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3 octobre 2022

Les drapeaux vendéens.*

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"Vexilla regis prodeunt"... (Les étendards du roi s'avancent)...
C'est, selon la tradition, en chantant ce cantique que les premières paroisses révoltées contre l'autorité républicaine se regroupèrent et disputèrent leurs premiers combats.
Les premiers révoltés se regroupèrent donc, dès le 13 mars 1793, en petites bandes très diversement armées sous la conduite de chefs qu'ils se choisirent parmi les plus déterminés d'entre eux.
Ils mirent également à leur tête des nobles (généralement anciens militaires) qu'ils allèrent, pour la plupart, chercher dans leur manoir.

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Outre les insignes religieux tels que scapulaires et "cœurs de Jésus", les insurgés vendéens mirent à leurs chapeaux des cocardes ou des rubans blancs.
Cette couleur était proscrite par la république comme étant "signe de rébellion contre L’État".
Certains groupes marchèrent en arborant également des bannières paroissiales, signe de leur attachement à la religion.
D'autres prirent un simple morceau d'étoffe blanche en guise de drapeau, marquant ainsi le rattachement du mouvement insurrectionnel à la cause antigouvernementale, c'est-à-dire à la monarchie royale abolie et hors la loi.

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Dans les premiers jours de l'insurrection, les Vendéens utilisèrent comme emblèmes essentiellement les bannières de procession de leurs paroisses.
Les drapeaux qui apparurent furent confectionnés à la hâte par les femmes.
On mit toutes les habiletés à contribution, les châtelaines, les lingères, les nonnes tirèrent l'aiguille, d'autres prirent les pinceaux.
Il fallut plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour que toutes les paroisses aient leur emblème et beaucoup gardèrent leurs bannières de procession.

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On utilisera les tissus qui pouvaient convenir.
Vu les difficultés d'approvisionnement de l'époque, la soie ou du coton principalement provenaient de robes, de nappes (sacrées ou non) ou de draperies de toutes sortes.
En général, ils étaient blancs, couleur de la France depuis le Moyen Âge, pavillon des vaisseaux de guerre du roi "Très Chrétien", distinction des compagnies-colonelles dans les régiments.
Les bannières d'églises, en lourds draps colorés, étaient brodées de fils d'or ou de couleurs variées.
Les fleurs de lys des étendards vendéens proviennent souvent d'ornements d'Eglise.

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On chercha à se rapprocher des dimensions réglementaires dans les régiments d'Infanterie (environ 1,50 m sur 1,60 m).
Pour la cavalerie, on utilisa de même des "guidons", plus petits, mais sans conserver, semble--t-il, les formes particulières, car il fallait improviser.
Selon la tradition et le témoignage de l'abbé Remaud, le "premier drapeau de la Vendée" serait celui de La Rochejaquelein.
Après avoir connu une histoire très mouvementée et après la mort de Monsieur Henri, il passa à l'armée de Charrette et fut arboré en 1815, puis en 1832 !

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Il est un des rares emblèmes à être parvenu jusqu'à nous.
Bien qu'il ait été confectionné un grand nombre de drapeaux vendéens, très peu d'entre eux ont pu être conservés.
Ces emblèmes de la rébellion ont été systématiquement détruits après leur capture, et ce, à toutes les époques du conflit vendéen.
Quelques rares drapeaux sont expédiés avec les bulletins de victoire que les généraux adressent à la Convention.

Mais, le gouvernement révolutionnaire qui ordonnait à ses commandants d'arme de détruire la Vendée dut également se charger de les faire disparaître après les avoir montrés aux membres de l'assemblée.

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Malgré les destructions systématiques, quelques rares drapeaux rebelles témoins de cette guerre de la Vendée existent encore.
D'autres sont connus grâce aux dessins ou autres représentations précises qui en ont été faits.
Les drapeaux sauvegardés et de grande valeur sont généralement la propriété de particuliers, qui pour la plupart ont un lien plus ou moins direct avec les anciens combattants vendéens.
D'autres appartiennent à des collectionneurs locaux intéressés par cette période de notre histoire.
Certains musées régionaux ont réuni plusieurs exemplaires d'emblèmes royalistes, permettant ainsi un rappel à la mémoire collective.

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Quelques rares presbytères d'églises de la Vendée militaire sont encore dépositaires de l'étendard des anciens combattants de la paroisse.
Malgré cela, tout ce qui a pu être sauvé ne représente qu'une infime partie des nombreux drapeaux des Armées Catholiques et Royales ayant combattu de 1793 à 1796 sur le territoire insurgé.
La plupart des drapeaux brodés aux armes de France sont entourés de lauriers ou de palmes.
Bien des étendards étaient aussi chargés de croix, du double cœur enflammé, du Sacré-Cœur.
Avec toujours beaucoup de variété dans la disposition des motifs, des fleurs de lys ou des inscriptions.

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Certains avaient des cravates, des franges.
Les inscriptions et les symboles rappelaient les raisons du combat : 
"Vive la religion catholique", "Vive Louis XVII", "La religion et le roi Louis XVII", "Armée catholique et royale", "Vive le roi" ...
Les drapeaux de 1815 ou de 1832 sont plus décorés, mieux "finis" (on avait eu plus de temps pour les confectionner, ils servirent peu, puis on les cacha).
Ils sont également de dimensions variées, mais en général plus petits que ceux de la "Grande Guerre".

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Outre quelques-uns dont l'origine et l'histoire sont sûres, (qu'ils aient "fait" la guerre de 1793 à 1799 dans sa totalité ou en partie, ou celle de 1815), il en existe qui ont été déployés lors des visites en Vendée des duchesses d'Angoulême et de Berry quelques années avant 1830, sont d'une datation plus délicate.
Après la révolution de juillet, Mademoiselle de Fauveau, qui accompagnait Madame de La Rochejaquelein et fut arrêtée avec elle en 1831, peignit quelques emblèmes sur soie avant d'aller en prison.

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D'autres mains brodèrent des fanions pour "Henri" et "Caroline", mais il fallut détruire ou cacher ces étendards subversifs, car la police de Louis-Philippe ne plaisantait pas.
En 1870, les "Volontaires de l'Ouest" du général de Charette chargèrent l'armée prussienne, précédés d'une simple bannière chargée d'un Sacré-Cœur et de l'inscription. 
" Cœur de Jésus, Sauvez la France ".

12 octobre 2022

La gestion des déchets !

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Pendant la préhistoire, il n'y avait pas de problèmes de gestion des déchets.
Les hommes préhistoriques jettent les restes de nourriture sur le sol et la nature se charge de les faire disparaître.
Pendant l'Antiquité :  
À Athènes, les grecs inventent les toilettes publiques.
Les gens emportent les déchets hors de la ville.
À Rome : installation de toilettes publiques ainsi que de fosses en dehors de la ville où les habitants déposent leurs ordures et les restes d'animaux sacrifiés.

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Au Moyen Âge.
Aux XIe et XIIe siècles : développement des villes dont les habitants jettent leurs déchets dans la rue ou les rivières.
Les villes sont envahies par la présence des déchets et, aussi, leur odeur.
En 1185, création de canaux et de fossés centraux sur ordre de Philippe Auguste pour nettoyer certains quartiers.
Au XIIIe siècle, création de règlements avec obligation de paver les rues, nettoyer une fois par semaine devant sa maison et ne pas laisser trainer les ordures et les déchets.
Mais les épidémies sont nombreuses et dévastatrices, car les gens ne respectent pas toujours les règlements.
Les bactéries présentent dans les ordures créent des épidémies telles que la peste noire (1346 à 1353) qui fait 25 millions de morts en Europe.
Pendant la Renaissance, d’autres épidémies ont lieu.
En 1531, on oblige les gens à installer une fosse dans chaque maison.
Au XVIIe, un nouveau métier est créé : celui de chiffonnier.
Ce sont les premiers recycleurs.
Sous Louis XIV, la situation commence à s'améliorer parce que la police taxe lourdement les gens qui ne respectent pas la loi !

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Au XIXe SIÈCLE, c'est le début d'une réelle gestion des déchets.
C’est un tournant dans l'histoire des déchets.
Les découvertes de la science sur le danger des bactéries rendent les gens sensibles à l'importance d'une meilleure hygiène.
On crée des réseaux d’eau potable et d’égouts.
En 1884, le préfet de Paris, Eugène Poubelle, ordonne le dépôt des déchets dans des récipients spéciaux ramassés par les services municipaux.
D'où le nom de nos "poubelles" !
Premiers centres de traitement des déchets.
Les déchets y sont amenés dans des voitures tirées par des chevaux.
Des chiffonniers récupèrent tous les matériaux afin de ne laisser que les matières organiques avec lesquelles on fera du compost.
De nos jours, 15 juillet 1975 : première grande loi-cadre française sur la gestion des déchets promulguée.
Elle instaure l'obligation pour chaque commune de collecter et d'éliminer les déchets des ménages.
Au Puy du Fou, trier les déchets est une obligation légale et le Parc s'y attelle avec ferveur puisque sa déchetterie emploie une quinzaine de personnes !
De nombreuses poubelles sont réparties dans tout le parc avec un effort notable.

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L'apparition d'une poubelle pour le compost, en plus de celle pour le recyclage.
Dans le cadre de sa démarche environnementale, le Puy du Fou s'engage aussi à respecter les exigences légales et réglementaires.
Elle s'appuie sur 5 grands principes :
Gérer nos déchets en améliorant la part de déchets valorisés,
Gérer notre consommation d'énergie en utilisant des nouveaux équipements plus économes en énergie,
Préserver la ressource en eau en maîtrisant notre consommation d'eau potable avec des nouveaux équipements plus performants, mais aussi en assurant un traitement optimal de nos rejets d'eaux usées.
Protéger la biodiversité via des programmes internes sur le parc, mais aussi via des programmes de conservation nationaux et internationaux des espèces sauvages et de leurs habitats.
Sensibiliser les visiteurs et les employés à la préservation du patrimoine naturel.

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Depuis 2022, les équipes du Puy du Fou s’engagent dans la réduction de l’utilisation du plastique !
Tous les verres en RPET ont été remplacés par des ecocups sur l’ensemble de nos restaurants de vente à emporter.
Basé sur un système de consigne, et en lien avec les engagements du Puy du Fou pour l’environnement et la réduction des déchets, cela représente 500 000 gobelets en moins sur une saison.

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Au cours des saisons 2022 et 2023, VITTEL et le Puy du Fou mettent en place des machines de collecte de bouteilles plastiques sur le parc du Puy du Fou.
Ce partenariat vise à collecter les bouteilles plastiques consommées sur le parc pour leur donner une seconde vie.
Elles seront recyclées pour produire de nouvelles bouteilles VITTEL en plastique recyclé au cours des deux saisons.

12 décembre 2022

Malbrough s'en va-t-en guerre !

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Reprise au Puy du Fou, "Malbrough s'en va-t-en-guerre" est entonnée dans un rythme de parade militaire, pour mettre les enfants dans l'ambiance des soldats.
Cette comptine raconte le départ optimiste de " Malbrough " pour la guerre.
Les paroles dateraient de la bataille de Malplaquet (près de Sars-la-Bruyère), le 11 septembre1709, au cours de laquelle John Churchill, premier duc de Marlborough (1650-1722), fut grièvement blessé.
Après une bataille, le bruit courut que le général en chef anglais était mort.
Mais ce n'est que le 25 juin 1722 que John Churchill, marquis de Blanford et duc de Marlborough, trépassait en son château de Cranbourn Lodge.
Soit treize ans après l'apparition de la chanson qui allait immortaliser son nom.

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L'essentiel de sa carrière militaire fut consacré à lutter contre la France.
Les Français se vengèrent de la sévère défaite qui leur avait été infligée par Marlborough et son ami le prince Eugène (1663 – 1736), en composant cette chanson et s'amusèrent à raconter sur un ton parodique sa mort et son enterrement.
À sa mort, sa dépouille fut placée dans le mausolée érigé dans la chapelle du château de Blenheim qui lui avait appartenu.
C'est d'ailleurs dans ce même château du comté d'Oxford que devait naître, en 1874, le plus illustre descendant du premier duc de Marlborough, sir Winston Spencer Churchill.
Cette chanson ne connut du succès qu'à partir de 1781 quand Beaumarchais l'intègre comme chanson du page "Chérubin" dans sa pièce "Le Mariage de Figaro" à la scène 4 de l'acte II.
La chanson connaît alors un immense succès et de nombreux objets (éventail, rubans, coiffures, gilets, chapeaux...) furent décorés d'illustrations reprenant ce thème.

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Dans le parc de Versailles, une tour du Hameau de la Reine fut aussi dénommée "tour de Marlborough".
Geneviève Poitrine (1750 – xxxx), nourrice du premier dauphin de Louis XVI (1754 – 1793) la chantait à l'enfant royal.
Elle la chantonna comme berceuse au nourrisson, précisant à la cour qu'on la chantait depuis longtemps dans son village.
Marie-Antoinette (1755 – 1793) la reprit au clavecin et en lança la mode.
En 1813, Beethoven (1770 – 1827)  l’inclut dans son œuvre "La Victoire de Wellington" où elle symbolise les forces françaises.
Il paraît que Napoléon (1769 – 1821)  lui-même l'entonnait à chaque fois qu'il montait à cheval pour partir en campagne.
Mais, l'air de la chanson est probablement très ancien.
On retrouve dans les paroles le souvenir des chansons de geste du Moyen Âge et les habitudes des châtelaines qui montaient à la tour pour guetter le retour de leur châtelain.
On y retrouve également le thème et beaucoup de détails d'une autre chanson très ancienne : "Le convoi du duc de Guise" improvisée par les soldats en 1563 après la mort de leur maître.
La mélodie a été adaptée par les Britanniques avec le refrain suivant : "For he's a jolly good fellow…".
La mélodie fit le tour du monde.

