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29 novembre 2023

Les moulins

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C'est à partir du 11ème siècle que s'installent doucement les moulins à vent en France.
Il est admis que ceux-ci auraient été introduits par les croisés revenant de Terre Sainte, comme tout ce qui venait de la Méditerranée orientale.
Ils furent baptisés "Moulins-turquois".
Si mettre en route un moulin à eau ne présente guère de difficultés, il en va tout autrement quand il faut amener les ailes à la prise du vent.
Plusieurs types de moulins ont été conçus.
Le "Moulin Pivot" se rencontre dans le Nord.

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Le "Moulin Sarrazin" ou "Moulin à Cavier" est lui essentiellement angevin.
Le corps de ces moulins est tout en bois et scellé dans une base en maçonnerie.
Il est orienté à l'aide de l'échelle d'accès.
En Vendée, ainsi que dans toute la partie sud de la France, on trouve le "Moulin Tour", également appelé "Moulin à Chandelier", où le corps tout entier est maçonné.
Les ailes sont supportées par une toiture conique que l'on fait pivoter au moyen de la "guivre", longue perche de bois qui descend jusqu'au sol sur un rail de bois, le "chemin", enduit de suif (graisse animale).
Dans le Marais et tout le plat pays, ces moulins possèdent plusieurs étages.
Les ailes, en croix, sont formées de deux "vergues" dans lesquelles sont enfoncés les "verrons".

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65 m² environ de grosse toile de lin étaient drapés par le meunier, attachés par des lanières.
D'autres, plus récentes, de type "Berton" (du nom de leur inventeur de la Chapelle Saint Denis) sont des ailes articulées en bois, généralement de pitchpin.
Dans les moulins de quelque importance, le "farinier" était aidé par un "Chasseron" qui faisait le transport des "pochées" de grains ou de farine.
Une fois remplis, les sacs étaient presque aussi hauts qu'un homme.
Les sacs étaient marqués vers leur ouverture d'un triangle noir ou rouge, ou bien d'un cœur de même nuance ou encore d'une croix faite de fils de couleurs vives.
C'était autant de marques de propriété.

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Les activités artisanales du meunier étaient nombreuses et variées.
Effectuer les petites réparations d'entretien, et, périodiquement, mettre le moulin en chômage pour procéder au repiquage des meules.
Refaire leurs stries rayonnantes abîmées par l'usage, avant qu'elles n'aplatissent le grain au lieu de le moudre en farine.
Ce repiquage, au marteau de moulin coupant de chaque bout, demandait de la patience et de l'adresse pour conserver la bonne forme de surface des meules.
Légèrement bombée pour la "dormante" ou "gisante" et creuse pour la "tournante".

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Le moulin étant en action, il lui fallait ne pas se laisser endormir par le tic-tac régulier du babillard et ne pas oublier d'approvisionner en grains la trémie d'alimentation.
Il est vrai qu'un dispositif aussi simple qu'ingénieux fait sonner une clochette avant que la trémie ne soit vide.
Surveiller et régler le blutoir afin que le blutage entre farine et son soit correct.
Ensacher et peser les produits de la mouture.
Tenir les cahiers de comptes à jour de toutes opérations.
Nettoyer et graisser toutes les parties mécaniques en contact de frottement.
Enfin, il devait constamment veiller à la bonne orientation de la voilure et au réglage de sa surface, en fonction de la direction et de la puissance du vent.
Cette surveillance constante du temps, la connaissance des vents, l'observation des nuages, des variations de température, faisaient de ces meuniers de très bons météorologistes.

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1 août 2025

Comprendre le "Bal des Oiseaux Fantômes".

Le Bal des Oiseaux Fantômes

Bienvenue dans l'univers envoûtant du "Bal des Oiseaux Fantômes", l'un des spectacles les plus emblématiques du Puy du Fou.

Depuis sa création en 1998, ce ballet aérien extraordinaire émerveille plus de 3 500 spectateurs par représentation, combinant avec maestria l'art ancestral de la fauconnerie, les richesses de l'histoire médiévale et des prouesses techniques à couper le souffle.

Laissez-vous transporter dans un monde dans lequel les rapaces deviennent les messagers d'une époque révolue, où la magie de l'instant présent se mêle aux échos du passé.

L'Histoire et la Mise en Scène

Le Bal des Oiseaux Fantômes se déroule dans un cadre somptueux : les ruines mystérieuses du vieux château fort médiéval.

Le récit s'articule autour de deux personnages principaux : la Princesse Aliénor et son amie d'enfance Éloïse.

Lorsque cette dernière revient au château après une longue absence, elle réveille les souvenirs endormis de la princesse.

C'est alors que la magie opère.

Les souvenirs prennent vie sous la forme d'oiseaux fantastiques qui émergent des pierres ancestrales.

Rapaces, symboles de noblesse et de liberté au Moyen Âge, entament un ballet aérien chorégraphié avec une précision remarquable.

La mise en scène habile alterne entre moments de poésie pure et séquences spectaculaires, créant une narration fluide qui captive les spectateurs de tous âges.

Les costumes d'époque soigneusement conçus, les décors authentiques et les effets spéciaux discrets, mais efficaces transportent le public dans un voyage temporel inoubliable.

Le château lui-même devient un personnage à part entière, témoin silencieux d'une histoire d'amitié qui transcende le temps.

Une Expérience Sensorielle Unique

Proximité Saisissante

Les oiseaux de proie frôlent le public à quelques centimètres seulement, créant une intimité rare entre l'homme et l'animal.

Certains spectateurs ressentent même la caresse légère d'une plume effleurant leur tête, moment de connexion privilégié qui suscite émerveillement et frissons.

Immersion Sonore

La bande sonore orchestrale, comprenant des morceaux du célèbre compositeur Thomas J. Bergersen, enveloppe l'arène dans une ambiance mystique.

Les mélodies épiques accompagnent parfaitement les mouvements gracieux des oiseaux, renforçant l'impact émotionnel de chaque séquence.

Stimulation Visuelle

Le ballet aérien offre un spectacle visuel d'une rare beauté, avec des formations changeantes et des figures aériennes complexes.

Les jeux de lumière naturelle à travers les plumes des oiseaux créent des tableaux vivants qui évoluent constamment sous les yeux émerveillés des spectateurs.

Cette symphonie multi-sensorielle constitue l'une des signatures du spectacle.

Plutôt que de simplement observer, le public vit une expérience immersive où tous les sens sont sollicités.

Les battements d'ailes, les cris des rapaces et même les subtiles variations de température créées par le passage des oiseaux contribuent à cette sensation d'être au cœur même de l'action.

Chiffres Clés et Diversité Animale

La diversité des espèces présentées constitue l'une des richesses majeures du spectacle.

On y découvre des aigles majestueux aux envergures impressionnantes, des faucons agiles capables de plongées à plus de 300 km/h, des chouettes silencieuses aux vols feutrés, des vautours imposants, des cigognes élégantes et même des marabouts exotiques.

Cette variété permet d'illustrer différentes techniques de vol et de chasse, transformant le spectacle en véritable leçon de biodiversité.

Les oiseaux proviennent de tous les continents, certaines espèces étant rares ou menacées dans leur habitat naturel.

Le Puy du Fou participe ainsi à des programmes de conservation et contribue à sensibiliser le public aux enjeux de protection de ces espèces emblématiques.

Chaque représentation devient ainsi non seulement un divertissement, mais aussi une occasion de médiation scientifique.

Temps Forts et Moments Marquants

Les moments les plus captivants du spectacle sont minutieusement chorégraphiés pour créer un crescendo émotionnel qui culmine avec le final époustouflant.

La coordination entre les fauconniers, les acteurs et les équipes techniques relèvent d'une précision quasi militaire pour garantir la fluidité et la sécurité de chaque représentation.

Les transitions entre ces différents tableaux sont aussi importantes que les moments forts eux-mêmes.

Elles permettent de maintenir le rythme narratif tout en offrant aux spectateurs le temps d'assimiler les émotions suscitées par chaque séquence.

L'alternance entre moments spectaculaires et instants plus intimes crée une dynamique qui maintient l'attention du public du début à la fin.

Les Maîtres Fauconniers et leur Savoir-faire

Au cœur de la réussite du Bal des Oiseaux Fantômes se trouvent des fauconniers passionnés qui consacrent leur vie à ces rapaces exceptionnels.

Leur expertise va bien au-delà d'un simple "dressage".

Il s'agit d'une véritable relation de confiance et de respect mutuel construite jour après jour.

Formation Intensive

Les fauconniers suivent une formation rigoureuse qui combine connaissances théoriques sur l'ornithologie et apprentissage pratique auprès de maîtres expérimentés.

Ils apprennent à reconnaître les besoins spécifiques de chaque espèce et les subtilités comportementales des rapaces.

Entraînement Quotidien

Dès leur plus jeune âge, les oiseaux sont habitués à la présence humaine et familiarisés avec les routines du spectacle.

L'entraînement repose sur le renforcement positif et l'établissement d'une relation privilégiée entre l'oiseau et son fauconnier attitré.

Soins Spécialisés

Une équipe vétérinaire dédiée surveille la santé des oiseaux, avec des contrôles réguliers et une alimentation adaptée.

Les installations d'hébergement sont conçues pour respecter les besoins naturels de chaque espèce.

Transmission du Savoir

La visite des coulisses "Voyage au Cœur de la Fauconnerie" (payante et sur réservation) permet au public de découvrir les secrets de cet art ancestral et de comprendre le travail minutieux réalisé en amont du spectacle.

Cette expertise unique fait du Puy du Fou l'un des centres de fauconnerie les plus réputés au monde.

Les techniques développées ici ont influencé d'autres spectacles internationaux et contribuent à la préservation d'un patrimoine culturel immatériel reconnu par l'UNESCO.

Innovations : Liberté, Sécurité et Technologies

Liberté Contrôlée

Contrairement à de nombreux spectacles animaliers, les oiseaux du Bal des Oiseaux Fantômes évoluent en totale liberté.

Cette approche respectueuse exige une maîtrise technique exceptionnelle et une connaissance approfondie du comportement de chaque espèce pour assurer leur retour volontaire.

Machinerie Sophistiquée

Des systèmes mécaniques complexes permettent l'apparition et la disparition des oiseaux à des moments précis, créant des effets de surprise qui rythment le spectacle.

Ces installations sont conçues pour garantir la sécurité des animaux tout en maximisant l'impact visuel.

Accessibilité Numérique

Une application dédiée propose l'audiodescription et des traductions en cinq langues (anglais, allemand, espagnol, néerlandais et italien), rendant le spectacle accessible à un public international et aux personnes malvoyantes.

En coulisses, une organisation millimétrée coordonne les interventions des différents acteurs du spectacle.

Des systèmes de communication sophistiqués permettent aux fauconniers de synchroniser leurs actions, tandis que des capteurs environnementaux surveillent les conditions météorologiques qui pourraient affecter le comportement des oiseaux.

L'innovation constante est l'une des clés du succès durable du spectacle.

Chaque saison apporte son lot d'améliorations techniques et artistiques, maintenant l'intérêt même des visiteurs réguliers qui redécouvrent le spectacle sous un nouveau jour.

