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15 décembre 2025

L'art passionné du flamenco

Le flamenco, expression artistique emblématique de l'Andalousie, incarne l'âme espagnole et son histoire tumultueuse à travers danse et musique.

Ce document examine ses racines historiques, son évolution et ses composantes essentielles jusqu'à sa reconnaissance comme patrimoine culturel mondial.

Nous explorerons comment cet art, issu d'influences multiculturelles, est devenu un symbole d'identité et un témoignage de résilience face à l'adversité.

Les origines multiculturelles du flamenco

Le flamenco est né d'une fusion culturelle unique en Andalousie entre le XVe et XVIIIe siècle, intégrant des influences arabes, juives séfarades et gitanes. Cette expression artistique reflète l'histoire mouvementée de la région et sa capacité à transformer la diversité culturelle en un art profondément émotif.

Le flamenco puise ses racines dans un creuset culturel andalou, façonné par diverses civilisations au fil des siècles.

Cette fusion s'est cristallisée entre le XVe et le XVIIIe siècle dans les régions de Séville, Cadix et Jerez de la Frontera.

L'Andalousie a connu l'influence successive des cultures romaine, wisigothique et byzantine, mais c'est la présence musulmane pendant près de huit siècles (711-1492) qui a établi Al-Andalus comme centre culturel majeur de l'Europe médiévale.

La musique arabo-andalouse, notamment le "nawba", constitue l'une des sources fondamentales du flamenco.

Les "melismas", micro-tonalités et techniques vocales comme le "quejío" et l'"ayeo" trouvent leurs origines dans cette tradition.

Le "oud" arabe a influencé directement la guitare flamenca, tandis que les rythmes complexes à 12 temps reflètent l'héritage des percussions nord-africaines.

L'héritage juif "sépharade" a également joué un rôle déterminant.

Les chants liturgiques hébraïques comme les "piyyutim" ont contribué à façonner l'esthétique vocale du flamenco primitif, particulièrement dans les "saetas" et "siguiriyas".

Après l'expulsion des Juifs d'Espagne en 1492, certains éléments de leur tradition musicale ont survécu dans les quartiers marginalisés comme la "Judería" de Séville et le "Sacromonte" de Grenade.

Cette mosaïque culturelle, enrichie par l'apport des gitans arrivés en Andalousie vers 1425, explique pourquoi le flamenco transcende les frontières ethniques et religieuses.

Il incarne l'histoire mouvementée de l'Andalousie et sa capacité à transformer la diversité et les souffrances collectives en une forme d'art unique, dont les premiers témoignages écrits apparaissent dans des textes du XVIIIe siècle.

La naissance du flamenco au XVIIIe siècle

C'est au XVIIIe siècle que le flamenco se cristallise en tant qu'expression culturelle distincte.

Les premiers témoignages écrits décrivant ses formes primitives remontent aux années 1740-1750, évoquant des chants et danses exécutés principalement dans l'intimité des communautés gitanes ou des quartiers populaires andalous.

Le terme "flamenco" n'était pas encore employé à cette époque.

Son étymologie reste débattue : certains l'associent aux Flamands accompagnant Charles Quint, d'autres à l'expression arabe "fellah mengu" (paysan errant), ou encore à l'oiseau flamant dont les mouvements évoqueraient certaines postures de danse.

Durant ce XVIIIe siècle se définissent les premiers "palos" (styles) comme les "soleares", "siguiriyas" et "tangos".

Ces formes musicales codifiées constituent le socle du riche répertoire flamenco des siècles suivants.

La transmission de cet art, essentiellement orale, se perpétuait au sein des familles et des communautés, expliquant son caractère vivant et sa constante évolution.

Les trois piliers du flamenco

L'harmonie entre trois éléments fondamentaux (le chant, la guitare, la danse) constitue l'essence du flamenco authentique.

Cette trinité artistique (chant, guitare, danse) représente un langage expressif complet capable de traduire les émotions les plus profondes, de la désolation à l'exaltation, en passant par toutes les nuances du sentiment amoureux, de la nostalgie et de la révolte.

Ces piliers s'influencent mutuellement dans un dialogue constant, créant la tension caractéristique du flamenco.

Le palmeo (frappe des mains) et le jaleo (encouragements vocaux) complètent cette architecture sonore, renforçant le "compás" et l'intensité émotionnelle.

L'âge d'or du flamenco (1780-1845)

La période entre la fin du XVIIIe siècle et le milieu du XIXe siècle constitue l'âge d'or du flamenco, marqué par la cristallisation des formes fondamentales du répertoire.

Cette phase coïncide avec des transformations sociales et culturelles majeures en Andalousie.

Le flamenco restait principalement pratiqué dans des contextes privés et familiaux.

Les réunions festives (juergas) rassemblaient interprètes et aficionados dans les patios andalous, tavernes ou maisons particulières, cadres intimes permettant une liberté d'expression considérée plus tard comme l'essence du flamenco véritable.

Cette période voit la codification des principaux "palos" : la "siguiriya" atteint sa pleine maturité expressive, incarnant la dimension tragique du "cante jondo"; la "soleá" se développe comme forme majeure combinant profondeur émotionnelle et richesse mélodique ; tandis que tangos, bulerías, alegrías et fandangos s'affirment comme styles distinctifs.

L'âge d'or s'achève avec l'émergence d'une nouvelle dynamique commerciale et la transition vers des espaces de représentation plus formels, ouvrant la voie à la professionnalisation du flamenco.

La professionnalisation du flamenco au XIXe siècle

À partir du milieu du XIXe siècle, le flamenco connaît une transformation majeure avec l'émergence de nouveaux espaces de représentation et sa constitution comme spectacle structuré pour un public payant.

L'apparition des cafés "cantantes" marque l'étape décisive de cette évolution.

Ces établissements, inspirés des cafés-concerts européens, se multiplient dans les grandes villes andalouses à partir des années 1850.

Le Café de Silverio à Séville, fondé par le cantaor Silverio Franconetti, devient l'emblème de cette nouvelle ère.

Cette professionnalisation permet l'émergence d'artistes vivant de leur art, mais impose aussi une restructuration des formes traditionnelles.

Les performances deviennent plus codifiées et spectaculaires pour satisfaire un public plus large et moins initié.

Cette période est perçue de manière ambivalente.

Si elle a contribué à la préservation et diffusion du flamenco, elle a également suscité des critiques quant à une possible "dénaturalisation" des formes primitives.

Ce débat entre tradition et innovation traversera toute l'histoire ultérieure du flamenco.

L'évolution du flamenco au XXe siècle

Au XXe siècle, le flamenco évolue parallèlement aux transformations de l'Espagne : montée des régions, guerre civile, dictature franquiste et retour à la démocratie.

Au début du siècle, l'"ópera flamenca" commerciale domine, privilégiant les styles légers aux chants profonds traditionnels.

En réaction, des intellectuels comme Manuel de Falla et Federico García Lorca organisent en 1922 le Concours de Cante Jondo à Grenade pour valoriser les styles traditionnels.

La guerre civile (1936-1939) et les débuts du franquisme sont difficiles pour le flamenco.

Plus tard, la dictature l'instrumentalise dans sa propagande nationale tout en censurant ses messages contestataires, le transformant en attraction touristique de l'"Espagne différente".

Après 1975, avec la démocratie, le flamenco connaît une renaissance, reconnu comme élément important du patrimoine andalou.

Des festivals internationaux, écoles et centres de documentation se développent tandis que l'ouverture de l'Espagne favorise l'émergence du "nuevo flamenco", explorant de nouvelles directions tout en préservant ses racines.

Le flamenco moderne : fusion et innovation

Au XXIe siècle, le flamenco équilibre tradition et innovation.

Des artistes comme Vicente Amigo, Diego El Cigala, Estrella Morente et Miguel Poveda revisitent le répertoire traditionnel avec une sensibilité moderne.

La guitare flamenca évolue grâce à des virtuoses comme Gerardo Núñez et Tomatito, tandis que l'incorporation de nouveaux instruments et technologies numériques enrichit les possibilités sonores.

La danse flamenca contemporaine dialogue avec d'autres expressions corporelles tout en explorant des thèmes actuels comme l'identité de genre, l'écologie et la migration.

Le flamenco-fusion, représenté par Ojos de Brujo ou Chambao, intègre cette forme d'art dans les courants musicaux mondiaux, suscitant des débats sur l'authenticité et l'innovation.

Parallèlement, les médias numériques transforment sa diffusion, offrant une visibilité internationale tout en posant des défis de préservation des expressions moins commerciales.

Conclusion : Le flamenco, patrimoine culturel immatériel de l'humanité

En 2010, l'UNESCO inscrit le flamenco sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, confirmant sa valeur universelle comme témoignage de créativité transcendant les frontières culturelles.

Cette reconnaissance engendre des responsabilités en matière de préservation et transmission.

Le Centre Andalou de Documentation du Flamenco, les programmes éducatifs dans les écoles andalouses et la recherche universitaire illustrent l'engagement pour sauvegarder ce patrimoine.

Le flamenco contemporain allie formes traditionnelles et approches expérimentales, témoignant de la vitalité d'une tradition capable de se réinventer sans renier ses racines.

Plus qu'une simple forme artistique, le flamenco constitue un phénomène culturel complexe reflétant les dynamiques sociales et transformations historiques de l'Andalousie.

Son parcours, de ses origines multiculturelles à sa reconnaissance mondiale, illustre comment une expression née dans des contextes marginalisés peut atteindre une dimension universelle tout en préservant sa spécificité.

 

11 janvier 2026

Puystory, le Puy du Fou et l'histoire de France.

Depuis plus de 20 ans, Puystory occupe une place singulière dans l’univers du Puy du Fou : celle d’un passeur de mémoire et d’un outil pédagogique indépendant, conçu pour éclairer les spectacles du parc en les replaçant dans leur véritable contexte historique.
À travers ses articles, ses repères chronologiques et ses analyses thématiques, le site offre aux visiteurs une compréhension claire, structurée et accessible des époques, des personnages et des événements qui inspirent les créations artistiques du Puy du Fou.
Ressource documentaire fiable, Puystory accompagne le public avant, pendant et après la visite.
Avant, il prépare le regard en donnant les clés historiques nécessaires pour saisir les enjeux des spectacles.
Pendant, il enrichit l’expérience en permettant de mieux comprendre les choix artistiques et la cohérence narrative du parc.

Après, il prolonge l’émotion et nourrit la curiosité en offrant un espace d’approfondissement.
Cette dimension en fait un support précieux pour les familles, les enseignants, les groupes scolaires et tous ceux qui souhaitent transformer la découverte en compréhension active.
L’influence de Puystory sur les visiteurs du Puy du Fou se manifeste dans la manière dont ils vivent leur immersion.
Grâce aux éclairages du site, les spectacles ne sont plus seulement des performances visuelles : ils deviennent des fenêtres ouvertes sur l’Histoire, où chaque scène prend sens.

Le visiteur perçoit mieux les sources, les enjeux, les personnages réels, et développe une lecture plus profonde des créations du parc.
Au fil des années, Puystory a également contribué à fédérer une communauté de passionnés, en transmettant la mémoire du parc, en documentant son évolution et en valorisant le patrimoine historique qu’il met en scène.
Par son travail constant, il renforce le lien culturel et émotionnel entre le public et le Puy du Fou, tout en participant à la diffusion d’une culture historique accessible et vivante.

En somme, Puystory est à la fois un outil pédagogique, un prolongement naturel de l’expérience du Puy du Fou, et un acteur discret mais essentiel de la transmission culturelle autour du parc.
À l’échelle internationale, Puystory joue un rôle de référence pour les visiteurs étrangers et les passionnés d’histoire souhaitant approfondir les fondements culturels et historiques du Puy du Fou.

Par la qualité et la constance de ses publications, il participe à la valorisation du patrimoine mis en scène et contribue à la diffusion d’une image culturelle forte et cohérente du parc au-delà des frontières.

5 février 2021

Les Principaux Thèmes du Roman Arthurien

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L’aventure, le combat, le merveilleux et l’amour sont les quatre éléments récurrents permettant d’identifier le roman de chevalerie médiéval.
"Chevalier errant", le héros du roman arthurien, est toujours disponible pour l’aventure.
Il mène une quête initiatique destinée à prouver sa valeur, qui le conduit à vivre des événements hors du commun.

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L’aventure lui permet d’acquérir ou de faire valoir des vertus physiques (la prouesse équestre, le maniement des armes, la force) ou morales (vaillance, endurance, loyauté, fidélité, générosité, sens de l’honneur).
À la différence des héros des chansons de geste, lancés dans une entreprise collective, le chevalier fait valoir des qualités individuelles dans un but d’accomplissement moral personnel.
Par ses exploits cependant, il rehausse le prestige de la chevalerie.
Les valeurs exaltées par les romans arthuriens se fondent sur une exigence éthique faite de mesure, de charité, d’aide et de protection des faibles qui rejoint les valeurs chrétiennes de la chevalerie médiévale.
La vaillance du chevalier trouve son expression la plus concrète dans un élément clé de l’aventure.

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Le combat.
Qu’il s’agisse de tournois ou de rencontres singulières avec un géant ou un redoutable chevalier inconnu, le combat rythme l’action des romans, revenant quasiment à chaque chapitre.
Les récits ne cherchent pas l’originalité, mais la production d’effets épiques.
D’un combat à l’autre reviennent les mêmes expressions hyperboliques.

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Les cavaliers s’élancent "à bride abattue", échangent de "si rudes coups de lance" que les écus sont "mis en pièces", les lances "volent en éclats", jusqu’à ce que le héros assène le coup de grâce qui consiste à "trancher la tête" de son adversaire.
Ces joutes prolongées et acharnées de combattants accomplis sont davantage propres à séduire le public médiéval des barons que nos esprits modernes.
Les légendes arthuriennes sont également imprégnées de motifs merveilleux hérités de la tradition celtique.