17 décembre 2022

Les oiseaux ont faim en hiver.

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L'hiver est rude pour les petits oiseaux.
Heureusement, nous sommes là.
Bien nourris, et avec de l'eau à leur disposition, ils supporteront aisément les froids les plus intenses et s'habitueront très vite à fréquenter leur nouveau restaurant, installé sur votre balcon ou dans votre jardin.
Le nourrissage devra se prolonger jusqu'à la fin février au moins.
Souvenez-vous de certains hivers, si rudes pour les petits hôtes de nos jardins !
Songeons donc dès maintenant à leur nourrissage.
Les avis des ornithologues divergent cependant sur la question.
Les petits passereaux - omnivores et granivores - qui hivernent chez nous, jouent un rôle important dans notre écosystème.
Ils se nourrissent de baies, de fruits, de graines et d'insectes et servent en quelque sorte de régulateur biologique.
Ils sont parfaitement adaptés aux rigueurs de l'hiver.
En les nourrissant "artificiellement", nous risquons de les voir perdre leur instinct.
Évitons donc de créer un lien de dépendance qui les déshabituerait à rechercher leur nourriture dans la nature.
Un autre risque est de voir se rassembler un trop grand nombre d'oiseaux dans un espace réduit et d'accroître le danger de contamination et d'épidémie.
Ne commençons pas trop tôt le nourrissage.
Attendons que le sol soit gelé et que tombent les premières chutes de neige.
Nous verrons alors nos petits affamés venir se réfugier à proximité des maisons.

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QUI VIENDRA ?
Les moineaux délurés et les merles bavards, bien sûr, suivis des étourneaux, rois des pique-assiettes (ils chassent même les merles, les bougres !).
Dans les jardins de banlieue, dernières oasis de vie sauvage, les clients seront plus variés :
les mésanges (charbonnières ou bleues le plus souvent ; quelquefois nonnettes ou à longue queue), les éternels étourneaux, les rouges-gorges (si astucieux, qu'ils se posent à côté du jardinier en train de bêcher, dans l'attente d'un succulent ver de terre), quelques bouvreuils...

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QUELQUES CONSEILS
Quand vous commencerez le nourrissage, il devra se faire de manière régulière.
Le matin, et en quantité raisonnable ; ainsi, durant la journée, les oiseaux continueront à remplir leur rôle biologique.
Évitez de laisser à leur portée une trop grande quantité de nourriture, cela pourrait nuire à leur organisme.
Quant au choix, veillez surtout à la qualité des aliments.
Dès la fonte des neiges ou le dégel, au début du printemps, il sera temps d'arrêter la distribution...

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QUE DONNER À MANGER ?
Comme solution de facilité, il existe dans le commerce de la nourriture toute préparée, mais il est plus amusant et moins onéreux de la préparer soi-même.
Attention, l'alimentation des oiseaux doit répondre à certains critères de diététique.
Ne leur donnez pas n'importe quoi !
Par exemple : jamais d'aliments salés !
Pour lutter contre le froid, apportez-leur une nourriture riche en calories.
Donnez-leur de la graisse : graisse de bœuf, margarine non salée, saindoux, couenne de lard non salé...
Vous pouvez aussi faire fondre de la graisse à laquelle vous incorporerez un assortiment de graines.
Les graines de tournesol, riches en lipides et en protides, constituent un aliment idéal pour beaucoup d'oiseaux.
Une bonne idée quand on a la place : une fleur de tournesol fixée à l'extrémité d'un piquet.

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On peut également préparer soi-même des mélanges à base de millet blanc, d'avoine, de blé, d'œillette...
Nos petits hôtes se montrent aussi friands de fruits récoltés en automne : noisettes, faines, Prunelles etc..
Faites-en provision pour eux !
Pensez à conserver les graines de chardon et de plantain, les baies de sureau, d'aubépine, de sorbier... vous ferez des heureux !
Si votre jardin a gardé un petit air sauvage, ne l'entretenez pas trop !!!
Il constitue une manne pour les petits affamés ailés.
Des morceaux de pommes et de poires mûres seront accueillis avec joie par les grives, les merles et les étourneaux.
Par grand froid, préparez une pâtée plus énergétique en incorporant de diverses graines dans des blocs de saindoux ou de margarine.
Des restes de viande hachée, des légumes secs, des os broyés, du fromage (les rouges-gorges adorent !), des aliments pour chiens et chats, des œufs durs, des flocons d'avoine ou de maïs, des noix et des cacahuètes (non salées) ou encore : un morceau de lard bien gras accroché à une ficelle, seront fort appréciés…
Mais attention : jamais de pain !
Mouillé, il gonfle dans leur jabot et peut étouffer vos protégés !

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DONNEZ-LEUR À BOIRE
Reste le problème essentiel de la boisson.
En période de grand gel, les oiseaux ne trouvent plus rien à boire !
Aussi inattendu que cela paraisse, les oiseaux meurent davantage de soif que de froid, l'hiver il faut y penser !
Pour empêcher que l'eau ne gèle dans le récipient, ajoutez une goutte de glycérine, d'alcool blanc ou un peu de sucre et changez-la le plus souvent possible.
Pour la mangeoire, vous pouvez, si vous préférez vous faciliter la tâche, en trouver de toute faites dans certains magasins spécialisés.
Mais il ne faut pas croire que les plus sophistiquées seront nécessairement les meilleures !
Avec un peu d'imagination, vous dénicherez le support qui fera très bien l'affaire, à condition qu'il protège la nourriture de l'humidité.
Les bricoleurs de tous âges pourront d'ailleurs en fabriquer.
Choisissez avec soin l'emplacement et orientez-la de préférence vers le sud-est.
Où placer les provisions ?
Attention, placez-les toujours hors de portée des chats et des rongeurs, cela va de soi !

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Voici quelques exemples qui vous aideront : fixez une mangeoire (style boîte à cigares) au sommet d'un piquet lisse de la grosseur d'un manche à balai.
Ou suspendez-la à une branche d'arbre ou au montant du balcon.
Ou encore, attachez une caisse à oranges à une branche.
Pratique : une demi-noix de coco ou un vieux pot de fleur.
Plus élégant un filet à provisions (du genre qui emballe les oranges et les pommes de terre).
Les mésanges gourmandes viendront s'y balancer avec grâce.
Veillez à abriter la nourriture de la neige à l'aide d'une petite toiture.
Ne placez pas la mangeoire à la portée de la convoitise des chats du voisinage et autres prédateurs attirés par des proies faciles...
N'oubliez pas de la nettoyer régulièrement.
Si vous posez la nourriture sur le sol, nettoyez quelques mètres carrés, dans une zone dégagée, à bonne distance des arbustes où pourrait guetter un ennemi...
Et changez souvent la nourriture à cause de l'humidité du sol.

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PRÉCAUTIONS À PRENDRE
Si vous aimez à la fois les oiseaux et les chats, munissez ces derniers de clochettes avertisseuses.
L'idéal : un grelot utilisé par les pêcheurs.
Vos félins prendront peut-être un petit air de vache suisse, mais la fin justifie les moyens.
Comme sonnette d'alarme, demandez aux passereaux : il n'y a pas mieux !
Voilà, maintenant il ne vous reste plus qu'à attendre la venue des grandes gelées et l'arrivée des petits affamés.
Alors, si vous avez bien suivi nos conseils, vous pourrez observer tout à loisir mésanges, rouges-gorges, pinsons, sansonnets, bref tous nos petits passereaux.
En aidant nos amis à survivre, ne nous privons pas du plaisir de les voir s'affairer autour de la mangeoire.
L'ornithologue amateur aura ainsi l'occasion d'étudier, avec discrétion, certaines espèces vite familières aux heures des repas.
Durant ces journées d'hiver, souvent grises et tristes, le va-et-vient incessant de nos petits hôtes ailés égayera nos jardins, nos fenêtres et nos balcons.

30 décembre 2022

L'orgue de barbarie *

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Est une tradition d'Europe centrale remontant au 17e siècle.
L'orgue de Barbarie est un instrument de musique mécanique à vent classé dans les orgues puisqu'il comporte des tuyaux et des jeux.
Il fait partie des "automatophones", terme qui englobe tous les instruments destinés à produire de la musique par des procédés mécaniques.
L'orgue de Barbarie est un instrument de musique populaire mécanique portatif et sa décoration est toujours gracieuse.
Les plus petites orgues de Barbarie (Serinettes) se portent en bandoulière.
L’orgue de Barbarie n'a pas la majesté de l'orgue liturgique, mais il incarne une tradition de musique populaire conviviale.
Le 19° siècle fut période de gloire pour l'orgue de barbarie.
Bien que l'orgue de barbarie ne disparut jamais complètement des rues, leur nombre chuta à partir de 1920 pour quasi-disparaître dans les années 1960.

1 août 2021

Le fort de l'An Mil.*

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Commencée au IVème siècle avec St HILAIRE (300-368) l'évangélisation du Poitou dura plusieurs siècles.
Au VIIème siècle l'influence de St PHILBERT (617-684) à Noirmoutier est prépondérante.
C'est le premier âge du monachisme (mode de vie de personnes qui ont prononcé des vœux de religion).
Puis de nouvelles abbayes vont se créer, vers la fin de la période avec Luçon, Saint Michel-en-l'Herm, Maillezais, Nieul-sur-l'Autize...
Dans les lieux de culte, les gens vont chercher réconfort, sens spirituel, instruction, soin des malades...

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C'est en ayant à l'esprit tout le climat bouillonnant de ces 3 ou 4 siècles de Moyen âge, que le Puy du fou a imaginé ce FORT DE L'AN MIL et son village protégé.

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Puissant, majestueux, contreforté (muni d'un contrefort) aux angles par 4 gros chênes venus tout exprès de la forêt de Mervent, ce donjon a été fait à l'ancienne, avec colombages, torchis et accès au 1er niveau.
La partie haute, couverte en lauzes (pierres – Ardoise épaisse), aménagée pour la défense, s'appuie sur des hourds qui flanquent les parties verticales.

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La partie basse est protégée par une palissade de pieux, au sommet de la motte.
La passerelle de bois, qui enjambe le fossé en eau, en est le seul accès possible.
Il est entouré d'une double protection : palissade de pieux effilés et d'un fossé en eau.

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Pour y accéder, il faut franchir l'une des passerelles de bois au nord.
L'ensemble est composé de 5 à 6 chaumières (couvertes en chaume) s'ordonnançant harmonieusement autour d'une petite place.
L'architecture des 3 habitations principales (Maison du Village (voir décor du spectacle Vikings), Maison du Forgeron, Maison du Tisserand) est différente, témoignant ainsi de plusieurs époques.

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La demeure du Tisserand paraît plus récente avec ses colombages et sa superbe cheminée latérale.
Les 3 autres constructions sont des cabanes ouvertes aux deux extrémités (Forge, Atelier de tissage actuellement animalerie et la Cabane au bétail actuellement la Bijouterie-Coutellerie).
Il y a bien sûr le point d'eau, la chapelle (qui ne se visite pas) imaginée sur les bases d'un FANUM (temple gallo-romain) mais ayant l'allure d'une croix grecque, sans oublier le clocher (inaccessible) à l'ossature superbe.

SH109185L'ensemble mérite vraiment le détour, même si ce village paraît un peu vidé de ses habitants (seul le forgeron est encore là, affairé autour de son enclume...).

Puy du Fou 2011 - 4424Sans doute la population a-t-elle fui, devant l'arrivée des NORMANDS ...

Mais venez donc voir de l'autre côté de la palissade, il s'y passe des choses étonnantes. 

1. La maison du village.

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C'est une maison mixte qui abrite les animaux à droite, et les personne à gauche.
Au centre, le foyer où l'on cuit les aliments à l'étouffé.
La fumée s'échappe au faîtage du toit de chaume à ciel ouvert.

2. Le Puits du village.

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C'est un puit à balancier, qu'une seule personne pouvait manœuvrer grâce à un contrepoids qui équilibre la charge à la remontée (aujourd'hui disparu pour des raisons de sécurité).

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Le seau s'accrochait au bout d'une corde et c'est en tirant sur celle-ci qu'on pouvait le faire descendre et remonter. 

3. L'atelier de tissage. 

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C'est une activité qui a toujours été primordiale.
C'est la raison pour laquelle l'atelier est au centre du village.
L'excavation du sol était destinée à maintenir le degré d'humidité nécessaire à la solidité des fils travaillés.
Le métier lui-même était vertical à deux barres et on y tissait le lin et la laine.
Aujourd'hui, elle sert de cabane pour le bétail.

4. La maison du tisserand. 

 

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La demeure du Tisserand paraît plus récente avec ses colombages et sa superbe cheminée latérale en briques, où l'on pouvait cuire des aliments à feu vif.
Avec l'apparition du bas-fourneau, cette bâtisse est devenue la maison du forgeron. 