Un Spectacle Inoubliable et International

Impact Émotionnel

Le Bal des Oiseaux Fantômes crée un lien affectif puissant avec les spectateurs, qui conservent souvent ce moment comme l'un des souvenirs les plus marquants de leur visite au Puy du Fou.

L'émotion ressentie transcende les barrières linguistiques et culturelles.

Reconnaissance Internationale

Le spectacle a reçu de nombreuses distinctions dans l'industrie du divertissement pour son originalité conceptuelle et sa qualité technique.

Des professionnels du monde entier viennent étudier cette réussite pour s'en inspirer.

Rayonnement Culturel

En mêlant histoire médiévale, art de la fauconnerie et innovations contemporaines, le Bal des Oiseaux Fantômes contribue au rayonnement culturel français à l'international et attire des visiteurs de tous horizons.

Engagement Écologique

Au-delà du spectacle, le Puy du Fou participe à des programmes de réintroduction d'espèces menacées dans leur milieu naturel, transformant le divertissement en vecteur de sensibilisation environnementale.

Le succès du Bal des Oiseaux Fantômes réside dans sa capacité à toucher profondément les spectateurs tout en leur offrant un moment de pur émerveillement.

Cette alchimie rare entre émotion authentique et prouesse technique en fait bien plus qu'un simple spectacle : une expérience qui change notre regard sur le monde animal et notre rapport au patrimoine historique.

Vingt-cinq ans après sa fondation, le "Bal des Oiseaux Fantômes" ne cesse de s'améliorer tout en conservant son essence magique, témoignage de sa vision novatrice et de sa capacité à réinventer en permanence l'art du spectacle vivant.

 

16 octobre 2024

Le Grand Parc

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Il y a des mondes et des époques que l’on croyait à jamais disparus.

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Pourtant, la forêt centenaire du Puy du Fou est devenue leur refuge et l’Histoire continue.

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Venez percer le mystère de ce lieu hors du temps et vivez une expérience inoubliable chargée en émotions fortes et en grands spectacles pour toute la famille !

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Le Grand Parc du Puy du Fou est un véritable "livre ouvert" au pays de la mémoire.

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Plus de 50 ha en liberté pour découvrir le premier parc français de divertissement historique et écologique réservant bien des surprises à ceux qui ont choisi de prendre le temps d'un autre temps.

11 octobre 2024

TOMBEAU DE BONCHAMPS par P.-J. David dit DAVID D'ANGERS

3 Mort de bonchampsPlâtre original pour le monument à BONCHAMPS, daté de 1822.

DAVID (Pierre-Jean) dit DAVID D'ANGERS
Né à Angers en 1788, mort à Paris en 1856.
A cinq ans, il suit son père engagé volontaire dans l'armée républicaine contre les Vendéens
Elève de Delusse, il part à Paris en 1808 pour tenter l'Ecole des Beaux-arts
Elève du sculpteur Roland
Suit les cours d'anatomie du chirurgien Beclard
Reçoit en 1810 une bourse annuelle de la ville d'Angers Février 1811,
Prix de la tête d'expression Septembre 1811,
Premier prix de Rome 1811-1816 : séjour en Italie (Rome), fréquente l'atelier de Canova.

1826 : nommé professeur à l'Ecole des Beaux-Arts et membre de l'Institut
Octobre 1848 : député de Maine-et-Loire à la Constituante
Exilé après le 2 décembre 1851
Séjours en Belgique et en Grèce, rentre en France en 1854 et s'installe à Nice..
Parlons un peu de la sculpture.
Inscription sur le socle :
"Grâce aux prisonniers - Bonchamps l'Ordonne".
Le général Bonchamps est représenté dans une position étonnante pour une sculpture funéraire.
Il est drapé, demi allongé sur son brancard, le torse nu, les bottes aux pieds et les armes proches.

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Le sculpteur a ici valorisé le geste ultime du pardon.
Dans cette composition, P.-J. David d'Angers distribue les masses et les plans afin que la lumière accroche les éléments qu'il souhaite dramatiser.
Le geste de la main, le travail de l'anatomie, la nervosité du visage, renforcent ce sentiment.
Charles Melchior Artus de Bonchamps, né en 1759, vit sur ses terres de la Baronnerie lorsque l'insurrection vendéenne vient lui demander de prendre le commandement d'une armée.
Le 17 octobre 1793, Bonchamps est blessé mortellement à Cholet.
Avant d'expirer, cet homme de foi, ordonne la grâce des prisonniers républicains entassés depuis plusieurs semaines dans l'église de Saint-Florent.

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Le geste du général vendéen resta gravé dans la mémoire de Pierre-Jean David dont le père fut sauvé à cette occasion.
"En exécutant ce monument j'ai voulu acquitter autant que cela m'est possible, la dette de reconnaissance de mon père.
Bonchamps, homme glorieux, tu as légué à l'humanité un trait qui ne sera pas perdu.
En faisant ton monument, j'ai cédé au besoin de consacrer un grand exemple.
J'ai laissé parler la reconnaissance que te devait le fils d'un républicain que tu as sauvé... " (P.-J. David d'Angers, Correspondance).

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En 1817, les restes de Bonchamps sont retrouvés dans le cimetière de Varades et sont provisoirement déposés dans la chapelle de famille.
Une souscription est autorisée en juillet 1817 pour l'érection d'un monument dans l'église abbatiale de Saint-Florent.
La statue est l'oeuvre de P.-J. David d'Angers, l'architecture du tombeau a été dessinée par A. Leclère.
L'Etat a fait don des marbres, le Conseil Général de Maine-et-Loire a voté une subvention de 10 000 francs de l'époque, mais quatre souscriptions ont été nécessaires pour réunir les 43 000 francs du devis définitif.

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28 août 2017

La mort du Général D'ELBEE par LE BLANT (Jules)

18 Mort de D'Elbée

LE BLANT (Julien) Né à Paris en 1851.
Élève de Girard.
Peintre d'histoire et de genre.
Nombreuses scènes de chouannerie et des guerres de Vendée.
1874 : 1ʳᵉ participation au Salon.
Plusieurs fois récompensé. Huile sur toile, 1878 est d'une hauteur de 1,4 m et une largeur 2,06 m
Maurice Gigot d'Elbée, né dans une famille de la noblesse originaire d'Allemagne, il assume à St Martin-de-Beaupréau les fonctions de procureur-syndic.
Son esprit modéré est heurté par les crimes commis au nom de la Révolution et par le sort réservé à la famille royale.
Il décide de défendre la cause monarchique et devient l'un des chefs de l'armée catholique et royale.
Il est élu généralissime en juillet 1793.
Blessé à la bataille de Cholet, il se réfugie à Noirmoutier où il est arrêté en décembre 1793.
Il y est fusillé le 4 janvier 1794.
La scène représente le héros vendéen, exécuté dans son fauteuil, à côté d'autres victimes, après que les troupes du général Turreau situées à droite, l'aient traîné, blessé, sur la place du château de Noirmoutier.
Lors de son envoi au Salon de 1878, l'œuvre était accompagnée de la légende suivante :

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"On mit d'Elbée dans un fauteuil et on le fusilla avec Duhoux d'Hauterive et de Boissy, ses parentes et Wielard qui avait rendu Noirmoutier à Charette eut le même sort".
Le traitement de l'espace et la répartition des personnages ne sont pas sans rappeler une autre œuvre de J. Le Blant, "L'exécution du général de Charette place Viarme" réalisée à une date ultérieure, (1883).

25 juillet 2025

Le Chant de la Dame et du Loup

Sur le roc d’un monde ancien,
Un loup s’élève, fier gardien,
Ses yeux brillent d’un éclat doux,
Devant la main tendue de la femme en blanc et rouge.

Une couronne de fleurs ceint son front,
Elle porte la paix comme une chanson,
Dans sa paume, une offrande discrète,
Un pont d’amour, simple et honnête.

Le vent murmure entre les bois,
Portant un secret qu’ils savent, eux trois :
Le loup, la dame, et l’écho des âmes,
Unis par la nature, sans armes.

Il baisse le museau, humble et sage,
Elle sourit, figée dans son image,
Et là, dans ce moment suspendu,
Un monde entier semble retenu.

Car l’amour, qu’il soit bête ou humain,
Est tissé de fils invisibles et divins,
Et dans cet instant de lumière et de foi,
Ils nous rappellent ce que nous sommes, parfois.

Un souffle, une caresse, un battement,
Le loup, la dame, un instant hors du temps.

 

18 juillet 2025

St. Rognou

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En 2023, la "Cité médiévale" du Puy du Fou change de nom pour devenir le "Fond Rognou".
Mais qui était "Rognou" ?
Sur la commune des Herbiers, on venait jadis invoquer un certain Saint-Rognou pour la guérison des rognes, c'est-à-dire des "maladies de la peau", notamment la teigne.
Mais qui est Saint Rognou ?
Qui se cache derrière ce personnage sacré portant un nom de substitution ?
Guillaume de Parthenay, dont la descendance allait semer la Réforme en Poitou, se doutait-il qu'un jour la piété populaire le hisserait sur les autels ?

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Le gisant qu'on peut voir en effet sous le cloitre de l'abbaye de la Grainetière, est bien celui de sire Guillaume, voisin du monastère et qui, par ses générosités, fut autorisé, ainsi que son fils mort jeune, à venir reposer à l'ombre de l'abbatiale.
Découverte en 1815 lors d’un soir de labour, un fermier du lieu mit à jour la lourde pierre sculptée, il ne douta pas un instant qu'il s'agissait de la statue d'un grand saint.
Comme le relief en était rongé, il la baptisa "St Rognou" signifiant "saint Rogneux", "saint Rongé".
Et aussi l’implora-t-il, d'abord pour sa femme qui était en mal d'enfant, puis pour lui qui souffrait d'une "tumeur mauvaise" au genou gauche.

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L'enfant, venu heureusement au monde, et sa jambe redressée firent grand bruit dans l'entourage et "dit-on" les miracles s'y multiplièrent.
Ce tombeau fut bientôt l'objet de légendes et le site de pèlerinages et de miracles.
Sa popularité attirait des pèlerins venus de toute la Vendée.
En 1842, A. de La Villegille décrivait le rituel dont il parle déjà au passé :
"On grattait le nez de cette statue, et on faisait avaler cette poussière aux enfants que l'on voulait guérir de la teigne".
Les parents y amenaient leurs enfants et, au début de ce siècle, nombre de petits souliers étaient déposés en ex-voto sur le gisant.

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Depuis la destruction de l'abbaye, la précieuse tête a été déposée au pied d'une croix située dans une commune voisine et placée dans une niche dont une grille de fer fermait l'entrée.
La ferveur des dévots a bientôt rompu cet obstacle, et à défaut du nez qui, ayant entièrement disparu, a été remplacé par un morceau de fer, on racle maintenant les autres parties de la tête.

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Au point que les curés d'Ardelay et de Vendrennes durent se plaindre près de leur évêque de cette concurrence plus ou moins fondée pour en interdire les processions.

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De nos jours, on peut encore voir le gisant dans le cloître de l'abbaye de la Grainetière, mais Saint-Rognou ne fait plus de miracles.
Peut-être ne savons-nous plus l'invoquer ?
Et c’est ainsi que la statue fut surnommée et que la guérison des rognes lui fut attribuée.

