Aujourd’hui, je vous propose une petite présentation de l’Orchestre Philharmonique de Prague. (Petit message personnel). Permettez-moi, Monsieur Boris Jedlicka, de vous remercier pour votre gentillesse lors de mon passage au Puy du Fou. (Fin message). L'Orchestre philharmonique de Prague est la réunion de deux orchestres connus sous les noms de Tschechische Symphoniker Prag et de l'orchestre national Film Symphonie Orchestrer Prag Barrandov.
L'arrivée de Boris Jedlicka, premier trompettiste et actuel Directeur chargé des tournées internationales depuis le début des années 2000, a profondément métamorphosé la structure ainsi que le potentiel musical de l'Orchestre philharmonique de Prague. L'Orchestre philharmonique de Prague est aussi connu au cinéma, sous le nom de The City of Prague Philharmonic Orchestra, pour ses enregistrements de musiques de film. Cette formation accompagne depuis 2006 le spectacle d'hiver au Puy du Fou (Vendée, France) : "Symphonie de Bethléem" et "Mystère de Noël" Il a aussi enregistré en direct dans le grand carrousel, la musique du spectacle "Mousquetaire de Richelieu", composée par Nick Glennie-Smith. L'Orchestre philharmonique de Prague compte environ cent cinquante membres, dont une centaine de permanents en raison d'activités importantes générées par les studios de cinéma Barrandov. En plus des musiques de films originales, l'orchestre participe à de nombreuses sessions réservées par des productions phonographiques internationales qui sont spécialisées dans les compilations thématiques dédiées à la musique de film. L'orchestre est composé de l'élite des musiciens professionnels tchèques, "Sa souplesse et sa faculté d'adaptation sont quasi uniques en Europe". Avec d'autres grandes formations françaises et étrangères, et de nombreux compositeurs, la musique de film trouve un point d'orgue en France depuis 2008.
À chaque pays sa superstition, car si la couleur verte est réputée maléfique en France, en Italie il s’agit du violet (assimilé à la mort), en Angleterre, du vert et du bleu et en Espagne du jaune et rouge.
La naissance de la peur du vert n’est pas clairement identifiée.
La première serait liée aux dispositifs d’éclairage de scène au XIXème siècle (chandelles et lampes à huile, lampe à l’oxyde de calcium dite "chaud vive") qui ne mettaient pas en valeur la couleur verte et qui donnaient aux acteurs un teint cadavérique ou diabolique.
C’est aussi la raison principale pour laquelle le bleu et le violet étaient à supprimer dans les pièces de théâtre, car la lumière rendait automatiquement ces couleurs noires et contribuait à une atmosphère lugubre.
Il semblerait aussi qu’avec ce genre de lumière, on ne voyait que peu les interprètes portant du vert sur scène.
Les Anglais avancent une autre explication, car à l’époque on jouait beaucoup à l’extérieur, sur des pelouses, dans la verdure, et là aussi, on distinguait mal les comédiens.
La deuxième raison serait que la teinture verte au XVIIIe siècle était à base d’arsenic.
Les costumes quotidiennement portés, quelquefois directement sur la peau, et dans des conditions difficiles telles que le trac, la chaleur, la sueur et les gesticulations des comédiens, auraient été source de nombreuses intoxications.
Ce phénomène serait dû à l’oxyde de cuivre traditionnellement utilisé dans la confection de la teinture verte.
À l’époque, on confectionnait la teinture verte avec le vert-de-gris, obtenu par l’oxydation de lamelles de cuivre avec du vinaigre, du citron ou de l’urine.
Quelle magnifique couleur, mais ce pigment était instable, corrosif… et surtout, constituait un poison extrêmement violent qui se libérait lentement dans le sang des comédiens, qui pouvaient mourir empoisonnés.
D’autre part, Molière (Jean-Baptiste Poquelin 1622-1673) serait mort sur scène habillé en vert pendant une représentation du "Malade imaginaire" le 17 février 1673, mais ce n’est qu’une légende, car l’auteur a réussi à achever sa pièce.
Mais le jour de son ultime représentation du "Malade Imaginaire", il aurait été habillé en vert.
Il est décédé quelques heures plus tard, dans son lit, probablement de la tuberculose qui le minait depuis des années.
Ce que l’on sait, c’est que le vert était la couleur préférée de Molière et se retrouvait dans de nombreux éléments décoratifs de son appartement.
Autrefois, les théâtres étaient verts à l’intérieur, mais à partir du 18ème siècle, ils ont été repeints en bleu puis en rouge.
On dit aussi qu’au Moyen Âge, lorsqu’on jouait la Passion du Christ, le personnage du traître Judas portait une tunique verte et qu’il arrivait, après le spectacle, que le pauvre comédien soit malmené par la foule en colère.