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Le merveilleux se décline à travers des lieux enchantés (forêt de Brocéliande, châteaux ensorcelés, fontaine magique), des animaux fabuleux (dragons ou serpents malfaisants), des personnages monstrueux (géants, nains hideux) ou dotés de pouvoirs surnaturels fascinants (enchanteur Merlin, fées Viviane et Morgane).
Ces prodiges ont une double fonction.
D’une part, ils renforcent la puissance dramatique du récit, mais ils revêtent aussi une fonction esthétique par la poésie profonde et la coloration onirique qu’ils infusent au récit dont ils parviennent à sublimer les aspects réalistes et guerriers.
Le Moyen-Âge s’efforcera de christianiser les éléments de merveilleux légués par le paganisme celtique, comme en témoigne l’évolution du motif du Graal.

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Le développement de la légende arthurienne coïncide enfin avec l’émergence d’une conception originale de l’amour chez les nobles du XIIᵉ siècle.
Les exploits du héros, les épreuves qu’il affronte, les défis qu’il relève, ne sont jamais purement gratuits ni seulement destinés à son accomplissement personnel, ils ont pour but de gagner, conserver ou reconquérir le cœur d’une dame.
La prouesse est au service de l’amour.

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Idéalisé et spiritualisé, cet amour est absolu.
Caractérisé par la délicatesse, l’obéissance et une fidélité indéfectible, il reproduit le modèle féodal en faisant de la femme une suzeraine à qui le chevalier rend hommage en vassal soumis, loyal et dévoué.
Inaccessible car souvent mariée et de rang social élevé, la femme acquiert une nouvelle dimension, quasi divine, comme en témoigne l’adoration respectueuse des prétendants.

19 février 2025

Dans les pas des "Chevaliers de la Table Ronde" - Merlin

Merlin l'enchanteur est un personnage légendaire qui joue un rôle crucial dans la légende arthurienne.

Merlin est souvent dépeint comme ayant une grande sagesse et un pouvoir magique extraordinaire, capable de manipuler les forces de la nature et d'effectuer des miracles.

Son influence sur Arthur est considérable, le guidant dans ses décisions et l'aidant à forger le royaume de Camelot.

Merlin est un personnage enveloppé de mystère, son origine étant fréquemment l'objet de spéculations et d'interprétations divergentes.

Dans certaines versions, il est présenté comme le fils d'un démon et d'une femme mortelle, tandis que d'autres le décrivent comme un être né de la magie elle-même, lui conférant des pouvoirs mystiques. .

Son éducation est également mystérieuse, avec des récits le présentant comme élevé par des fées, des sorciers ou des êtres magiques.

Cette origine obscure renforce son aura mystique et contribue à le rendre plus fascinant.

Ses pouvoirs extraordinaires

Merlin est doté de pouvoirs magiques immenses, qui lui confèrent une influence considérable sur le monde qui l'entoure.

Il peut contrôler les éléments, prédire l'avenir, manipuler l'espace et le temps, et créer des illusions.

Sa magie s'exprime dans des actes grandioses comme la construction de structures imposantes, la manipulation de la nature et la transformation d'objets.

Ses pouvoirs lui permettent de servir divers objectifs, allant de la protection du royaume à la manipulation des événements pour influencer le cours de l'histoire.

Merlin est aussi connu pour ses pouvoirs de prédiction, ayant prédit la naissance et la mort d'Arthur, ainsi que le destin de Camelot.

L'un des rôles les plus importants de Merlin est celui de mentor et de conseiller du roi Arthur, le guidant dans sa quête pour unifier la Bretagne et établir un royaume juste et pacifique. 

Il est responsable de son éducation, l'initiant aux arts de la chevalerie, de la guerre et du gouvernement et lui donne Excalibur, l'épée magique, et lui révèle son véritable héritage.

Il joue un rôle crucial dans l'ascension d'Arthur au trône et la fondation de la Table Ronde.

Merlin est un guide spirituel et un protecteur, utilisant sa sagesse et ses pouvoirs pour aider Arthur à gouverner avec justice et à établir un royaume prospère.

Merlin est réputé pour sa sagesse et ses conseils avisés.

Il est souvent sollicité par Arthur et les chevaliers de la Table Ronde pour obtenir des conseils en matière de stratégie, de morale et de choix difficiles.

Sa vision profonde des événements et son aptitude à comprendre les forces occultes lui confèrent une grande influence.

Ses paroles sont fréquemment empreintes de prophétie et d'avertissements, guidant les décisions d'Arthur et façonnant le destin du royaume.

Son influence se fait sentir sur le destin de Camelot, et il reste un symbole de sagesse, de magie et de pouvoir dans la légende arthurienne.

Ses relations avec la Dame du Lac

La Dame du Lac est une figure énigmatique du cycle arthurien, étroitement liée à Merlin.

Elle est généralement présentée comme une déesse ou une fée, résidant dans un lac enchanté.

Sa relation avec Merlin est complexe et ambiguë, allant de l'amitié à la rivalité.

Elle lui confie souvent des missions importantes, et il est parfois obligé de la servir ou de la respecter.

Leurs interactions ajoutent une dimension mystique et romantique au récit.

Ses rivalités avec la magicienne Morgane

Morgane est une puissante magicienne, habituellement présentée comme la demi-sœur ou la sœur adoptive d'Arthur.

Elle est une figure complexe et ambivalente, capable d'amour et de haine, de bien et de mal.

Sa relation avec Merlin est caractérisée par une rivalité profonde, basée sur des divergences d'opinions et de motivations.

Morgane utilise ses pouvoirs pour manipuler, séduire et tenter d'obtenir du pouvoir, tandis que Merlin la contrecarre fréquemment en utilisant sa sagesse et sa puissance pour protéger Arthur et le royaume.

Ses apparitions dans la littérature et la culture populaire

Merlin est un personnage récurrent dans la littérature arthurienne, apparaissant dans de nombreux romans, poèmes et pièces de théâtre.

Sa popularité ne s'est pas limitée à la littérature médiévale, car il a été repris et réinterprété dans des œuvres modernes, des films, des séries télévisées et des jeux vidéos.

Sa présence dans la culture populaire est une preuve de son impact durable sur l'imaginaire collectif.

Son influence durable sur le folklore et la fantaisie

Merlin est devenu un archétype intemporel de la sagesse, de la magie et du destin.

Son influence se retrouve dans de nombreux contes, légendes et œuvres de fantasy.

Il représente le pouvoir mystique, la guidance spirituelle et la capacité à influencer le cours des événements.

L'image de Merlin a contribué à façonner notre compréhension de la magie, de la mythologie et de la place de l'homme dans l'univers.

Conclusion :

Le mythe de Merlin, un héritage intemporel

Merlin l'enchanteur est une figure légendaire qui continue d'inspirer et de fasciner.

Son histoire, ses pouvoirs et ses relations complexes avec les autres personnages du cycle arthurien ont contribué à créer un univers riche et captivant.

Son influence durable sur le folklore et la fantasy témoigne de la puissance de son mythe, qui continue de vivre dans l'imagination de chacun.

 

 

1 juillet 2024

Les embuscades Vendéennes pendant les "Guerres de Vendée".

La région de la Vendée, située dans l’ouest de la France, a joué un rôle crucial pendant la Révolution française et a été un conflit sanglant qui a opposé les républicains (surnommés les "bleus") aux royalistes (les "blancs").

Malgré son soutien initial à la Révolution, la Vendée s’est progressivement opposée au nouveau régime, donnant lieu à une rébellion armée connue sous le nom de "Guerre de Vendée".

L’une des principales tactiques utilisées par les Vendéens était celle des embuscades, permettant à ces paysans insurgés de harceler et de surprendre les troupes républicaines, ce qui a eu un impact décisif sur le cours du conflit.

Les Vendéens étaient un groupe hétéroclite de paysans, de nobles qui craignaient de perdre leurs privilèges et de prêtres royalistes qui se sont soulevés contre la Révolution française.

Issus principalement de familles catholiques et monarchistes, ils refusaient les changements politiques, sociaux et religieux imposés par le nouveau régime républicain.

Malgré leurs origines diverses, les Vendéens partageaient un profond attachement à la Couronne, à l’Église catholique et aux traditions de l’Ancien Régime.

Leur soulèvement a pris la forme d’une véritable guerre civile, marquée par une résistance acharnée et des affrontements particulièrement sanglants avec les forces républicaines.

Conscients de leur infériorité numérique et de leurs moyens limités face à l’armée républicaine, les Vendéens ont développé une stratégie de guérilla basée sur une grande mobilité et des attaques par surprise.

Ils ont ainsi tiré parti de leur excellente connaissance du terrain vallonné et boisé de leur région pour tendre des embuscades à leurs ennemis.

Les Vendéens choisissaient soigneusement les lieux propices aux embuscades, comme des chemins creux, des carrefours, des ravins ou des paysages composés de haies.

Ils se dissimulaient dans la végétation ou derrière des obstacles naturels, attendant patiemment le passage des troupes républicaines pour les prendre par surprise et les accabler sous un feu nourri.

L’effet de surprise était essentiel aux embuscades vendéennes.

Grâce à un vaste réseau d’informateurs et de signaux, les Vendéens pouvaient se mobiliser rapidement et de manière coordonnée pour mener leurs embuscades.

Ils pouvaient ainsi se rassembler rapidement sur les lieux choisis pour l’embuscade, tout en restant extrêmement mobiles pour éviter d’être encerclés.

Cette agilité leur permettait de frapper, de se replier, puis de réapparaître ailleurs.

Ils utilisaient des cloches d’églises, les ailes des moulins à vent pour se prévenir de l’arrivée des forces ennemies et se rassembler en un point stratégique.

En multipliant les embuscades, les Vendéens ont réussi à harceler et à user les troupes révolutionnaires, les empêchant de mener une campagne militaire efficace.

Contrairement à l’armée républicaine, les Vendéens privilégiaient un armement rudimentaire, léger et maniable, des bâtons, des piques, des faux emmanchées à l’envers, des fourches aiguisées, des couteaux de sabotier, et plus tard, des fusils et des baïonnettes pris à l’ennemi, renonçant ainsi à l’utilisation d’artillerie lourde et de cavalerie.

Habitués à manier ces armes avec une grande précision, c’était un atout décisif dans les combats rapprochés des embuscades.

Grâce à ces attaques surprises, les insurgés ont remporté de nombreuses victoires tactiques, s’emparant d’armes, de munitions et d’équipements qui ont renforcé leur capacité de combat.

Mais ces ressources s’épuisaient rapidement face à l’intensité des combats et cet appauvrissement progressif a sérieusement compromis la durabilité de leur effort de guerre.

Les embuscades ont considérablement retardé et usé les forces républicaines, les obligeant à s’adapter constamment à cette tactique guérilla.

Cet enlisement des troupes républicaines a contribué à freiner la progression de la Révolution dans l’ouest du pays, forçant le gouvernement à dévier une partie de ses efforts militaires pour faire face à la résistance vendéenne.

Devant les embuscades vendéennes dévastatrices, les forces républicaines ont dû s’adapter et ajuster leur stratégie pour écraser la rébellion.

Initialement déstabilisées par la mobilité et l’effet de surprise des attaques vendéennes, les troupes républicaines ont progressivement développé de nouvelles tactiques pour contrer cette forme de guerre irrégulière, notamment en adoptant des armes plus légères et maniables, mieux adaptées aux combats en milieu forestier.

L’un des principaux défis a été d’identifier les zones propices aux embuscades et d’y déployer des mesures de sécurité renforcées.

Les républicains ont ainsi appris à mieux surveiller les routes, les chemins creux et les zones boisées susceptibles d’être utilisés par les insurgés pour tendre leurs pièges.

Ils ont également amélioré leur renseignement et leur coordination pour mieux anticiper les mouvements des Vendéens.

Les combats incessants, la perte de proches et l’insécurité permanente ont pris un lourd tribut sur le moral des Vendéens.

Malgré leur ténacité, cette guerre d’usure a progressivement érodé leur détermination, les rendant vulnérables à la fatigue et au découragement.

La nécessité de déployer des ressources importantes pour faire face à la guérilla vendéenne a aussi engendré des coûts humains et financiers considérables pour le gouvernement révolutionnaire.

Les difficultés rencontrées dans la Guerre de Vendée ont contribué à fragiliser le jeune régime républicain, qui a dû faire face à de multiples défis sur plusieurs fronts.

L’héritage des embuscades vendéennes s’est durablement inscrit dans l’histoire militaire.

Au-delà de leurs succès tactiques, les Vendéens ont contribué à façonner de nouvelles doctrines militaires.

Les tactiques innovantes développées par ces insurgés, mêlant mobilité, élément de surprise et soutien de la population locale, ont servi de modèle pour de futures doctrines de guerre irrégulière.

La participation active des femmes et des civils a également souligné l’importance du soutien de la population dans ce type de conflit asymétrique.

La capacité des Vendéens à s’adapter constamment aux réponses des républicains a également mis en lumière l’importance fondamentale de la flexibilité et de l’adaptabilité dans les opérations militaires modernes.

La guerre n’est plus une succession de manœuvres préétablies, mais un processus dynamique où l’anticipation et l’innovation sont essentielles pour surpasser un adversaire agile et déterminé.

Grâce à leurs tactiques innovantes de guérilla, ces insurgés ont réussi à tenir tête pendant plusieurs années aux forces républicaines mieux équipées, infligeant de lourdes pertes et retardant considérablement la progression de la Révolution dans l’ouest du pays.

Bien que finalement vaincus, les Vendéens ont laissé une empreinte indélébile sur l’art de la guerre, inspirant les stratèges militaires futurs.

Ce conflit reste l’un des épisodes les plus tragiques de l’histoire de France entre 1793 et 1796, suscitant encore aujourd’hui des débats idéologiques et des controverses sur la qualification de "génocide".

Ces affrontements, ont été très meurtriers, avec un bilan estimé à au moins 300 000 morts soit par les combats, soit par les exactions républicaines.

Les villages incendiés et les terres ravagées ont laissé des cicatrices profondes dans le paysage et dans les cœurs des Vendéens.

Par exemple, à Nantes, le révolutionnaire Carrier noyait ses victimes dans la Loire, tandis que les tristement célèbres "colonnes infernales" de Turreau ravageaient le Bocage.