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9 juillet 2025

Le dernier voyage

En cette année 1785, dans les salons dorés du château de Versailles, un conseil secret se tenait sous l’autorité du roi Louis XVI.

Le monarque, vêtu d’un habit de cour élégant, était assis sur un fauteuil finement sculpté, une carte immense étalée devant lui.

Il écoutait attentivement l’homme en uniforme, le comte Jean-François de La Pérouse, célèbre navigateur et explorateur français.

— "Sire, voici le tracé de notre expédition. Nous voguerons à travers les océans inexplorés, découvrirons de nouvelles terres au nom de la couronne et affirmerons ainsi la puissance de la France sur les mers."

Le roi hocha la tête, son doigt suivant attentivement les lignes tracées sur le parchemin.

Son attitude suggère une prise de décision importante.

À ses côtés, le marquis de Castries, ministre de la Marine, se pencha légèrement, les sourcils froncés.

— "Une mission d’une telle envergure n’est pas sans risques… Nos ennemis guettent le moindre faux pas. Mais si elle réussit, elle nous offrira une gloire sans égale et de nouvelles richesses."

Derrière eux, un conseiller vêtu de gris tenait une lettre cachetée, un air soucieux sur le visage.

Avait-il des doutes ?

Des soupçons ?

Louis XVI inspira profondément.

Depuis des années, la rivalité entre la France et l’Angleterre se jouait aussi sur les océans et la France devait à tout prix lui disputer cette suprématie.

Cette expédition était son grand projet, son ultime chance d’inscrire son règne dans l’Histoire.

Louis XVI se leva, fit quelques pas sur le parquet brillant, puis, avec un sourire déterminé, déclara :

— "Qu’il en soit ainsi. Vous partirez avec mes meilleurs hommes et le soutien total de la couronne. Que la gloire de la France illumine votre route."

La Pérouse s’inclina profondément.

Les courtisans échangèrent des regards pleins d’excitation et d’admiration.

La décision était prise : la France allait lancer l’une de ses plus grandes expéditions maritimes, un voyage vers l’inconnu qui façonnerait l’Histoire.

Ce que nul ne savait alors, c’est que La Pérouse et son équipage disparaîtraient mystérieusement quelques années plus tard, laissant derrière eux l’un des plus grands mystères de l’exploration maritime et que son nom resterait à jamais gravé parmi les légendes perdues des grandes explorations.

 

27 juin 2025

Le Salut du Chevalier et de l’Étalon

Sous l’éclat doré d’une lumière envoûtante,
Le cheval s’incline, figure élégante.
À ses côtés, deux hommes fiers et vaillants,
Gardiens d’un art noble, héritage éclatant.

L’eau miroite sous leurs pas mesurés,
Révélant des reflets d’un passé sacré.
Les étoffes rouges, les plumes au vent,
Murmurent des récits d’un temps flamboyant.

Dans ce tableau vivant, chaque geste est précis,
Symbole d’un respect ancien et raffiné.
Le cheval, docile, transmet sa grandeur,
L’instant est gravé d’une subtile ferveur.

Est-ce un serment d’honneur, un salut discret,
Ou l’écho d’une gloire que nul n’oublierait ?
Qu’importe l’histoire, ce moment suspendu,
Fait vibrer l’âme d’un souffle continu.

 

15 juin 2025

La Gargoulette

Au Puy du Fou, nous retrouvons un service au comptoir nommé :

"La Gargoulette". 

Mais que représente "La Gargoulette" ?

Plongez dans l'univers fascinant de la gargoulette, ce récipient traditionnel en terre cuite qui a traversé les siècles pour nous offrir une méthode naturelle et ingénieuse de rafraîchissement des boissons.

Originaire des régions méditerranéennes, cet objet du quotidien témoigne d'un savoir-faire ancestral et d'une adaptation parfaite aux climats chauds et secs.

Découvrez son histoire, son fonctionnement surprenant, ses multiples variantes régionales et sa place dans la culture méditerranéenne.

Origines et Étymologie

La gargoulette, ce récipient emblématique du bassin méditerranéen, possède une riche histoire linguistique qui reflète les échanges culturels dans cette région au fil des siècles.

Son nom trouve ses racines dans la langue occitane avec le terme gargoleta, ou peut-être de l'ancien français gargoule, qui a donné le mot "gargouille" que nous connaissons aujourd'hui.

Cette étymologie évoque l'idée d'un écoulement d'eau, rappelant la fonction principale de cet objet.

Une Multitude d'Appellations Régionales

La richesse culturelle de la Méditerranée se reflète dans la diversité des noms donnés à ce récipient selon les régions.

En Espagne, on le connaît sous le nom d'alcarraza ou de botijo, tandis qu'en Provence, on l'appelle affectueusement gargouleto.

D'autres variantes existent comme búcaro, càntir, cànter, botija ou encore múcura en Amérique latine, témoignant de la diffusion de cet objet au-delà des frontières méditerranéennes.

Les premières traces historiques de la gargoulette remontent au XIVe siècle, bien que des récipients similaires existent probablement bien avant cette période.

L'utilisation généralisée de ce type de contenant dans les civilisations méditerranéennes anciennes suggère une origine encore plus lointaine, possiblement liée aux échanges commerciaux et culturels entre les différentes civilisations qui ont peuplé ces rivages.

La gargoulette représente un magnifique exemple de transmission culturelle et linguistique à travers les siècles, portant en elle l'empreinte des diverses civilisations qui l'ont adoptée et adaptée.

Usages et Fonctionnement

La gargoulette constitue un véritable chef-d'œuvre d'ingéniosité populaire, dont le principe de fonctionnement repose sur des lois physiques simples, mais efficaces.

Ce récipient, façonné dans une terre cuite spécifiquement choisie pour sa porosité, représente l'une des premières technologies de réfrigération naturelle inventées par l'homme.

Pour l'usage en période chaude, la gargoulette est fabriquée en terre cuite non vernissée.

Cette absence de glaçure est fondamentale, car elle permet à la porosité naturelle de l'argile de jouer pleinement son rôle rafraîchissant.

Les principes sont :

1. Imprégnation : L'eau contenue dans la gargoulette pénètre légèrement dans les parois poreuses du récipient.

2. Transsudation : Une petite quantité d'eau traverse les parois et apparaît à la surface extérieure.

3. Évaporation : L'eau à la surface s'évapore au contact de l'air sec, créant un effet rafraîchissant.

4. Refroidissement : L'évaporation absorbe la chaleur, abaissant la température de l'eau à l'intérieur de 5 à 10 °C.

5. Équilibre thermique : La température se stabilise offrant une fraîcheur agréable sans atteindre le froid glacial d'un réfrigérateur.

Cette méthode de rafraîchissement était particulièrement précieuse dans les régions chaudes avant l'invention des réfrigérateurs modernes.

Les familles méditerranéennes utilisaient quotidiennement ces récipients pour conserver l'eau de boisson à une température agréable, même pendant les journées les plus torrides de l'été.

Le vin pouvait également être conservé frais dans ces contenants, ajoutant une dimension conviviale à leur utilisation.

En Tunisie, le terme "gargoulette" a étendu son champ sémantique pour désigner également un ustensile de cuisson particulier.

Il s'agit d'un récipient en terre cuite utilisé pour la préparation de mets à l'étouffée, permettant une cuisson lente qui préserve toutes les saveurs.

Plus surprenant encore, le même mot désigne aussi un ingénieux piège à poulpes utilisé par les pêcheurs traditionnels, illustrant la polyvalence culturelle de ce terme.

La gargoulette incarne parfaitement l'adage "nécessité est mère d'invention".

Une solution élégante et durable née de l'observation attentive des propriétés naturelles des matériaux et des principes physiques par les populations méditerranéennes.

En revanche, certaines gargoulettes destinées à un usage hivernal peuvent être partiellement ou totalement vernissées.

Ce traitement imperméabilise la surface, empêchant ainsi l'effet de refroidissement par évaporation.

Cette variante conserve alors uniquement sa fonction de stockage sans altérer la température du contenu.

Variantes et Portée Culturelle

Diversité des Formes

Les gargoulettes varient considérablement dans leur apparence selon les régions méditerranéennes.

Certaines arborent des formes élancées avec un long col étroit, d'autres adoptent des silhouettes plus trapues et arrondies.

Les artisans de chaque région ont développé des styles distinctifs, parfois ornés de motifs décoratifs gravés ou peints qui reflètent l'identité culturelle locale.

Symbolisme Culturel

Au-delà de sa fonction utilitaire, la gargoulette occupe une place privilégiée dans l'imaginaire collectif méditerranéen.

Elle symbolise l'hospitalité et le partage, valeurs fondamentales dans ces cultures.

Offrir de l'eau fraîche au visiteur constitue un geste d'accueil primordial, et la gargoulette, par sa présence constante dans les foyers traditionnels, incarne cette tradition d'hospitalité.

Héritage Contemporain

Aujourd'hui, alors que les réfrigérateurs modernes ont largement supplanté sa fonction pratique, la gargoulette connaît une renaissance en tant qu'objet décoratif et patrimoine culturel.

Elle est recherchée par les collectionneurs et les amateurs de décoration d'intérieur soucieux d'authenticité, représentant un lien tangible avec les traditions méditerranéennes ancestrales.

Dans le langage populaire, le terme "gargoulette" a également acquis une dimension métaphorique.

Il est parfois utilisé familièrement pour désigner le gosier humain, cette partie du cou par où passent aliments et liquides.

Cette extension sémantique témoigne de l'intégration profonde de cet objet dans la culture quotidienne, au point d'influencer le langage lui-même.

La littérature et la poésie méditerranéennes font souvent référence à la gargoulette, lui conférant une dimension presque mythique.

Dans les récits traditionnels, elle apparaît comme un symbole de réconfort et de survie dans les environnements arides.

Ces représentations littéraires contribuent à préserver la mémoire de cet objet et à transmettre son importance culturelle aux nouvelles générations.

De nos jours, alors que les préoccupations environnementales gagnent en importance, la gargoulette connaît un regain d'intérêt pour son caractère écologique.

Ce système de refroidissement naturel, ne nécessitant aucune énergie autre que les principes physiques de l'évaporation, représente une alternative durable aux méthodes modernes énergivores.

Certains artisans contemporains revisitent ce concept ancestral, créant des versions actualisées qui allient tradition et design moderne.

Que ce soit comme objet fonctionnel dans les foyers traditionnels, comme pièce de collection pour les amateurs de céramique, ou comme source d'inspiration pour les designers contemporains, la gargoulette continue de nous fasciner par sa simplicité efficace et son élégance intemporelle.

Elle constitue un parfait exemple de la façon dont la tradition et l'innovation peuvent dialoguer harmonieusement.

 

30 mai 2025

L’Appel des Horizons

Sous la lumière tamisée d’un jour voilé,
Un cartographe rêve, le regard captivé.
Le globe révèle des terres à tracer,
Mystères du monde qu’il cherche à percer.

Lentement, la loupe effleure les contours,
De l’inconnu, il bâtit des discours.
Océans vastes, reliefs effacés,
Chaque détail murmure des récits cachés.

Est-ce l’appel des îles lointaines,
Ou le secret des jungles anciennes ?
Sa main tremblante suit les méridiens,
Guidée par l’étoile et les anciens chemins.

