égales, le bleu attaché à la garde du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant.

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Avant la prise de la Bastille, une milice se constitue et porte un signe distinctif, une cocarde bicolore composée des couleurs de la ville de Paris (bleu et rouge depuis la révolte bourgeoise d’Etienne Marcel (1302-1358) en 1358).
Le 14 juillet 1789, la bastille est prise d'assaut par les révolutionnaires qui arborant la cocarde bicolore.
Le 17 juillet 1789, le maire de Paris, Pierre Bailly (1736-1793) accrocha cette cocarde (rouge et bleu), représentative de la prise de la Bastille.
Le 17 juillet 1789, Louis XVI (1754-1793) se rend à l'hôtel de ville de Paris avec une cocarde rouge et bleu pour reconnaître la nouvelle Garde Nationale.

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La Fayette ajoutera, à la cocarde de Louis XVI, le blanc entre le rouge et le bleu (représentation de la monarchie) pour montrer que le peuple exercera le pouvoir avec le roi.
Le 26 aout 1789 voit le jour de la "déclaration des droits de l'homme et du citoyen" posant les bases juridiques de la nouvelle société française.

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Le bleu, le blanc et le rouge remontent très loin dans l'histoire de la France.


Mais d'où viennent ces couleurs ?
Voici quelques explications….
Le bleu et le rouge de la ville de Paris signifient "l'alliance solennelle et éternelle entre le monarque et le peuple".
Le Bleu :

  • Fait référence au manteau que Saint-Martin (+ 400), le Saint patron des Français, a coupé en deux pour recouvrir un pauvre mendiant mourant de froid.
  • Couleur de la robe (vêtement royal) ornée de lys dorés que portait Charlemagne (742-814) lors de son sacre à Reims en 800.
  • Couleur des Capétiens (987-1328) et Valois (1328-1589) et aux armoiries de France.
  • Couleur longtemps considérée comme un symbole de grandeur spirituelle.
  • Associé au lys d'or, représente le symbole de loyauté et de fidélité.

Le Blanc :

  • Couleur que l'on retrouve lors des croisades et pendant la Guerre de Cent Ans.
  • Au XVe siècle, Jeanne d'Arc (1412-1431) le mit à l'honneur (signification religieuse) et devint la couleur des rois de France au XVIIe siècle.
  • Couleur de la dynastie des Bourbons (1589 – 1830), les fleurs de lys, le blanc et le bleu sont les emblèmes du roi.
  • En 1589, en référence aux guerres de religion où le blanc est la couleur des protestants, Henri IV (1553-1610) choisit le port du panache blanc par les armées souveraines et l'impose comme signe de commandement après son accession au trône (Symbolisation de l'autorité royale).
  • La couleur blanche, symbole de la pureté et de la lumière, est liée à la royauté française.
  • Aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, le drapeau royal était blanc avec une fleur de lys.

Le Rouge :

  • Couleur de la dynastie des Carolingiens (751-987).
  • Couleur de l'oriflamme de Charlemagne (742-814) aussi sous le règne d'Hugues Capet (940-996) qui brandissait la bannière de Saint-Denis.
  • Entre les XIIe et XVe siècles, c'est la couleur adoptée par les rois de France et elle symbolise aussi la présence du roi dans les batailles.
  • Symbole protecteur du peuple, l'oriflamme rouge est un petit étendard, symbole de ralliement lors des batailles médiévales.
  • Couleur du sang versé pour libérer le peuple.

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Conclusion possible sur le drapeau.
Le drapeau français né sous la révolution est le symbole des 3 dynasties qui ont fait l'histoire de France.

23 août 2022

La Sainte Ampoule

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La Sainte Ampoule était une fiole en verre.
Son nom viendrait du latin ampulla (petit flacon, fiole) ou du saxon ampel (coupe, fiole).
En 496, Clovis, le chef des Francs, se fait baptiser à Reims par l’évêque Rémi.
La légende raconte que la foule était si nombreuse que le petit clerc chargé d’apporter l’huile nécessaire aux onctions poste baptismales n’arrive pas à se frayer un passage parmi la foule des guerriers, et alors une colombe, symbole du Saint-Esprit dans la Bible, apparaît dans le baptistère et apporta à l’évêque la fiole de chrême ou huile odorante consacrée nécessaire à l’onction du baptême.
Ensuite, elle servira lors de l’onction des rois de France jusqu’à Louis XVI (1754-1793).