Bien que la guerre de Vendée ait officiellement pris fin en 1796, des heurts ont persisté jusqu’en 1832, d’où l’appellation des "Guerres de Vendée".

La guerre a laissé une division profonde entre les Vendéens eux-mêmes, et entre la Vendée et le reste de la France.

Cette division a perduré pendant des générations et a influencé la politique locale et nationale.

Le traumatisme de la guerre a profondément marqué la mémoire collective en Vendée.

Les récits de la guerre ont été transmis de génération en génération, renforçant un sentiment d’identité distincte.

La guerre a également eu un impact sur la pratique religieuse en Vendée.

La persécution de l’Église catholique pendant la guerre a renforcé l’attachement des Vendéens à leur foi et à leurs traditions religieuses.

15 mai 2024

La Cinéscénie

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Le jour tire son rideau ...
Une petite lumière troue la nuit qui vient de s'installer.
Soudain, une voix s'élève, profonde, vibrante.

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La mémoire reprend la parole.
Une histoire commence, l'Histoire recommence.
Son souffle s'élève, envahit l'espace : treize mille cœurs communient et battent comme un seul homme.

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Acteurs, spectateurs, tous passagers du temps.
Pour un voyage dont on ne revient jamais tout à fait.
Ici, pour une nuit, pour la vie, la Vendée est un théâtre à ciel ouvert.
Ici, dans la rumeur qui monte des gradins, l'émotion bat au cœur comme un décompte avant les trois coups.
Comme la certitude d'un événement d'un juste retour du temps, d'une ombre qui s'avance dans le soir….
Au Puy du Fou, les acteurs n'interprètent pas un rôle, ils accomplissent leur histoire, celle de leurs pères, celle de la Vendée.

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Chaque été, les Puyfolais donnent le meilleur d'eux-mêmes pour vous offrir une soirée inoubliable.
Acteurs, spectateurs, tous passagers du temps.
Ici, la mémoire reprend la parole, en lettres d'or et de feu.
Rien n'est trop beau, et ces instants sont soudain les nôtres pour les avoir partagés.

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Toute l'action s'organise autour du face à face entre Jacques Maupillier, paysans vendéens et un vieux marchand ambulant qui portent de siècle en siècle la grande saga de leur "province".
Mémoire de tout un peuple, le voyageur raconte au jeune Jacques l'histoire de ses ancêtres.

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Ici, les siècles rebondissent comme des flèches d'eau à hauteur des visages.
Du Moyen-âge à la Seconde Guerre Mondiale, le vieux galopin égrène les époques, avec leur lot de joies et de peines.
Et chaque siècle qu'il déploie fait apparaître des décors inattendus et appellent de nouveaux personnages, par milliers.

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Le laser et l'octophonie modèlent les fragiles silhouettes de la guerre et de la paix, du doute et de l'espoir.
Rien n'est laissé au hasard afin que le rêve prenne forme, entre tradition et modernité.
Ici, la féérie virevolte entre le ciel, l'eau et la terre.

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Autant de tableaux vivants reconstitués dans l'interstice de l'ombre et de la lumière.
Sur champs de danses et de batailles, le feu sculpte la nuit dessinant une immense fresque vivante où l'Histoire éclate en de multiples tableaux.

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Pages sanglantes feuilletées dans les larmes et la fureur, explosions de rires au retour des jours heureux.
L'émotion scelle ici de fulgurantes images.

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Et ces instants sont soudain les vôtres pour les avoir partagés pendant une heure quarante de spectacle total où l'on voit passer l'Histoire sans voir passer le temps.

23 septembre 2024

Le Mime et l’Étoile

Le "Mime et l’Étoile" est un spectacle grandiose du Puy du Fou, élu deux fois “Meilleur Spectacle du Monde” dès sa première saison.

Laissez-moi vous plonger dans cette histoire captivante.

Dans le spectacle, Garance est mise en scène aux côtés de Mimoza, un jeune mime rêveur d’origine tzigane.

Nous sommes en 1914, et les visiteurs sont invités dans un studio pour assister, en silence, au tournage d’un tout nouveau film mettant en scène deux personnages :

Garance, décrite comme une étoile montante du 7ᵉ art au début du XXe siècle, et Mimoza, le jeune mime rêveur.

Sur le plateau, le réalisateur Gérard Bideau espère réaliser son rêve.

Il est convaincu que seul un amour sincère pourra offrir au cinéma muet et noir et blanc une couleur et un son.

Devant la caméra du metteur en scène, Mimoza, malgré son statut de mime, puise dans ses rêves d’enfance mille tours et illusions pour impressionner Garance qui a déjà gagné son cœur.

Mais le tournage prend une tournure dramatique et est soudainement interrompu par un événement dramatique qui bouleverse la vie du jeune Tzigane, mais bouscule aussi les sentiments naissants de Garance et anéantit tous les espoirs du réalisateur.

C’est une histoire d’amour poignante et émouvante qui se déroule dans le contexte fascinant de la naissance du cinéma.

Le spectacle est un hommage aux pionniers du cinéma, comme les frères Lumière, Méliès, Keaton, Chaplin, et une plongée au cœur de la Belle Époque

Il célèbre l’insouciance de cette époque et rend hommage aux premiers réalisateurs, véritables explorateurs de l’âge d’or du cirque tzigane et des illusionnistes.

Une parenthèse enchantée de notre Histoire suspendue dans l’éternité, comme un souvenir d’enfance.

Le "Mime et l’Étoile" est une révolution scénographique.

Il restitue en direct l’esthétique exacte d’un film d’époque en noir et blanc, sans filtres ni artifices entre l’œil du spectateur et la scène.

Les décors, les accessoires mobiles, les centaines de costumes et les effets de scène créent une illusion saisissante.

Pour embarquer le spectateur dans un travelling géant, comme celui d’une caméra de cinéma, le Puy du Fou réalise une nouvelle prouesse technique et artistique.

Les façades des maisons et des devantures de magasins d’une rue typique de la Belle Époque défilent en décor réel devant une tribune captivée, tandis que les 120 personnages de l’histoire évoluent sur un sol mobile, renforçant l’illusion d’un travelling de près de 2 km.

17 avril 2024

La Maison de Jeanne d'Arc

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Le site de Domremy-la-Pucelle est l'un des lieux les plus visités des Vosges.
Le nom de Domrémy apparait pour la première fois dans une charte du milieu du XIe siècle.
L'origine de ce nom provient bien sûr de Saint Remy.
Le titre "Dominus" était le titre employé pour désigner un Saint.
Le village est nommé en latin Dompnus Remigius, en français Domprémy.
Le Moyen Âge était une période troublée par les guerres, raids, rapines, exactions de toutes sortes, et on est en droit de penser que ce village marquant la séparation entre deux territoires n'a pas dû échapper à de nombreux passages de troupes ennemies.

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Administrativement et politiquement, le village était divisé en deux parties et chacune de ces parties dépendaient d'une autorité différente.
La partie nord de Domrémy comprenait l'église et la maison de Jeanne d'Arc ainsi que le village de Greux appartenait depuis le début du XV° siècle (entre 1392 et 1407) à la couronne de France.
La partie sud, la plus importante, comptait le château de l'Isle (déjà en ruines dès le XVIe siècle, et disparu de nos jours) qui appartenait à Jeanne de Joinville – Comtesse de March  (1286-1356), prévôté de Gondrecourt, baillage de Lamarche, duché de Bar (Partie anglaise).
La "frontière" entre les deux Domrémy était formée par le ruisseau des 3 fontaines.
C'est à cet endroit et dans une modeste maison qu'est née Jeanne d'Arc vers 1412 (pendant la guerre de cent ans 1337-1453), aujourd’hui, un lieu riche en histoire et incontournable.

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La maison natale de Jeanne d'Arc, identifiée comme telle dès le XVe siècle (Jeanne d'Arc la décrit précisément lors de son procès), est à l'origine une maison d’habitation familiale d'un domaine de 20 hectares de Jacques d'Arc (1375-1431), laboureur aisé et notable de la commune, et son épouse Isabelle Rommée (1377-1458).
Ouvrons une parenthèse : le terme laboureur n'a au Moyen Âge aucunement le sens qu'on lui donne aujourd'hui...
Un " laboureur ou laboureux " est simplement une personne exerçant un métier et pas forcément un travailleur de la terre !
Jacques d’Arc, le père de Jeanne, venait de Ceffonds (+/- 80 km de Domremy), près de Montier-en-Der ou d’Arc-en-Barrois.
Notable de son village, il y remplit les fonctions de doyen entre 1425 et 1427.
Il est en outre plusieurs fois procureur de son village auprès du châtelain de Vaucouleurs, Robert de Baudricourt.
Isabelle Romée, mère de Jeanne, était originaire de Vouthon, près de Domrémy par le chemin qui passait devant la maison.
Plusieurs indices concordants laissent penser qu’elle appartenait à une famille plus aisée et plus cultivée que celle de son époux.
Elle porte un prénom et un surnom personnels, qui dénotent certainement un goût avéré pour les pèlerinages, en particulier à Rome.

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À l’époque, personne ne savait que la maison de Jeanne d’Arc allait être le début de l’histoire de la pucelle et de sa légende !
C’est dans cet endroit qu’elle entend les voix et qu’elle voit ses premières apparitions.
Les quatre petites pièces intérieures qui sont sobres, font revenir les visiteurs au commencement de l’histoire d’une simple jeune fille qui devient une héroïne connue dans le monde entier.
Ici, vous pouvez très bien imaginer Jeanne d’Arc et sa famille circuler dans cette maison et y vivre.


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La maison possède un étage ainsi qu’un grenier, mais depuis sa construction au Moyen Âge, la maison natale de Jeanne d'Arc a été profondément remaniée.

Au fil des siècles, la maison subit des rénovations et des embellissements.
Plafond à la française, les dalles en pierre, le toit en appentis recouvert de tuiles canal et la fenêtre à croisée à meneau.
On la décore même de sculptures et d’inscriptions en mémoire des hauts faits de Jeanne d’Arc.
Cette demeure vous entraîne aussi dans un autre univers qui reflète la vie quotidienne de la population au Moyen Âge.

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Alors que la façade retrace les six siècles d'histoire du bâtiment, ses quatre pièces intérieures, petites et sobres, invitent le visiteur au recueillement sur les pas d'une jeune fille comme les autres, devenue une héroïne mondialement connue.
C’est un lieu très calme et reposant qui emmène depuis toujours les visiteurs à se poser des questions sur la vie de ce personnage emblématique.
Son allure générale, notamment sa toiture à un pan, résulte de cette histoire complexe.
La maison se compose de quatre pièces.
Leur dénomination date de la réouverture au public en 1820.

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La chambre natale.
La chambre dite "des frères",
La chambre "des sœurs"
Et le "Cellier".

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Aucun meuble de l'époque de Jeanne n'a été conservé, mais on peut supposer que la famille possédait un mobilier très simple comprenant table, coffres et lits.
Après la mort de Jacques d'Arc, Isabelle Romée habita la maisonnette jusque vers 1440.
Elle y mourut en 1458, soit deux ans après la réhabilitation de sa fille.

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La propriété de la maison de Jeanne ne cessa d'appartenir à ses neveux et arrière-neveux jusqu'à la mort de Claude du Lys (1452-1525), curé de Greux et de Domrémy.
En 1481, insertion d'un linteau sculpté, au-dessus de la porte, représentant notamment les armes de Jeanne d'Arc et celles de la famille Thiesselin, à laquelle les descendants de Jeanne venaient de s'apparenter par mariage.

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En 1586, la maison fut vendue à Louise de Stainville (1514-1586), comtesse de Salm et devient la propriété des Princes de Salm.
Au 18ᵉ siècle, la maison appartient à la famille Gérardin (descendant de la famille de Jeanne d'Arc) qui fait construire un corps de ferme moderne sur l'avant et la maison natale de Jeanne sert alors de dépendance agricole, mais toujours visitée par les curieux de passage.

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En 1818,  le Département des Vosges achète et fait restaurer la maison par Jean-Baptiste Prosper Jollois (1776-1842), Ingénieur en chef du Département qui fera abattre les structures agricoles agencées par la famille Gérardin.
En 1820, fin des travaux de restauration et installation, dans le jardin attenant, d'un monument néoclassique orné d'un buste de Jeanne d'Arc, financé par le roi Louis XVIII (1755-1824).
Le dallage date du 19ᵉ siècle.

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On suppose qu'au Moyen Âge la terre battue prédominait.
L'étage abritait probablement un grenier, à l'époque de Jeanne d'Arc et au 19ᵉ siècle, il a été transformé, pour une courte période, en musée.
En 1840, la maison natale de Jeanne d'Arc est classée au titre des monuments historiques, sur proposition de l'écrivain Prosper Mérimée (1803-1870), alors Inspecteur des Monuments Historiques.

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En 2012, elle obtient le label "Maison des Illustres".
Mais que penser de cette modeste bâtisse ?maisonjollois
Dans le livre de Prosper-Jollois (1776-1842), architecte en chef du département des Vosges, on retrouve en 1821, une gravure représentant la maison, on aperçoit le tympan sculpté et la statue au-dessus de la porte et on peut s'apercevoir qu'il ne s'agit pas de la même construction !
Celle-là correspond effectivement à une maison paysanne à deux travées construite par la famille Gérardin...
La vue de la maison avant les travaux de "démolition" engagés par Prosper-Jollois, qui a fait raser cette bâtisse, pour ne "conserver" que le bâtiment situé derrière !
On peut observer sur la droite l'église Saint-Rémy avant les mêmes travaux qui l'ont complètement dénaturée en 1824 en y modifiant même l'orientation !
Légende ou réalité, endroit présumé ou réel de la naissance de Jeanne d’Arc, la maison n’est pas un musée, mais bien un vestige historique ou plutôt un lieu de recueillement.

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Qui viendra en ce lieu sera confronté à sa conviction et ouvrira en sa conscience un petit coin de l'histoire de France.
Mais, vous serez vite séduit par cet univers sobre à proximité duquel a été créé le centre de découverte qui propose à chacun d’entre vous, un complément de visite qu’est la maison natale de Jeanne d’Arc.
C'est un pan d'histoire du pays qui est ainsi inscrit dans la pierre.