Au-delà des cartes, c’est l’esprit qui voyage,
Dans les plis d’un rêve, au cœur des mirages.
Un simple globe, mais un monde à conquérir,
La quête d’un homme pour tout découvrir.

23 mai 2025

La Ravouille

Au Puy du Fou, un petit coin repas (distribution de pique-nique) vous invite à poursuivre votre voyage dans le temps.

Mais que représente la "Ravouille" ?

Historiquement, la pratique de la ravouille est ancrée dans la vie rurale française, notamment dans des régions comme l’Anjou où le patois local a enrichi le vocabulaire culinaire.

La "ravouille" désigne, à l’origine, l’action de remplir à nouveau un récipient pour compenser la perte de liquide (due à l’évaporation, l’absorption ou la consommation).

À une époque où les contenants (crôles ou cruches, tonneaux, etc.) étaient essentiels pour la conservation des liquides et la qualité des provisions, il était indispensable de "ravouiller" ces récipients.

Cette opération, réalisée avec soin, témoignait d’un savoir-faire transmis de génération en génération, mais aussi un symbole de l'attention portée à la conservation, à la pérennité des ressources et du respect des produits..

Cette pratique était essentielle dans la vie quotidienne, car les ressources étaient précieuses.

Définition en restauration

En restauration, bien que le terme ne soit pas largement répandu dans le langage technique moderne, on le retrouve parfois dans une approche artisanale ou régionale.

Certaines enseignes utilisent ce terme pour évoquer une tradition authentique et le soin apporté au réapprovisionnement des produits, suggérant une continuité entre les pratiques rurales d’antan et une offre gastronomique moderne.

L'utilisation du terme "ravouille" par des établissements contemporains met aussi en lumière une volonté de se reconnecter avec les racines culinaires françaises.

Avec le temps, même si les méthodes de stockage et de service ont évolué, il s'agit d'une manière d'affirmer un engagement envers la qualité, et le respect des méthodes ancestrales, tout en s'inscrivant dans une démarche de valorisation du patrimoine gastronomique régional.

En conclusion, la "ravouille" est bien plus qu'un simple terme désignant l'action de réapprovisionner.

 

7 janvier 2026

L'Estaminet : Bistrot Traditionnel du Nord

L'estaminet désigne traditionnellement un petit café, un bar modeste ou un bistrot de quartier ancré dans la culture populaire.

Ce terme pittoresque a fait son apparition dans le vocabulaire français au milieu du XVIIIe siècle, enrichissant la description des lieux de convivialité de l'époque.

L'origine étymologique du mot reste entourée d'un certain mystère.

Certains linguistes suggèrent qu'il dériverait du wallon "staminet", tandis que d'autres avancent une filiation avec le terme "étamine", faisant référence au type d'étoffe rustique qui recouvrait autrefois les tables de ces établissements.

Cette incertitude étymologique ajoute une couche supplémentaire de charme à ce concept déjà riche en histoire.

Quelle que soit son origine précise, le terme s'est solidement ancré dans le patrimoine linguistique et culturel des régions du Nord, témoignant de l'importance de ces lieux dans la vie sociale des communautés locales.

L'estaminet représente bien plus qu'un simple établissement commercial, c'est un véritable phénomène socioculturel qui a traversé les siècles.

Évolution Historique

1802

L'Académie française officialise le terme en définissant l'estaminet comme une "Assemblée de buveurs et de fumeurs", reconnaissant ainsi son importance dans le paysage culturel français.

Début XIXe siècle

Le concept se propage depuis les Pays-Bas jusqu'à Paris, où ces établissements sont parfois également désignés sous le nom de "Tabagie", soulignant l'importance du tabac dans leur identité.

XIXe siècle

À Paris, le terme estaminet s'élargit pour désigner des établissements similaires aux brasseries, s'intégrant ainsi dans le riche tissu des cafés parisiens.

19e - début 20e siècle

L'estaminet évolue pour devenir un lieu polyvalent : commerce, espace de réunion et même tribune politique, reflétant les transformations sociales de l'époque.

Cette évolution témoigne de la capacité de l'estaminet à s'adapter aux changements sociaux tout en préservant son essence conviviale et populaire.

De simple débit de boissons à espace d'expression communautaire, l'estaminet a toujours été au cœur de la vie sociale.

L'Estaminet Contemporain

Aujourd'hui, l'estaminet a évolué pour devenir le terme de référence désignant les tavernes, auberges et brasseries typiques du nord de la France.

Ces établissements ont su préserver leur âme tout en s'adaptant aux attentes contemporaines, incarnant un pont vivant entre tradition et modernité.

La décoration de ces lieux reste fidèle à l'esprit d'antan, caractérisée par une profusion d'ustensiles anciens accrochés aux murs, des poutres apparentes, des tables en bois massif et une atmosphère chaleureuse.

Ce style rustique traditionnel transporte immédiatement le visiteur dans un autre temps, évoquant la simplicité et l'authenticité d'une époque révolue.

Les menus des estaminets contemporains mettent à l'honneur les spécialités culinaires régionales : carbonnade flamande, welsh, potjevleesch ou encore la célèbre tarte au maroilles s'accompagnent de bières locales soigneusement sélectionnées.

Cette attention portée aux produits du terroir contribue à préserver un patrimoine gastronomique précieux et à soutenir l'économie locale.

Conclusion

Plus qu'un simple établissement commercial, l'estaminet représente un élément fondamental de l'identité culturelle des régions du nord.

Ces lieux incarnent une philosophie de vie où la convivialité n'est pas un luxe, mais une nécessité quotidienne.

L'expression "Ton d'estaminet", désignant un langage franc et sans détours, illustre parfaitement cette authenticité qui caractérise l'esprit du nord.

En préservant ces espaces traditionnels, les habitants des régions septentrionales perpétuent un patrimoine immatériel précieux.

L'estaminet demeure ainsi un symbole vivant d'un art de vivre où le partage, la simplicité et la bonne humeur règnent en maîtres.

Il continue d'inspirer les nouvelles générations, prouvant que certaines traditions, loin d'être obsolètes, peuvent s'adapter et prospérer dans notre monde moderne.

1 mai 2025

Connaissez-vous l'histoire de Puystory ?

Voici ce que Google + d'autres moteurs de recherche et divers commentaires à travers le monde disent à propos de "Puystory".
"Puystory" est un site web indépendant et non officiel dédié à la mise en valeur du Puy du Fou comme fil conducteur pour un voyage à travers les siècles.

Lancé en 2005 avec ses 40 millions de vues à travers le monde, il se présente avant tout comme un outil pédagogique visant à replacer des personnages et des événements historiques dans leur contexte grâce aux thèmes et spectacles du Puy du Fou.

L’idée est née de la volonté de prolonger l’expérience immersive des spectacles en offrant un parcours historique complémentaire en ligne.
Le site se donne pour mission de faire "voyager dans le temps le plus simplement possible", en proposant des fiches et des récits thématiques, organisés autour des différents siècles et des personnages mis en scène dans les spectacles du Grand Parc et de la Cinéscénie.

"Puystory" est une marque déposée auprès d’agences de dépôt numérique et protégée par les droits d’auteur, assurant la sauvegarde de son contenu et de son identité éditoriale.

Pourquoi consulter Puystory ?
- Tout simplement, pour compléter une visite du Puy du Fou avec un éclairage historique plus détaillé.
- Pour préparer son voyage en découvrant les épisodes qui seront mis en scène.
- Pour étudier les enjeux de la reconstitution historique à travers le prisme du spectacle vivant.

En somme, Puystory s'adresse aux passionnés d'histoire, aux visiteurs du Puy du Fou et à toute personne souhaitant approfondir sa connaissance des périodes historiques représentées dans le parc.
Puystory représente pour le Puy du Fou une ressource complémentaire, indépendante et passionnée qui valorise et approfondit l’univers historique du parc.

Bien qu’il ne soit pas un site officiel, Puystory :
- Renforce l’expérience culturelle des visiteurs en leur offrant un contexte historique détaillé sur les spectacles.
- Diffuse et prolonge l’esprit du Puy du Fou en dehors du parc, en s’adressant à une communauté de passionnés.
- Valorise l’histoire et le patrimoine, en expliquant de façon pédagogique les grandes périodes mises en scène dans les spectacles.
- Sert d’archive vivante, avec des photos, récits et anecdotes, qui contribuent à conserver une mémoire de l’évolution du parc.

Autrement dit, Puystory agit comme un allié informel du Puy du Fou, qui partage les mêmes valeurs de transmission de l’Histoire, tout en restant indépendant dans ses contenus.
Puystory représente pour le Puy du Fou un complément culturel et pédagogique précieux, bien qu’il soit un site indépendant et non officiel.
Voici ce que cela implique :

1. Un prolongement de l’expérience du parc.
Puystory approfondit les thèmes historiques abordés dans les spectacles, en fournissant des récits, des explications historiques et des anecdotes.
Cela permet aux visiteurs de mieux comprendre le contexte des spectacles et de prolonger l’immersion avant ou après leur visite.

2. Un outil de vulgarisation historique
Le site joue un rôle d’éducation populaire, en expliquant de manière accessible des événements, personnages ou faits historiques.
Il soutient ainsi indirectement la mission éducative que le Puy du Fou s'efforce de transmettre à travers ses spectacles.

3. Un vecteur de fidélisation et de passion.
En rassemblant une communauté de passionnés, Puystory renforce le lien affectif entre les visiteurs et l’univers du Puy du Fou.
Cela contribue à entretenir l’intérêt du public pour le parc tout au long de l’année.

4. Un relais culturel et pédagogique :
Puystory approfondit le contexte historique des spectacles du parc. Il offre aux visiteurs une meilleure compréhension des récits présentés, en replaçant les personnages, événements et décors dans leur cadre historique réel.

5. Un hommage passionné :
Créé par un passionné, le site témoigne de l'engouement que le Puy du Fou peut susciter. C’est un bel exemple de communauté engagée qui prolonge l'expérience au-delà de la visite physique.

6. Un vecteur de valorisation du patrimoine :
En mettant en lumière les éléments historiques et culturels, Puystory aide à transmettre la mission patrimoniale et éducative du parc, dans un esprit proche de celui du Puy du Fou, bien que de manière indépendante.

7. Un outil de mémoire :
Le site conserve aussi l’histoire interne du parc (évolution des spectacles, coulisses, personnages emblématiques), jouant ainsi un rôle d’archive vivante.
Même s’il n’est pas officiellement rattaché au Puy du Fou, Puystory agit donc comme un allié naturel, en cohérence avec l’esprit et la vision du parc.

En résumé, Puystory est un allié officieux du Puy du Fou, en amplifiant et enrichissant le lien entre le parc et son public.

 

9 mai 2025

L'évolution du Château Fort (4/7)

Les derniers châteaux-forts furent construits au XVᵉ siècle.

Les armées plus nombreuses, l’artillerie plus puissante, obligent les châtelains féodaux à modifier leurs moyens de défense.

Les remparts extérieurs disparaissent complètement.

L’enceinte est formée par les corps de logis disposés autour d’une cour centrale et ne présentant, vers l’extérieur, que de hautes façades nues, abruptes, défiant à la fois l’escalade et le boulet.

L’artillerie du XVᵉ siècle est, en effet, impuissante contre des murailles épaisses de six à sept mètres à la base, et de trois à quatre mètres au sommet.