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La Sainte Ampoule apparaît au neuvième siècle dans des écrits de l’archevêque Hincmar (806 - 882) où il met en scène le miracle qui aurait accompagné le baptême de Clovis.
L’archevêque de Reims, Hincmar, croit reconnaître cette fiole miraculeuse dans une ampoule (4 cm de haut) d’aromates probablement oubliés par les embaumeurs dans le sarcophage de Saint-Rémi lorsqu’il fit le déplacement de ses reliques en 852.
Ainsi, la cathédrale de Reims devint le lieu du sacre des rois de France avec l’huile de la Sainte Ampoule qui était conservée à l’abbaye de Saint-Rémi.

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Lors la cérémonie du sacre, l’archevêque prélevait dans celle-ci, avec une aiguille d’or, un petit peu d’un baume qui était devenu desséché au fil du temps, qu’il mélangeait avec du saint chrême frais.
Ce qui permettait ainsi d’oindre chaque roi avec la même huile que tous ses prédécesseurs, et surtout que le fondateur du royaume des Francs qui était Clovis.
L’onction était sur la tête, sur la poitrine, sur les épaules, entre les épaules, aux jointures des bras, sur les mains.
Tout le corps se trouvait ainsi sanctifié et les points vitaux recevaient ainsi une force venue d’en haut pour permettre au roi d’accomplir la mission qui lui était confiée.
Les "Otages de la Sainte Ampoule" étaient quatre seigneurs chargés d’escorter la Sainte Ampoule de l’abbaye Saint-Rémi jusqu’à la cathédrale de Reims pour la cérémonie du sacre du Roi de France.

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Ces seigneurs avaient pour rôle de défendre la précieuse fiole jusqu’à la mort, d’où leur titre d’otages de la Sainte Ampoule.
Selon le cérémonial habituel, les otages entraient à cheval dans la cathédrale, entourant l’abbé de Saint-Rémi (qui était à l’époque Jean Canard), allant en lente procession du portail principal jusqu’à l’autel où l’abbé remettait la Sainte Ampoule à l’archevêque.
C’est à ce moment que prenait fin la mission des otages qui, descendus de cheval, rejoignaient leurs compagnons dans la nef.
Elle a été brisée solennellement pendant la Révolution française le 7 octobre 1793 à Reims (actuelle place Royale), par le conventionnel Philippe Rühl (1737-1795) sur le socle de la statue de Louis XV (1710 -1774) préalablement déboulonnée, cassée et destinée à être livrée à une fonderie de canons, mais des parcelles furent récupérées.

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Toutefois, la veille, le curé constitutionnel Jules-Armand Seraine et un officier municipal, Philippe Hourelle avait retiré ce qu’ils pouvaient du contenu de la sainte Ampoule et le cachèrent, puis en donnèrent une partie respectivement à Messieurs Bouré curé de Berry-au-Bac et Lecomte juge au tribunal de Reims.
Un dénommé Louis Champagne Prévoteau recueillit également deux fragments de verre de l’ampoule sur lesquels subsistaient des restes du baume.
Le 22 mai 1825, l’archevêque de Reims procéda au transvasement de tous ces fragments dans du saint chrême, puis dans un nouveau reliquaire prêt à temps pour le sacre de Charles X (1757-1836) quatre jours plus tard, maintenant conservé au Palais du Tau.

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En 1906, lors de son expulsion de l’archevêché suite à la loi de séparation des Églises et de l’État,
Monseigneur Louis-Joseph Luçon (1842-1930), archevêque de Reims, transféra le chrême dans une ampoule de verre qu’il emporta avec lui.
Le baume du sacre est toujours conservé à l’archevêché de Reims.

19 juin 2022

L'armement à travers les siècles

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Les armes, seuls vestiges laissés par les premiers hommes, sont nées avec l'homme.
Pour l'homme, fabriquer des armes était un besoin.
Pour se protéger des animaux sauvages et de ses semblables ou bien pour attaquer ces derniers par nécessité ou par instinct.
Il est probable que la première arme dont se servit l'homme, fut un morceau de bois (une branche d'arbre)
Mais, ils ont vite compris qu'une pierre serait plus efficace pour blesser ou tuer l'animal qui lui fournit nourriture et vêtements.