5. La forge.

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Le métal est rendu malléable par de multiples "réchauffes" dans un foyer activé au bois.
On peut alors le façonner sur l'enclume, pour en faire une épée, un fer à cheval, une pointe de flèche, un couteau, un récipient ou tout autre objet…. 

6. La maison du forgeron. 

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Maison typique, rafistolée au cours des siècles, avec ses murs en moellons bien alignés.
Les forts chaînages d'angle, le pignon en colombage et la souche de la cheminée perçants le faîtage en son centre.
Les ouvertures d'éclairage ne laissent passer que peu de lumière. 

7. La cabane au bétail. 

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Très harmonieuse avec ses bas murets, sa charpente incurvée et son faîtage de charme hérissé.
A l'origine, elle abritait les grands animaux et sa partie supérieure servait de grenier à fourrage.

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Aujourd'hui, elle abrite la bijouterie et la coutellerie.

8. La petite chapelle. 

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La construction utilise les structures d'un temple gallo-romain (Fanum), en les modifiant d'un plan cruciforme  aux allures d'une croix grecque avec absidiole (chapelle secondaire).
Les longues baies d'éclairage ont surtout une fonction défensive.
La chapelle est prolongée sur sa gauche par deux bâtiments accolés à usage de sacristie et de remise. 

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Vu des tribunes, le mur de façade conserve encore des éléments du portique du Fanum (Poignons de poutre en avancée sous le chaume).
Si vous observez bien le fronton, on remarque le réemploi de sculptures anciennes (Croix mérovingienne – Chrisme latinisé avec l'alpha et l'oméga et un chapiteau du VIème siècle).
Elle ne se visite pas et sert pour le spectacle "Vikings". 

9. La Stèle. 

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On aperçoit une stèle funéraire du VIIème siècle rappelant la présence du cimetière auprès de la chapelle. 

10. Le clocher.

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Construit à côté de l'église, il abritait une petite cloche de bronze que l'on sonnait lors des offices et qui servait de tocsin dès que l'ennemi approchait.
Pour des raisons de spectacle, cette cloche a été déplacée et se trouve au sol. 

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Elle mentionne l'année de construction du Fort de l'An Mil.
Ce clocher de 9 mètres de haut est couvert en bardeaux (lattes de bois).

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Auparavant, il était surmonté d'une girouette représentant un coq en cuivre (retirée pour des raisons de spectacle).

11. La maison du pêcheur.

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Située un peu à l'écart du village, cette bâtisse est très simple.
Constituée d'un simple bardage de bois et de son toit en chaume.
Elle permet au pêcheur d'étendre et de réparer ses filets, mais aussi d'entretenir son embarcation.
Et pour finir notre visite, sortons du village.

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Pour le confort des visiteurs du grand parc, plusieurs petites constructions.
A commencer par les toilettes abritées dans un bâtiment en pierres.

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Ensuite les petits pavillons aux fines décorations (engoulant, et croix celtique) servant d'endroit réservés au pique-niques.

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Et un espace rafraîchissement pour les chaudes journées d'été.

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Mais comment étaient construites les maisons des Vikings ?
Les maisons vikings étaient adaptées à la région et donc construites avec les matériaux à disposition dans le proche environnement.
La tourbe est le plus ancien et le plus commun des matériaux de construction, naturellement isolant.
Les bâtiments situés à l'intérieur des forteresses circulaires avaient de solides murs de madriers qui ont nécessité de grosses quantités de chêne.

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La maison viking était généralement une maison longue nommée halle.

Une assise de pierres empêchait les poutres les plus basses des murs des maisons en bois de pourrir en les isolant du sol humide.
Cette assise pouvait parfois supporter un plancher de madriers surélevé qui permettait une certaine isolation tout en protégeant un éventuel plancher de bois de la décomposition.
Les pierres des assises, avec les trous laissés par les poteaux de bois, sont souvent les seuls vestiges des habitats vikings.

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Plusieurs techniques pouvaient être employées au sein d'une même construction.
Les murs en bois pouvaient être construits de différentes manières.
A colombage avec des remplissages en argile roidie de claies à l'intérieur d'un châssis de chêne.
Avec une alternance de planches horizontales et de poutres verticales.
En bois debout.
En entrecroisement de poutres horizontales et d'encoignures, en cloisonnage avec des remplissages d'argile et de fumier.
Les clous étaient couramment utilisés pour l'assemblage de certains éléments en bois.

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Les murs étaient construits directement sur le sol sans qu’on construise de fondations.
Les contours des murs étaient délimités et, généralement, la tourbe de l’intérieur de la maison était prélevée pour ensuite servir à la construction des murs.

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Les murs de tourbe ont généralement une épaisseur de 1 à 1,2 m.
Au bas du mur, de grosses pierres ou galets sont placés le long des bords intérieur et extérieur du mur.
Des mottes de tourbe et d’autres pierres étaient déposées en alternance sur les côtés intérieur et extérieur.
De la terre était utilisée pour combler les espaces entre les couches.
À intervalles réguliers, des blocs de tourbe étaient placés perpendiculairement au mur afin de le solidifier.
La section supérieure du mur était érigée avec des blocs en cale et des mottes de tourbe entre les couches.
À l’extérieur, une légère inclinaison vers l’intérieur était appliquée au mur pour qu’il supporte mieux le poids de la toiture.

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À l’intérieur, le mur se rétrécissait légèrement jusqu’à sa mi-hauteur, puis s’inclinait vers l’intérieur jusqu’à ce que les lignes verticales du haut et du bas du côté intérieur se rejoignent.
Les deux principaux types de charpente étaient les maisons à toiture en poutres de bois et les maisons à chevrons, qui comprenaient tous deux plusieurs sous-catégories.

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La toiture était généralement faite de trois couches.
Traditionnellement, le toit de chaume est surmonté d'un lit d'argile où des iris sont plantés.
Les racines, ou plutôt rhizomes, de l'iris aident à mailler les extrémités du roseau ensemble dans le chaume et enlèvent l'excès d'humidité de la crête.

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A l’extérieur de la maison se retrouvait de la tourbe dont le coté gazonné était vers le bas et sur laquelle de la terre avait été compactée, puis une nouvelle couche de tourbe y était déposée, côté gazonné vers le haut.
Il était également fréquent de placer de petites branches ou des brindilles sous la tourbe pour empêcher les chevrons de pourrir.

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10 août 2021

L’armement type du guerrier viking

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Les Vikings, craints aux quatre coins des terres pour les ravages qu’ils réalisaient sur les côtes au cours de l’ère viking, étaient des guerriers respectés, connus pour leurs tactiques astucieuses et impitoyables.
L’armement type du guerrier viking est composé d’une épée, d’un arc avec ses flèches, d'une hache, d'une lance et d'un couteau.
Un bouclier, un casque et une broigne permettent de se protéger.

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L’épée est à double tranchant (environ un mètre de lame) et fait la fierté de son possesseur.
Elle est souvent gravée avec des caractères runiques qui lui confèrent un pouvoir magique.
La disponibilité du fer était restreinte au cours de l’âge des armes médiévales.
Donc, généralement, seuls les plus riches de la société viking possédaient des armes en fer.
La trempe du fer laissait à désirer.
Les textes ne manquent pas qui nous dépeignent les combattants obligés de redresser la lame sous leur talon pendant les pauses.

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C’est pourquoi les meilleures étaient importées de Rhénanie et orgueilleusement signées de leurs fabricants (Ulfbehrt, Inglerii).
La poignée, d’une bonne dizaine de centimètres, délimitée en général par deux gardes plates parallèles (hjölt), est tout à fait caractéristique, encore que la garde supérieure admette diverses sortes de variantes et de décorations, de même que le fourreau.
Le fourreau est en bois, doublé de fourrure et recouvert de cuir.

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Tous les Vikings surfaient les vagues et plongeaient dans la bataille avec une arme en main.
La plupart du temps, la hache viking était leur arme de choix.

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La hache est de plusieurs types.
Dotée d’un manche court ou long, le fer plus ou moins large (en fonction de la richesse du propriétaire), courbe et éventuellement terminé par une pointe ou des "cornes", c’est-à-dire un fer courbe terminé par deux pointes (snaghyrnd), un très long manche (bolöx).

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Le fer est souvent rehaussé d’incrustations (màl) d’argent (silfrrekinn).
C’est l’arme type du Viking et une arme redoutable entre ses mains.
Il s’en sert comme arme de jet (handöx) ou arme d’assaut.
Les haches vikings offraient un énorme avantage d’amplitude à ceux qui les maniaient.
Elles étaient généralement portées à la taille, tenues en place à l’aide d’une ceinture.

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La lance est soit un javelot, soit un épieu, qui variait de 90 cm à 3 m de long et qui, par conséquent, se déclinait en de nombreux styles les rendant parfaits pour le combat au corps-à-corps.
Dans le premier cas, il constitue une arme de jet.
Dans le second cas, il est une arme d’estoc que l’usage des étriers permet d’utiliser avec force.
Le fer, en forme de losange, est fixé au manche par des clous qui ont une valeur religieuse et juridique.

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Un guerrier fabriquait traditionnellement lui-même son bouclier, le personnalisant pour correspondre à son style de combat ainsi qu’à sa taille.

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Un bouclier viking ne pouvait être ni trop gros, ni trop petit, puisqu’il aurait rendu son porteur trop lent ou trop exposé, respectivement.

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Le bouclier est rond et mesure environ un mètre de diamètre.
Il est fait de bois peint et est cerclé de métal.
Au centre, une plaque de fer protège la poignée.
La poignée était généralement faite de bois et parfois de métal.
C’était un objet de grand prix et il aurait également comporté des images aux motifs mythiques.

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Les Vikings ont rapidement découvert que l’arc (bogi) et les flèches (örr), qui étaient à l’origine utilisés pour la chasse, pouvaient par ailleurs devenir une manière efficace de vaincre leurs adversaires.
Un archer viking compétent pouvait tirer, en moyenne, douze flèches par minute avant que l’inévitable combat au corps-à-corps ne débute.

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Profitant de cette compétence, les guerriers vikings déchaînaient souvent un barrage de flèches depuis leurs navires avant de débarquer et d’engager leurs adversaires en combat direct.

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Le Viking porte pour se protéger une cuirasse de cuir ou de laine et un bonnet de cuir bouilli.
La cotte de mailles à anneaux de métal entrelacés, autre forme d’armure préférée du moment, était réservée aux plus riches, puisque le fer était très recherché et coûtait les yeux de la tête.

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Le casque viking était de confection relativement simple.
La tête est protégée par un bonnet de cuir bouilli.
Cependant, le casque peut aussi être en métal.

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Il est alors conique (bol simple) et prolongé par une protection nasale métallique faisant saillie au centre.
Le casque (hjàlmr) ne porte pas de cornes (cet usage remonte à des temps très anciens et avait un sens purement décoratif ou rituel), non plus que de pointes ni d’ailes !
La dernière forme d’armement se trouvant dans la vaste ceinture d’outils de massacre des Vikings était le couteau.

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9 janvier 2023

les ordres doriques, ioniques et corinthiens.

DSC_1075_Correction des lignes

Les Grecs de l’Antiquité ont développé trois styles de colonne distincts, soigneusement proportionnés : le dorique, l’ionique et le corinthien.
En définissant les proportions et les styles, ils garantissent l’harmonie des édifices.

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En architecture, une colonne est un pilier utilisé pour soutenir un bâtiment.
Elle est composée d’une base, d’un fût et d’un chapiteau.
Leur appellation correspond à leur localisation géographique d'origine.

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1. La colonne dorique  (région du Péloponnèse, îles de Cythère, Crête, Théra, Cos, Rhodes...).
Née au VIIᵉ siècle av. J.-C., la colonne dorique est la plus simple des trois et la moins décorée.
On la retrouve notamment au Parthénon, ainsi que dans les Propylées de l’Acropole d’Athènes.
Elle n’a pas de base.
Le fût décoré de cannelures se rétrécit jusqu’au chapiteau qui se compose principalement d’une dalle carrée posée sur un disque de pierre.
Caractéristiques : Colonne robuste, posée au sol (sans base), 20 cannelures, chapiteau simple, entablement décoré (triglyphes et métopes), tympan triangulaire représente la robustesse, force.
Selon Vitruve, il représente l’homme.

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2. La colonne ionique (Originaire de Ionie (actuelle Turquie), face à la Grèce continentale).
Au VIᵉ siècle av. J.-C., l’ordre ionique est introduit en Grèce depuis l’Asie.
Selon la théorie d'Alberti, architecte italien de la Renaissance (1404-1472), elle reprendrait les proportions d'une femme grecque élancée et élégante.
On les retrouve notamment dans l’Érechthéion de l’Acropole d’Athènes.
La colonne ionique, plus effilée que la colonne dorique, repose sur une base circulaire moulurée.
Le chapiteau est orné de volutes.
Caractéristiques : colonne élancée, posée sur une base, 24 cannelures, chapiteau décoré avec des volutes, entablement décoré avec une frise, tympan triangulaire, elle représente la légèreté, grâce.
Selon Vitruve, elle représente la femme.