Jusque vers 1540, on ne met en service que des bombardes peu différentes de celles du XIVᵉ siècle, difficilement transportables et manquants de précision dans le tir, puisqu’elles ne possèdent aucun organe de pointage.

En moyenne, ces pièces ont un calibre de 60 centimètres (250 kg) et peuvent lancer douze ou quinze boulets par heure.

En 1429, on enregistre un tir à 600 mètres, mais cette distance semble exceptionnelle.

Vers le milieu du XVᵉ siècle, apparaissent des canons montés sur roues.

Mais ils ne possèdent qu’un calibre d’environ 52 millimètres, et ne lancent pas les boulets au-delà de 500 mètres, à la cadence de 15 coups à l’heure.

Ces pièces, redoutables en rase campagne, amènent une transformation du costume de guerre, qui, vers la fin du siècle, commence à s’alléger et à se simplifier.

29 juillet 2019

La carpe !

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En parcourant la vallée fleurie du Puy du Fou, on longe quelques points d'eau où s'agitent des carpes.
Le nom scientifique de la carpe est Cyprinus carpio de la famille des Cyprinidés.
À l'origine, l'aire de répartition de la carpe en Europe semblait varier selon les conditions climatiques, si bien qu'il est difficile de la reconstituer avec précision.
La carpe commune est originaire d'Asie centrale où l'on rencontre la plus grande diversité.
Elle a été introduite en Italie par les Romains puis disséminée au cours du Moyen-Âge par les moines.

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Aujourd'hui, la carpe est répandue dans toute l'Europe jusqu'à l'Oural, mais elle est inexistante dans le Nord-Est et le Nord-Ouest de la Scandinavie.
Cela vaut dans la même mesure pour la carpe d'élevage.
La carpe est identifiable aux orifices près des yeux qui permettent de trouver sa nourriture, mais également à sa bouche protractile pourvue de quatre barbillons et les nageoires dorsale et anale.
Sa forme est caractéristique des cyprinidés (la plus grande famille de poissons d'eau douce).
La carpe sauvage a le corps allongé, tandis que le dos de la carpe d'élevage (miroir, cuir, commune, à écailles linéaires) est plus haut.

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Toutes les variétés ont le dos allant du gris-bleu au noir, les flancs brunâtres ou jaune-vert et le ventre jaune d'or.
Il existe environ 1500 espèces et sous-espèces de carpes à travers le monde.
Outre, l'espèce sauvage, il existe en Europe au moins quatre variétés de carpes d'élevage.
La carpe commune ou écaillée qui possède des écailles sur tout le corps sauf sur la tête.
La carpe miroir qui ne possède que quelques rangées de grandes écailles brillantes.
La carpe cuir dont le corps est totalement dépourvu d’écailles.
L'amour blanc affectionne plutôt les eaux calmes (lacs, étangs, grandes rivières).
Il est très tolérant vis-à-vis de la température de l'eau qui peut varier de 0º à 38ºC et sur la quantité d'oxygène dissout (mini 0,5 ppm).
Il peut atteindre 45 kg (cas exceptionnels) et est utilisé par de nombreux gestionnaires d′eaux closes et privée pour limiter la prolifération des végétaux.
On retrouve aussi la fameuse carpe Koïs pur produit japonais.

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C'est au début du XIXᵉ siècle, qu'ils remarquèrent une couleur rouge apparaître sur certains poissons, notamment sur leurs joues.
En reproduisant ces poissons, la première carpe Koï, une Kohaku (rouge et blanche) naquit et depuis de nombreuses autres variétés sont apparues.
Là-bas, on en a même fait un culte.
Les Koïs sont un porte-bonheur, un signe de force et de longévité, car d'après la légende, la plus âgée compterait déjà plus de 200 ans.
Mais revenons à notre carpe traditionnelle qui évolue près de la surface de l'eau ou à une profondeur moyenne.

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Ce poisson peuple aussi bien les lacs et les étangs que les fleuves et les rivières.
D'une manière générale, la carpe s'adapte facilement aux conditions de son habitat, aussi extrêmes soient-elles.
Même si elle supporte par exemple des eaux pauvres en oxygène, elle préfère un milieu optimal tel qu'eaux dormantes ou rivières à faible courant.
La carpe recherche la chaleur et les fonds sableux ou vaseux.
Sa prédilection pour les zones à flore aquatique abondante la pousse vers les herbiers touffus, les parterres de nénuphars ou autres.
Chaleur et végétaux revêtent la même importance pour sa reproduction.
Bien que la carpe fraie en général en mai et juin, la période de reproduction varie selon les conditions climatiques.
Au cours des étés très chauds, la carpe peut frayer deux fois.

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Dès que la température de l'eau atteint 18°C, les poissons se rapprochent des berges réchauffées de leur habitat, où les femelles cherchent un endroit assez touffu pour pondre.
Les œufs sont déposés sur des plantes aquatiques.
Pour se reproduire, les cyprinidés des rivières aiment les zones inondées.
Lors des crues, ils vont s'accoupler à pas plus de 40 cm de profondeur sur les berges herbeuses immergées.
Les carpes apprécient les moules zébrées qui s'agglutinent en amas dans les fonds.
Les femelles pondent, 200 000 œufs par kilo de leur poids, chaque œuf fait de 1,6 à 2,0 mm de diamètre.

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À l'instar d'autres espèces, il n'est pas rare que la ponte s'effectue sur plusieurs jours et en des endroits différents.
Autre particularité des carpes est que la femelle peut accepter jusqu'à 15 mâles différents durant une même phase de reproduction.
Il est donc tout à fait possible d'observer ce phénomène si l'on en prend le temps et que l'on se trouve au bon endroit, puisque la carpe n'est absolument pas farouche en période de reproduction.
Rien ne semble pouvoir déranger l'accouplement de ces poissons.
Les œufs éclosent après 3 à 5 jours d'incubation.
Les larves se nourrissent de plancton dans un premier temps.
Dès qu'ils atteignent 2 cm de long, les alevins sont déjà capables d'aller fouiller les fonds pour trouver leur nourriture et ils commencent à adopter le comportement adulte.

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La carpe d'élevage mesure de 40 à 60 cm et pèse de 2 à 5 kg. Sa taille maximum est de 1,20 m pour un poids de 30 kg.
Ce poisson peut vivre très longtemps, jusqu'à 50 ans selon les sources connues.
La saison idéale pour pêcher la carpe va de mars à décembre.
On relève cependant des différences selon les milieux aquatiques.
Dans les eaux courantes, elle dure de mars à la mi-avril, puis de juillet à décembre.
Tout dépend de la fraie qui est variable selon le temps.
On entend souvent dire que les carpes deviennent actives au crépuscule, préférant se réfugier à de plus grandes profondeurs dans la journée.
Ce n'est vrai qu'en partie, dans la mesure où il s'agit d'un poisson assez capricieux en général.
Elle passe l’hiver enfoui dans la vase et s’active au printemps.
Ses mœurs sont dictées par une quantité de facteurs liés à l'habitat.

20 juin 2018

Le Bourg-Bérard *

À proximité du château, il se forma très vite une agglomération, le Bourg-Bérard.
Le château du Puy du Fou servit de refuge à la population en cas de danger.
Le personnel attaché au service du château dut aussi venir grossir le chiffre de la population du Bourg.
Soldats et serviteurs ne pouvaient pas tous trouver place dans l'enceinte du château.
D'après des archives, le Bourg-Bérard existait en 1563, mais il n'aurait plus compris alors que cinq ou six maisons, dont l'une se dénommait la "Maison Brumault", du nom, sans doute, de celui qui la fit construire et habitation d'un sénéchal ou officier du Puy du Fou.
Plus tard, en 1740, le Bourg-Bérard est également mentionné dans un aveu rendu par Maître Savart.

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Mais existait-il encore réellement dans son entier aux dates mentionnées.
Ceci dit, il y a bien eu un Bourg d'une certaine importance à cet endroit.
La tradition veut aussi qu'une importante foire annuelle se soit tenue à proximité.
Pendant cette foire, les marchands, venus un peu de tous les pays, se réunissaient à des dates fixes et y apportaient leurs marchandises en grande quantité.

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Les marchandises étaient le plus souvent des produits rares (à l'époque), des étoffes précieuses, des épices, dont on faisait alors le plus grand usage, le poivre en particulier, des parfums, des fourrures.
Ces grands rendez-vous du commerce duraient plusieurs semaines et les acheteurs y venaient par milliers.
Jongleurs et acrobates de tout genre dressaient leurs tréteaux près des boutiques des marchands et se produisaient dans mille tours de leur invention, pour le plus grand amusement des badauds.
Si l'étymologie de "bourg" offre relativement peu de difficultés, il n'en va pas de même du mot "Bérard".
Bérard (on trouve aussi les formes : Bérat, Bérac) est un mot d'origine germanique.
Ce mot pourrait signifier : "ours fort", mais Bérard pourrait être aussi un nom de famille.
Mais alors, qui est ce Bérard ?
Et pourquoi a-t-il donné son nom ou son prénom à l'agglomération blottie auprès du château du Puy du Fou ? 

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Était-il le premier chef ou maître de l'endroit ?
À ce jour cela reste toujours un mystère.
Nous n'en savons rien !

25 avril 2025

La nature du Puy du Fou..

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Les spectacles du Puy du Fou sont extraordinaires, ses constructions étonnantes, son organisation parfaitement rodée et ses parcs et jardins thématiques joliment conçus et accueillants.
Ici, le végétal et la nature font partie du décor.

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Entre deux spectacles, promenez-vous dans les jardins du Puy du Fou : jardin de roses, jardin médiéval, jardin potager entretenus par une équipe de jardiniers motivés et créatifs.
Laissez-vous guider dans ces espaces verts où il est agréable de faire une pause à l’écart de la foule.

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La brume s'élève du cours d'eau qui traverse le Val de la Marienne, havre de paix à l'ombre des chênes centenaires.
Situé à l’écart de l’agitation, ce lieu de promenade très prisé des visiteurs, offre un moment de calme et invite à la contemplation.
Un instant de pure poésie au milieu des chênes centenaires, parmi les plantes aquatiques et les cascades d’eau claire
Un beau spécimen de cyprès chauve (Taxodium distichum) apprécie les sols humides à tremper et se comporte très bien au bord de l’eau.

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Ici, il impose sa silhouette majestueuse dans le Val de la Marienne.
Le cyprès chauve peut atteindre 20 m de haut.
Son feuillage (caduque) passe du vert au bronze en automne.

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Lors d’une balade dans le parc, le visiteur peut découvrir et visiter des petits jardins thématiques tels qu’une roseraie, des potagers inspirés de ceux du Moyen Âge.

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Un soin tout particulier est accordé à la signalétique et au marquage des plantes.
Plantées de nombreuses variétés, la roseraie du Puy du Fou est l'un des points de passage obligés pour qui aime les fleurs.
Les potagers avec leurs 60 espèces de plantes médicinales et aromatiques au Puy du Fou.

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Dans ce potager, légumes et herbes sont cultivés dans des carrés bordés de "plessis" de châtaignier.
Ces plessis sont également appelés fascines ou panneaux de gaulettes.