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10 janvier 2025

Chez la Portraitiste

Chez la Portraitiste
Chez la Portraitiste
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Chez la Portraitiste
Chez la Portraitiste

24 décembre 2025

Que représente le 24 décembre dans le monde chrétien ?

Le 24 décembre occupe une place centrale dans le calendrier catholique, entre tradition spirituelle et ferveur religieuse unique.

Cette veille de Noël est bien plus qu'une simple date, elle incarne un moment sacré où les catholiques du monde entier se préparent à célébrer la naissance de Jésus-Christ.

C’est l'attente et l'espérance qui précèdent la célébration de cet événement central de la foi catholique, connu sous le nom de Nativité, qui dépasse les frontières et unit les fidèles.

La nuit du 24 décembre : veille de la Nativité

Le 24 décembre représente un moment de transition spirituelle unique dans le calendrier chrétien.

Cette veille de Noël est bien plus qu'une simple date, elle incarne l'attente et l'espérance qui précèdent la célébration de la naissance de Jésus-Christ, événement central de la foi chrétienne connu sous le nom de Nativité.

La transition du 24 au 25 décembre n'est pas anodine.

Elle marque le passage des ténèbres à la lumière, de l'attente à l'accomplissement.

Les fidèles se rassemblent dans les églises illuminées, participent aux chants traditionnels et vivent ensemble ce moment de joie spirituelle qui transcende le quotidien.

Cette célébration nocturne crée une atmosphère particulière, empreinte de solennité et d'émerveillement, rappelant aux croyants la dimension sacrée de cet événement fondateur de leur foi.

Origines historiques et choix de la date

L'histoire de la date du 25 décembre est fascinante et révèle comment l'Église chrétienne primitive a su intégrer et transformer les traditions existantes.

Contrairement à ce que beaucoup pourraient penser, aucun texte biblique ne mentionne précisément la date de naissance de Jésus-Christ.

Le choix du 25 décembre résulte d'une décision ecclésiastique stratégique et symbolique.

Au IVe siècle, en l'an 354, le pape Libère (310-366) a officiellement fixé cette date pour célébrer la Nativité.

Cette décision n'était pas le fruit du hasard.

Elle coïncidait avec la fête romaine du Sol Invictus, le soleil invaincu, célébrée lors du solstice d'hiver.

En superposant la naissance du Christ à cette célébration païenne du retour de la lumière, l'Église a créé un pont entre les anciennes croyances et la nouvelle foi.

Cette christianisation d'une fête païenne illustre l'intelligence pastorale de l'Église primitive.

Plutôt que de rejeter brutalement les coutumes ancestrales, elle les a transformées et leur a donné un sens nouveau.

Le 24 décembre, veille de cette date symbolique, est ainsi devenu naturellement le moment où s'intensifie la préparation spirituelle et où commence véritablement la célébration de la venue du Christ dans le monde.

Le sens théologique de la nuit de Noël

Au cœur de la célébration du 24 décembre se trouve un mystère théologique profond qui donne tout son sens à cette nuit particulière.

Pour les chrétiens, Noël ne célèbre pas simplement la naissance d'un personnage historique, mais bien le mystère de l'Incarnation.

Dieu qui choisit de se faire homme en la personne de Jésus-Christ.

Emmanuel : "Dieu avec nous" : Le nom Emmanuel, donné au Christ, révèle l'essence même de Noël : Dieu qui choisit de partager la condition humaine et de marcher aux côtés de l'humanité.

Cette proximité divine bouleverse la relation entre le ciel et la terre.

L'humilité de la crèche : La naissance de Jésus dans une simple étable, entouré d'animaux et dans le dénuement le plus total, porte un message puissant : Dieu s'abaisse volontairement pour rejoindre l'humanité dans sa fragilité et sa condition modeste.

La grandeur divine se manifeste dans la simplicité.

Une alliance d'amour : La nuit du 24 décembre invite les chrétiens à méditer sur cette alliance extraordinaire entre Dieu et les hommes.

C'est un amour qui se concrétise, qui prend chair, qui devient visible et tangible dans la personne du nouveau-né de Bethléem.

L'héritage de Saint François d'Assise

En 1223 à Greccio en Italie, Saint François d'Assise (1181-1226) a révolutionné la manière de vivre et de comprendre Noël en créant la première crèche vivante.

Son intuition était simple mais géniale : rendre ce mystère théologique accessible à tous, visible et concret.

Grâce à cette innovation, les fidèles pouvaient contempler de leurs propres yeux la scène de la Nativité, toucher du regard l'humilité divine, et s'imprégner émotionnellement de ce message d'amour.

Cette tradition perdure aujourd'hui dans les crèches que l'on installe dans les foyers et les églises.

La nuit du 24 décembre devient ainsi bien plus qu'un moment festif.

C'est une invitation à réfléchir sur la condition humaine, sur la dignité de chaque personne, et sur l'amour inconditionnel que Dieu porte à sa création.

Ce mystère de l'Incarnation rappelle aux chrétiens que le divin et l'humain ne sont pas séparés par un abîme infranchissable, mais unis dans la personne du Christ.

Traditions et symboles associés au 24 décembre

Le 24 décembre s'est enrichi au fil des siècles d'une multitude de traditions qui mêlent dimension spirituelle et célébrations familiales.

Ces coutumes, transmises de génération en génération, créent une atmosphère unique et contribuent à faire de cette nuit un moment inoubliable qui marque les mémoires et les cœurs.

La couronne de l'Avent : Composée de quatre bougies allumées progressivement durant les quatre dimanches précédant Noël, elle symbolise l'attente et la préparation spirituelle à la venue du Christ.

Le sapin illuminé : Symbole de vie éternelle avec ses branches persistantes, le sapin décoré et illuminé évoque la lumière divine qui vient éclairer le monde dans les ténèbres de l'hiver.

Veillée de prières : Avant la messe de minuit, certaines paroisses organisent des moments de recueillement et de chants pour préparer les cœurs.

Le réveillon de Noël : Le repas festif du 24 décembre réunit les familles autour de mets traditionnels : dinde rôtie, bûche de Noël, et en Provence, les fameux treize desserts symbolisant le Christ et ses apôtres.

La messe de minuit : À minuit précisément, les églises du monde entier célèbrent un office religieux exceptionnel marquant la venue du Christ au monde.

Le petit Jésus dans la crèche : Selon la tradition, la figurine de l'enfant Jésus n'est déposée dans la crèche qu'à minuit, symbolisant l'instant précis de sa naissance.

Recueillement spirituel : Cette nuit est vécue comme un moment privilégié de méditation, d'attente joyeuse et de communion spirituelle pour tous les chrétiens.

Échange de vœux : Après l'office religieux, les fidèles se souhaitent mutuellement un joyeux Noël, partageant la joie de cette nuit sacrée.

Ces traditions ne sont pas de simples folklores.

Elles constituent un langage symbolique riche qui aide les fidèles à vivre pleinement la signification spirituelle de cette nuit.

Chaque geste, chaque élément décoratif porte en lui une part du mystère de Noël.

Le calendrier de l'Avent, devenu très populaire, transforme l'attente en une expérience quotidienne de découverte et d'anticipation joyeuse.

Chaque jour de décembre rapproche un peu plus de cette nuit magique, créant une dynamique spirituelle de préparation intérieure.

Ces traditions permettent ainsi de vivre le temps de l'Avent non comme une simple attente passive, mais comme un chemin actif de transformation personnelle et de préparation du cœur à accueillir le message de Noël.

Les lumières du sapin rappellent que le Christ est la lumière du monde, la crèche invite à l'humilité et à la simplicité, tandis que le partage du repas festif évoque la communion fraternelle et l'amour qui doit unir les hommes

Conclusion : une nuit d'espérance et de lumière

Le 24 décembre dépasse largement le cadre d'une simple veille festive.

Cette nuit revêt une dimension spirituelle et symbolique extraordinaire qui touche le cœur même du message chrétien.

En célébrant la venue de Dieu parmi les hommes, les chrétiens du monde entier commémorent un événement qui a transformé l'histoire de l'humanité et continue d'inspirer des millions de personnes.

Un sens religieux profond : Bien plus qu'une tradition culturelle, le 24 décembre porte en lui toute la théologie de l'Incarnation et rappelle aux fidèles la proximité de Dieu avec l'humanité.

Un message universel : Croyants et non-croyants se retrouvent autour des valeurs d'amour, de paix et d'espérance que véhicule cette célébration, créant un pont entre les différentes sensibilités.

Le triomphe de la lumière : La nuit de Noël symbolise la victoire de la lumière sur les ténèbres, un message d'espoir qui résonne particulièrement au cœur de l'hiver.

"La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue".

— Évangile selon Jean 1:5

Cette citation biblique résume admirablement le sens profond du 24 décembre.

C'est la célébration d'une lumière qui vient percer l'obscurité du monde.

La naissance de Jésus représente pour les chrétiens une invitation permanente à la réconciliation, à la paix intérieure, et à la joie véritable qui ne dépend pas des circonstances extérieures mais jaillit d'une rencontre spirituelle profonde.

Ainsi, le 24 décembre demeure un moment clé et incontournable du calendrier chrétien.

Année après année, cette nuit continue de rassembler les familles, de nourrir les âmes, et de transmettre un patrimoine spirituel inestimable.

Riche en traditions séculaires, chargée de symboles puissants, et porteuse d'une spiritualité vivante, cette veille de Noël transcende les époques et les cultures pour toucher ce qu'il y a de plus profond dans le cœur humain : le besoin d'amour, d'espérance et de sens.

Le 24 décembre nous rappelle que la vraie grandeur réside dans l'humilité, que la force véritable se manifeste dans la douceur, et que l'amour authentique choisit la proximité et le partage plutôt que la distance et la domination.

C'est ce message intemporel qui fait de cette nuit bien plus qu'un simple moment festif : une célébration de l'humanité elle-même, dans toute sa dignité et sa beauté.

 

2 janvier 2026

Les Vikings au Puy du Fou.

Bienvenue dans l'univers spectaculaire des Vikings au Puy du Fou, l'une des attractions les plus emblématiques de ce parc français de renommée mondiale.

Ce spectacle grandiose vous transporte au cœur de l'an mil, lorsque les redoutables guerriers nordiques semaient la terreur sur les côtes européennes.

Reconnu pour ses cascades audacieuses, ses effets spéciaux à couper le souffle et sa reconstitution historique minutieuse, "Les Vikings" offre une immersion totale dans une page tourmentée de notre histoire médiévale.

Préparez-vous à vivre une aventure extraordinaire où l'émotion, l'action et la magie du spectacle vivant se conjuguent pour créer une expérience inoubliable.

Contexte Historique : L'An Mil et les Invasions Vikings

Le spectacle "Les Vikings" nous plonge dans la France de l'an 1000, une époque où les raids nordiques terrorisaient les populations côtières.

La mise en scène reconstitue avec une précision remarquable un village chrétien médiéval français, avec ses habitants vaquant à leurs occupations quotidiennes, insouciants du danger qui les guette.

L'intrigue s'articule autour d'un moment de joie collective : la célébration de noces villageoises.

Ce cadre festif, choisi à dessein, accentue le contraste dramatique lorsque survient l'attaque imprévisible des hommes du nord.

Cette structure narrative permet aux spectateurs de ressentir pleinement l'effroi et la sidération qui s'emparaient des populations lors de ces raids foudroyants.

Le spectacle ne se contente pas de divertir, il éduque également sur cette période charnière de l'histoire européenne où les Vikings, explorateurs intrépides et guerriers redoutables, ont profondément marqué la culture, l'économie et la politique du continent.

Les Vikings, originaires de Scandinavie (actuelle Norvège, Suède et Danemark), étaient des navigateurs exceptionnels qui ont mené des expéditions commerciales, d'exploration et de pillage à travers l'Europe entre le VIIIe et le XIe siècle.

Leurs navires légendaires, les drakkars, leur permettaient de remonter les fleuves et d'attaquer rapidement avant de disparaître, semant la terreur parmi les populations locales.

Décors Impressionnants

L'ensemble scénique s'étend sur plusieurs milliers de mètres carrés, incluant un véritable plan d'eau.

Les décorateurs et ingénieurs du Puy du Fou ont créé un environnement d'une authenticité remarquable, où chaque élément raconte l'histoire et contribue à l'atmosphère générale.

L'utilisation de matériaux traditionnels et de techniques artisanales confère aux décors une crédibilité historique qui renforce l'immersion du spectateur dans cette époque lointaine.

Les Personnages

Le spectacle "Les Vikings" mobilise une distribution impressionnante de plus de 30 comédiens professionnels qui incarnent avec passion et conviction les différents protagonistes de cette fresque historique.

Les acteurs suivent une formation rigoureuse pour maîtriser les cascades, le maniement des armes et les techniques de combat qui font la renommée du spectacle.

Les Protagonistes

Au cœur de l'intrigue se trouvent les jeunes mariés, Sybèle et Aldéric, dont la célébration nuptiale est brutalement interrompue par l'attaque viking.

Leur histoire d'amour contrariée confère une dimension émotionnelle au récit et suscite l'empathie du public.

Les comédiens incarnant ces rôles principaux doivent allier talents d'acteur et prouesses physiques.

Les guerriers vikings, avec leurs casques, boucliers et haches caractéristiques, sont interprétés par des cascadeurs aguerris capables d'exécuter des combats chorégraphiés d'une grande intensité et des plongeons spectaculaires depuis les hauteurs des décors.

Participation du Public

Une particularité unique du spectacle est l'implication directe de visiteurs tirés au sort pour participer à l'action, créant ainsi une interaction mémorable entre la performance et le public.

Ces "figurants d'un jour" sont brièvement préparés en coulisses avant de vivre cette expérience exceptionnelle au cœur même du spectacle.

Le Déroulement du Spectacle

Le spectacle s'ouvre sur une scène de fête.

Tout le village célèbre joyeusement le mariage de Sybèle et Aldéric.