En Espagne, c’est le rouge, car un toréador ne devait pas voir cette couleur au moment de sa mort.
Les accessoires utilisés en théâtre pouvant être dangereux, le rouge était proscrit tout simplement pour pouvoir repérer les éventuelles blessures et était à proscrire sur les vêtements des comédiens.
Le jaune aussi était à proscrire parce que faute à Faustino Barajas qui, dans les années 30, a été tué à Madrid le jour où il arborait pour la première fois du jaune.
De plus, le jaune, l’intérieur de la cape du torero, devient son linceul s’il est encorné.
Cependant, le rouge fait partie du décor des cinémas et des théâtres, notamment concernant les sièges.
Aujourd’hui, on ne teint plus les textiles de cette manière et les comédiens portant des costumes verts ne risquent plus l’empoisonnement, mais certains comédiens refusent toujours de porter du vert sur scène.
Alors ces couleurs…. superstition propre à notre culture……. Ou pas !
Avec le développement du cinéma, le vert étant la couleur la plus éloignée de celle de la peau humaine, le fond vert est devenu l’outil le plus efficace pour effectuer des effets spéciaux.
Les silhouettes sont plus faciles à détourer et les incrustations sont plus précises.
Le cinéma a fait du vert son meilleur allié.
Enfin, si vous voulez vous faire bien voir d’une comédienne, évitez de lui offrir des œillets.
Au 19ᵉ siècle, quand un directeur de théâtre ne voulait pas renouveler un contrat, c’est la fleur qu’il envoyait dans la loge de l’actrice, tandis que les plus chanceuses recevaient des roses.
Lors de votre visite dans les entrailles du "Château Renaissance du Puy du Fou", vous passerez dans la crypte où des gisants reposent.
Deux gisants se tenant la main, nous interpellent et pour les passionnés d’histoire, nous font penser aux "Amoureux de Teruel", Isabel de Segura (1197-1217) et Diego Marcilla… les Roméo et Juliette du roman de William Shakespeare.
Mais qui sont les "Amoureux de Teruel" en Espagne ?
Il s’agit de la plus belle histoire jamais racontée d’un amour infini qui perdure depuis plus de 800 ans.
Les Amants de Teruel sont deux personnages légendaires, Diego de Marcilla et Isabel de Segura, morts en 1217.
Diego Marcilla et Isabella de Segura s’aimaient depuis l’enfance malgré la différence sociale des deux familles.
Isabel venait d’une famille riche alors que Diego venait d’une famille noble mais désargentée.
Malgré tout, le jeune homme décide de demander la permission d’épouser la jeune femme au père de cette dernière.
Mais le père ne veut pas que sa fille épouse quelqu’un sans avenir, lui préférant un autre jeune homme de meilleure famille nommé Azagra.
Certes, Diego est incontestablement noble, mais aussi le cadet de la famille et à l’époque, seul l’ainé recevait titres et fortune.
Cependant, le père de la jeune fille lui accorde un délai de cinq années pour qu’il puisse revenir riche et digne d’épouser son amour.
Diego déclare à Isabel qu’il est prêt à aller chercher fortune n’importe où pour se rendre digne du mariage, à condition qu’elle l’attende cinq ans.
Elle le lui promet.
À l’époque, la meilleure façon de s’enrichir était de partir à la guerre.
C’est ce que Diego décide de faire.
Il s’engage alors dans les troupes chrétiennes de Pedro II d’Aragon, en lutte contre les musulmans qui occupaient l’Espagne.
Il participe d’ailleurs à la célèbre bataille de Navas de Tolosa en 1212, l’une des batailles décisives de la Reconquête, que les chrétiens ont remportée sur les musulmans.
Pendant ce temps, Isabel est harcelée par son père pour prendre un mari.
Elle réussit à retarder les épousailles, au moyen de divers stratagèmes, tout en voulant honorer sa promesse d’attendre Diego durant les cinq ans.
Puis un jour, un soldat, de retour de la bataille de Muret (à quelques kilomètres de Toulouse), raconte avoir vu Diego mourir sous ses yeux en combattant les Maures aux côtés des Cathares.
Ce soldat, (les mauvaises langues parlent d’un soldat français) aurait apparemment été soudoyé par la famille Segura qui voulait marier sa fille au plus vite…
En 1217, à l’expiration des cinq années, Diego n’étant pas revenu, le père d’Isabella l’oblige à épouser Pedro de Azagra, fils du Seigneur d’Albarracin.
Au bout des cinq ans, riche et victorieux, Diego arrive à Teruel pressé de revoir et de demander la main de sa bien-aimée.
C’est alors qu’il apprend que le son des cloches, la musique et les cris de joie des villageois sont pour un mariage, celui d’Isabel de Segura avec Pedro de Azagra.