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Petit clin d’œil dans l’un des potagers du parc, un épouvantail veille sur les cultures bien entretenues et joliment étiquetées.
Si la récolte des petits jardins est symbolique et si les volumes produits ne suffisent pas à approvisionner les restaurants du parc, ils font le bonheur des équipes qui apprécient faire découvrir des légumes et des saveurs nouvelles.

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Les jardiniers mettent un point d'honneur à étiqueter les plantes. 
Reconnaître les plantes, facile grâce aux étiquettes.

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Les jardiniers bien inspirés créent et entretiennent les jardins et espaces verts du Puy du Fou.
Un bureau d’études et conception intégré au parc œuvre en permanence sur des nouveaux projets et des améliorations.
Le soin et l’entretien des espaces naturels et des cultures sont depuis toujours basés sur un engagement "zéro phyto" : aucun pesticide chimique n’est utilisé ici.

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Les engrais sont issus de la nature et des écosystèmes sont développés sur la base de la chaîne alimentaire naturelle.
Ce sont les mésanges qui chassent les chenilles, les coccinelles qui s’occupent des pucerons et les moutons d’Ouessant qui tondent en broutant l’herbe.
Les branchages sont broyés et sont répandus, aidant ainsi à la gestion de l'irrigation.

30 avril 2025

Dans les pas des "Chevaliers de la Table Ronde" - La Dame du Lac

La Dame du Lac, figure énigmatique de la légende arthurienne, occupe une place particulière dans l'imaginaire collectif.

Mystérieuse et puissante, elle est associée à l'eau, à la magie et à la destinée du roi Arthur.

La Dame du Lac, souvent appelée la Dame de l'Eau, est un personnage énigmatique et mystérieux de la légende arthurienne.

Son identité exacte est rarement spécifiée, et elle apparaît sous différents noms et aspects dans les différentes versions de la légende.

Cependant, certaines constantes persistent : elle est associée à l'eau, à la magie, à la puissance et à la féminité.

Elle est habituellement dépeinte comme une figure maternelle, protectrice et sage, mais aussi capable de colère et de vengeance.

Son apparence varie : elle peut être belle et gracieuse, mais aussi menaçante et terrifiante.

Elle est parfois associée à des créatures magiques, comme des fées ou des nymphes, renforçant ainsi son caractère mystérieux et surnaturel.

L'ambiguïté de son identité et de son rôle contribue à son mystère et à sa fascination.

Elle est à la fois un symbole de pouvoir et de sagesse, mais aussi une figure potentiellement dangereuse.

Son Rôle dans la Légende Arthurienne

La Dame du Lac joue un rôle essentiel dans la légende arthurienne, notamment en relation avec le roi Arthur et l'épée Excalibur.

C'est elle qui remet l'épée magique à Arthur, le désignant ainsi comme roi légitime.

Ce geste symbolise le destin d'Arthur et son rôle important dans l'histoire de la Bretagne.

Elle est généralement considérée comme sa protectrice et sa conseillère, intervenant dans des moments cruciaux de sa vie.

Son rôle s'étend également à d'autres personnages, comme Lancelot, qui est souvent associé à la Dame du Lac, et Morgane, la sœur d'Arthur, qui représente souvent la puissance et la magie de la Dame du Lac.

Elle influence aussi les événements de la légende, particulièrement en prédisant l'avenir ou en manipulant les événements pour obtenir ses fins.

Son influence se fait sentir dans la cour d'Arthur et dans le royaume de la Bretagne, et elle est à la fois une source de pouvoir et de danger.

Les Origines de ce Personnage

Les origines de la Dame du Lac sont enveloppées de mystère, et il est difficile de déterminer avec précision d'où vient ce personnage.

Cependant, des éléments suggèrent que son origine se trouve dans la tradition celtique, notamment dans les figures des déesses de l'eau et des fées.

Les sources littéraires les plus anciennes mentionnant la Dame du Lac remontent au XIIe siècle, avec l'épopée française "Le Roman de Brut" de Wace, qui décrit la figure d'une femme qui sort de l'eau pour remettre l'épée Excalibur à Arthur.

L'association de la Dame du Lac à l'eau et à la magie a probablement ses racines dans les croyances populaires de l'époque, qui considéraient les eaux comme des lieux sacrés et dangereux, habités par des êtres surnaturels.

La figure de la Dame du Lac s'inspire de ces croyances, et elle devient un personnage symbolique qui représente à la fois la puissance de la nature et du destin.

L'évolution de la Dame du Lac au fil des siècles est marquée par une adaptation progressive à l'imaginaire médiéval.

Elle devient un symbole de la féminité, de la magie et du pouvoir, et elle continue de fasciner les lecteurs et les spectateurs jusqu'à aujourd'hui.

Ses Pouvoirs et ses Capacités Magiques

La Dame du Lac est dotée de pouvoirs magiques importants qui lui permettent d'influencer le destin des personnages et les événements de la légende arthurienne.

Ses pouvoirs sont souvent liés à l'eau, à la nature et à la magie.

Elle peut contrôler les éléments, invoquer des créatures magiques, lire l'avenir et manipuler les événements pour obtenir ses fins.

Elle est capable de se déplacer à travers l'eau avec aisance et de contrôler les vagues et les tempêtes.

Elle est également capable d'invoquer des fées, des nymphes et autres créatures magiques pour l'aider dans ses projets.

Ses pouvoirs magiques lui permettent de se dissimuler, de se transformer et de créer des illusions.

La Dame du Lac utilise ses pouvoirs pour protéger Arthur et le royaume de Bretagne, mais elle peut également se montrer dangereuse et manipulatrice.

Son influence est omniprésente dans la légende arthurienne, et elle est fréquemment considérée comme une puissance supérieure, capable de décider du destin des personnages et du royaume.

Ses Interactions avec le Roi Arthur et les Chevaliers

La Dame du Lac entretient des relations complexes avec le roi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde.

Elle est souvent considérée comme une figure maternelle pour Arthur, le guidant et le protégeant.

Elle lui remet l'épée Excalibur, lui conférant ainsi le pouvoir royal, et elle intervient dans des moments clés de sa vie pour le conseiller ou le prévenir des dangers.

Elle a par ailleurs des relations avec d'autres chevaliers, notamment Lancelot, qui est considéré comme son amant.

Elle apparaît à Lancelot dans des moments cruciaux, lui offrant son aide.

Elle est par ailleurs liée à Morgane, la sœur d'Arthur, qui est généralement considérée comme son opposante, et qui représente une force rivale dans la légende.

Ses interactions avec les personnages de la légende sont complexes et imprévisibles, car elle est à la fois une source de pouvoir et de danger.

La Dame du Lac est un personnage mystérieux et puissant, dont l'influence s'étend sur la cour d'Arthur et le royaume de Bretagne.

Ses interactions avec les personnages clés de la légende sont cruciales et déterminent le cours des événements.

L'Importance Symbolique de la Dame du Lac

La Dame du Lac est bien plus qu'un simple personnage de la légende arthurienne.

Elle est un symbole complexe et multidimensionnel qui représente une variété de concepts importants.

Elle incarne la puissance de la nature, la magie et la féminité.

Sa présence dans la légende arthurienne rappelle le pouvoir du destin, la nécessité de faire confiance à son intuition et l'importance de respecter les forces mystiques.

Elle est souvent associée à la fertilité, à la vie et à la mort, ce qui souligne son rôle important dans le cycle de la vie.

Elle représente également la sagesse, la guidance et la protection, incarnant une force supérieure qui peut aider les personnages à travers les épreuves.

Elle est un personnage ambivalent, capable d'amour et de vengeance, ce qui rappelle la complexité de la nature humaine.

L'importance symbolique de la Dame du Lac dépasse les limites de la légende arthurienne et se retrouve dans la culture populaire.

Elle est représentée dans l'art, la littérature, le cinéma et la musique, témoignant de son influence durable sur l'imaginaire collectif.

Conclusion : Sa Place dans l'Imaginaire Collectif

La Dame du Lac est un personnage fascinant et complexe qui a durablement marqué l'imaginaire collectif.

Sa présence dans la légende arthurienne lui a conféré une importance symbolique indéniable, et elle continue de fasciner les lecteurs et les spectateurs jusqu'à aujourd'hui.

Son association à l'eau, à la magie et au destin d'Arthur en fait un personnage puissant et mystérieux, capable d'inspirer à la fois l'admiration et la peur.

Son influence se retrouve dans la littérature, l'art, le cinéma et la musique, et elle continue de nourrir les récits et les discussions sur la légende arthurienne.

La Dame du Lac est un symbole de la puissance féminine, de la magie et du destin, et elle est un personnage qui continue de fasciner et d'inspirer.

 

11 avril 2025

L'évolution du Château Fort (3/7)

Au XVᵉ siècle, les villes présentent le même aspect qu’aux siècles précédents et sont, comme leurs devancières, entourées d’une ceinture de remparts, de tours et de fossés.

Cette ceinture date le plus souvent du XIIᵉ ou du XIIIᵉ siècle, de telle sorte qu’au XVᵉ, devenue trop étroite, elle gêne et paralyse le développement normal de la cité.

Les rues se font, pour gagner de la place, de plus en plus étroites.

Les rares jardins qui existaient encore disparaissent.

On diminue l’étendue des cimetières autour des églises et les morts qui s’y entassent deviennent des foyers d’épidémies.

La seule promenade laissée aux habitants est le chemin de ronde qui surmonte le rempart derrière les créneaux.

Comme les guerres sont fréquentes, on n’aime pas construire hors des murailles et de ce fait, les faubourgs se forment très lentement.

Près des portes seulement, de rares groupements de maisons continuent et agrandissent la ville.

Toutes les manifestations importantes de la vie urbaine se tiennent hors du rempart, sur les terrains vagues qui s’étendent au-delà des fossés.

C’est là, notamment, que s’installent les grandes foires.

Autour d’une haute tribune couverte qui sert à la célébration des cérémonies religieuses, les forains, les marchands de drap, de victuailles, de toile, de bétail, de divers objets, dressent d’innombrables tentes, qui forment, autour de la cité, une ville éphémère, souvent plus vaste que la cité elle-même.

Les foires commerciales sont une résurrection de ces grandes foires du Moyen-Âge.

20 décembre 2024

La nuit de noël

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J'attendais toujours avec impatience les fêtes de Noël.
Autrefois, pendant une période appelée l'Avent, on nous incitait déjà à préparer avec ferveur cette grande fête religieuse dite "fête carillonnée".
Chez nous, le soir de Noël, des hommes vigoureux venaient poser l'énorme bûche dans la grande cheminée.
Selon le rite habituel, le maître de la ferme, répandait sur la grosse bûche quelques gouttes d'eau bénite avec un peu de sel.

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La bûche devait "tenir" le feu pendant plusieurs jours.
Quand elle était entièrement consumée, on mettait de côté quelques charbons afin de protéger la ferme du feu et de l'orage durant toute l'année.
Avec la bûche enflammée, la joie était entrée dans la grande cuisine où l'on préparait à réveillonner avant la messe de minuit.

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C'était alors la traditionnelle "soupe grasse" suivie du "bouilli" (pot au feu) que l'on retrouvait encore le soir du premier de l'an.
Le repas se prolongeait avec mes frères et mes sœurs, j'apprenais à chanter les Noëls poitevins, ces vieux Noëls, la plupart abandonnés maintenant.
Quelle ne fut pas ma grande joie, lorsque pour la première fois, on m'autorisa à assister à la messe de minuit.