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3. La colonne corinthienne (cité grecque de Corinthe contrôlant l'isthme de Corinthe qui relie le Péloponnèse à la Grèce continentale).
À la fin du Vème siècle av. J.-C., l’ordre corinthien est introduit comme une variante de l’ordre ionique et présente une grande richesse d’éléments.
Sa création, selon Vitruve (80 à 15 av J.-C.), a été attribuée au sculpteur Callimaque (432-408 av. J.-C.).
Le fût est plus fin et le chapiteau sculpté prend plus ou moins la forme d’une cloche inversée, décorée de volutes et de feuilles d’acanthe.
On retrouve ces colonnes corinthiennes notamment au Temple de Zeus, à Athènes, à l’Acropole d’Athènes, ou encore au Temple d’Apollon à Bassae (dans les montagnes arcadiennes, en plein Péloponnèse).
Caractéristiques : Colonne ionique mais chapiteau décoré avec des éléments végétaux (feuilles d’acanthe), absence de tympan, entre 20 à 32 cannelures.

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L'Ordre Composite.
Sortant des conventions grecques, cette invention du 1ᵉʳ siècle de l’époque romaine combine les ordres doriques, ioniques et corinthiens.
Le plus ancien monument qui nous est parvenu où cet ordre a été utilisé est le palais Flavien sur le Palatin.
Il est très répandu au XVIe siècle.
Caractéristique : Colonne constituée d'une base moulurée ionique, d'un fût dorique - cannelé ou lisse, d'un chapiteau mixte (quatre volutes ioniques aux angles en haut), échine ornée d'oves et double rangée de feuilles d'acanthe corinthiennes dans la partie inférieure de la corbeille.

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L’Ordre Toscan.
Cette architecture classique est une forme simplifiée de l'ordre architectural dorique grec. 
Les Romains l'employèrent avant de faire la conquête de la Grèce.
Sa principale caractéristique est l'absence de tout ornement, la pureté simple de l'art.

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Les Grecs et les Romains ont défini l'ordre antique architectural en établissant le rapport entre les colonnes du monument, les parties qu'elles supportent, les décors et les moulures.
À la Renaissance, on redécouvre la culture antique.
Artistes, intellectuels et savants étudient les textes dans leur version d’origine.
Ils voyagent beaucoup, surtout à Rome, pour admirer les bâtiments antiques et en faire des relevés précis et s'en inspirent pour concevoir des bâtiments privés ou publics aux allures de temples antiques.

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Mais vers 1550, un nouvel ordre se répand dans les architectures baroques, l'ordre salomonique.
Les colonnes salomoniques présentent des fûts "torses" (fût contourné en hélice). 
Ce type de colonnes peut être lisses, cannelées ou ornées de bas-reliefs.
Le nom salomonique fait référence au Temple de Salomon (Jérusalem. 1ᵉʳ temple juif. Xᵉ siècle av. J.-C.
Elles ont été représentées dans de nombreuses enluminures du Moyen Âge, les dessins et les gravures de la Renaissance.
Les colonnes de la crypte de la basilique Saint-Pierre de Rome auraient été issues de ce temple.

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Dans l'histoire des arts, les ordres architecturaux sont devenus une référence dans les styles ordonnés comme "le Louis XVI", par opposition aux styles désordonnés comme le style "rocaille / rococo" ou "Louis XV".
Ces divers styles architecturaux se sont succédé dans le temps, suivant l'évolution du goût des constructeurs, mais tous ont eu pour objet l'harmonie des édifices qu'ils devaient ériger.

6 février 2023

Histoire de la poste

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Des hommes au service des hommes.
Depuis toujours, les hommes ont voulu communiquer entre eux.
L'histoire de la Poste commence probablement avec le roi perse Cyrus qui, d'après Xénophon et Hérodote, avait installé vers 500 av. J-C des relais de chevaux sur les routes de son vaste empire.
Une organisation semblable aurait existé en Chine à la même époque.
Les Indiens d’Amérique avec leurs signaux de fumée et les tribus d’Afrique avec leur "tam-tam".
Pendant de nombreux siècles, on n’écrivait pas de lettres.
Seuls les souverains avaient besoin d’écrire et d’envoyer des messages.
Ceux-ci étaient transportés à pied par un coureur ou par une estafette à cheval.
Les gens du peuple ne sachant ni lire ni écrire ne communiquaient pas.
Plus tard, sous la période romaine, l'empereur Auguste (-0063 - 0014) crée, pour tout le territoire romain, le premier service officiel des messagers.
Les "cursus publicus" transportaient le courrier militaire et administratif.

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Avec les invasions barbares, les postes entrent au Moyen Âge (476-1453) dans un long sommeil dont le roi Louis XI (1423-1483) les tirera à la fin du XVI siècle.
Au Moyen Âge, c’était un courrier à cheval qui transportait un message écrit sur un parchemin.
Les courriers utilisent les relais de la poste aux chevaux, organisation qu'avait ressuscitée Louis XI vers 1477.
Au XVIIIᵉ siècle, la distance moyenne entre 2 relais est de 16 kilomètres.
Une lettre expédiée de Paris met deux jours et huit heures pour atteindre Lyon, un peu plus de quatre jours pour Marseille.
On comptait à cette époque environ 1400 relais de poste.
C'est le temps des messageries particulières, celles des grands du royaume, des corps organisés comme les villes, les communautés religieuses ou les universités.
Le souverain avait ses propres courriers.
On les appelait les chevaucheurs de l'écurie du roi.
Ils ne transportaient que la seule correspondance du monarque.
Ces cavaliers portaient sur leur vêtement l’écusson de leur ville.
En 1576, Henri III créa des messagers royaux, spécialisés dans le transport des sacs de procédure résultant de l'activité des tribunaux.
Ces messages royaux, à ne pas confondre avec les messagers du roi attachés à son service personnel, acheminaient également les lettres des particuliers.

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Au 16ᵉ siècle, la diligence ou malle poste était tirée par plusieurs chevaux et transportait des colis et aussi des voyageurs.
Celui qui conduisait les chevaux était un employé des postes, c’était le postillon.
Il avait priorité sur les chemins comme aujourd’hui les pompiers ou l’ambulance.
Arrivé au village, il annonçait sa présence en soufflant dans un cor.
Voilà pourquoi, cet instrument est devenu l’insigne de la poste.
Le postillon percevait les taxes, car c’était le destinataire qui payait le transport.
En 1672, Louvois, alors surintendant général des postes, crée la ferme générale des postes.
Jusqu'alors exploitées par des maîtres des courriers, sortes de directeurs régionaux, les postes sont désormais gérées par un seul individu : le fermier des postes.
En réalité, le fermier des postes était l'homme de paille de puissantes compagnies de financiers qui se succéderont à la tête de l'administration jusqu'à la Révolution.
Moyennant finance, le fermier achetait au roi le droit exclusif d'exploiter les postes et d'en percevoir les revenus.
Les cautions de la ferme des postes bâtirent ainsi des fortunes considérables sur le produit des lettres, tandis que le roi ne pouvait compter que sur le prix du bail qu'il tentait d'augmenter à chaque renouvellement.
La ferme des postes qui détient le monopole rachète alors les messageries royales et celles de l'université.
La ferme des postes avait porté tous ses efforts sur l'acheminement des lettres et l'encaissement des taxes, mais ne s'était guère préoccupée de distribution.
Elle ne s'intéressait pas davantage aux lettres nées dans la ville et à distribuer dans la ville, jusqu'au jour où Piarron de Chamousset (1717-1773), un philanthrope, eut l'idée de créer en 1760 à Paris une petite poste, c'est-à-dire un service de collecte et de distribution du courrier urbain.

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Le facteur de ville était né.
À Paris, 200 facteurs agitaient leur claquoir pour avertir de leur passage et assuraient 3 distributions par jour.
Constatant les profits que Chamousset tirait de la petite poste, la ferme agrégea l'invention de son initiateur à la grande poste en 1780.
À la Révolution, la ferme est supprimée, les postes sont mises en régie et administrées directement par l'État.
Vers 1840, avec l’apparition des premiers trains, le courrier sera transporté par wagon postal.
Ce mode de transport est plus rapide et plus sûr.
Les maisons commencent à être numérotées.
Le timbre-poste qui sert à payer le courrier fait son apparition.
Il y a très longtemps, c’était le destinataire qui devait payer pour recevoir la lettre que le facteur lui apportait personnellement.
Le prix du courrier dépendait, comme aujourd’hui, du poids et de la taille de la lettre, mais aussi de la distance qu’elle avait parcourue.
Il arrivait quelquefois que le destinataire ne puisse ou ne veuille pas payer.
Sir Rowland Hill voulait améliorer le système depuis longtemps déjà.
Lors d’un voyage en Ecosse, il vit une jeune fille refusant une lettre de son amoureux parce qu’elle ne pouvait soi-disant pas la payer.

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Mais en fait, sans ouvrir la lettre, elle savait où elle pouvait rencontrer son amoureux, car il avait dessiné le lieu sur l’enveloppe.
“Astucieux”, pensa Sir Rowland !
Mais il ne trouvait pas cela très honnête.
C’est comme ça qu’il inventa le timbre-poste.
Depuis 1900, pour être plus rapide et plus efficace, le courrier est distribué par trains, par avions, par bateaux….
Aujourd’hui, la technologie a bien évolué et l'emploi de SMS, messages via les réseaux sociaux fait partie de notre quotidien, mais le facteur continue encore sa tournée en camionnette, à vélomoteur ou à bicyclette et rarement à pied.
Il fait la levée des boîtes aux lettres et emporte le courrier vers la poste centrale où il sera trié selon les destinations.
Tout le monde aime le facteur qui apporte les nouvelles (sauf pour les mauvaises nouvelles, factures et impôts) !

1 février 2023

«Grâce aux prisonniers !».

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À la Restauration (1814 – 1852), les familles des victimes vendéennes de la Révolution reçurent le droit d'honorer leurs morts.

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Le roi Louis XVIII (17 novembre 1755 -16 septembre 1824) autorisa l'édification d'un monument funéraire au général Charles Melchior Artus de Bonchamps (10 mai 1760 - 18 octobre 1793).
En octobre 1793, les blancs, vaincus devant Cholet, rejoignent Saint-Florent-le-Viel avec 5000 prisonniers républicains.
Lors de la bataille de Cholet (17 octobre 1793), le général vendéen a reçu une balle dans le dos et est transporté agonisant dans le village.

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Depuis son lit de mort, il ordonne qu'on fît grâce aux prisonniers républicains retenus dans l'église de Saint-Florent-le-Vieil.

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La charité, la bonté, la générosité n'étant pas les valeurs de leur république, les soldats républicains reçurent la consigne de ne jamais parler de cet épisode et furent contraints de reprendre les armes contre ceux qui les avaient graciés.

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Le père du petit Pierre-Jean David, (Pierre-Louis David, ébéniste) engagé volontaire dans l'armée de la République, était parmi les graciés.

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Pierre-Jean David (républicain et franc-maçon), devenu sculpteur, immortalise le général Charles de Bonchamps, royaliste et très chrétien, dans le marbre en signe de gratitude qui sera déposé et inauguré en 1825 dans l'abbatiale de St-Florent-le-Vieil.

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Marquée par le néoclassicisme du début du 19ᵉ siècle (nu antique) et par les codes du portrait historique du siècle précédent (attributs militaires), l'œuvre de David d'Angers (12 mars 1788 - 5 janvier 1856) est très symbolique dans son appel à la clémence.
Il est toujours accompagné de la légende :

"Grâce aux prisonniers !".

On remarque le contraste entre le marbre noir du tombeau et blanc de la statue.
Finement décoré, festons (Guirlande de feuillage sculpté ou peint) de lauriers et de cyprès.
On retrouve aussi trois noms évocateurs de la vie du héros.

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THOUARS, V-MAI (Prise d'assaut par les Vendéens de la ville Thouars le 5 mai 1793).

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TORFOU, XIX-SEPTEMBRE (défaite des Républicains commandés par Kléber le 19 septembre 1793).

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SAINT-FLORENT, XVII-OCTOBRE (bataille de Cholet, le 17 octobre 1793 et retraite vers Saint-Florent le Vieil – Épisode de "La Virée de Galerne).

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Deux bas-reliefs. À droite, représentant la "France" et à gauche, la "religion".

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Le premier exemplaire de la "Religion" s'est brisé pendant le transport et est appliqué sur le mur.
Sur le tombeau, on remarque un blason.

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Ce sont les armoiries de la famille d'Artus de Bonchamps.
Depuis le XIIIe siècle, les seigneurs de Bonchamps rendant hommage au roi avaient pour armes ce blason.
Un aveu (Charte délivrée par le vassal à son seigneur, attestant sa prestation de foi et d'hommage et l'acquisition de son fief) mentionne que Guillaume de Bonchamps se rendit à Saumur en 1312 pour son fief de Pierrefitte situé dans la paroisse de Berthegon.

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La "Couronne de Marquis" et "Gueules" à deux triangles vidés d’or entrelacés en forme d'étoile.
La figure représente l'Étoile de David, encore appelée le Sceau de Salomon.
Pour les Juifs, les six branches du Sceau de Salomon représentent les six jours de la création du monde et le point central est le 7ᵉ jour où Dieu se reposa.

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Pour les Chrétiens, les six branches du Sceau de Salomon peuvent symboliser deux fois la Trinité.

Le triangle pointe en haut, représente le bien (le paradis) et l'autre pointe vers le bas représente le mal (l'enfer).

20 février 2023

La poubelle et la gestion des déchets.