L'atmosphère est idyllique avec des danses folkloriques, de la musique médiévale et des festivités traditionnelles qui plongent immédiatement les spectateurs dans l'ambiance d'une communauté rurale de l'an mil.

Soudain, les féroces vikings envahissent "Saint Philbert le Vieil" et ses huttes aux toits de chaume, pillant et ravageant le village.

Le village paisible se transforme en véritable champ de bataille. Des flammes jaillissent des toits de chaume, les villageois tentent désespérément de fuir ou de se défendre.

Le ciel s'assombrit et le lac s'anime.

Dans un effet spectaculaire saisissant, les imposants navires vikings émergent, leurs proues menaçantes fendant la surface de l'eau et les Hommes du nord débarquent hurlant leurs cris de guerre et se ruant vers le village.

S'enchaînent alors des prouesses physiques impressionnantes : guerriers projetés dans les airs, plongeons vertigineux depuis la tour du fort, combats à l'épée au cœur des flammes.

Au pied de l'imposante motte féodale, le combat fait rage.

Au moment où tout semble perdu pour les villageois, une intervention miraculeuse vient sauver la communauté et convertit les guerriers du nord.

Cette conclusion spectaculaire mêle émotion et message d'espoir, laissant le public ébloui par ce final grandiose.

Une particularité unique : des spectateurs tirés au sort sont invités à participer directement à l'action, devenant "figurants d'un jour" après une brève préparation en coulisses.

Cette conclusion spectaculaire mêle émotion et message d'espoir, laissant le public ébloui par ce final grandiose qui clôt les 26 minutes de représentation.

Chiffres Clés et Ambiance du Spectacle

26 Minutes : Durée totale du spectacle, offrant une expérience intense et concentrée qui maintient le public en haleine du début à la fin.

5 Représentations : Nombre maximal de sessions quotidiennes durant la haute saison, permettant d'accueillir un grand nombre de visiteurs.

3500 Spectateurs : Capacité d'accueil pour chaque représentation, dans des gradins spécialement conçus pour offrir une visibilité optimale à tous.

Pourquoi Les Vikings Marquent-ils les Esprits ?

Une Alchimie Unique d'Histoire et de Spectacle

"Les Vikings" réussit le pari audacieux de combiner rigueur historique et divertissement spectaculaire.

Loin d'être une simple succession d'effets spéciaux, le spectacle s'appuie sur des recherches approfondies concernant la culture viking, l'architecture médiévale française et les techniques de combat de l'époque.

Cette authenticité, associée à la dramaturgie captivante, crée une expérience à la fois éducative et profondément divertissante.

Une Immersion Sensorielle Complète

Le spectacle sollicite tous les sens du spectateur : la vue est éblouie par les effets visuels et les costumes, l'ouïe est captivée par la musique épique et les effets sonores, l'odorat perçoit les parfums de bois, d'eau et parfois même de feu.

Cette stimulation multi sensorielle explique pourquoi l'expérience reste gravée dans la mémoire des visiteurs, parfois des décennies après leur passage.

Une Émotion Universelle

Des enfants aux personnes âgées, des passionnés d'histoire aux amateurs de sensations fortes, "Les Vikings" parvient à toucher un public extrêmement diversifié.

L'histoire racontée, avec ses thèmes universels de courage face à l'adversité et de résistance, transcende les barrières culturelles et linguistiques, expliquant le succès international du spectacle auprès des visiteurs venus du monde entier.

Le spectacle "Les Vikings" illustre parfaitement la philosophie du Puy du Fou : faire vibrer l'émotion pour faire revivre l'Histoire.

Au-delà du divertissement, il propose une véritable réflexion sur notre patrimoine historique et sur la façon dont les événements du passé ont façonné notre présent.

L'Expérience des Visiteurs

L'expérience des "Vikings" ne se limite pas aux 26 minutes du spectacle.

Elle commence dès l'arrivée en tribune, lorsque les visiteurs découvrent l'imposante tour médiévale et le lac mystérieux.

L'attente elle-même fait partie de l'expérience, avec une ambiance sonore et visuelle qui prépare progressivement les spectateurs à l'immersion.

Après le spectacle, nombreux sont ceux qui prennent le temps de s'attarder pour observer les détails des décors.

L'Héritage et l'Évolution du Spectacle

Depuis sa création, le spectacle "Les Vikings" a connu plusieurs évolutions tout en conservant son essence et sa popularité.

Les concepteurs du Puy du Fou veillent à régulièrement enrichir l'expérience avec de nouveaux effets spéciaux, des améliorations techniques ou des ajustements scénaristiques.

Innovations Continues

Au fil des années, le spectacle a intégré les avancées technologiques pour améliorer l'expérience : systèmes pyrotechniques plus sophistiqués, effets hydrauliques perfectionnés, et améliorations acoustiques pour une immersion sonore optimale.

Chaque saison apporte son lot de surprises et de perfectionnements, incitant même les visiteurs fidèles à redécouvrir le spectacle.

Formation et Transmission

Le spectacle "Les Vikings" est également devenu une école d'excellence pour les cascadeurs et comédiens.

De nombreux professionnels du spectacle vivant et du cinéma ont fait leurs premières armes dans cette production exigeante, qui requiert à la fois talents d'acteur et prouesses physiques.

Cette dimension de transmission des savoir-faire contribue à la pérennité et à la qualité constante du spectacle.

Influence Internationale

Le succès des "Vikings" a inspiré d'autres parcs à thème à travers le monde, qui ont tenté de reproduire cette formule alliant rigueur historique et spectacle immersif.

Cependant, la combinaison unique de talents artistiques, techniques et historiques du Puy du Fou reste inégalée, faisant de ce spectacle une référence internationale dans son domaine.

Aujourd'hui, "Les Vikings" demeure l'un des piliers de l'expérience Puy du Fou, un spectacle emblématique qui incarne parfaitement la mission du parc : émouvoir pour mieux transmettre l'Histoire.

 

31 décembre 2025

Bons Voeux.

À vous tous, nobles dames et vaillants seigneurs, Puystory adresse ses vœux les plus chaleureux pour l’an de grâce 2026.

Que cette nouvelle année vous comble de joie, de santé robuste et de moments partagés en bonne compagnie.

Puisse la lumière des jours à venir réchauffer vos foyers, et que prospérité, amitié et allégresse vous accompagnent en chaque saison.

2 décembre 2024

Les Gardes-Marines.

Dans le spectacle le "Dernier Panache", on entend "Las Cases" dire que Charrette était son voisin de chambrée à l’école des gardes-marine !

Mais c'est quoi un "Gardes-Marine" ?

Cette expression nous semble si lointaine qu'elle mérite une petite explication.

L’institution des gardes-marines a joué un rôle essentiel dans l’histoire de la marine française, formant des générations d’officiers d’élite qui ont contribué à la puissance et à la renommée de la flotte royale.

Ils ont aussi incarné les valeurs de discipline, d’honneur et de service de la noblesse française.

Les gardes-marines constituaient une institution militaire française établie au XVIIe siècle.

Les racines de l’institution des gardes-marines remontent aux corps d’aspirants-officiers de la marine française du XVIe siècle.

Cependant, notons qu’il existait d’autres corps militaires en France pendant la même période qui étaient similaires aux gardes-marines.

Par exemple, le régiment du Roi, fondé en 1663, était envisagé comme une pépinière d’officiers.

De plus, les "gardes du Grand-Maître" étaient un autre corps militaire qui a existé de 1626 à 1669.

Ils étaient à l’origine des Gardes de la marine qui ont existé jusqu’en 1786.

Il est important de noter que chaque corps militaire avait ses propres spécificités en termes de formation, de recrutement et de rôle dans l’armée française.

Mais, c’est sous l’impulsion du ministre Jean-Baptiste Colbert (1619-1683) que l’académie navale des gardes-marines est officiellement établie en 1670 et supprimée en 1786.

Celle-ci avait pour mission de sélectionner et de former les futurs officiers de la marine royale, principalement issus de la noblesse.

L’ordonnance de Colbert définit les modalités de recrutement et d’instruction des gardes-marines.

Le recrutement des gardes-marines suivait des critères stricts, fondés principalement sur la naissance et l’appartenance à la noblesse et l’aptitude au service naval.

Les jeunes hommes aspirant à rejoindre cette institution devaient justifier de leur ascendance noble et faire preuve de bonnes mœurs.

Les gardes-marines avaient souvent des liens étroits avec la cour royale, ce qui pouvait leur donner une certaine influence politique.

Après une sélection rigoureuse, les aspirants gardes-marines entamaient un cursus complet, dispensé à l’Académie navale de Toulon ou de Rochefort (fondée en 1686).

La formation alliait apprentissage théorique approfondi et entraînement pratique, préparant les élèves aux tâches et responsabilités d’officier de marine et à être conscients de leur devoir envers leur pays.

Pendant cette formation, ils y recevaient un enseignement intensif sur la navigation, la stratégie navale, les mathématiques, les sciences maritimes, l’artillerie de marine, à l’escrime et à l’usage des armes à bord des navires de guerre, sans oublier les tâches d’entretien des navires.

La vie quotidienne des gardes-marines était réglée avec une rigueur militaire, favorisant la discipline et le respect de la hiérarchie.

La tenue vestimentaire, l’hygiène et le comportement faisaient également l’objet d’une attention toute particulière, les gardes-marines devant en permanence incarner les valeurs de l’institution.

Les gardes-marines jouaient un rôle crucial au sein de la marine royale française.

Leur mission principale était de servir en tant qu’officiers sur les navires de guerre, assurant le commandement, la direction des manœuvres navales et de la supervision de l’équipage.

Leur entraînement intensif les préparait aussi à combattre avec agilité et précision, que ce soit lors d’affrontements navals ou de débarquements sur les côtes ennemies.

Leur maîtrise des techniques de combat faisait d’eux des officiers redoutables et respectés par leurs adversaires.

Leur connaissance experte de la navigation et des courants marins leur donnait un atout décisif pour manœuvrer avec agilité et surprise face à l’ennemi.

Ils savaient également tirer parti de la configuration des côtes et des ports, déployant des tactiques d’embuscade ou de blocus pour prendre le dessus sur leurs adversaires.

Leur formation poussée leur permettait également de participer à des expéditions d’exploration et de cartographie, contribuant ainsi à l’expansion coloniale française.

Au-delà de leurs responsabilités à bord, les gardes-marines pouvaient également être appelés à remplir des missions diplomatiques, à l’instar des émissaires de la Couronne.

Ils représentaient ainsi la puissance de la marine française sur la scène internationale, participant à des négociations et à la conclusion d’accords commerciaux ou militaires.

Leur prestige et leur expertise en faisaient des acteurs clés de la politique extérieure du royaume.

Ils ont joué un rôle essentiel dans l’expansion coloniale et l’exploration des mers par la France du XVIIe au XVIIIe siècles.

Ils ont ainsi participé à de nombreuses campagnes d’exploration qui ont permis de cartographier de nouvelles régions du globe et d’établir de nouvelles routes commerciales pour le royaume.

Parmi les plus célèbres explorations menées par les gardes-marines, on peut citer les voyages de découverte de François de Galaup, comte de La Pérouse (1741-1788), dans le Pacifique nord.

Grâce à leurs compétences, ces officiers ont pu relever avec précision les côtes, dresser des cartes maritimes détaillées et rapporter de précieuses informations sur les terres et les peuples rencontrés.

Leurs récits de voyage ont grandement contribué à la connaissance du monde par les Français de l’époque.

Les gardes-marines jouaient aussi un rôle crucial dans l’administration des colonies françaises d’Outre-mer, servant à la fois comme officiers de marine et comme représentants de l’autorité royale.

Leurs compétences en navigation, en stratégie et en diplomatie en faisaient des agents essentiels pour assurer le contrôle et l’expansion du domaine colonial français.

Dans les ports et les comptoirs coloniaux, les gardes-marines supervisaient le commerce, la gestion des stocks et l’approvisionnement des navires.

Ils étaient également chargés de faire respecter la loi et l’ordre, intervenant dans les différends entre colons, marchands et populations locales.

Leur présence visible symbolisait la puissance de la couronne française dans ces terres lointaines.

Les gardes-marines étaient équipés avec le plus grand soin, leurs uniformes et leur armement reflétant leur statut d’élite de la marine française.

Leur tenue se composait d’un habit bleu orné de galons et de boutons dorés, ainsi que d’une culotte blanche et de bottes noires lustrées.

Ils portaient également un tricorne noir surmonté d’un panache blanc qui ajoutait à leur allure distinguée.

Les gardes-marines, après avoir terminé leur formation, avaient plusieurs opportunités de promotion dans la Marine royale française.

La hiérarchie au sein du corps des gardes-marines était rigoureusement définie et suivait la structure traditionnelle de la marine royale française.

Les différents grades reflétaient l’expérience, les compétences et le niveau de commandement de chaque officier.

Les gardes-marines formaient la base de l’institution, constituée de jeunes nobles en formation pour devenir officiers.

Les sous-lieutenants étaient les plus jeunes officiers, nouvellement promus à l’issue de leur cursus d’instruction.

Les lieutenants commandaient les différentes unités de gardes-marines et supervisaient leur entraînement (Grade de François Athanase Charrette (1763-1796) de 1787 à 1790).

Les capitaines étaient des officiers expérimentés, responsables du commandement des navires de guerre et de la conduite des opérations.

Le chef d’escadre était le plus haut grade atteignable au sein des gardes-marines, équivalent à celui de contre-amiral.

Au fil des décennies, l’institution des gardes-marines a connu une évolution significative, s’adaptant aux changements politiques, économiques et militaires qui ont marqué la France du XVIIe et du XVIIIe siècle.

Initialement, les gardes-marines étaient principalement issus de la noblesse, reflétant le rôle prépondérant de l’aristocratie dans la marine royale.

Cependant, avec le temps, on a vu une ouverture progressive de cette institution à d’autres couches de la société, notamment aux roturiers démontrant des aptitudes exceptionnelles.