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Il taille donc dans la pierre des haches et des couteaux à tous usages.
À l'âge du bronze, il transforme les haches de pierre et fabrique des haches à douilles destinée à recevoir un manche.
Il en fit ainsi de différents modèles à côté desquels on a retrouvé des poignards, des épées, des pointes de flèches et de lances, des casques et des cuirasses.
À l'âge de fer, les armes les plus caractéristiques sont : épées, poignards, lances et javelots.

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Comme armement défensif, on retrouve des casques, cuirasses, boucliers de bois ou de cuir à garnitures métalliques. 
Les anciens, pour qui la chasse et la guerre étaient les plaisirs favoris, savaient aussi construire et se servir de machines de guerre redoutables.
Macédoniens, Carthaginois, Romains employaient le bélier, la tortue-bélier, la tour mobile pour assiéger les places fortes ou pour percer les portes et murailles.

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La baliste et la catapulte, ancêtres du fusil et du canon, pour lancer au-dessus des murs des pierres, des boulets rougis.
À l'époque féodale et des communes, tous ces engins destructeurs étaient nécessaires pour le siège des châteaux-forts.
Les combattants de l'époque employaient aussi le "trébuchet" autre ancêtre du canon qui permettait de lancer jusqu'à 150 mètres et de plus gros projectiles.

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La lance et l'épée étaient les armes réservées aux cavaliers et aux seigneurs.
Les fantassins tiraient à l'arc et à l'arbalète qui remplacèrent la fronde.
La fronde était une arme projetant une pierre ou un morceau de silex employée par l'homme primitif pour chasser des animaux plus rapides que lui.
Au XVᵉ siècle, l'arc et arbalète sont encore des armes des fantassins qui portaient comme protection un casque bombé en fer, tandis que l'armure, propre à la cavalerie, est plus compliquée à l'usage, mais plus complète.

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Mais, l'homme allait trouver un nouveau moyen de destruction, la poudre à canon, que les Anglais utilisèrent pour la première fois en Europe à la bataille de Crécy en 1346.

8 juin 2026

L'Origine de la Quête du Saint-Graal

La quête du Saint-Graal représente l'une des plus fascinantes légendes médiévales, mêlant spiritualité chrétienne, mythologie celtique et idéaux chevaleresques.

Explorons ensemble les origines complexes de cette quête légendaire, son évolution à travers les siècles, et comment elle est devenue un symbole universel de recherche spirituelle et de transcendance.

Émergence du Mythe du Graal

Le mythe du Saint-Graal fait sa première apparition littéraire à la fin du XIIe siècle dans l'œuvre "Perceval ou le Conte du Graal" de Chrétien de Troyes (1130-1190), composée entre 1180 et 1190.

Dans ce texte fondateur, le Graal demeure un objet aux contours imprécis et au rôle mystérieux, bien loin de l'image définitive qu'il acquerra plus tard.

Perceval, jeune chevalier naïf et héros central du récit, assiste à une procession énigmatique où figure le Graal, mais n'ose pas poser de questions sur sa nature ou sa fonction.

Ce silence fatidique devient le point de départ d'une quête qui s'étendra bien au-delà du récit original et marquera profondément la littérature médiévale.

Cette première version ne définit pas clairement le Graal comme un calice chrétien.

Chrétien de Troyes décrit plutôt un plat ou un récipient précieux, richement orné et dégageant une lumière surnaturelle.

L'inachèvement de son œuvre laissera place à de nombreuses continuations et interprétations qui enrichiront progressivement la symbolique de cet objet mystérieux.

Les Racines Mythologiques

Avant sa christianisation, le Graal puiserait ses origines dans un riche terreau de mythologies anciennes.

Les spécialistes ont identifié de nombreuses connexions avec des récits préchrétiens, particulièrement celtiques.

Influence Celtique

Le chaudron magique du Dagda, divinité irlandaise, offrait une nourriture inépuisable et possédait des pouvoirs de résurrection.