Diego ayant tenu sa promesse, fou de rage et de désespoir, se faufile dans la chambre du jeune couple et réveille Isabel en la suppliant de l’embrasser, comme dernière preuve d’amour car il était convaincu qu’il allait mourir de douleur.
Ce baiser qu’il avait tant désiré pendant les longues et dures années de batailles.
Bien qu’Isabella folle amoureuse de Diego, elle ne cède pas.
Étant à présent mariée et ne veut pas offenser son mari, le lui refusa car si Dieu ne voulait pas de leur union, alors elle ne pouvait même pas lui donner un baiser.
Juan la prie de nouveau, mais elle refuse encore et c’est là qu’il tombe au sol et meurt, à la grande surprise de la jeune mariée.
Les époux emmènent secrètement le corps dans la maison de leur père et celui-ci lui offre des funérailles solennelles dans l’église de San Pedro.
Le lendemain, Isabel, accablée par le chagrin d’avoir perdu son grand amour, rentre dans l’église San Pedro où se déroulent les funérailles de Diego, elle s’approche du corps de son bien-aimé, soulève le linceul, s’allonge sur son corps et l’embrasse intensément lui donnant le baiser qu’elle lui avait refusé de son vivant.
Lorsqu’une personne de l’assistance voulut la relever, elle ne put que constater que son cœur avait lâché à son tour et qu’elle aussi avait expiré dans cette suprême étreinte.
Et c’est alors que… les deux familles effondrées, réconciliées par le drame, et le mari d’Isabel pour un jour, Pedro de Azagra, au cœur noble, sont tellement touchés par cette histoire d’amour, qu’ils décident de les enterrer ensemble côte à côte pour qu’ils ne soient plus jamais séparés.
Et depuis lors, l’histoire les connaît comme les "Amoureux de Teruel".
En 1555, au cours de travaux réalisés sous la chapelle du cloître San Pedro à Teruel, furent retrouvés les corps momifiés d’un jeune homme et d’une jeune fille que la rumeur populaire attribua immédiatement à ceux de Diego et d’Isabella.
C’est ainsi que commença la Légende des Amants de Teruel.
En 1578, les corps furent transférés dans la chapelle des saints Côme et Damien.
Dès 1619, le notaire Yagüe de Salas et Juan Hernández font paraître un document intitulé "Histoire des Amants de Teruel" qui confirme une tradition orale et écrite antérieure, faisant référence à certains événements tragiques survenus en 1217, affirmant qu’Isabel avait vingt ans lorsqu’elle s’est mariée et est décédée.
L’auteur du document s’est sans doute inspiré d’une tradition antérieure, avec de nombreux éléments cohérents avec l’époque en termes de personnages et de familles, de situations dans leurs foyers et de dates d’événements ; les traditions et les récits se multiplient avec la découverte des momies attribuées aux amoureux.
En 1635, le dramaturge Tisso de Molina en fit une pièce de théâtre qui fut reprise en 1837 par Juan Hartzenbuch dans le goût romantique de son époque.
En 1889 Tomas Breton écrivit un opéra sur ce sujet.
1962, en France, Raymond Rouleau en fit un film et Edith Piaf une sublime chanson.
Isabel et Diego reposent dans un magnifique mausolée construit en 1955 par Juan de Ávalos y Taborda (1911 – 2006), rattaché à l’église de San Pedro où on les avait retrouvés.
Depuis 1578, des centaines de milliers de visiteurs du monde entier viennent leur rendre hommage chaque année.
Et pour célébrer le quatrième centenaire de la découverte des deux corps, le sculpteur Juan de Ávalos commença à travailler à des sculptures qui conservent encore la position poignante des corps retrouvés dont les mains ne se touchent jamais, comme symbole d’un amour inachevé.
Les gisants de Turuel sont en albâtres et placées sous une voûte peinte de rinceaux dorés et blancs sur fond noir, avec un lanternon en trompe-l’œil.
Les deux momies reposent dans les socles de marbre ajouré, soutenus par un ange de bronze pour Isabella et un lion pour Diego.
Le monde hispanophone connaît bien leur histoire grâce aux nombreuses sculptures, peintures et œuvres littéraires à leur sujet.
Tout le monde a probablement lu Roméo et Juliette de Shakespeare au lycée, mais peu connaissent la véritable histoire ayant servi d’inspiration à l’auteur.
Comme beaucoup de villes européennes, Teruel revendique être le berceau de l’histoire de ces amants.
Et si un jour, vous êtes de passage en Espagne, on vous jurera que Shakespeare a basé son histoire sur un couple habitant la ville.