Les méthodes de formation se sont également affinées, passant d’un accent mis sur l’enseignement théorique à une approche plus pratique et opérationnelle.

L’accent a été mis sur le développement des compétences techniques, de la stratégie navale et de la tactique de combat, préparant ainsi les gardes-marines à relever les défis auxquels ils seraient confrontés sur les champs de bataille maritimes.

Cette évolution a permis à l’institution de demeurer une pépinière d’officiers de premier plan, adaptés aux réalités changeantes de la guerre en mer.

À la fin du XVIIIe siècle, l’institution des gardes-marines a progressivement perdu de son importance au sein de la marine royale française.

Plusieurs facteurs ont contribué à son déclin, notamment les réformes entreprises par le ministre de la Marine Étienne de Choiseul (1719 – 1785) qui cherchait à rationaliser les structures de la flotte.

La suppression définitive des gardes-marines est intervenue en 1786, sur les recommandations du ministre de la Marine Charles Eugène Gabriel de La Croix de Castries (1727 – 1801).

Cette décision répondait à la volonté de moderniser et d’unifier le corps des officiers de marine, en mettant fin à ce statut particulier de la noblesse.

Les anciens gardes-marines ont été intégrés dans le nouveau système des officiers de vaisseau, perdant ainsi leur identité distincte.

Bien que l’institution des gardes-marines ait été supprimée en 1786, son héritage perdure encore dans la marine française contemporaine.

Certaines traditions et pratiques instaurées par les gardes-marines, comme l’accent mis sur la formation des officiers et l’excellence du commandement, ont été transmises aux générations suivantes.

De plus, plusieurs officiers issus du corps des gardes-marines ont joué un rôle majeur dans l’histoire navale française, devenant des figures emblématiques de la marine.

Leurs exploits et leurs accomplissements ont contribué à forger la renommée et la fierté de la marine royale, inspirant les générations futures de marins.

Leur suppression en 1786 a marqué la fin d'une époque, mais leur héritage demeure vivace dans la marine contemporaine, inspirant encore aujourd'hui les officiers qui suivent leurs traces.

Comme le disait Athanase Charrette (Officier de Marine) :

"Rien ne se perd… Jamais".

6 décembre 2024

Le Castellum

Après la conquête des Gaules, quand régna la paix romaine, le seul ennemi encore à redouter fut les Germains.

Les régions frontières voient fonder un grand nombre de "Castellum", qui sont à la fois des postes de surveillance militaire et des centres de colonisation, autour desquels se forment peu à peu des agglomérations.

Le "Castellum" consiste essentiellement en un rempart, généralement carré, entourant le logis de la garnison.

Il comprend une construction haute, à balcon, servant de tour de guet.

Notons que les châteaux-forts de l'époque féodale dérivent directement du "Castellum" romain.

Ces postes sont souvent munis d'artillerie, c'est-à-dire d'engins qui en tiennent lieu à l'époque romaine, notamment l'onagre et la baliste.

L'onagre romaine était un engin de siège lançant des boulets de pierre à une distance de 100 à 160 mètres, selon les dimensions de l'engin.

La baliste, sorte d'arbalète fixe, projette de lourdes flèches de fer, pesant jusqu'à 125 kg, à une distance de 120 à 160 mètres.

Certaines balistes énormes ont même une portée approximative de 300 mètres.

La précision de ces machines, sans être rigoureuse, est néanmoins suffisante pour en faire des engins très redoutables.

Le casque et la cuirasse protègent la tête et le buste du soldat romain.

Un glaive court et une pique légère lui servent d'armes offensives.

Beaucoup de villes, surtout dans l'est du pays, ont pour origine, un "Castellum" romain.

20 novembre 2023

L'Engoulant.*

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En entrant dans la chapelle, on remarque, à l’extrémité des deux premières poutres en entrait (transversales), quatre engoulants monstrueux.
L’entrait, c’est la base du triangle d’une charpente.
Engoulant, provient de la racine "gueule" ou "goule", se référant à l'organe servant : "à parler, à crier, à manger".
Le verbe "engueuler" en est un dérivé.
Ce mot est conservé en héraldique et en architecture.
Au Moyen-âge engouler signifiait "avaler".
Caractéristiques de l’art médiéval, l'engoulant ou rageur est représenté dans la religion chrétienne par de nombreux animaux comme le serpent ou le sanglier, le dragon qui orne souvent le coin des poutres maîtresses.

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Mais pourquoi de telles représentations aux points stratégiques des églises ?
Dans le monde chrétien, l’engoulant représente les forces du mal, recevant en châtiment sur leur corps,… le poids de la voûte céleste.
"Il faut bourrer la gueule des monstres par la croix, symbole de la chrétienté", telle pourrait être la devise de ceux qui ont sculpté les engoulants.

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Mais, l'idée la plus couramment admise est que ces animaux représentent l'entrée du "Léviathan".
Le "Leviathan" ou "Rahab" provient de la mythologie phénicienne représentant le monstre marin du chaos primitif.
Ce terme hébreu figure 6 fois dans la Bible et représente l'un des principaux démons de l'enfer.
Le Léviathan personnifie le Diable, les forces du Mal que seule l’épée de Dieu, dit-on, parviendra un jour à tuer.

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Dans cette hypothèse, ce sont les poutres qui bouchent la gueule des dragons (porte de l’enfer) par la croix, symbole de la chrétienté.
Il est possible de trouver des engoulants sur les entraits, les sablières et également à la base des poinçons.

(Éléments de raccord de la charpente).

29 octobre 2021

Verdun (1/2) *

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Entre 1871 et 1914, l’Europe profite d’une paix relative.
La rivalité franco-allemande, plus vivace que jamais, se détourne de la "ligne Bleue Des Vosges" et s’exprime hors du continent européen.
Marquée par son humiliante défaite dans la guerre de 1870, la France fait de son empire colonial un exutoire à ses frustrations.
L’Allemagne de l’empereur Guillaume II, jusqu’alors hermétique aux questions extra-européennes, s’engage dans une politique expansionniste agressive et regarde les possessions coloniales des autres puissances.
Le début du 20ᵉ siècle est le temps des alliances complexes et d’une course aux armements qui vont déboucher sur le conflit le plus meurtrier de l’histoire.
Depuis 1904, l’Entente cordiale est établie entre la France et la Grande-Bretagne, rejointes en 1907 par la Russie au sein de la Triple-Entente.
Elle répond à la Triple-Alliance ou "Triplice", signée entre l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Italie en 1882.
L’équilibre de l’Europe est fragile.

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En 1911, l’envoi d’une canonnière allemande dans la baie d’Agadir, au Maroc, manque de peu de déclencher une guerre.
Dans les Balkans, la fragmentation territoriale imposée par les puissances lors du congrès de Berlin de 1878 a créé une situation explosive.
Les guerres balkaniques de 1912 et 1913 sont les prémices du conflit mondial.
Le 28 juin 1914, l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, en Bosnie, déclenche l’embrasement général.
Le 28 juillet, l’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie.
Le lendemain, la Russie, alliée historique des Serbes, ordonne la mobilisation.
L’événement déclenche une réaction en chaîne.

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Le 3 août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France.
Le lendemain, le Royaume-Uni entre à son tour en guerre…
On prévoit un conflit bref, mais violent.
Pour la France, une chose importe est de récupérer l’Alsace et la Lorraine, perdues en 1871.
Le 5 août 1914, suivant le "plan Schlieffen", l’armée allemande, commandée par von Moltke, pénètre en Belgique neutre.
Joffre, général en chef des forces françaises, applique aveuglément le "plan XVII" et concentre ses efforts sur l’Alsace et la Lorraine.
Le 23 août 1914, les Allemands percent les Ardennes et menacent Paris.

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10 000 soldats sont envoyés sur le front de la Marne (grâce aux taxis parisiens) et réussissent du 6 au 12 septembre1914 à enrayer l’avancée allemande.
Un nouvel enjeu se dessine.
Les ports de la Manche et de la mer du Nord, voies de communication entre France et Grande-Bretagne.
La bataille d’Ypres, du 29 octobre au 24 novembre 1914, victoire décisive alliée, est le dernier épisode de cette "course à la mer".
À l’approche de l’hiver, le front se stabilise.
De part et d’autre, on creuse des tranchées.
En 1915, Joffre lance des offensives en Champagne, en Artois et sur la Woëvre.
Des opérations secondaires sont conduites en Flandres, en Argonne, dans les Vosges.
La deuxième bataille d’Ypres crée un effroyable précédent dans l’histoire militaire.

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Le 22 avril 1915, les Allemands lâchent dans l’atmosphère 150 tonnes de gaz asphyxiant (gaz moutarde), faisant 5 200 morts.
À Verdun, dans la Meuse, saillant dans la ligne de front, le général Falkenhayn veut "saigner à blanc l’armée française".
De février à décembre 1916, 163 000 Français et 143 000 Allemands vont mourir dans les tranchées.
Les lignes sont disloquées par le déchaînement de l’artillerie.
Les positions perdues un jour sont reprises le jour suivant dans un va-et-vient incessant.

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La France ne veut à aucun prix abandonner ce haut lieu de son histoire.
C’est à Verdun en 843 qu’a été scellé le partage de l’Empire carolingien donnant naissance à la France.
C’est là aussi que Charlemagne a partagé son Empire, et les forts qui protègent la ville, dont celui de Douaumont, sont un sujet de fierté nationale en France.
Pour l’Allemagne, une victoire à Verdun devient impérative.
Le général Falkenhayn en charge des opérations sur le front de l’Ouest a toute la confiance du Kaiser Guillaume II pour mener à bien cette offensive, que l’on espère décisive.
Fin décembre, Falkenhayn a fixé son choix.

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Ce sera Verdun.
Près d’un siècle plus tard, ses intentions exactes demeurent mystérieuses, car le mémorandum de Noël 1915, dans lequel le général allemand se serait fixé comme objectif celui de "saigner à blanc l’armée française", est probablement une invention de l’après-guerre.
Mais si l’on admet que son intention était celle-là, le secteur de Verdun semble l’endroit idéal pour mener une bataille d’usure.
Depuis 1914, la région fortifiée de Verdun (RFV) forme un saillant sur la rive droite de la Meuse, que l’on peut donc attaquer depuis plusieurs directions.

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Il est par ailleurs très mal desservi côté français, puisqu’une seule ligne de chemin de fer, étroite, reliant Bar-le-Duc à Verdun, peut permettre d’y acheminer rapidement des renforts et du matériel.
Falkenhayn a prévu une attaque sur un front de 7 km, sur la rive droite de la Meuse.
Six divisions d’infanterie, soutenues par un millier de pièces de tous calibres, dont des obusiers de 420 mm, doivent s’emparer dans les meilleurs délais du terrain qui les sépare de la ville de Verdun, soit une petite quinzaine de kilomètres.
Face à eux, deux divisions françaises, déployées dans des tranchées peu profondes et manquant souvent de barbelé.
Le 21 février, l’attaque commence par un bombardement d’une violence telle qu’il est audible à plus de 200 km.
Après un pilonnage de près de huit heures et vers 17 heures, l’infanterie allemande sort de ses abris.

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On a affirmé aux soldats allemands qu’ils ne rencontreraient aucune résistance.
Mais rapidement, dans les cratères et le sol ravagé par les obus, des soldats français se dressent et livrent bataille avec l’énergie du désespoir.
Ils ne peuvent que retarder la marche.
En trois jours, la progression allemande est spectaculaire de près de 5 km.
Le fort de Douaumont, défendu par une compagnie de territoriaux, tombe sans combattre le 24 février 1916.

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30 novembre 2021

L'habitat en Vendée.*

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C'est pour certain commun de dire qu'en Vendée tout a été brûlé pendant la Révolution.
Si on ajoute les châteaux-forts, démantelés sur l'ordre de Richelieu, et tout ce qui fut détruit durant les guerres de Religion, on en déduit qu'il ne reste plus rien de remarquable, comme demeures antérieures au 19ᵉ siècle.
Certes, les colonnes infernales avaient pour but de transformer la Vendée en désert.
Pour cela, on incendia un peu partout.
Dans les campagnes, on s'acharna très particulièrement sur les maisons neuves ou très récentes, comme le grand château du Parc Soubise, Touche près à La Pommeraie et Les Villates à Chantonnay.
Mais, heureusement, dans certains cas, les incendiaires allaient vite.
Ils avaient fort à faire et, alors que dans les bourgs les troupes étaient relativement nombreuses, on envoyait dans les châteaux et les fermes isolées des groupes plus faibles.
Or, à cette époque, dans nos campagnes, plus d'un tiers des terres était à l'état de landes et d'ajoncs.