Roger Sherman Loomis (1887-1966), éminent médiéviste, a fermement défendu la thèse d'une origine principalement celtique du Graal.

Héritage Indo-européen

On retrouve des similitudes frappantes avec les vases et récipients d'abondance présents dans diverses mythologies indo-européennes, notamment la corne d'abondance gréco-romaine (cornucopia).

Motif Universel

Le thème du contenant magique dispensant nourriture et boisson sans jamais se vider apparaît dans de nombreuses cultures, suggérant un archétype universel que le Graal viendra incarner dans sa forme médiévale.

La Christianisation du Mythe

La transformation décisive du Graal en relique chrétienne s'opère au début du XIIIe siècle sous la plume de Robert de Boron.

Dans son œuvre "L'Estoire dou Graal", il établit formellement l'identification du Graal au Saint Calice utilisé par Jésus-Christ lors de la Cène, son dernier repas avec les apôtres.

Cette christianisation représente un tournant majeur dans l'évolution du mythe.

Le Graal devient non seulement la coupe utilisée lors de la Cène, mais aussi le récipient ayant recueilli le sang du Christ lors de la crucifixion.

Cette double symbolique eucharistique et sacrificielle confère au Graal une puissance sacrée incomparable.

L'intégration aux récits du cycle arthurien enrichit encore davantage la légende.

Le Graal, désormais objet de vénération chrétienne, trouve sa place au cœur des aventures des chevaliers de la Table Ronde, transformant leurs quêtes en véritables pèlerinages spirituels et établissant un pont entre les traditions chevaleresques et la spiritualité chrétienne médiévale.

Joseph d'Arimathie et la Translation du Graal

Récupération : Joseph d'Arimathie récupère la coupe utilisée lors de la Cène et recueille le sang du Christ crucifié.

Emprisonnement : Emprisonné pour avoir enseveli le corps de Jésus, Joseph est nourri miraculeusement par le Graal pendant 42 ans.

Voyage : Libéré, il entreprend un long périple vers l'ouest, transportant la précieuse relique jusqu'à l'île de Bretagne.

Préservation : Établissement d'une lignée de gardiens du Graal et construction d'un château pour abriter la relique sacrée.

 

Le récit détaillé de ce transfert apparaît notamment dans l'"Estoire de Saint Graal" vers 1240.

Ce texte développe considérablement le rôle de Joseph d'Arimathie, créant une généalogie sacrée et une mystique autour du Graal qui sera ensuite reprise dans de nombreuses œuvres médiévales.

La disparition mystérieuse du Graal devient alors le moteur narratif qui justifiera la quête entreprise par les chevaliers arthuriens.

La Quête Spirituelle

Vers 1220, l'œuvre anonyme "La Queste del Saint Graal" consacre définitivement le caractère religieux et mystique de la quête.

Probablement rédigée dans un contexte monastique, cette version transforme profondément la signification du Graal, qui devient un symbole manifeste de la Grâce divine et de la présence réelle du Christ.

La quête n'est plus simplement une aventure chevaleresque mais une véritable odyssée spirituelle.

Le Graal est désormais présenté comme conférant l'immortalité à ceux qui boivent dans la coupe sacrée, non pas sous forme d'immortalité physique, mais comme promesse de salut éternel.

Les chevaliers qui entreprennent cette quête ne sont plus de simples guerriers en quête de gloire, mais des pèlerins spirituels cherchant la rédemption et la transcendance.

"Et quant il vint au Graal, si s'agenoilla devant et dist que beneoit fust Nostre Sires qui li avoit soffert a venir en si haut servise come de veoir aucune partie de ses secrez."

Ce passage de la quête matérielle à la quête spirituelle marque l'apogée de la christianisation du mythe et transforme profondément la structure narrative des récits arthuriens, introduisant une dimension contemplative et mystique jusqu'alors inédite dans la littérature chevaleresque.

La Table Ronde et les Chevaliers

Arthur : Le roi qui envoie ses chevaliers à la quête du Graal, symbolisant l'autorité temporelle qui reconnaît la primauté du spirituel.

Galaad : Fils de Lancelot, chevalier parfait et pur, prédestiné à accomplir la quête du Graal.

Perceval : Personnage originel de la quête, incarne l'innocence et la pureté nécessaires pour approcher le Graal.