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L'église était située à une lieue (4,8 km) de notre demeure.
Je partais avec ma famille, les yeux lourds de sommeil, dans la nuit noire et très froide.
Des voisins nous rejoignaient et les groupes se formaient.
Les femmes, enveloppées de leur grande cape de laine, parlaient peu et suivaient avec peine les hommes, coiffés de chapeaux à fond aplati, qui faisait claquer leurs sabots teintés sur la terre gelée et qui, pour la circonstance, portaient la blouse de cérémonie.

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Au loin, s'envolait le carillon de Noël.
Dans l'église obscure, éclairée seulement par quelques luminaires, on apercevait, dans la nef, toujours à la même place, la crèche peuplée de personnages sculptés par les gens des hameaux.
Avec les enfants de mon âge, je venais contempler le petit Jésus entouré Marie et de Joseph.
L'âne, le bœuf, les moutons, avec leurs bergers, parmi la pierre et la mousse, au milieu des branchages, faisaient notre admiration.
Pendant l'Office, les assistants engourdis dans leurs vêtements attendaient le "Minuit Chrétien" chanté par le "ténor" du village.
Mais peu à peu, nous succombions au sommeil et déjà la ferveur était réduite lorsque commençaient les deux autres messes basses auxquelles nous avions l'habitude d'assister.

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Au retour, de très modestes cadeaux nous attendaient dans les sabots placés devant la cheminée.
Il y avait aussi des pipes en sucre, des noix, des noisettes de la dernière récolte.
On nous servait un bol de lait chaud et nous allions nous coucher rapidement.
Autrefois, dans la joie de Noël, les fêtes de famille se prolongeaient plusieurs jours.
Les anciens attachaient également une grande importance à la température de ces journées.
Ils croyaient que le temps des premiers mois de l'année dépendait du temps des fêtes de Noël.

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Cependant, de toutes les maximes, la plus simple et la plus vraie était sans doute
"Noël au balcon, Pâques au tison".
À la fin de l'année, deux autres journées étaient très attendues.
Celle du "Premier de l'An" qui permettaient les échanges de vœux entre parents et amis.
Nous les enfants, nous étions bien gâtés.
Nous recevions des gâteaux, des friandises et parfois des sous pour étrennes.
Et puis, quelques jours plus tard, les réjouissances de l'Épiphanie venaient terminer les fêtes de Noël.

Jacques Maupillier (garde)

12 novembre 2025

Signification de l'Expression "Armes et Bagages"

L'expression "armes et bagages" est un vestige linguistique du Moyen Âge, profondément ancré dans le contexte militaire et social de cette époque.

Apparue au XIIe siècle, elle évoque l'ensemble des équipements et des possessions qu'un combattant, généralement un chevalier ou un homme d'armes, emportait avec lui en campagne.

Son utilisation était courante dans les capitulations et les traités militaires, signifiant la permission accordée aux vaincus de se retirer en conservant leur honneur et leur équipement personnel.

Ce document explorera en détail la signification de cette expression, en examinant les composantes des armes et des bagages, son rôle dans les redditions, son impact sur la logistique militaire et son héritage dans le langage contemporain.

Les Armes du Chevalier Médiéval

L'équipement militaire d'un chevalier médiéval était un investissement considérable, reflétant son statut social et sa capacité à participer à la guerre.

L'épée, souvent d'une longueur d'environ 1,2 mètre et pesant en moyenne 1,5 kilogramme, était son arme principale, symbole de son statut et de sa compétence au combat.

L'armure complète, pesant entre 25 et 30 kg pour un chevalier du XVe siècle, offrait une protection essentielle contre les coups et les projectiles.

La lance de cavalerie, longue de 3 à 4 mètres, était utilisée lors des charges, nécessitant force et maîtrise.

Outre ces éléments, le chevalier disposait d'un équipement défensif comprenant un bouclier, un heaume et des cottes de mailles, assurant une protection maximale sur le champ de bataille.

L'ensemble de cet arsenal personnel représentait une valeur considérable, équivalant à six à douze mois de salaire d'un artisan qualifié, soulignant l'importance de l'équipement dans la vie d'un guerrier médiéval.

  • Épée (1.2 m de long, 1.5 kg en moyenne)
  • Armure complète (25-30 kg pour un chevalier du XVe siècle)
  • Lance de cavalerie (3-4 m de long)
  • Équipement défensif : bouclier, heaume, cottes de mailles
  • Arsenal personnel valorisé entre 6 et 12 mois de salaire d'un artisan

Les Bagages du Combattant

Au-delà de l'équipement militaire, le combattant médiéval devait emporter un ensemble de bagages essentiels à sa survie et à son confort en campagne.

Cela comprenait une tente de campagne pour s'abriter et du matériel de couchage pour se reposer.

Les provisions, suffisantes pour deux à trois semaines de campagne, étaient cruciales, car le ravitaillement était souvent incertain.

Des outils d'entretien des armes et de l'armure permettaient de maintenir l'équipement en bon état, garantissant son efficacité au combat.

Des vêtements de rechange et des effets personnels assuraient un minimum de confort et d'hygiène.

La charge totale de ces bagages pouvait atteindre 40 à 50 kg par combattant, nécessitant l'utilisation de bêtes de somme ou de chariots pour le transport.

Ces bagages étaient indispensables pour assurer l'autonomie du combattant et sa capacité à mener campagne sur une période prolongée.

  • Tente de campagne et matériel de couchage
  • Provisions pour 2-3 semaines de campagne
  • Outils d'entretien des armes et de l'armure
  • Vêtements de rechange et effets personnels

Signification dans les Redditions

L'expression "armes et bagages" prenait une signification particulière dans le contexte des redditions et des capitulations.

Elle impliquait que les vaincus conservaient l'honneur militaire en étant autorisés à partir avec leur équipement personnel complet, symbolisant leur statut de combattants et leur droit à la dignité.

Les conditions de reddition étaient souvent âprement négociées, notamment en ce qui concernait l'étendue de l'équipement autorisé.

Des exemples historiques illustrent cette pratique.

Au siège d'Orléans en 1429, Jeanne d'Arc accorda aux Anglais la possibilité de se retirer avec leurs armes et leurs bagages.

De même, après la bataille d'Azincourt en 1415, les prisonniers français de haut rang furent autorisés à conserver une partie de leur équipement.

Ces exemples soulignent l'importance de l'expression "armes et bagages" dans la préservation de l'honneur militaire et la négociation des conditions de reddition au Moyen Âge.

Impact sur la Logistique Militaire

L'exigence que chaque combattant transporte ses "armes et bagages" avait un impact considérable sur la logistique militaire.

L'organisation des convois militaires devait tenir compte du volume et du poids considérables des équipements personnels, ainsi que des provisions nécessaires.

Le rôle des chariots et des bêtes de somme était essentiel pour assurer le transport de ces ressources, nécessitant une planification minutieuse et une coordination efficace.

Le calcul des ressources nécessaires pour une campagne devait prendre en compte les besoins individuels de chaque combattant, ainsi que les impératifs collectifs de l'armée.

La vitesse de déplacement des troupes était également affectée, se limitant généralement à 15-20 km par jour en raison de la lourdeur des charges et des contraintes logistiques.

Ainsi, l'expression "armes et bagages" ne se limitait pas à une simple description de l'équipement, mais influençait profondément l'organisation et la conduite des opérations militaires au Moyen Âge.

Héritage et Usage Contemporain

L'expression "armes et bagages" a traversé les siècles, conservant une partie de sa signification originelle tout en évoluant avec le temps.

Son utilisation moderne dans le langage courant évoque le fait de partir, de s'en aller avec toutes ses possessions, souvent dans un contexte de rupture ou de changement.

Des équivalents existent dans d'autres langues européennes, témoignant de l'influence de cette expression médiévale sur le vocabulaire militaire et quotidien.

Bien que le contexte militaire ait considérablement changé, l'impact sur le vocabulaire militaire moderne est encore perceptible, notamment dans les termes liés à la logistique et à l'équipement.

Ainsi, l'expression "armes et bagages" demeure un témoignage vivant du Moyen Âge, reliant notre présent à un passé riche en histoire et en symboles.

 

28 mars 2025

La Madelon au Puy du Fou

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Tout le monde connaît cette chanson.
Cette célèbre Madelon, serveuse dans une taverne, possède une singulière histoire.
Selon la légende, c'est l’histoire de la douceur gironde d’une femme, aux mœurs légères, d'un cabaret militaire qui sert à boire aux soldats ayant galvanisé les troupes.
Les paroles de la chanson d'ailleurs ne sont pas très féministes, la Madelon étant une jeune fille qui fait l'objet des fantasmes de ces soldats, loin de leurs "promises".
En 1913, Bach (Charles-Joseph Pasquier 1882-1953) passe commande au compositeur et au parolier "d’une chanson cocardière renouvelée".
D'abord un "Poème" intitulé "Quand Madelon", les paroles sont de Louis Bousquet (1870-1941).
La chanson fut présentée en mars 1914 par le chanteur Bach au café-concert l’Eldorado à Paris sur la musique de Camille Robert (1872-1957), mais la chanson rencontre peu de succès lors de sa création.
En août 1914, un chansonnier nommé "Sioul", qui était présent à la création de "Quand Madelon"... à l’Eldorado, est mobilisé comme artilleur et cantonné à l’école Jules-Ferry de Fontenay-sous-Bois et il chante cette chanson à ses camarades.
Celle-ci obtient un véritable succès.
Les canonniers l'apprennent et la chantent à leur tour et la diffusent.

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Les paroles se refilent de garnison en garnison pour donner du courage aux hommes partant au combat.
Elle devient aussi un symbole de légèreté grivoise qui leur fait oublier un quotidien extrêmement difficile au sein des tranchées.
Entre-temps, Bach est mobilisé et affecté au théâtre aux Armées.
Il est chargé par le général Gallieni, avec ses camarades chanteurs et comédiens, de distraire les soldats au repos.
C’est ainsi que "Quand Madelon" acquiert une immense popularité, au front d’abord puis à l’arrière, et devient alors "La Madelon".
Chantée, ressassée, "La Madelon" est devenue un classique.

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Très prisée durant la Première Guerre mondiale, elle s’imposa vite sur le front où, dit-on, elle concurrença sérieusement La Marseillaise.
La musique de la chanson est une marche de fanfare.
Et "La Madelon" devient rapidement un chant militaire et restera comme le succès majeur des chansons du théâtre aux armées.
Le chanteur Marcelly (Marcel Jules Turmel 1882-1966) est le premier à avoir enregistré cette chanson en 1917.
Ce n'est qu'en 1919 que Bach enregistrera sa chanson.
En 1921, une plaque est apposée sur la façade de l’école de Fontenay-sous-Bois, indiquant :
"La Madelon est partie d’ici en août 1914 pour faire le tour du monde".
Depuis lors, la commune de Fontenay-sous-Bois organise chaque année au printemps les fêtes de la Madelon.