 

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C'est là que se réfugiaient les Vendéens en cas d'alerte et ces présences invisibles inquiétaient les bleus qui redoutaient toujours une embuscade.
Ils s'éloignaient donc dès le feu allumé et, sitôt leur départ, les Vendéens venaient l'éteindre, en commençant le plus souvent par le château.
Les dégâts étaient grands, mais les Vendéens parvenaient généralement à les réparer, au moins en partie.
Par ailleurs, les maisons nobles étaient très nombreuses.
Certaines, perdues dans le bocage, loin des routes, furent oubliées.
Enfin, les généraux républicains résidaient dans quelques belles demeures, qui furent donc épargnées.
Les guerres de Religion qui, deux siècles plus tôt, avaient été très dures pour les églises, épargnèrent en principe les maisons nobles.
De fréquentes parentés unissaient les gentilshommes protestants et les familles catholiques.
Et si, pendant les périodes de combats, des parents s'entretuaient quelquefois, lors des trêves, on se retrouvait et on hésitait à détruire la maison de parents ou d'amis, pour le seul motif qu'ils pratiquaient une religion différente.
Quant aux châteaux démantelés par Richelieu, on en parle beaucoup, mais les dégâts furent moins graves, en général, que l'abandon par leurs propriétaires des grandes forteresses devenues inhabitables.
Au moment de la révocation de l'édit de Nantes, beaucoup de gentilshommes protestants furent menacés de voir raser leur demeure s'ils ne se convertissaient pas.
Or, il semble bien que ce projet ne fut mis à exécution qu'une seule fois au manoir de La Grossetière près de Pouzauges.
Ce qui signifie que, finalement, la situation de la Vendée, en matière d'anciennes demeures, paraît être très comparable à celle des départements voisins.
En Vendée, les fortunes importantes seront rares du XVIe siècle au milieu du XIXᵉ siècle.
De ce fait, on construira peu de grandes demeures, mais plutôt des petits manoirs souvent pittoresques et relativement modestes.
Au cours du XIXe siècle, une évolution sensible se produit.
Les anciens châteaux-forts, qui ont cessé d'être entretenus depuis longtemps, se détériorent lentement.
Beaucoup sont encore debout après la Révolution, mais servent de carrière de pierre pour reconstruire les bourgs voisins dévastés par les colonnes infernales.
De plus, lors de la vente des biens nationaux, les principaux acquéreurs sont les bourgeois des villes.
Mal vus des populations rurales, ils préfèrent continuer à habiter leur maison.
Les anciens manoirs deviennent alors la résidence du fermier et se dégradent peu à peu.
La prospérité des familles terriennes, du milieu du XIXᵉ siècle jusqu'à la guerre de 1914, contribue aussi à la ruine des anciennes gentilhommières.
À cette époque, tous les notables veulent posséder leur château.
Le néogothique et la néo-Renaissance sont à la mode.
Beaucoup se croient déshonorés si leur maison n'est pas pourvue de tours.
Il faut un sous-sol et, au-dessus du rez-de-chaussée, au moins deux étages.
L'ardoise est la seule couverture admise et le zinc ne doit pas être ménagé.
Quant à la maison des ancêtres, elle est soit rasée, soit transformée en ferme.

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Aujourd'hui, le vent a tourné.
Plusieurs châteaux du XIXᵉ ont déjà été rasés, par contre, on restaure les vieux logis.
Mais le département de la Vendée reste encore riche de belles demeures.
Jusqu'à la fin de la guerre de Cent Ans, le Bas-Poitou se trouva être une zone frontière, sur trois côtés.
Au nord et à l'ouest, il était bordé par l'Anjou et la Bretagne, au sud, par l'Aunis et la Saintonge, qui dépendaient de l'Aquitaine.
En principe, toutes ces provinces faisaient partie du royaume de France.
Mais, si leurs souverains rendaient effectivement hommage au roi, pour tout le reste, ils étaient à peu près indépendants, et même parfois en conflit ouvert avec leur suzerain.
Ainsi, lors de la guerre pour la succession de Bretagne, les Blois Penthièvre reçurent l'appui du roi de France, alors que les Montfort étaient soutenus par les Anglais.
Et ce furent les Montfort qui gagnèrent.
Mais, c'est surtout après le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec le nouveau roi d'Angleterre, qu'un état de guerre quasi permanent exista entre Aquitaine et France.
Le Bas-Poitou fut même un moment anglais, mais redevint français avec Saint-Louis.
Pour protéger ses frontières, il fut nécessaire de construire des châteaux-forts, qui ne faisaient pas réellement partie du domaine royal, mais étaient tenus par quelques grandes familles, supposées fidèles.
Les plus importantes furent les Thouars qui possédaient Thouars et Talmont, les Parthenay à Vouvant et Mouchamps et les Belleville à Belleville, Montaigu et La Garnache.
Les terres de ces grandes familles, rarement contiguës, se sont agrandies et enchevêtrées grâce à des mariages.
Cela occasionne des conflits, d'autant que certaines de ces familles sont du parti anglais, alors que leurs voisins sont demeurés fidèles au roi de France.
Chaque grande famille se constitue donc sa petite armée et sa résidence principale devient une véritable forteresse.
Une gravure ancienne de Balleyguier nous montre le château de Tiffauges comme un petit Carcassonne, avec une vaste enceinte flanquée de douze grosses tours, deux portes fortifiées et, auprès de l'une, un important château.

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Le château de Talmont, aujourd'hui encore plus ruiné, devait être de la même importance.
Beaucoup de ces châteaux-forts disparaissent totalement durant la guerre de Cent Ans.
Cependant, certains sont reconstruits par quelques grands seigneurs, qui continuent à résider dans le pays jusqu'à la fin du XVIème siècle.

L'amiral Philippe Chabot fait édifier à Apremont un magnifique château Renaissance qui, s'il était encore intact, serait le Joyau de la Vendée.
Une nouvelle famille, les du Puy du Fou, dont le chef a accompagné François 1er en Italie, fait construire, à la place d'une ancienne demeure féodale, un château dans le style de ceux des rois sur les bords de la Loire.
Aux Essarts, le duc d'Étampes ajoute à l'ancien donjon du XIIe une somptueuse demeure, qui ne sera pas épargnée par les colonnes infernales.
On pourrait encore citer Sigournais, édifié par les Sainte-Flayve, le Parc Soubise et Palluau.
Mais, au début du XVIIe siècle, nos grands seigneurs s'ennuient en Bas-Poitou.
Paris, puis Versailles les attirent.
Ils laissent leur château de province à un régisseur, ou parfois même au fermier de la seigneurie qui trouve la maison trop grande.
Il commence par en habiter une partie, mais, le plus souvent, il préfère sa maison particulière dans le voisinage.
Le château se dégrade alors peu à peu.
Les propriétaires demandent de l'argent pour mener leur vie fastueuse, mais ne laissent rien pour l'entretien de ce château désormais inutile.
On va même jusqu'à raser une partie du château d'Apremont pour payer certaines dettes.
Aujourd'hui, ces demeures sont en partie ruinées.
Mais certaines gardent encore de beaux restes, que l'on cherche à conserver et qui méritent nos visites.
Ils constituent pour nous un souvenir de l'ancienne grandeur de notre pays.

28 décembre 2021

Petite histoire de la "veuze" par Patrick Proust. *

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Si la veuze a pour lointain ancêtre une cornemuse du Moyen Âge, on ne sait rien des processus de son évolution jusqu'au XVIIIe siècle.
La veuze a gardé les caractéristiques extérieures du type de cornemuse le plus courant au XVe siècle en Europe occidentale et est donc un des derniers représentants d'un type archaïque de cornemuse très répandu à cette époque.
Les descriptions des coutumes locales se font de plus en plus nombreuses au tournant des XVIIIe et XIXe siècles confirmant l'intégration profonde des "veuzous" dans la société traditionnelle d'alors.

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Ils sont présents dans toutes les fêtes populaires : plantation de l'arbre de Mai, fêtes de Noël, foires annuelles, mariages, bidoche (carnaval), etc.
Les "veuzous" ont joué un rôle en Pays de Retz pendant les Guerres de Vendée.
Ils ont trouvé naturellement leur place parmi le peuple insurgé, et on les signale dès les débuts de l'insurrection aux tout premiers rangs des "Blancs" qu'ils entraînent à la bataille au son des veuzes, tels les joueurs de "bagpipes" écossais.
Les républicains n'aiment pas entendre cette "veuze", comme l'écrit Huet de Coëtlizan (1769-1823) :
"Marchait-on à la rencontre d'un corps nombreux, dans l'instant on était enveloppé ; le bruit des cornemuses annonçait la présence de l'ennemi, qui se dérobait à la vue, et soudain on était assailli par des milliers de furieux jouant d'effroyables airs à la manière des sauvages."

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Lucas de La Championnière (1769-1828), major de la division de Retz, raconte dans ses Mémoires (1799) que le 10 juin 1793, au combat de Machecoul, "l'on partit de Legé au son des veuzes et des chansons".
A la fin de la guerre, les "veuzous" sont toujours présents aux côtés des Blancs.
Dans la partie occidentale du Pays de Retz, la garnison de Paimbœuf et les colonnes du général de Grigny (1766-1806) exercent une étroite surveillance.
Malgré le danger, "des rassemblements nocturnes ont lieu dans la commune de Frossay, des domestiques s'absentent la nuit avec des armes.
On entend retentir la veuze à différentes heures de la nuit.
L'apogée de la veuze est atteinte fin XIXe, début XXe siècles.

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Dans le Marais breton vendéen, les veuzous sont traités comme des personnalités, certains comme des "stars".
On commence à perdre sa trace après la guerre 14-18.
La veuze est peu à peu supplantée par l'accordéon et le violon.
Dans les noces et les fêtes locales, il faut paraître moderne, donc rejeter le veuzou qui représente la culture des vieux…
Avoir un veuzou dans sa famille devient même un handicap !
Quand Jean-Marie Rouaud disparaît en 1948 à Escoublac, plus aucun veuzou ne sonne depuis près de vingt ans et personne ne prendra le relais d'une aussi vieille tradition.

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Ce sont les recherches, dans les années 1970, de l'association Sonneurs de Veuze de Nantes et de passionnés (comme Thierry Bertrand de La Garnache, et d'autres) qui vont la sauver de l'oubli total pour qu'elle puisse reprendre sa place dans le Patrimoine historique, culturel et traditionnel de l'Ouest de la France.

2 janvier 2022

L'orgue (1)

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L'orgue est le plus ancien instrument de musique à clavier dont les caractéristiques sont de produire des sons à l’aide de tuyaux sonores alimentés par une soufflerie, et accordés suivant une gamme définie (principe de la flûte).
La préhistoire mythologique de l’orgue commence avec la figure grecque du satyre Marsyas, un joueur d’aulos, le "patron" des futurs organistes, qu’on sait avoir été en lutte avec Apollon, le "patron" des joueurs de lyre, et donc des clavecinistes modernes et des harpistes.
Le premier orgue a été inventé par un Grec d’Alexandrie, Ctésibios, au IIIe siècle av. J. C.
Cet ancêtre fonctionnait avec de l'eau servant à égaliser la pression de l'air et reçut le nom d’hydraulos, ou hydraule, c’est-à-dire "l'aulos" qui fonctionne avec de l’eau.
A Byzance, l’orgue devient un instrument de la pompe impériale après le transfert du siège de l’Empire romain.
Un orgue a été offert par une ambassade de Constantin V, empereur de Byzance, à Pépin le Bref en 757.

Du milieu du XVIIIe au début du XIXe siècle, l'orgue va complètement disparaître du registre musical (ainsi que le clavecin) au profit de l'orchestre symphonique.
Au XIXe siècle, l'orgue renaît avec l'apparition du style musical romantique.
Il n'existe pas deux orgues semblables, à l'exception des petits instruments d'étude fabriqués aujourd'hui en séries de quelques unités.

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Les flûtes ou jeux d'orgue à bouche, jeux de fonds et jeux de mutations utilisent le principe de la flûte à bec.
L'air envoyé à travers une fente, "la lumière", va heurter le "biseau", une pièce de plomb qui fera sifflet.
La colonne d'air générée dans le corps du tuyau va entrer en résonance.
Selon les lois de l'acoustique, plus le tuyau sera long, plus la fréquence de vibration sera lente et plus le son émis sera grave.
Les jeux d'orgue "à bouche" produisent des sons doux et flûtés.
Ce sont des jeux dont les tuyaux sont en bois de forme carrée, mais parfois, ils sont en étain.
Les jeux de fonds de l'orgue sont divisés en quatre grandes familles :

- Les "flûtes bouchées" comprennant les bourdons et quintatons.
- Les "flûtes de l'orgue à taille large" englobant flûtes et bourdons.
- Les "principaux" dont la taille est moyenne sont les tuyaux en façade englobant les prestants, doublettes.
- Les "Jeux à taille étroite" de l'orgue sont des sons mordants, qui vont rappeler les timbres des instruments à cordes.

Certains jeux à taille très étroite vont jusqu'à imiter le violon.
Des jeux de mutations et mixtures, combinés aux fondamentales de l'orgue, vont "éclairer" leurs timbres à la manière d'un rayon de soleil filtrant à travers un vitrail : quinte (ou nazard), tierce, larigot (super quinte), cornets, pleins jeux...

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11 janvier 2022

"Quelle tranquillité dans un jardin ... " (1/4)

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Le Grand Carrousel offre à ses visiteurs de beaux jardins, propices à la promenade et à la rêverie.
D'ailleurs, depuis la nuit des temps, les hommes aiment flâner dans ces lieux de paix et de fécondité qui leur rappellent le paradis.
DE L'EDEN À POMPÉI ...
Avant la chute, l'Eden était un lieu de plaisirs, enchanté par la musique de l'eau.
Adam et Eve y vivaient en harmonie avec les animaux les plus féroces, au sein d'une nature luxuriante.

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Les premiers jardins dessinés semblent apparaître en Perse, vers 3000 av. J.-C.
Les Égyptiens, eux aussi, à la même époque, entretiennent de petits terrains qui offrent certes une retraite agréable, mais aussi de la vigne, des fruits, des légumes...
Il faut se nourrir.
Les jardins les plus célèbres de l'Antiquité sont, sans doute, ceux de Babylone ...
Attribués à la légendaire reine Sémiramis, ils furent, en fait, aménagés sur les ordres de Nabuchodonosor II (627- 562 av J.-C.), au 5ᵉ siècle av. J.-C.
L'historien Flavius Josèphe (037-100) raconte que le roi ordonna leur édification pour adoucir la nostalgie dont souffrait son épouse perse, Amytis, qui regrettait les montagnes et les collines boisées de son pays.

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Plantés de grands arbres, ces jardins semblaient "suspendus" car ils étaient installés sur des terrasses étagées, portées par des voûtes colossales.
Considérés comme l'une des "Sept Merveilles du monde, ils représentaient l'idéal du jardin paradisiaque ; le luxe, symbole du pouvoir et de la richesse.
Après les conquêtes d'Alexandre le Grand (356-323 Av J.-C.), au 4ᵉ siècle av. J.-C, les Grecs s'inspirent des jardins d'agrément orientaux.