Lancelot : Chevalier valeureux, mais imparfait, son amour adultère pour Guenièvre l'empêche d'achever la quête.

Bohort : L'un des rares à accomplir la quête, représente la persévérance et l'humilité.

L'intégration complète du Graal dans le cycle arthurien constitue l'une des plus brillantes synthèses littéraires du Moyen Âge.

Les valeurs chevaleresques traditionnelles, courage, loyauté, prouesse, se trouvent réinterprétées à la lumière de vertus chrétiennes comme la pureté, l'humilité et la foi.

Cette fusion a produit un ensemble narratif d'une richesse exceptionnelle qui continue d'inspirer créateurs et penseurs jusqu'à nos jours.

L'Héritage et les Interprétations

À travers les siècles, le Graal n'a cessé de faire l'objet de multiples interprétations, dépassant largement son cadre médiéval initial.

Des lectures ésotériques aux adaptations modernes, cet objet légendaire continue de fasciner et d'inspirer.

Les débats sur son origine réelle (orientale, celtique ou purement chrétienne) persistent dans les milieux académiques.

Certains chercheurs ont même proposé des connexions avec des traditions gnostiques ou des cultes à mystères antiques, élargissant encore le champ des interprétations possibles.

L'influence du Graal sur l'art, la littérature et l'imaginaire collectif est considérable.

Des œuvres médiévales aux romans modernes, des tableaux préraphaélites aux productions cinématographiques contemporaines, la quête du Graal s'est transformée en métaphore universelle de la recherche spirituelle et existentielle.

Le mystère persistant entourant la nature et la localisation du Graal continue d'alimenter fantasmes et recherches.

Des lieux comme Glastonbury, Montségur ou même Rosslyn Chapel ont été proposés comme dernières demeures de la relique sacrée.

Cette incertitude même contribue à la pérennité du mythe, faisant de la quête du Graal le caractère de toute recherche inachevée et de tout idéal poursuivi, mais jamais pleinement atteint.

 

14 juin 2026

Un photographe dans le ciel.

Dans le fracas des temps où grondait la guerre, un jeune homme s’élança, le regard clair.

Casque en main, cœur vaillant, prêt à tout sacrifier, pour que d'autres, demain, puissent simplement aimer.

Son avion fendait l’air, messager de lumière, dans un ciel partagé entre l’espoir et la pierre.

Chaque vol était serment, chaque mission, prière, pour que s’éteigne enfin l’écho des chars de fer.

Il ne portait pas d’arme, mais son œil scrutait loin, photographe du front, éclaireur du destin.

Ce n’était pas la gloire qu’il cherchait, ni l’honneur, mais la paix en silence, en dépit de la peur.

Un jour, le ciel se referma sur son nom, son aile brisée devint souffle et horizon.

Mais de sa chute naquit un matin plus serein, car son sacrifice trace encore notre chemin.

Alors, souvenons-nous, quand le vent tourne et crie, qu’un homme, quelque part, offrit sa vie.

Non pour des médailles, ni pour l’histoire à écrire, mais pour que nous puissions vivre… et sourire.

Hommage au Premier Lieutenant Glenn E. Miller

Pilote‑photographe du 7e Groupe de Reconnaissance 22e Escadron Photographique – US Army Air Forces

Il était né le 10 juillet 1923, dans l’État de Washington, bien loin des plaines d’Europe où son destin allait s’accomplir.

À peine adulte, Glenn E. Miller choisit de servir son pays au sein des United States Army Air Forces, embrassant la voie exigeante et périlleuse de pilote au 22e Escadron Photographique, rattaché au 7e Groupe de Reconnaissance.

Son rôle n’était pas celui que l’on raconte le plus souvent dans les récits de guerre.

Il ne portait pas la destruction : il portait la lumière.

Son devoir consistait à s’élever au‑dessus des lignes ennemies pour rapporter des images décisives, celles qui permettent de comprendre, de planifier, de sauver des vies.

Un métier où le courage se mesure non par le bruit des armes, mais par la solitude du ciel et la précision du regard.

Le 29 juin 1944, au cœur de la Seconde Guerre mondiale, Glenn E. Miller perdit la vie dans l’exercice de ses fonctions, son décès étant officiellement classé FOD (Finding of Death).