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Pendant la préhistoire, il n'y avait pas de problèmes de gestion des déchets.
Avant les premières civilisations "modernes", nos ancêtres préhistoriques vivaient en harmonie avec la nature et ne produisaient que des déchets alimentaires.
Les restes de nourriture étaient jetés à l’endroit même où ils mangeaient et la nature en assurait la décomposition.
Pendant l'Antiquité, les immondices prirent une telle importance que des mesures s'imposaient.
À cette époque, on invente les latrines, les égouts et les décharges publiques en des lieux isolés.
À Athènes et Rome, ce sont les esclaves qui se chargent de l'éloignement des détritus.

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À Rome : installation de toilettes publiques ainsi que de fosses en dehors de la ville où les habitants déposent leurs ordures et les restes d'animaux sacrifiés.
À la fin de l'Empire Romain, de nouvelles cités voient le jour en oubliant parfois les bienfaits des différentes décharges.
Les rues sont en terre battue, souvent boueuses suite aux pluies fréquentes.
Au Moyen Âge, la rue est une véritable décharge publique.
Les villes sont envahies par la présence des déchets et, aussi, leur odeur.
Ordures ménagères, sang des abattoirs, contenu des pots de chambre, tout est jeté dans la rue ou/et rivières et envahissent les villes, répandant de graves épidémies.

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À l'époque, on pense que ce sont les odeurs qui sont les responsables des épidémies.
On ne sait pas encore que les bactéries prolifèrent dans les déchets.
Avant de jeter ses déchets par la fenêtre, il est obligatoire de crier "Gare à l’eau" trois fois !
En 1185, le roi Philippe II Auguste (1165-1223) prend des mesures et il ordonne le pavage dans les rues, l'aménagement de canaux ainsi qu'un fossé central pour l'écoulement des eaux et interdit de jeter les ordures par les fenêtres.
Au XIIIe siècle, création de règlements avec obligation de paver les rues, nettoyer une fois par semaine devant sa maison et ne pas laisser traîner les ordures et les déchets.
Mais les épidémies sont nombreuses et dévastatrices, car les gens ne respectent pas toujours les règlements.

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Les bactéries présentent dans les ordures créent des épidémies telles que la peste noire (1346 à 1353) qui fait 25 millions de morts en Europe.
En 1348, une ordonnance du prévôt de Paris prononce pour la première fois des amendes contre le défaut de nettoiement.
Louis XII (1462-1515) décide, en 1506, que la royauté se chargera du ramassage des ordures et de leur évacuation moyennant une taxe, la " taxe des boues et des lanternes".
Cette taxe sera abandonnée suite à l'hostilité générale.
Au 16ᵉ siècle, les médecins obtiennent par ordonnance que l'on munisse chaque maison d'une fosse à déchets.
Vers 1531, la cohabitation avec les cochons, les volailles, les lapins est également interdite.
Au XVIIe siècle (1601-1700), un nouveau métier est créé : celui de chiffonnier.
Les déchets leur sont amenés dans des voitures tirées par des chevaux.
Les chiffonniers récupèrent tous les matériaux afin de ne laisser que les matières organiques avec lesquelles on fera du compost.

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Ce sont les premiers recycleurs.
Sous Louis XIV (1638-1715), la situation commence à s'améliorer parce que la police taxe lourdement les gens qui ne respectent pas la loi !
En 1799, une ordonnance de police impose aux propriétaires et locataires parisiens de balayer chaque jour devant leur logis.
Au XIXe siècle (1801-1900), c'est le début d'une réelle gestion des déchets.
À Paris, dès 1864, à l'annonce d'une corne, les habitants devaient sortir leurs ordures dans des seaux que ramassaient les balayeurs... mais les résultats n'étaient pas très probants.
En 1883, les découvertes de Pasteur (1822-1895) se révèlent décisives dans l'histoire de l'hygiène.
Les découvertes de la science sur le danger des bactéries rendent les gens sensibles à l'importance d'une meilleure hygiène et on crée des réseaux d'eau potable et d'égouts.
La même année, Eugène Poubelle (1831-1907) arrive sur la scène politique parisienne et prend les fonctions de préfet de la Seine.

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En 1884, Eugène Poubelle , par arrêté, impose à tous les Parisiens d'utiliser un récipient (boîtes à ordures) pour mettre leurs déchets, au lieu de les jeter dans la rue comme auparavant.
Au début, personne n'aima ce changement et pour se moquer du préfet, on appela ce récipient une "poubelle" (du nom du préfet).
Les Parisiens ont pour obligation de disposer de trois récipients : un pour les matières putrescibles, un pour les papiers et chiffons et le troisième pour le verre et la faïence ou les coquilles d'huîtres.
C’est presque le début de la collecte sélective !
Il aura fallu patienter près d'un siècle entre l'invention de la poubelle et la mise en place d'une véritable collecte et de lieux de stockage des déchets.
De nos jours, 15 juillet 1975 : première grande loi-cadre française sur la gestion des déchets promulguée.
Elle instaure l'obligation pour chaque commune de collecter et d'éliminer les déchets des ménages.

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Au Puy du Fou, trier les déchets est une obligation légale et le Parc s'y attelle avec ferveur puisque sa déchetterie emploie une quinzaine de personnes !
De nombreuses poubelles sont réparties dans tout le parc avec un effort notable.
Par exemple, l'apparition d'une poubelle pour le compost, en plus de celles pour le recyclage.
Dans le cadre de sa démarche environnementale, le Puy du Fou s'engage aussi à respecter les exigences légales et réglementaires.
Elle s'appuie sur 5 grands principes :
- Gérer nos déchets en améliorant la part de déchets valorisés.
- Gérer notre consommation d'énergie en utilisant des nouveaux équipements plus économes en énergie,
- Préserver la ressource en eau en maîtrisant notre consommation d'eau potable avec des nouveaux équipements plus performants, mais aussi en assurant un traitement optimal de nos rejets d'eaux usées.
- Protéger la biodiversité via des programmes internes sur le parc, mais aussi via des programmes de conservation nationaux et internationaux des espèces sauvages et de leurs habitats.
- Sensibiliser les visiteurs et les employés à la préservation du patrimoine naturel.

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Depuis 2022, les équipes du Puy du Fou s’engagent dans la réduction de l’utilisation du plastique !
Tous les verres en RPET ont été remplacés par des ecocups sur l’ensemble de nos restaurants de vente à emporter.
Basé sur un système de consigne, et en lien avec les engagements du Puy du Fou pour l’environnement et la réduction des déchets, cela représente 500 000 gobelets en moins sur une saison.

18 janvier 2023

Le Lièvre et la Tortue

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Rien ne sert de courir ; il faut partir à point :
Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage.
Gageons, dit celle-ci, que vous n'atteindrez point
Si tôt que moi ce but.
Si tôt ? Êtes-vous sage ?
Repartit l'Animal léger :
Ma Commère, il vous faut purger
Avec quatre grains d'ellébore.
Sage ou non, je parie encore.
Ainsi fut fait : et de tous deux
On mit près du but les enjeux :
Savoir quoi, ce n'est pas l'affaire,
Ni de quel juge l'on convint.

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Notre Lièvre n'avait que quatre pas à faire,
J'entends de ceux qu'il fait lorsque prêt d'être atteint,
Il s'éloigne des Chiens, les renvoie aux calendes,
Et leur fait arpenter les landes.
Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,
Pour dormir, et pour écouter
D'où vient le vent, il laisse la tortue
Aller son train de Sénateur.
Elle part, elle s'évertue,
Elle se hâte avec lenteur.

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Lui cependant méprise une telle victoire,
Tient la gageure à peu de gloire,
Croit qu'il y va de son honneur
De partir tard.
Il broute, il se repose,
Il s'amuse à toute autre chose
Qu'à la gageure. À la fin, quand il vit
Que l'autre touchait presque au bout de la carrière.  
Il partit comme un trait ; mais les élans qu'il fit
Furent vains : la Tortue arriva la première.
"Eh bien, lui cria-t-elle, avais-je pas raison ?
De quoi vous sert votre vitesse ?
Moi l'emporter ! Et que serait-ce
Si vous portiez une maison ?"

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La Morale de la Fable : 

Jean de La Fontaine écrit la fable "Le Lièvre et la Tortue" en 1668.
La moralité se situe dès le début de la fable, "Rien ne sert de courir ; il faut partir à point." 
Il est inutile de se précipiter quand il est trop tard, il vaut mieux commencer à l'heure pour mieux s'appliquer et prendre son temps.
Une trop grande confiance en soi peut également se révéler néfaste. 
Il ne faut jamais sous-estimer son adversaire et, de surcroît, se montrer trop prétentieux. 
La lenteur, si elle est accompagnée par la persévérance, il vaut mieux que l'agilité soutenue par la présomption.

15 mars 2023

Médiéval..., tu as bien dit MÉDIÉVAL ?

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"Mais oui, Messire Claude, c'est notre fier Moyen Âge qui refleurit à présent".

*****
"C'est ma foi vrai... Mais l'on m'apprit jadis, dès mon plus jeune âge, que lentement les choses se font, puis très vite se défont et parfois se refont avec le temps, sinon pareillement, du moins habilement."
*****
"Que nenni... Point ici, nous sommes au Bas Poitou, vous savez, le pays de notre bonne fée MELUSINE et de notre vieil Enchanteur MERLIN...
Quand ils le veulent, ces deux-là, tout leur paraît facile et le temps ne compte plus !

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Tenez ... regardez là-bas à travers les branches de châtaignier, à 2 pas, il y a un vrai castel ancien en sommeil depuis 500 ans.
Tout juste sorti de l'oubli par des gaillards passionnés, il étale ses vestiges, ruines encore fumantes, incendiées par l'Anglais au XVᵉ siècle.
C'était jadis un repaire de rapines... un repaire de ripailles...
C'est devenu depuis peu, grâce à la Mère Mélusine et à Merlin le Magicien, un repaire de rapaces !

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Vous les voyez tournoyer là-haut, ces aigles, ces faucons, ces vautours cherchant les courants ascendants, comme pour admirer ou surveiller de plus haut cet étonnant petit village si ancien et si nouveau.
Eh bien oui, Messire Claude, ce vrai-faux village médiéval est de même époque et a connu la même histoire que le vieux castel d'à côté.
Et je m'en vais vous la conter.

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"Il était une fois un modeste pâturé, nichée au creux d'un vallon, près d'un petit bois : Le Bois de l'Etang.
Cette pâture, d'aussi longtemps qu'on s'en souvienne, était connue sous le vocable : L'Ouche de la Fontaine, à cause d'une petite source jaillissante, constamment active qui alimentait une ou deux pièces d'eau en contrebas.
Plus tard, au VIème siècle, on découvrit que cette source avait des propriétés miraculeuses.
Elle guérissait les aveugles et les lépreux.
On attribua ce phénomène à Sainte-Radegonde, servante des Pauvres.
Sa renommée fut telle, que de partout, on vint implorer la Sainte, et que dès le VIIe siècle, on y bâtit un premier lieu de culte qui devint ensuite la Chapelle du Village.

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C'est ainsi que ce village que vous avez sous les yeux, mon bon Messire, s'est construit petit à petit auprès de sa Chapelle, à partir du XIe siècle, et ce, jusqu'au XVe siècle.
Nous avons dû le fortifier, comme vous voyez, car il fallait se protéger des voleurs, des hordes de pillards, des bandes de brigands, ainsi que des Anglais qui sillonnaient la contrée et convoitaient notre Source Miraculeuse en même temps que la foule de pèlerins qu'elle attirait.

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Cent fois, nous avons repoussé leurs attaques, à l'abri de nos hautes murailles, qui portent encore inscrites en elles, ineffaçables, les meurtrissures béantes des assauts répétés !
Et à chaque fois, il a fallu déblayer, rabibocher, colmater les brèches et reconstruire.
Ce village, empreint de sueur et de sang, est à la mesure de notre courage et de nos épreuves et du grand talent de nos artisans.
Regardez cette énorme muraille...

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Elle date du XIIe siècle, du temps de RENAUD du Puy du Fou, le premier du nom.
C'est lui qui nous a enseigné l'art de la fortification.

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Il nous a appris à ménager une entrée fortifiée en édifiant la porte nord, dite de "FONTBEL", du nom de la petite fontaine toute proche,

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qui capte une source ancienne bien utile aux besoins des villageois.

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De cette époque, il ne reste plus qu'une seule maison, la plus ancienne du village, celle de l'émailleuse.
Au XIIIe siècle, du temps de notre Saint Roi Louis le Neuvième, et de son frère Alphonse qui dirigeait alors notre Poitou, ayant un peu de répit, nous avons fait quelques travaux :

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Ouverture d'une seconde entrée à l'ouest, avec la porte dite du PLESSIS, du nom de la palissade en défense avancée.

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Positionnement d'une herse à treuil à la porte nord.

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La construction de la maison à trois arcades, dont il ne reste que le rez-de-chaussée, pour le Sculpteur sur Bois. 

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Construction d'une auberge (la Taverne) pour les pèlerins et les voyageurs.
Au XIVe siècle, alors là, ce fut l'épouvante, avec une guerre qui a duré cent ans !
Nous étions toujours sur la brèche, malgré le PONT-LEVIS à contrepoids que nous avions installé à ce moment-là et qui nous a été bien utile.
Mais à la fin du siècle, presque tout était en ruines et nous comptions les survivants.
Au XVe siècle, enfin, mon bon Seigneur, le soleil a recommencé à luire pour nous.

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Le début fut un peu mouvementé, cependant malgré de nouvelles fortifications que nous avions installées en haut de la porte du PLESSIS (MACHICOULIS), nous avons eu encore quelques destructions...