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Ils créent surtout des espaces dans lesquels l'on se promène et l'on "philosophe", comme Epicure, parmi les sculptures, les fontaines et les fleurs.
Les Romains, à leur tour, furent séduits par ces lieux de fraîcheur qu'ils intègrent dans leurs demeures.
Nichés dans l'atrium, où l'on recueillait les eaux de pluie, ou à l'arrière de la maison, les jardins sont ornés de fontaines, de bassins, de portiques…

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22 mars 2022

La conservation des aliments.*

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À la naissance de l’humanité, l’homme se nourrissait de fruits, de végétaux et d’animaux petits et grands ainsi que de poissons et crustacés, consommés rapidement à l’état frais ou cuit.
Puis la nécessité de constituer des réserves pour l’hiver l’a amené à utiliser des méthodes de conservation observées dans la nature telles que le séchage et le froid.
L’arrivée du feu lui permit d’utiliser, outre la cuisson, les réductions d’aliments et le fumage.
La fermentation apparut peu de temps après le feu pour fabriquer de la bière, bien avant la transformation du lait en fromages à plus ou moins longue conservation.
Puis vint la découverte du sel, des graisses, de l’huile, du miel, du vinaigre et des aromates.
L’alcool ne fut utilisé qu’à partir du néolithique.

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Le fumage est l’un des plus anciens moyens de conservation connus au monde.
En effet, l’homme préhistorique pendait déjà les poissons sur des bâtons au-dessus de la fumée de son feu de bois ou de tourbe pour les déshydrater et les conserver.
Plus tard, bien avant l’apparition de nos réfrigérateurs, les pêcheurs apprirent le processus de déshydratation en salant les poissons ou en les plongeant dans des saumures, ce qui réduisait le temps de fumage…
Le sel a toujours été un produit très convoité, qu’il provienne de la mer, de lacs salés ou de la terre.
Dans ce dernier cas, le sel gemme provient de minerais contenant une forte concentration de sel comestible, produite par l’évaporation d’anciens lacs ou mers intérieures.
Dès la Préhistoire, le sel était connu non seulement pour assaisonner un aliment, mais comme moyen de conservation, avant d’être un produit d’échange.
On l’utilisait pour les viandes et le poisson.

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À la fin du XVIIIe siècle apparaît un nouveau procédé révolutionnaire, inventé par le Français Nicolas Appert (1749-1841) en 1790 précisément : la mise en conserve ou appertisation.
Le principe est de placer les aliments dans des récipients étanches à l’air et de les chauffer à une température donnée pour les stériliser.
"Appert" est également celui qui a réalisé le premier lait "pasteurisé" dès 1831, avant l’apparition du procédé "U.H.T" (ultra-haute stérilisation).
Chez les paysans français, l’application domestique de la stérilisation commença au début du XXe siècle.
Puis, vers le milieu du XXe siècle furent inventées les premières machines à réfrigérer.
La généralisation domestique du réfrigérateur eut lieu à partir de 1950 et celle du congélateur dans les années 1960.
Enfin, l’utilisation du sucre, de l’alcool, du vinaigre et de l’huile utilisée depuis des siècles complète les procédés évoqués.
Les procédés industriels de conservation tels que la mise sous vide, la lyophilisation et l’ionisation prolongent cette évolution.

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4 mars 2022

Le Spadassin

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Un spadassin est à l'origine un homme qui se bat à l'épée pour sa gloire, un ferrailleur qui recherche les duels.
Par la suite le terme a désigné un tueur à gages, un amateur de duels, qui propose ou met à disposition de ses commanditaires des talents pour assassiner une personne contre une rémunération.
C'est un homme sanguinaire et fou, qui se fait un jeu de sa vie et de celle des autres.

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Il s'expose avec une imprudence qui ne se conçoit pas, en faisant mettre l’épée à la main de son adversaire pour un oui ou non.
Le terme est utilisé en 1534 dans Gargantua de Rabelais.
On trouve des spadassins en particulier dans certaines pièces de William Shakespeare ou de Molière, par exemple dans Les Fourberies de Scapin (Molière) ou Dom Juan (Molière), mais aussi dans les opéras (Rigoletto de Verdi), les romans ou les films de cape et d'épée, comme Le Bossu ou Le Capitaine Fracasse.

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1 avril 2022

De Saint Bavon à Saint Baldéric au Puy du Fou.

Saint Bavon

Bavon (nom de naissance Allowyn, en latin : Allowinus) est né au début du VIIᵉ siècle (622 près de Liège - 1 octobre 659 à Gand).
Il est d’une famille noble et très riche.
Selon la légende, il était le fils de Pépin de Landen (585-640) et d'Itte Idoberge de Metz (592-652)
C'était un soldat qui menait une vie indisciplinée et désordonnée.
A la mort de sa femme, également de très haute noblesse, il est résolu à se convertir au christianisme après avoir écouté une prédication éloquente de Saint-Amand de Maastricht (584-679).
Allant plus loin et dès retour dans sa maison, il distribua ses biens aux pauvres et il devient moine où il reçoit la tonsure des mains de saint Amand.
Pendant quelque temps, Bavon a rejoint Amand dans les voyages missionnaires de ce dernier à travers la France et les Flandres.

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À une occasion, Bavon a rencontré un homme qu'il avait vendu en esclavage des années auparavant.
Souhaitant expier son acte antérieur, Bavon a demandé à l'homme de le conduire par une chaîne à la prison de la ville.
Par la suite, il se retira dans un monastère bénédictin de Gand fondé par saint Amand à Ganda (future ville de Gand) au confluent de la Lys et de l’Escaut où il mena une vie d’ermite dans une cellule minuscule et y mourut en 659 (d'après une tradition incertaine).
Il accomplit des miracles dont la résurrection d’un mort.
Tout cela lui valut d’être élevé au rang de la sainteté : Saint Bavon !
La légende de Saint Bavon apparaît tardivement dans la vie des saints, au XVᵉ siècle.
Bavon est devenu le protecteur et le saint patron  des fauconniers, qui célèbrent le 1ᵉʳ octobre une messe de la Saint-Bavon.
La fête de Bavon était d’ailleurs une date clé dans le calendrier rural en Flandre et en Brabant, et l’on nommait cette date la "Bamis" (pour Bavo-mis, messe de Saint Bavon).
Dans la Gand médiévale, les impôts étaient payés le jour de la fête de Bavon, et c'est pour cette raison qu'il est souvent représenté tenant un sac à main ou un sac d'argent.
Saint Bavon fait l’objet d’une abondante iconographie où il est représenté avec un faucon au poing.

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Notamment dans le portique de la Cathédrale de Gand ainsi que sur les armoiries de Wilrijk (près d’Anvers) et sur celles de Haarlem en Hollande et dans l’église de Chaumont (Brabant Wallon).
Quel est le lien entre l’ermite du monastère de Saint-Amand à Gand et la fauconnerie ? 
Bavon avait été accusé d’avoir dérobé un faucon au seigneur de l’endroit et avait été condamné à mort par pendaison.
Le jour de l’exécution, l’infortuné Bavon avait déjà la corde au cou lorsque le faucon, soi-disant volé au seigneur du lieu, vint se poser sur la potence.
On défit la corde et Bavon fut acquitté.
Il n’en fallait pas plus pour que Bavon soit désigné à la ferveur publique comme le saint patron des fauconniers.
En 1559, Bavon devient le saint patron de la ville de Gand, dont la cathédrale porte son nom.

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Mais, depuis 2016, Saint Baldéric est le nouveau patron des chasseurs au vol français, faisant suite à saint Bavon.
Fils de Sigebert, roi d'Austrasie, Baldéric, né en 568, était le petit-fils de Clovis, roi des Francs.
Abbé franc qui vécut dans l'Est de la France, il mourut à Reims en allant voir sa sœur (la future sainte Beuve), le 12 octobre 633 à l'abbaye Saint-Pierre-le-Haut.  
À la suite de déboires conjugaux, Baldéric adopte une vie d'ermite et évangélise les campagnes.
La barbarie de la cour mérovingienne devenant insupportable, il décida, vers l'âge de 18 ans, de fuir Metz et de s'installer à Reims avec Bova, sa sœur jumelle.
Il fonda et protégea dans cette ville le premier monastère féminin, Saint-Pierre-le-Haut, dont Bova, connue aujourd'hui sous le nom de Sainte-Beuve, fut la première abbesse.
Baldéric, très religieux, aspirant à plus de solitude, quitta Reims pour mener une vie d'ermite en Argonne, près de Verdun.
Le lieu de sa retraite lui fut montré par un faucon qui, tenant amont au-dessus de lui, se posa trois jours consécutifs en haut d'une colline dominant le plateau entre Aire et Meuse.
Interprétant le comportement de l'oiseau comme un message divin, il défricha un flanc de la colline, à proximité d'une fontaine, afin de construire un abri en bois et un oratoire dédié à Saint-Pierre.

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Le faucon serait revenu après trois jours pour marquer le lieu où bâtir l'autel.
Baldéric poursuivit ses travaux de défrichage pour agrandir son domaine d'un jardin clos afin de vivre en autarcie.
Selon la légende, le faucon pourvoyait à sa nourriture et le protégeait en alarmant à l'approche de visiteurs indésirables.
Sa renommée dépassant rapidement les limites de son ermitage, il eut bientôt des disciples qu'il rassembla dans une communauté monastique sous la règle de Saint-Benoît, à l'origine du premier monastère d'Argonne en 620.
La légende dit qu'il accomplissait des miracles.
Il est considéré comme saint par l'Église catholique, sous les noms de saint Baudry, Walfroy, Beaufroi, Baldric, Baldéric ou Baltfrid.
Baudry est la version francophone du vieux prénom germanique Balderic, signifiant " le chef audacieux ".
La représentation, de Saint-Baldéric au Puy du Fou, en granit de Mortagne, est une sculpture de Mathieu Vivien, artisan à la Cité Médiévale.

10 avril 2022

Qui sont les Mousquetaires ??? *

NON, ce ne sont pas ceux qui ont inventé les "Supermarchés".
Vous souriez peut-être, mais j'ai déjà entendu cette réflexion.

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Le corps des mousquetaires de la maison militaire du roi de France a été créé en 1622 lorsque le roi Louis XIII (1601-1643) dota de mousquets (arme d'infanterie) une compagnie de "chevaux-légers" de la Garde aussi appelés carabins (cavalerie légère), elle-même créée par son père, Henri IV (1553-1610). 
De 1622 à 1629, les mousquetaires dépendent du capitaine-lieutenant des chevaux-léger. 
En 1622, le premier d'entre eux fut Jean de Bérard de Montalet (1585-?).
En 1634, le roi le fait capitaine de la compagnie des mousquetaires, laissant le commandement effectif au sieur de Tréville (1598-1672). 
Les mousquetaires sont recrutés uniquement parmi les gentilshommes ayant déjà servi dans la Garde. 

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Le passage aux mousquetaires est une promotion. 
Il permet de rejoindre un corps d'élite, proche du roi.
De plus, il est prévu que les hommes quittant ses rangs soient nommés enseigne ou lieutenant (grade bien plus élevé alors, surtout dans les corps d'élite) dans les Gardes ou officiers dans les régiments.
En l'absence d'école militaire, le passage sous les yeux du souverain permet de vérifier la compétence et la fidélité de chaque homme. 
Bandoulière de mousquetaire, année 1640, chaque étui contient la dose de poudre nécessaire pour armer et effectuer un tir.

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Ces mousquetaires avaient la particularité de combattre indifféremment à pied ou à cheval. 
Ils formaient la garde habituelle du roi à l'extérieur, la garde à l'intérieur des appartements royaux étant celle des gardes du corps et des gardes suisses. 
Mazarin (1602-1661), n'appréciant guère les turbulents mousquetaires du roi, fit dissoudre leur compagnie en 1646. 
Elle ne reparut qu'en 1657, comptant alors 150 hommes. 

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À la mort de Mazarin (1602-1661), la compagnie des mousquetaires du cardinal passa au roi Louis XIV.
Elle fut réorganisée sur le modèle de la première compagnie en 1664 et reçut le surnom de "mousquetaires gris" dû à la robe de ses chevaux, tandis que la deuxième compagnie fut appelée "mousquetaires noirs". 
À cette même époque, les effectifs des compagnies furent doublés. 
En effet, les mousquetaires étaient l'un des corps militaires les plus prestigieux du royaume, ne rassemblant que des nobles en principe. 

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Nombre d'entre ces derniers, forcés depuis les réformes de Le Tellier (1603-1685) à passer un certain nombre d'années dans la troupe avant d'accéder au grade d'officier, préférèrent effectuer ce service dans un corps privilégié.
Ainsi, aussi bien des militaires comme le maréchal de Montesquiou (1640-1725) que des écrivains comme le duc de Saint-Simon (1675-1755) furent mousquetaires. 
En 1776, les mousquetaires furent supprimés pour raisons d'économie par Louis XVI (1754-1793).
Reformés en 1789, ils furent supprimés peu après. 
La Restauration les recrée le 6 juillet 1814, et les dissout définitivement le1ᵉʳ janvier 1816.

15 avril 2022

L'onagre

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Les plantes sauvages ne cessent de nous étonner, surtout lorsqu’elles ont des goûts surprenants.
Originaire d’Amérique du Nord, Oenothera biennis fut introduite en Europe au 17ᵉ siècle, et s’est largement répandue depuis en Europe et en Asie.
L'onagre, plante annuelle ou bisannuelle, rustique (-30 °C), est cultivée en tant qu’ornementale, plante médicinale ou plante potagère, et porte donc de nombreux noms communs : onagre ou oenothère commune, herbes aux ânes, jambon des jardiniers, jambon de Saint-Antoine, primevère du soir…
Elle porte de grandes fleurs jaunes, au bout d'une tige dressée longue d'environ un mètre, qui s'ouvre en quelques minutes à la tombée de la nuit.

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On la cultive pour extraire l'huile contenue dans ses graines, en raison notamment de ses propriétés antioxydantes et de ses effets contre les troubles de la ménopause.
L’huile extraite à partir des graines est riche en omégas six et en acides gras bons pour l’organisme.
C’est pour cela qu’il est très apprécié dans le domaine thérapeutique.
Les feuilles sont comestibles, les fleurs sont magnifiques.
La racine d’onagre a une fois cuite, un surprenant goût de… jambon !
Assez abondante et facile à reconnaître, voici encore une super plante à rajouter à votre liste de cueillette sauvage !

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