Il n’avait pas encore 21 ans.

Aujourd’hui, il repose en terre belge, au cimetière américain des Ardennes, à Neupré, parcelle A, rangée 15, tombe 9.

Un jeune homme venu d’un autre continent, tombé pour libérer celui où nous vivons.

Son nom, gravé dans la pierre, rappelle silencieusement le prix immense de la liberté.

Pour son service et son sacrifice, il reçut notamment la Purple Heart, la Médaille aérienne, la Médaille de la victoire de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que plusieurs distinctions de campagne.

Ces décorations ne sont pas seulement des symboles : elles témoignent de la valeur d’un homme qui a tout donné.

17 juin 2026

L'Adoubement - Origines Historiques

L'adoubement comme institution formalisée émerge principalement durant le Moyen Âge central, entre le XIe et le XIIe siècle, période caractérisée par une stabilisation relative des structures politiques européennes.

Cette émergence coïncide avec la cristallisation du système féodal et l'évolution des pratiques militaires, notamment le développement du combat à cheval lourdement armé.

Initialement, la transition vers le statut de guerrier était moins cérémonielle, mais avec la consolidation du pouvoir seigneurial, l'adoubement s'est progressivement ritualisé.

Cette évolution reflète une transformation profonde du concept de noblesse guerrière, désormais associée non seulement aux compétences martiales, mais également à un ensemble de valeurs morales et sociales.

L'adoubement marque le passage du jeune noble du statut d'écuyer à celui de chevalier, confirmant son entrée définitive dans la classe dominante et guerrière de la société médiévale.

L'importance croissante de la chevalerie comme idéal social témoigne d'une volonté d'encadrer la violence nobiliaire tout en valorisant le rôle militaire et social de l'aristocratie.

Le Rituel de l'Adoubement

L'adoubement constituait une cérémonie hautement codifiée se déroulant en plusieurs phases distinctes, chacune chargée d'une symbolique particulière.

Le rituel était généralement supervisé par un chevalier expérimenté, souvent le seigneur du candidat, ou parfois un monarque lors d'occasions particulièrement solennelles.

Le bain purificateur

La veille de la cérémonie, le futur chevalier prend un bain symbolique qui le purifie de ses péchés antérieurs et le prépare spirituellement à sa nouvelle condition.

La veillée d'armes

Vêtu d'une tunique blanche symbolisant la pureté, le novice passe la nuit en prière devant l'autel où sont déposées ses futures armes.

La remise des armes

Le parrain remet solennellement les armes au novice, symbolisant son nouveau statut.

La colée et les serments

Un coup symbolique porté sur la nuque ou l'épaule du novice, suivi des serments où il s'engage à respecter le code chevaleresque.

La présence de témoins valide socialement l'intégration du nouveau membre dans l'ordre de la chevalerie.

La bénédiction des armes par un prêtre plaçait symboliquement le chevalier sous la protection divine et sanctifiait sa mission guerrière.

Cette alliance entre l'idéal chevaleresque et la spiritualité chrétienne atteignit son apogée avec l'émergence des ordres militaires comme les Templiers ou les Hospitaliers.

Préparation et Formation du Futur Chevalier

Avant même d'aspirer à l'adoubement, le futur chevalier devait suivre un parcours de formation rigoureux qui commençait dès son plus jeune âge.

Ce cheminement s'inscrivait dans une tradition éducative structurée visant à forger non seulement un guerrier compétent, mais aussi un homme vertueux digne de son futur statut.

Page (7-14 ans)

Le jeune garçon quittait sa famille pour s'initier aux règles de la vie courtoise, apprendre les bonnes manières et se familiariser avec l'environnement aristocratique.

Écuyer (14-21 ans)

Attaché au service d'un chevalier expérimenté, l'écuyer apprenait l'entretien des armes, le soin des chevaux et participait progressivement à l'entraînement militaire.

Chevalier (21-25 ans)

Après avoir prouvé sa valeur, l'écuyer pouvait prétendre à l'adoubement, accédant ainsi au prestigieux statut de chevalier.