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Néanmoins, nous avons refait peu à peu tous les étages de nos maisons en pans de bois, en particulier celle du Tonnelier (au-dessus du Sculpteur sur Bois) avec sa couverture en bardeau et sa girouette à tête de dragon.

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Il a fallu rebâtir entièrement les maisons de l'Enlumineuse et de la Portraitiste, ainsi que l'atelier du Maître Verrier.

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Nous avons rajouté une Halle Marchande à la Taverne,

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installé un atelier pour le Tailleur de Pierres à la porte du nord,

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reconstruit l'Estaminet adossé au rempart avec donnant sur la rue ses poutres sculptées dont nous sommes si fiers.

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Enfin, tout en haut du village, nous avons pu abriter le vieux Four Banal où chaque famille, à tour de rôle, vient cuire son pain.

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Voilà, Monseigneur, toute notre aventure dont notre village porte les traces.

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Ah ! J'allais oublier notre petit joyau, LA CHAPELLE. Mais je vous la conterai bientôt.

5 mars 2023

Nouveauté 2023 au Puy du Fou.

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"Le Mime et l'Étoile".
Ce spectacle, préparé par les équipes créatives du Puy du Fou depuis plus de trois ans, est créé dans un lieu spécialement dessiné et construit au cœur du parc et sera située à côté du Théâtre des Géants, à proximité du Bourg Bérard (anciennement Bourg 1900).
Cette nouvelle salle de spectacle aura l’aspect d’un ancien bâtiment industriel de 1900 sur le thème du cinéma et sera intitulée Le "Cinématographe".
Vous pourrez revivre les premiers pas du cinéma.
Un thème inédit pour le parc en suivant un tournage de film.

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A travers ce spectacle, une nouvelle fois grandiose et une scène dynamique, les arts du cirque et du mime y seront également à l’honneur.
Les spectateurs revivront les premiers pas du cinéma en assistant au tournage en noir et blanc du réalisateur, nommé Félix, qui est convaincu que seul un amour sincère et réciproque pourra rendre à ses personnages leur voix et la vraie couleur de leur visage.

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À la vue des réalisations du Puy du Fou, nous ne pouvons que nous attendre à un spectacle grandiose.
Les talents artistiques et techniques du Puy du Fou sont actuellement en pleine ébullition pour donner naissance à cette nouvelle création extraordinairement ambitieuse.
 

Nous sommes en 1914.
Le réalisateur rêve de donner la couleur et le son au cinéma.
Il est convaincu que seule une histoire d’amour permettra ce prodige. 
Il faut pour cela que des personnages se rencontrent. 
Il y a un mime nomade, issu du monde du cirque et une étoile montante du cinéma. 
Pour que cette rencontre ait lieu, il faut qu’ils soient tous les deux dans l’œilleton de la caméra et que leur amour soit sincère et réciproque.
Alors, le cinéma pourra devenir parlant et coloré.
C’est en tout cas la conviction du réalisateur. 

 

19 mai 2023

La chapelle néo-gothique du Mont des Alouettes

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Aujourd’hui, on peut y voir trois moulins et une chapelle néo-gothique en granit de Mortagne.
Le 18 septembre 1823, en pèlerinage avec 15.000 Vendéens au Mont des Alouettes (haut lieu des Guerres de Vendée) et pour commémorer le sacrifice des soldats vendéens qui se sont battus pour "Dieu et le Roi" et pour "perpétuer le souvenir d’une époque à jamais mémorable", la Duchesse d’Angoulême / Marie-Thérèse de France (1778-1851) fille de Louis XVI (1754-1793), décida et financera la construction d’une chapelle en ce lieu afin de perpétuer le souvenir d’une époque à jamais mémorable : les Guerres de Vendée.

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La première pierre fut posée solennellement le 18 septembre 1825 et bénie par Monseigneur René-François Soyer (1767-1845), évêque de Luçon, en présence des généraux Charles Sapinaud de La Rairie (1760-1829) et Auguste du Vergier de La Rochejacquelein (1784-1868).

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À partir de plans établis par M. MACQUET, architecte parisien, les sieurs ROBERT et DUNY, entrepreneurs, commencèrent les travaux.
Le 5 juillet 1828, la Duchesse de Berry (1798-1870), belle-fille de Charles X (1757-1836), vint visiter le chantier et se recueillir dans la chapelle et décora sur le mont des Alouettes de nombreux soldats vendéens.
En 1830, avec la monarchie de Juillet très hostile aux Vendéens, les travaux s’arrêtent avec la chute de Charles X et par manque d’argent.
Seul le gros œuvre est réalisé.
En 1839, le Préfet de la Vendée envisage la démolition du monument qui ne devra son salut qu’à l’habileté du Juge de Paix de Mortagne, lequel fit remarquer que la démolition coûterait plus cher que la récupération des matériaux.

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La chapelle va donc rester à l’abandon, ouverte à tous les vents, pendant plus de 130 ans.
Le comte de BERMOND (1855-1928), maire des Herbiers, s’en rend acquéreur le 21 juin 1922.
À la mort de la comtesse Antoinette de BERMOND le 1ᵉʳ août 1945, la chapelle revient au principal héritier, le diocèse de Luçon.
En 1962, Monseigneur CAZAUX (1897-1975), évêque de Luçon, charge le Souvenir Vendéen de restaurer et d’achever la chapelle.
Et c’est avec la silhouette que nous lui connaissons aujourd’hui que la chapelle, enfin terminée, sera bénie le 28 avril 1968, par Monseigneur PATY (1916-2004), évêque de Luçon.

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Bâti dans le style néogothique, c’est un édifice très sobre, éclairé par des vitraux modernes portant armoiries des trois provinces insurgées (la Bretagne, l’Anjou et de la Vendée au centre).
Les vitraux sont l’œuvre de Gabriel Loire, le maître verrier qui les créa de 1964 à 1967 pour cette chapelle fantôme dominant le bocage vendéen.
L’architecture est minimaliste, de couleur uniformément grise.
Le bâtiment est construit pour être favorable au recueillement, à la paix et au pardon.

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Deux portes impressionnantes et imposantes ornent le bâtiment de chaque côté.
La toiture primitive, pour laquelle il avait fallu 90.000 tuiles "écaille" et 10 kg 500 de clous pour les fixer, étant trop exposée au vent, n’a pas tenu.
En 1931, on placera une toiture plus légère, en zinc, avec la même inclinaison de charpente.
En 1963, on remplacera la couverture en zinc par une couverture en cuivre rouge, plus légère, ce qui va permettre de relever la charpente presque jusqu’en haut du pinacle.
La chapelle présentera ainsi des proportions plus harmonieuses.

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L’autel, lui, sera consacré le 12 juillet 1968 par le chanoine Marcel RETAILLEAU, vicaire général, délégué par l’évêque de Luçon.
Le portail à deux ventaux est surmonté d’un linteau de granit avec l’inscription : "1793 - LA VENDEE FIDELE".
Le 23 août 1973, un orage violent s’abattit sur le mont des Alouettes et la foudre tomba sur la chapelle, occasionnant quelques dégâts, en particulier avec la chute de la croix métallique qui a dû attirer la foudre.
Le 30 septembre 1975, a eu lieu une cérémonie civile, après réparation des dégâts et repose d’une croix de granit, aux frais du Souvenir Vendéen.

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En 1920, pour la clôture d’une mission, on érigea un calvaire près de la route, sur un socle établi avec les débris de plusieurs moulins.
Édifiée grâce aux dons de la fille de Louis XVI en 1823, elle ne fut finalement terminée qu’en 1968.
Cette chapelle, qui est le deuxième lieu le plus visité du canton des Herbiers après le Puy du Fou, concentre à elle seule tout ce que la Vendée représente : l’audace, la tradition, l’espoir, l’Histoire.

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En 1993, une croix en l’honneur de Louis XVI sera érigée, 200 ans après sa mort, près de la chapelle.
Une terre sur laquelle vit "Un Peuple de Géants", a dit Napoléon.
Elle est une petite partie de cette "Douce France" où l’on aime se ressourcer.

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17 janvier 2025

Réverbère *

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Un réverbère ou lampadaire extérieur est un dispositif d'éclairage public placé en périphérie des voies de circulation publiques qui s'allume le soir.
Dans la mythologie grecque, les Lampades (en grec : Λαμπάδες) sont des nymphes chthoniennes des Enfers.
Elles accompagnent la déesse Hécate.
Elles sont associées aux Mystères d'Éleusis.
Leurs noms sont à l'origine du mot « lampadaire », les "Lampades" portaient en effet des torches lumineuses.

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Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, les rues des villes se changent en coupe-gorge la nuit venue, les ordonnances successives imposant aux riverains de suspendre des « lanternes et chandelles ardentes » demeurant inappliquées.
Peu éclairantes, d'une faible autonomie, celles dont les commis allumeurs rechignent à s'occuper sont remplacées par les célèbres réverbères en 1769.

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12 septembre 2025

La camomille

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La plante est originaire des régions de la façade atlantique de l’Europe et d’Afrique du Nord.
Les bienfaits de la camomille sont connus depuis des millénaires.
Historiquement, les Égyptiens utilisaient la camomille pour traiter la fièvre et l’insolation.
Les Égyptiens auraient embaumé Ramsès II avec de l’huile essentielle de camomille.
Les Grecs puis les Romains auraient également à leur tour adopté cette variété de plantes qui s’était répandue en Europe.
Les Anglo-saxons la considéraient même comme l’une des 7 plantes sacrées et consommaient ses feuilles vertes crues comme antimigraineux.
Elle a ensuite été introduite en Europe de l’Est, en Australie et en Nouvelle-Zélande.
Elle fait aujourd’hui partie intégrante de la pharmacopée de 26 pays et entre dans la composition de très nombreuses préparations pharmaceutiques en Europe.
Son nom scientifique est Chamaemelum nobile, Anthemis nobilis et appartient à la famille des Astéracées ou Composées (plantes potagères, mais aussi des plantes d’ornement).
Cette plante vivace mesure entre 10 et 30 cm de haut.
Cette plante aromatique rustique et peu exigeante se cultive aussi bien en pots qu’en pleine terre (massifs, bordures, rocailles…).

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Les fleurs sont de couleurs jaune et blanc, érigées en solitaire, au bout d’une tige.
Ses feuilles sont finement divisées en lobes courts et étroits et ressemblent à de petites marguerites dégageant un parfum très agréable.
Elle fleurit de juin à septembre.
La camomille, est l’une des plantes les plus vendues au monde et elle est connue pour être consommée sous forme de tisane.
Mais son huile essentielle, obtenue par distillation à la vapeur d’eau des fleurs, a aussi des propriétés reconnues et efficaces.
Il existe plusieurs espèces de Camomille, entre autres, la Camomille Romaine (ou camomille noble) et la Camomille Matricaire (ou Camomille allemande).
En règle générale, lorsque l’on parle de camomille, c’est de la première qu’il s’agit "la Camomille Romaine".
Si la Camomille Matricaire dont on extrait de l’huile essentielle est très utile pour traiter des affections cutanées comme des rougeurs et des démangeaisons, elle comporte davantage d’effets indésirables et est contre-indiquée sur la durée aux personnes ayant des traitements médicaux, notamment des anticoagulants.

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Mais revenons à la Camomille Romaine et ses propriétés.
La consommation de camomille n’est a priori pas dangereuse, mais les personnes ayant des allergies à d’autres plantes de la famille des Astéracées et les personnes asthmatiques devraient l’éviter.
La camomille n’a pas son pareil pour calmer les irritations cutanées, de même que les piqûres d’insectes et de végétaux, l’eczéma ou encore les coups de soleil et les brûlures grâce à ses propriétés apaisantes, anti-inflammatoires et cicatrisantes.
On lui approprie d’autres vertus pour :
Amélioration du sommeil
Contrôle du taux de glucose dans le sang
Amélioration de la santé cardiaque
Fait baisser la tension artérielle et le taux de cholestérol
Peut être utilisée pour soulager les maux de dos, les rhumatismes
Problèmes digestifs (ulcères, acidité, nausées et vomissements, gastro-entérite, colique du nourrisson).
Refroidissements, troubles du sommeil, nervosité, rhume des foins, allergie.
Prévention de certains cancers.
Anti-oxydantes (usage interne)
Favorise la sécrétion de bile par le foie
Calme les douleurs menstruelles
Augmentant la fluidité du sang.
Action d’antidépresseur.
Ouvre l’appétit.
Antinévralgique ; problèmes ophtalmiques (conjonctivites et blessures) ; vulnéraire. (Usage externe)
Baisser la fièvre
Diminue les insomnies, les maux dorsaux et les symptômes d’indigestion.
Les nausées, les brûlures d’estomac, ou les règles douloureuses et l’anxiété.
Le traitement des aphtes et des ulcérations de la bouche pour apaiser les maux de dents chez les enfants.
Elle est également utilisée traditionnellement comme colorant naturel des cheveux pour offrir une teinte blonde
Aide les femmes à devenir enceinte rapidement.

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Pour sentir les bienfaits de la camomille, prendre deux à trois tasses par jour, en cures de 3 semaines par mois.
La camomille est susceptible d’entraîner des réactions allergiques, notamment une rhinite allergique. Des vertiges, des nausées et des vomissements sont parfois observés en cas de surdosage.
Cette plante est contre-indiquée aux femmes enceintes.
Pour votre sécurité, n’oubliez pas de demander conseils à votre médecin en cas de doute ou si vous prenez des médicaments.