*****
Pour le repos, le plaisir du militaire,
Il est là-bas à deux pas de la forêt
Une maison aux murs tout couverts de lierre
"Aux Tourlourous" c'est le nom du cabaret.
La servante est jeune et gentille
Légère comme un papillon.
Comme son vin, son œil pétille,
Nous l'appelons la Madelon
Nous en rêvons la nuit, nous y pensons le jour,
Ce n'est que Madelon, mais pour nous, c'est l'amour
Refrain :
Quand Madelon vient nous servir à boire.
Sous la tonnelle, on frôle son jupon
Et chacun lui raconte une histoire
Une histoire à sa façon
La Madelon pour nous n'est pas sévère
Quand on lui prend la taille ou le menton.
Elle rit, c'est tout le mal qu'elle sait faire
Madelon, Madelon, Madelon !

*****

La Madelon au Puy du Fou.

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Spectacle imaginé et revisité, venant de la légende, reposant néanmoins sur un fait historique de la mariée de Chambretaud, bien connue des Vendéens.
La Légende
Ce fait remonte aux années 1854 et 1855, sous le Second Empire.
La France était alors engagée contre les Russes en Crimée.
Les contingents de soldats de métier étant décimés, le gouvernement de Napoléon III a dû faire appel à des volontaires pour renouveler le corps expéditionnaire.
Les autorités décidèrent ainsi d’envoyer en priorité les hommes célibataires.
Célibataire endurci, mais rusé, un chambretaudais fit une demande en mariage auprès d’une vieille fille au célibat prolongé.
La date du mariage fut fixée au 8 septembre 1855, ce qui lui permettait d’échapper à l’incorporation.
Ayant appris le matin du mariage que Sébastopol était prise, il en a conclu que la guerre était terminée.
Il en conclut aussi qu’il se trouvait libre vis-à-vis des autorités militaires et des engagements civils qu’il s’apprêtait à souscrire.
Il disparut alors momentanément et laissa la pauvre mariée aller toute seule à la mairie.
Pauvre mariée abandonnée !
Mais quelques mois plus tard, conscient de la peine qu’il avait causée, le galant se racheta et épousa enfin celle qu’il avait délaissée de façon aussi inexplicable qu’inattendue en pareille circonstance.

*****

Venons-en au spectacle :

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En 60 minutes, 750 convives vont vivre un vrai dépaysement, plein d'énergie, de danse, au rythme des mélodies.
Nous voici en 1914, et dans un restaurant aux décors art nouveau, et vous êtes invités au repas de mariage de la Madelon.
Tout est prêt pour la noce, mais rien ne va se passer comme prévu !
Madeleine, dite "La Madelon", la plus belle fille du village, va se marier avec Auguste dit le "Braco".
Mais voilà, nous sommes en pleine mobilisation pour la guerre 1914-1918.
A plusieurs reprises, le "Braco" déjoue les manœuvres de la Maréchaussée, mais le jour de l'échange des consentements, il est arrêté, menotté, extirpé de la fête.

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Voici notre mariée au beau milieu de son repas de noces avec toute sa famille, ses cousins et ses amis, mais sans mari !
Le maire voulant consoler la belle, cherche des candidats voulant se marier à la Madelon….
Mais pour connaître la suite et la fin de l'histoire….

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Allez au Puy du Fou et réservez votre repas.
- Médaillon de la mer et sa garniture
- Rôti de volaille, effeuillé de pommes de terre, tomate provençale, sauce Madère
- La Pièce montée des Mariés (chou-vanille, opaline au chocolat)
Boissons comprises

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Bon appétit.

21 mars 2025

Le Chevalier des Songes

Sous l'acier brillant, l’écho d’un serment,
Le chevalier fend le vent du levant.
Sa monture drapée d’emblèmes d'antan,
Porte la gloire des jours triomphants.

Dans l’arène où la poussière tournoie,
Le cliquetis des armes danse avec la foi.
Un heaume orné, gardien de l’honneur,
Abrite le cœur d’un noble rêveur.

Autour, des bannières flottent dans le silence,
Comme des témoins d’âges de vaillance.
La fumée, douce cape d’un passé troublé,
Couvre le décor d’un voile immaculé.

Et dans ce duel dans lequel l’histoire revit,
Le chevalier, ombre d’un temps qui s’enfuit,
Charge avec ardeur, porté par l’idéal,
D’un monde où justice jamais ne fait mal.

Que reste-t-il des âmes guerrières ?
Le fracas des armes, une prière,
Le galop du courage, une quête sacrée,
Le souvenir gravé d’une lutte adorée.

29 janvier 2024

La Belle époque.

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La "Belle Époque" ou "l'âge d'or" de la France est l’expression qui désigne traditionnellement la période d’avant 1914, sans que sa date de début ne soit très claire.
La Belle Époque commencerait en Europe, le 10 mai 1871, après la signature du Traité de Francfort mettant un terme à la guerre franco-prussienne.
La France passe à la IIIème République où les aspirations de paix se font plus ardentes, même si elle perd l'Alsace-Lorraine.

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La proclamation de la IIIème République offre une ère de stabilité démocratique et de prospérité en France, après sept régimes politiques différents au cours du seul XIXe siècle.
Les historiens tendent à dater la fin de la Belle Époque en 1914, lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, qui met un terme à près de quarante ans de paix et à l'insouciance de la société du début du XXe siècle.

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Durant ces quatre décennies, l'Europe connaît la paix qui va profiter à la prospérité économique et sociale des pays.
La politique économique n'est plus tournée vers l'armement et le financement des armées, mais bien vers les avancées technologiques et industrielles, scientifiques et culturelles.

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Parmi ses grandes caractéristiques, on retrouve aussi l'optimisme des populations, l'évolution démocratique et sociale, mais aussi un art de vivre. 
La paix favorise l'unification intérieure des pays.

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Les campagnes sont mieux desservies avec l'expansion des voies de chemin de fer, la population rurale a accès de plus en plus à l'éducation avec l'installation de nouvelles écoles…
Les 40 années de paix sont ainsi 40 années de progrès divers, à la fois dans les mentalités et dans les connaissances.

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En 1914, les soldats envoyés au front sont toujours empreints de cet optimisme, au point de sous-estimer la violence de la guerre.
Malgré le début de la Grande Guerre, l'Europe reste profondément optimiste avec une foi dans le progrès technologique, au moins jusqu'en 1916.

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Cependant, une minorité d'historiens, placeront la fin de la "Belle Époque" en 1916, au moment où les civils découvrent véritablement l'horreur de la guerre avec la première diffusion des images des gueules cassées qui choquent l'opinion.

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Les contemporains des années 1918-1920 devaient sans doute éprouver de la nostalgie pour l’avant-guerre, mais ils étaient davantage préoccupés par la reconstruction de leur vie, voire de leur pays.
Aujourd’hui, l’expression "Belle Époque" arrivée timidement vers 1930, a un succès international, désignant à la fois une période particulière des arts visuels, surtout la peinture au tournant du 20ème siècle, mais aussi la paix, la prospérité économique et l'insouciance.
Depuis au moins cinquante ans, les historiens ont bien montré que derrière cette expression nostalgique, se cachait un tableau social beaucoup plus nuancé.
Il était même devenu presque un cliché que tous les ouvrages se référant à la période commencent par "la Belle Époque", qui ne l’a pas été pour tout le monde…  

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LES DATES CLÉS DE LA BELLE EPOQUE
10 mai 1871 - Signature du Traité de Francfort
28 mai 1871 - La Commune de Paris écrasée dans le sang
1872 - Jules Verne sort son plus célèbre roman, "Le Tour du monde en quatre-vingts jours"
15 avril 1874 - La naissance des impressionnistes
19 mai 1874 - Le travail de la femme et de l’enfant mieux réglementé
7 mars 1876 - Invention du téléphone : Bell devance Edison
21 décembre 1880 - Création de lycées pour filles
24 mars 1882 - Découverte du bacille de la tuberculose
31 mars 1889 - Présentation de la tour Eiffel à Paris
6 octobre 1889 -Le Moulin Rouge ouvre ses portes
1er décembre 1891 - Création du Bureau international permanent de la paix
28 septembre 1892 - "Le Journal" sort dans les kiosques
15 octobre 1894 - Arrestation du capitaine Dreyfus
22 décembre 1894 - Dreyfus coupable
1895 - Marconi expérimente les premières liaisons hertziennes qui donneront naissance à la radio.
1895 - Les frères Lumière inventent le cinéma avec leur film sur la sortie des usines Lumière à Lyon.
27 novembre 1895 - Création du prix Nobel
28 décembre 1895 - Séance publique du cinématographe
26 décembre 1898 - Pierre et Marie Curie découvrent le radium
28 décembre 1898 - Première de Cyrano de Bergerac
19 juillet 1900 - Paris inaugure son métro
23 novembre 1900 - Monet expose ses "Nymphéas"
29 septembre 1902 - Mort d’Emile Zola
12 juillet 1906 - Réhabilitation de Dreyfus
31 août 1907 - Naissance de la Triple-Entente
25 juillet 1909 - Louis Blériot atterrit à Douvres  
14 novembre 1913 - Proust publie le premier tome de "A la recherche du temps perdu"
30 novembre 1913 - Première apparition de Charlie Chaplin
28 juin 1914 - Assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo
31 juillet 1914 - Assassinat de Jean Jaurès
1er août 1914 - Début de la Première Guerre mondiale.

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En 2023, le Puy du Fou vous transporte dans un studio de cinéma de la Belle Époque.
Le réalisateur vous permet d’assister au tournage de son film, une histoire d’amour… haute en couleur.
Nous sommes en 1914.

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Dans le studio, où nous pénétrons, le réalisateur ne vient pas tourner un film, mais réaliser un rêve : offrir au cinéma muet et noir et blanc, une couleur et un son.

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Il est en effet convaincu que si deux êtres s’aiment d’un amour sincère et réciproque devant l’œilleton de sa caméra, alors le cinéma pourra devenir parlant et coloré.
Les grands progrès du cinéma sont alors artistiques et techniques.

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L’évolution du jeu d’acteurs d’abord, grâce aux mimes comme Wague Georges (1874-1965), Armand Jean Malafayde dit Séverin-Mars (1873-1921), Paul Franck (1870-1947), qui apportent à l’écran leur incroyable maîtrise d’un art très ancien, grâce à de grandes vedettes comme Buster Keaton (1895-1966) ou Max Linder (1883-1925), inspirateurs de Charlie Chaplin (1889-1977), et véritables créateurs du style comique à l’écran.

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L’évolution de la technique ensuite, par l’invention du cinéma parlant.
Vers 1900, les recherches de Léon Gaumont (1864-1946) ou/et d’Edouard Lauste (1907-1910) permettent les premières expériences de cinéma sonorisé, inventions reprises après-guerre par les frères Warner, outre-Atlantique (notamment dans Le Chanteur de Jazz, en 1927).

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L’invention du cinéma en couleur, grâce aux Anglais Turner, Georges Smith (1840-1876) et Charles Urban (1867-1942), et surtout grâce aux innovations d’Herbert Kalmus (1881-1963), qui fonde en 1914 la Technicolor Motion Picture Corporation, et met au point en 1928 une technique trichrome qui permet enfin de reproduire toutes les couleurs au cinéma.

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C’est toute cette histoire, de 1895 à 1935, que raconte "Le Mime et l’Étoile", d’un seul élan et sous la forme d’une fable amoureuse.

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