Formation Militaire

  • Maîtrise des armes (épée, lance, bouclier)
  • Équitation de combat
  • Techniques de combat en armure
  • Stratégie et tactiques militaires

Éducation Morale et Spirituelle

  • Apprentissage du code de l'honneur
  • Instruction religieuse approfondie
  • Valeurs de loyauté et de fidélité
  • Protection des faibles et des opprimés

Symbolisme et Code d'Honneur

Au cœur de la cérémonie d'adoubement se trouvait la remise solennelle des armes et de l'équipement, chaque élément étant investi d'une profonde signification symbolique et spirituelle.

Ces objets ne représentaient pas uniquement des outils militaires, mais incarnaient les valeurs et la mission du chevalier dans la société médiévale.

Symbolisme de l'Équipement

  • L'épée : avec sa forme cruciforme, représentait la justice et la droiture
  • Le bouclier : symbolisait le devoir de défendre l'Église et les faibles
  • L'armure : figurait la protection spirituelle contre le péché
  • Les éperons dorés : signifiaient l'engagement à servir Dieu et son seigneur

Le Code d'Honneur Chevaleresque

Le serment solennel prononcé lors de l'adoubement engageait le nouveau chevalier à respecter un code d'honneur strict, véritable colonne vertébrale idéologique de l'institution chevaleresque.

CourageBravoure au combat et face à l'adversité, absence de peur devant le danger

LoyautéFidélité indéfectible envers son seigneur et ses engagements

Piété : Dévotion religieuse et protection de l'Église chrétienne

ProtectionDéfense des faibles, des veuves et des orphelins

Évolution et Héritage Culturel

L'institution de l'adoubement et la chevalerie connurent une transformation progressive à partir de la fin du Moyen Âge, reflétant les évolutions militaires, sociales et politiques de l'Europe occidentale.

XIe-XIIe siècles

Apogée de l'adoubement comme rituel essentiel marquant l'entrée dans une élite guerrière prestigieuse.

XIIIe-XIVe siècles

Formalisation du rituel et association avec les monarchies.

La guerre de Cent Ans révèle les limites tactiques de la chevalerie.

XVe-XVIe siècles

Développement des armes à feu. L'adoubement devient principalement cérémoniel, détaché de sa fonction militaire originelle.

Un Héritage Culturel Durable

Bien que l'adoubement comme pratique sociale ait progressivement disparu, son influence culturelle a perduré bien au-delà du Moyen Âge, imprégnant profondément l'imaginaire occidental.

Littérature et arts

Des chansons de geste aux romans courtois, en passant par le cycle arthurien et les réinterprétations romantiques, l'adoubement est devenu un motif récurrent dans les représentations artistiques.

Valeurs contemporaines

Certaines valeurs associées à l'idéal chevaleresque (honneur, courage, service) ont été intégrées dans les conceptions modernes et perpétuées dans les académies militaires et les ordres honorifiques.

 

18 juin 2026

Les animaux du Puy du Fou

Les animaux du Puy du Fou ne sont pas des figurants.

Ils sont les héritiers d’un monde ancien, les témoins silencieux d’un temps où l’homme vivait encore au rythme du vent, des saisons et des bêtes.

Chaque matin, avant que les visiteurs n’entrent, le parc s’éveille comme un domaine seigneurial du passé.

Les chevaux frappent la terre de leurs sabots, impatients de retrouver la piste.

Les rapaces, eux, attendent le signal, perchés sur leurs gants de cuir, le regard vif, l’aile prête à s’ouvrir.

Dans les coulisses, les fauconniers murmurent des mots que seuls les oiseaux comprennent.

Dans les écuries, les palefreniers préparent les montures comme on prépare des compagnons de bataille.

Et dans les villages, les animaux de ferme rappellent la vie simple, celle des campagnes où l’on connaissait encore le nom de chaque bête.

Ainsi commence chaque journée au Puy du Fou : comme une page de roman où les animaux sont les premiers personnages à entrer en scène.

29 juin 2026

Au Puy du Fou..

Devant le château illuminé, les bénévoles de la Cinéscénie dressent les genêts en fleurs comme une offrande de lumière, et dans la lueur rouge du cœur vendéen, leurs silhouettes deviennent les gardiens d’une mémoire ardente, un peuple de passion qui fait renaître l’Histoire à chaque battement de nuit.

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