5 juillet 2023

Les Abeilles de Childéric

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En entrant sur le parcours du "Premier Royaume", l’aventure commence par la représentation de la tombe de Childéric 1er.
Une pierre tombale, un bouclier, une armure, deux totems décorés d'abeilles.
À la découverte du trésor, de nombreuses pièces d’or furent retrouvées dans sa tombe au XVIIᵉ siècle dont 300 abeilles (ou cigales ?) qui ornaient son manteau.
Il subsiste aujourd’hui du trésor de belles gravures qui en ont été dressées lors de sa découverte, et quelques fac-similés que les Habsbourg avaient fait fabriquer.
Certaines publications évoquent des cigales, mais vite écartées, car la cigale étant un insecte spécifiquement méditerranéen, elle n’est pas présente voir inconnue dans la région.

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Sur les 300 abeilles initiales, il semblerait que déjà en 1665, il n’en restait plus que 27.
Aujourd’hui, seuls deux exemplaires peuvent témoigner de la richesse de Childéric.
Les Abeilles de Childéric Iᵉʳ sont avec la tête et le thorax en or, et les ailes sont incrustées de grenats, et au revers, une attache.
La pierre de Grenat est issue du latin "malum granatum" signifiant "pomme à grains, grenade" pour sa couleur rouge-brun et du latin "granum" signifiant "grain" pour sa forme.
Sur le plan psychologique, la pierre grenat a de nombreuses propriétés, apportant ainsi joie et force de vivre, énergie, courage, force motrice et assurance.
On lui associe la puissance de la volonté, une meilleure confiance en soi, et le succès.
La pierre grenat est ainsi une pierre d’ancrage forte.
Mais pourquoi des abeilles ?

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En héraldique, les abeilles sont un symbole d’immortalité et de résurrection suite à leurs métamorphoses, de grandeur d’âme et de sagesse et de sociabilité grâce à l’organisation sans faille de la ruche et à leur caractère laborieux.
Ce fut aussi une référence à l’Antiquité et à Virgile qui voyait un modèle social parfait pour l’Homme.
Symbole royal en Chaldée (région antique de Mésopotamie, située entre les cours inférieurs de l’Euphrate et du Tigre), les abeilles étaient aussi identifiées au pouvoir du roi de la Basse Égypte dans l’Égypte ancienne, représentant le peuple qui obéit à son roi.
Riche de symboles, l’abeille a toujours été associée à la royauté et au divin, peut-être en raison du miel qui sort d’elle et est considéré comme doux, nutritif et agréable.
Durant les premiers siècles de notre ère, les grandes migrations barbares, forcées par Rome et les Huns, ont redessiné les frontières et transformé, parfois radicalement, le destin des habitants.
Childéric aurait emprunté, lors de son séjour en Thuringe, une coutume adoptée par les Thuringiens soumis aux Huns.

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Considérées comme le plus ancien emblème des souverains de France, dont les Mérovingiens, et souhaitant rompre avec la monarchie de l’Ancien Régime, l’Empereur s’est vu conseiller de nouveaux symboles représentatifs de son pouvoir et de la royauté et Napoléon fit alors broder 1500 abeilles de Childéric sur son manteau impérial, rattachant ainsi symboliquement sa dynastie naissante aux origines de la France.
Les abeilles furent ainsi présentes sur le célèbre manteau de velours pourpre que l’Empereur portait lors de son couronnement, mais aussi sur les tentures de son palais, ainsi que sur celles des tribunaux et administrations impériales.
L’insecte est ainsi devenu emblème de l’Empire avec l’aigle et remplaça la fleur de lys.

25 août 2023

L’art gothique

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L’art gothique (période 12ème - 15ème siècle) a succédé à l’art roman (période 950 - 1130).
Des innovations architecturales (la voûte sur croisée d’ogive et l’arc brisé) ont permis de révolutionner les édifices.
L’objectif de cette architecture était de gagner en lumière, en finesse et en hauteur.
Les vitraux sont très présents dans ces grandes ouvertures et apportent de la couleur.

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On distingue quatre phases chronologiques :

  1. Le gothique de transition, juste après le roman, 1130-1230.
  2. Le gothique de base, 13ᵉ siècle, calqué sur le modèle de Chartres.
  3. Le gothique rayonnant, 14ᵉ siècle.
  4. Le gothique flamboyant, 15ᵉ siècle.

La plupart des édifices ont en fait subi ces diverses influences, car leur construction s'est souvent étendue sur plusieurs siècles.

19 mai 2010

la quintaine *

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Terme employé au Moyen Âge.
La quintaine est un mannequin destiné à entraîner les chevaliers.
Ce mannequin est composé d'un pieu (planté dans le sol) et d'un écu accroché sur le haut.
Pour transformer cet entraînement en divertissement, on accroche un bras articulé sur le dessus du pieu.
Sur ce bras articulé pend une lourde masse accrochée à une chaîne.
Le chevalier, sur son destrier, doit toucher l'écu au galop.
Le bras articulé tourne et la masse doit être esquivée par l'effacement du chevalier qui se couche sur l'encolure du cheval. Les moins vifs peuvent aussi parer le coup avec leur propre bouclier. S'il manque la cible... rien ne se passe, hormis les clameurs désapprobatrices de la foule.

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20 septembre 2019

Aux Editions Beaufort.

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Au coeur de la Guerre de Vendée - Paul Bridier - A paraître en septembre 2019.
C’est bien plus qu’un château, c’est comme une personne.
Le voilà sur le seuil, prêt à tous les outrages.
Du haut de sa superbe, il semble déjà dire : l’incendie passera, mais la vie reviendra.
Furieux, comme excités par la joyeuse noblesse du Puy du Fou, château aimé de tous au milieu des campagnes, les Républicains mettent le feu partout où ils le peuvent.
En quelques heures, il se transforme en une immense fournaise creusée par un torrent de flammes.
Très vite, le feu atteint les étages puis le toit.

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Navire incandescent tout en haut du Bocage, il attire de sa lumière, comme un panache, toutes les colonnes des environs.
On n’abdique pas l’honneur d’être une cible. Laissant là leur besogne dans les villages alentour, les voilà qui convergent. Chacune d’elle veut y laisser la trace de son passage.
En quelques heures, le château n’est plus qu’un amas de ruines, un reste de quelques pierres mutilées, enseveli dans le silence.
Seuls demeurent quelques vieux arbres et des chemins creux, témoins silencieux et qui gardent en eux le secret pour les générations à venir.
Sommet des hêtres.
Sommet de l’être.
Oh Puy du Fou, sans sépulcre et sans portrait, tu savais que le tombeau des héros est le cœur des vivants.

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"Inutile sans doute, en ce mémorial, de donner la parole aux bourreaux.
Laissons même leurs noms s’ensevelir dans l’oubli. Ils auront leur jugement, aussi tranchant que la lame de leur baïonnette.
Inutile de citer les mères que l’on éventre, les prêtres qu’on écartèle, les familles que l’on exécute.
Inutile sans doute aussi de donner la parole aux pauvres survivants.
Il n’y en a pas eu.
En enfermant ce 28 février 1794 les rescapés du village dans la petite chapelle, les Bleus viennent d’inventer la solution finale.
Oradour, Auschwitz, l’Archipel du goulag... quelques lieux seulement peuvent nous raconter ce que l’œil ne peut voir ni l’âme soutenir.
Non, laissons la parole aux murs de la chapelle.
Les registres paroissiaux ont permis de garder, comme on garde un trésor, les noms des 109 enfants des Lucs-sur-Boulogne de moins de 7 ans, massacrés par les troupes républicaines, le 28 février 1794."

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Bonchamps est là, étendu lui aussi sur un matelas de fortune qui s’imbibe de son sang.
C’est l’heure de la Passion.
Les officiers, à genoux, et pour certains en pleurs, le veillent.
La blessure ne laisse aucune espérance, chacun le sait. Mais d’abord Bonchamps lui-même, paisible, tranquille sur son lit de douleur, et qui laisse apparaître un sourire irradiant et mystérieux comme celui de l’ange de Reims.
Les souvenirs voyagent dans sa mémoire : il se rappelle les Indes où il combattit aux côtés de Suffren, il se souvient de ses assauts menés en stratège hors pair et en général valeureux, il revoit ses frères d’armes, amis ou ennemis, mais indistinctement soldats.
Dans ce qui lui reste de force et de souffle, il formule une dernière demande :
Il faut laisser la vie aux prisonniers,
"Soldats chrétiens, souvenez-vous de votre Dieu : royalistes, souvenez-vous de votre roi :
Grâce ! Grâce aux prisonniers ! Je le veux, je l’ordonne ".

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Les Éditions Beaufort vous proposent de soutenir la sortie du livre en commandant votre exemplaire avec un bulletin de souscription.

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6 octobre 2023

La table au Moyen-âge. *

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Il est coutume, au Moyen Âge, de manger copieusement deux fois par jour.

Au lever, entre 6h et 8h selon les saisons, avec le "disjejunium" (rupture du jeûne nocturne) constitué d'un morceau de fromage et d'un verre de vin.
Rarement de l'eau, car les puits et sources d'eau étaient soumis aux caprices du temps et pouvaient provoquer des coliques et flux de ventre.
Entre 11h et 13h, le "prandium", repas rapide se prenant après la première moitié du travail.
Entre 16h à 19h, la "cena" repas principal précoce afin de ne pas avoir recours aux chandelles.
Avant les repas, les convives étaient invités à se laver les doigts dans une sorte de rince-doigts et à s’y rincer la bouche.

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La table est constituée d'une planche montée sur tréteaux, que l'on dresse lorsqu'on en a besoin pour la retirer ensuite.
Une nappe, placée sur la table, était recouverte d'une pièce de tissu pliée en deux, appelée "doublier", destinée à s'essuyer les mains et la bouche.

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On mange donc attablé, assis sur des tabourets ou des bancs.
L'utilisation du banc lors les grands festins aristocratiques a d'ailleurs donné le verbe "banqueter".
Au centre de cette table, une grande coupe sur pied où se trouve le plat principal.

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Les céréales sont la base de l'alimentation, le plus souvent sous forme de pain.
La ration de pain se situe entre 500 g et un kilo par jour et par personne.
Les viandes, poissons, légumes, fruits, graisses et fromages ne forment que l'accompagnement du pain.

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Le chou en particulier, mais aussi, carottes, poireaux, navets, épinards, panais et les légumes secs (pois chiches, fèves, lentilles).

Au fil des siècles, on verra arriver l'ail, les oignons, le cresson, les laitues, les artichauts, les concombres, les épinards, les asperges...

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Dans les villes, des marchands ambulants vendent les légumes verts (épinards, poireaux ou choux) qui serviront à confectionner purée et soupe.
Les aliments ne sont pas posés sur des assiettes, mais sur des "tailloirs" ou "tranchoirs", larges et épaisses tranches de pain, qui absorbent le jus.

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Elle évoluera avec les temps en plaque de bois, de métal ou d'or.
Les gens mangent avec leurs doigts.
Le couteau est le principal couvert que l'on utilise pour manger.
La cuillère, servant de louche, est réservée au service du plat central.

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La fourchette individuelle n'existe pas à cette époque (introduite sous Henri III).
C'est un grand ustensile à deux dents, utilisé pour servir les viandes ou piquer des fruits à la fin du repas.
La nourriture est hachée (on a de mauvaises dents) et très épicée (elle se conserve mal).
Les carafes, pour l'eau et pour le vin, et différentes sortes de cruches et de pichets, sont utilisées dans chaque maison.

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Le vin est sur toutes les tables.
La teneur en alcool ne dépasse pas 7 à 10 degrés.
Le volume consommé est de un à trois litres par jour et par personne, femmes et moines compris.
La bière est attestée dès le XIIIe siècle.
L'écuelle, la coupe ou gobelet n'était pas d'usage individuel et les partager était le symbole d’une grande convivialité.
Les jours de fête, la table est généralement recouverte d'une nappe blanche.

11 octobre 2023

La roue *

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La roue (pièce mécanique de forme circulaire tournant autour d'un axe passant par son centre) est inventée dans le monde sumérien, au sud de la Mésopotamie, entre le Tigre et l'Euphrate, probablement vers 3500 avant notre ère et a changé le quotidien des agriculteurs et artisans de l’époque.
Quoi de plus simple et de plus génial qu'une roue ?
Avant cette invention, les Sumériens se servaient de rondins qu’ils faisaient rouler au sol pour déplacer les charges importantes.
Les plus anciennes roues connues sont des disques pleins formés d'un seul bloc en pierre ou en bois.
Elles évoluent ensuite, à la fin du IIIe millénaire, vers des roues pleines constituées de trois pièces assemblées entrent-elles.

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Les roues à rayons apparaissent vers 2000 avant notre ère, allégeant le véhicule tout en renforçant la roue.
Quoi qu'il en soit, l'histoire des origines de la roue est encore mal connue.
Mais, la roue est peut-être l'une des plus belles inventions de l'Homme.
Il est communément admis que cette idée est révolutionnaire comme l'invention de l'écriture.
Cependant, l'invention de la roue pourrait être un peu plus ancienne encore.
Elle se situerait plutôt du côté des sites lacustres du pourtour alpin.
Une petite figurine en terre cuite datant d'environ 4.000 avant J.-C. et représentant un chariot a en effet été retrouvée en Ukraine.
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Mais qui a pu bien l'inventer ?

Cette question divise les experts.
Le nord-est de l’Europe, les régions alpines, le sud-est de l’Europe et le Proche-Orient se disputent le titre, mais sont pour le moment à égalité.
Mais, il se peut qu’il existe plusieurs vainqueurs dans cette compétition... même dans la mythologie.
En effet, la roue est aussi très présente dans les différentes mythologies.
Par exemple, dans la mythologie romaine, elle est l'attribut de Fortuna, la déesse du hasard et de la chance.
En revanche, dans la mythologie grecque, la roue est associée à Némésis, la déesse de la juste colère.
Mais la roue est aussi associée au supplice dans la mythologie grecque, lorsque Zeus condamne Ixion (un Lapithe) à un châtiment éternel.
En effet, il précipita Ixion dans le Tartare, en l'attachant avec des serpents à une roue enflammée qui tourne éternellement dans les airs.

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12 février 2024

La Vie à Bord

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À partir du XVIe siècle, la puissance des nations européennes ne se mesure plus sur terre, mais bien sur les flots.
La France et l’Angleterre vont rivaliser d’ingéniosité et d’efforts durant deux siècles pour créer des flottes à la hauteur de leurs ambitions, avec des navires toujours plus grands et des équipages rudes et déterminés.
Les hommes sont très nombreux sur les navires et l’espace de vie est réduit.

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Pour dormir, pas de lit disponible (sauf pour les officiers).
Le sommeil se trouve dans un hamac (aussi appelé branle au XVIIème siècle), disposé au-dessus des batteries de canons, dans les ponts inférieurs, mal ventilés, car le mauvais temps obligeait souvent à tenir les sabords fermés.
Les marins se balançaient au gré des roulis, permettant un meilleur sommeil, même en cas de mauvais temps.
Chaque marin est associé avec un autre pour le partage du hamac, selon le système de quart ou de grande bordée (0-4 h du matin, 4-8h du matin, 8h-midi, 12-16h, 16-20h, 20h-Minuit).

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Le matelot, harassé et trempé de pluie ou d’embruns, ne trouvait ni boissons chaudes ni braseros pour se sécher (La Pérouse et Cook s’en procureront plus tard).
Le marin devait se coucher tout habillé, faute de vêtements de rechange, bien qu’il possède un sac, comme le soldat, son paquetage, mais aucun règlement n’en déterminait encore la composition.

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Au bout des quatre heures de sommeil, il abandonnait à son successeur un hamac humide et malsain.
Les latrines (aussi appelées poulaines) ne sont qu’au nombre de deux pour tout l’équipage.
Situées à l’avant du navire, elles sont exposées aux éléments, qui se chargent de tout nettoyer.
Les vaisseaux sont de véritables nids à maladies, car l’hygiène y est quasi inexistante.

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Les déjections des animaux sont très difficiles à évacuer, tout comme leurs odeurs.
La promiscuité et l’humidité permanente aident également à la propagation des infections.
Se laver est impossible pour les matelots, l’eau douce étant rationnée.

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Il leur faut donc attendre une grosse pluie pour pouvoir faire un brin de toilette.
Ainsi, les maladies comme la variole, le typhus ou la dysenterie font des ravages dans les équipages.
Mais le cauchemar de la vieille marine reste le scorbut, provoqué par un manque de vitamines C dans la nourriture, les fruits ne pouvant être conservés.
La mortalité liée au scorbut maritime a été estimée à plus d’un million de victimes entre 1600 et 1800.
Pour le combattre, les Hollandais mangeaient de la choucroute.

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Les marins pouvaient aussi s’en protéger sans le savoir lorsqu’ils mangeaient les rats qui infestaient le navire, le foie du rat étant capable de produire de la vitamine C.
Des animaux vivants comme des vaches, des poules ou des moutons étaient embarqués sur les vaisseaux lors des longues campagnes, mais leurs produits ainsi que leur viande étaient réservés aux officiers.
Les matelots doivent se contenter d’une nourriture bien moins variée et nourrissante.

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La conservation des aliments étant très difficile à l’époque, surtout sur des vaisseaux, la base de leur alimentation consiste en un pain sec très dur appelé "biscuit de mer", à tremper dans du bouillon pour être consommé.
Sans grand goût, le biscuit est même souvent infesté de vers comme des teignes ou des charançons, il valait mieux alors éviter de penser à ce que l’on mangeait.
Du lard ou du bœuf salé pouvait être servi le dimanche afin d’améliorer un petit peu l’ordinaire.

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Même, les salaisons les mieux préparées finissaient par pourrir.
Outre le problème de conservation des aliments se pose celui de l’eau.
On ne puisait pas toujours aux sources les plus pures, parce qu’il en fallait des quantités énormes.
Stockée dans des barriques, celle-ci pourrissait très vite et devenait donc dangereuse à la consommation, ce qui entraînait de nombreuses maladies.

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Les progrès des sciences contribueront à fonder l’hygiène navale, dont l’efficacité fut démontrée bientôt par des expériences retentissantes.
L’influence exercée par la sensibilité que la littérature avait mise à la mode, tourna en un sentiment sincère chez beaucoup d’officiers de marine.

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26 février 2024

L'armée romaine

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L'équipement du légionnaire était composé d'une gourde et d'un sac en cuir, d'une pioche et d'une hache, de ses armes, de son armure ou de sa cote de maille, d'un bouclier, etc. 
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Durant l'Antiquité, l'armée romaine est hiérarchisée, c'est-à-dire qu'elle dispose d'une échelle de grades (sous-officiers, officiers subalternes et officiers supérieurs, généraux).
Sous-officiers et officiers subalternes ont commencé comme simples légionnaires.
Chaque centurie de l'armée romaine a des sous-officiers.
Généralement, ils sont chargés des services, comme l'instruction des recrues, le ravitaillement, les soins aux soldats, la technique du siège des villes et de l'emploi du matériel de guerre.

L'enseigne de la centurie est confiée à un sous-officier porte-enseigne.
Le sous-officier du grade le plus élevé est l'Optione, il y en a un par centurie. (optionne, port-enseignes, instructeurs, préposés aux subsistances, architectes, médecins).
Une partie des officiers supérieurs et les officiers généraux sont élus par le peuple.
L'armée romaine était composée de plusieurs légions.

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Celles-ci étaient dirigées par l'Empereur qui en était le général en chef et qui avait donc sous ses ordres toutes les forces militaires.
Selon les périodes, une légion comportait entre 4000 à 6000 hommes.
Chaque légion était commandée par des officiers supérieurs : les tribuns militaires, et les officiers subalternes et les centurions qui commandaient les centuries.
Chaque légion était composée de 10 cohortes divisées elles-mêmes en 3 manipules.
Le manipule était formé de 2 centuries.
Comme deux centuries sont groupées en manipule, le centurion de la première centurie commande le manipule en entier, alors que son collègue, le centurion de la deuxième centurie, ne commande sa centurie qu'en second et éventuellement remplace le premier centurion défaillant.

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Il y avait aussi 2 types de soldats: les immunes, soldats de 1ère classe exempts de corvée et les "munifices", soldats de 2ème classe astreints à la corvée.
Le légionnaire qui s'est distingué au combat accède à la première classe, ce qui le dispense des corvées.
Le légionnaire ne peut espérer dépasser le grade de centurion.
Il portait 35 kg de bagages.

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La cavalerie était à l'origine composée de riches prétoriens qui formaient une sorte d'aristocratie. Les Romains n'étaient pas de bons cavaliers et leur cavalerie fut donc surtout composée d'alliés engagés dans l'armée souvent après une défaite.
Au 1er  siècle av. J.-C., elle est supprimée et remplacée par des cavaliers mercenaires étrangers (Numides, Ibères, Gaulois, Parthes...).
La cavalerie était organisée en 2 régiments (alae : ailes) de 500 hommes commandés par des préfets.
Les régiments étaient divisés en turmes de 30 à 40 hommes commandées chacune par un décurion (chef de groupe)..

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Le char était attelé de 2 ou 4 chevaux.
Il servit durant les combats mais surtout lors des courses et des parades triomphales.
Le général vainqueur défilait dans Rome à la tête de ses troupes avec sur la tête une couronne de lauriers ou couronne triomphale.
La dolabre était à la fois un pic et une hache.
Elle servait aux travaux de construction des camps militaires et plus rarement comme arme.
Le lituus était une trompe d'airain ou de laiton de 1 m à 1,60 m surtout utilisée par la cavalerie.
Le vexillium était une enseigne représentant l'ensemble des légions.
Il était surmonté de l'emblème de Rome : l'Aigle Impérial.
Chaque légion avait néanmoins sa propre enseigne.
Ces différentes enseignes contribuaient souvent à guider les soldats vers la victoire.
Elles eurent une signification symbolique, militaire et religieuse.

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La gourde faisait partie du paquetage du légionnaire.
Le poignard (pugio) était une arme à double tranchant. 4 anneaux permettaient de fixer le fourreau du côté gauche de la ceinture.
Le glaive (gladius) était une arme à double tranchant utilisée surtout par l'infanterie tandis que l'épée (spatha), plus longue, était utilisée par la cavalerie.
La lance (hasta) était formée de 3 parties : la tête en bronze ou en fer, le bois en frêne et une pointe de métal au bout qui servait à la fixer dans le sol.

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La lance (pilum) était un lourd javelot de 2 mètres 50 qui était utilisé par les fantassins pour le combat à distance.
Il servait aussi à transpercer les boucliers ennemis.
Pour ne pas que l'arme soit retournée, les forgerons refroidissait brusquement la pointe de la lance dans l'eau et laissait refroidir le reste à l'air libre. 
De ce fait il y avait un point faible.
Et lorsque la lance avait été utilisée, la pointe se pliait la rendant inutilisable pour un second jet.

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Sous la République, les légions étaient constituées de soldats citoyens, qui quittaient leurs activités ordinaires pour défendre la cité et leurs biens propres.
Le choix des citoyens devant constituer les légions était confié aux dieux, par tirage au sort.
Chacune des classes devait fournir assez d'hommes pour constituer une centurie.
Les riches avaient plus de biens à défendre que les pauvres, et donc il était normal qu'ils les défendent eux-mêmes.
De plus, les soldats citoyens payaient eux-mêmes leur équipement.

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Les riches étaient donc mieux équipés que les pauvres.
Les conditions de vie étaient difficiles.
Les soldats se déplaçaient à pied avec tout leur équipement.
À la fin du 2ème siècle av. J.-C., les campagnes militaires étant plus longues et plus lointaines, les consuls levaient des troupes parmi les paysans pauvres et leur versaient une solde.

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Ce fut la fin de l'armée des soldats citoyens.
La tunique (subarmalis) était une sorte de justaucorps à la manière d'une jupe matelassée faite de laine que les militaires romains portaient sous l'armure à bandelettes de métal parfois coupantes pour protéger leur peau et leur vêtement.
Elle s'arrêtait à mi-cuisse et tenait aussi le légionnaire au chaud.
L'armure (lorica segmentata) était formée de bandelettes de métal maintenues entre elles par des courroies.
D'autres types d'armures existaient aussi composées de petites plaquettes de formes diverses (lorica squamata)(sorte d'écailles).
Ils utilisaient aussi la cotte de mailles (lorica hamada).
Le bouclier (scutum) était en bois de forme semi-cylindrique et mesurait 1,20 m.
Au centre, le umbo, pièce métallique ronde qui contenait la poignée et protégeant la main et pouvait servir à repousser l'ennemi brutalement.

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Le casque de légionnaire était directement inspiré des couvre-chefs gaulois de la fin de l'indépendance.
Le casque (galeum) pour le casque de cuir et cassis pour le casque de métal étaient très équipés.
Ils disposaient d'oreillettes de chaque côté de la mâchoire.
Une palette disposée à l'arrière du casque servait à protéger la nuque.
Le casque de centurion : Le cimier était horizontal.
Le casque d’officier : Le cimier allait du front à la nuque.
Le casque de cavalier : Bombe gravée imitant une chevelure humaine, au couvre-nuque réduit, sans protection frontale, avec gardes-joues protégeant les oreilles.

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Le ceinturon/Cingulum de légionnaire : Courroie en cuir qui se portait par dessus l’armure et maintenait les lanières en cuir du tablier.
Des attaches étaient prévues pour fixer à droite le fourreau du glaive, et à gauche celui du poignard.
Le ceinturon de centurion était orné de plaques décoratives.
Le ceinturon d’officier était richement décoré afin de montrer son statut.
Les motifs étaient réalisés en laiton.
Le tablier / Balteus était constitué d’un ensemble de sangles de cuir décorées de plaquettes de métal.
Il protégeait le bas-ventre et le bruit que faisaient les plaquettes en s’entrechoquant avait pour mission d’effrayer les ennemis.

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Les jambières : Durant toute l’Antiquité, les combattants ont cherché à protéger les parties vitales de leur corps, notamment les jambes, très exposées sous le bouclier.
Jambières simples, portées par les soldats.
Elles convenaient aussi bien à des militaires qu'à certains types de gladiateurs.
Jambières décorées, portées par tous les officiers, jusqu’aux centurions.
Si les jambières ont disparu au 1er siècle de notre ère, elles réapparurent progressivement aux 2ème et 3ème siècles.
Ces objets de défense se fixaient par des sangles fermées sur le mollet.
La galigae était une sandale de cuir portée par les légionnaires composée d'une semelle cloutée.
Elles étaient résistantes pour les longues marches.

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