Mais, les histoires d’amants, dans le sens premier d’amoureux, qui ne se retrouvent dans la mort sont fréquentes dans les traditions populaires :
La guerre civile de 1793 qui opposa le pouvoir républicain à "l’armée catholique et royale" de Vendée marque, de ses stigmates, toute la région. La violence des colonnes infernales de Turreau provoque une unité indéfectible autour de grands chefs vendéens célébrés par de nombreux monuments.
Il ne faut pas longtemps pour comprendre la nature de la violence des affrontements entre les Bleus, les Républicains et les Blancs, l’Armée catholique et royale. Ce conflit a fait, sur un territoire exigu, plusieurs centaines de milliers de victimes, vendéens et républicains confondus, comme en témoignent les monuments et calvaires des Lucs sur Boulogne, de Saint Sulpice le Verdon, Bouin, la Garnache, la Gaubretière…
La source de ces affrontements, cristallisée par le décret de la Convention du 24 février 1793, relatif à la levée de 300 000 soldats, est surtout conditionnée par plusieurs événements antérieurs : 1. la chute de la royauté le 10 août 1792, 2. l’échec du recrutement des volontaires nationaux, 3. la chasse aux fanatiques (prêtres réfractaires), 4. les nouveaux impôts d’Etat. C’est dans le marais breton que débute le premier soulèvement. Rapidement dispersées, des troupes désordonnées envahissent Challans, Pornic puis se rallient derrière le Chevalier Charette de la Contrie.
Face à une armée Républicaine désorganisée, les premières victoires de la "Grande Armée" vendéenne sont fulgurantes. Le 1er août 1793, la Convention adopte un décret visant la destruction totale du pays insurgé. Après l’échec douloureux de la "Virée", dite de "Galerne", la guerre des partisans s’achève avec la capture des chefs vendéens.
Le dernier d’entre eux, le Général Charette, est capturé près du site de la Chabotterie et conduit à Nantes pour y être jugé puis fusillé… Ainsi s’achève la Guerre de Vendée.
En 52 av. J.-C., les Gaulois sont définitivement vaincus par les légions de César… En quelques décennies, un monde nouveau apparaît, mêlant culture romaine et traditions gauloises.
Une civilisation originale naît : la civilisation gallo-romaine. Mais un petit retour en arrière s'impose pour comprendre cette histoire ! Vers 120 av. J.-C, les Romains avaient conquis le sud-est de la Gaule, entre Italie et Espagne : la Narbonnaise.
En 58 av. J.-C, le gouverneur de cette province s’appelle Jules César (-0100 à -0044) et son appétit de conquêtes est grand. Une occasion va lui permettre de satisfaire ses ambitions. Il est appelé à l’aide par un petit état gaulois des bords du Rhin, menacé par les Germains. Non content de repousser les envahisseurs, César profite de l’opportunité pour s’emparer des territoires de l’Est et puis, il pousse jusqu’à la Manche et l’Atlantique. En deux ans, il réussit à conquérir toute la Gaule… Toute ? Du moins, le croit-il, !!!. Les Gaulois ne supportent pas d’être traités en sujets. Une révolte éclate dans le Nord et le Nord-est.
Les Romains, pour la mater, brûlent, saccagent les villages, massacrent les habitants, les vendent comme esclaves. L’exaspération grandit et, en 52 av. J.·C, se déclenche une véritable guerre de libération. Les peuples de Gaule s’unissent sous la direction d’un chef arverne : Vercingétorix (-0082 à -0046). Le jeune guerrier emploie une nouvelle tactique. Il refuse le combat, harcèle l’ennemi lors de brèves escarmouches.
Il pratique aussi la "terre brûlée" pour que les légions ne puissent pas se ravitailler. Les Romains s’épuisent et ils échouent même devant Gergovie (au sud de Clermont-Ferrand), la capitale de Vercingétorix et doivent battre en retraite vers la Narbonnaise. Une bravade de quelques dizaines de cavaliers gaulois allait changer le cours des événements. Un jour, près de Dijon, de "jeunes fous" se lancent contre un camp ennemi. Ils sont repoussés, poursuivis et "piégés" dans la ville haute d’Alésia (Alise-Sainte-Reine).
Les légionnaires accomplissent un travail de "Romains" élevant deux lignes de fortifications. L’une face à la ville, l’autre face à l’extérieur. Assiégés et armées de secours s’y brisent. Ayant perdu tout espoir, Vercingétorix se sacrifie pour essayer de sauver ses compagnons. Il se livre à César qui, pendant six ans, le gardera prisonnier à Rome et le fera étrangler au soir de son triomphe. La chute d’Alésia marqua la fin de la guerre. Huit ans avaient suffi pour conquérir la Gaule.
Malgré les morts et les destructions perpétrées par les vainqueurs, les Gaulois vont accepter facilement la domination romaine et se "romaniser". Ils apprécient la paix, la fameuse "Pax Romana" qui va faire de la Narbonnaise, de la Belgique, de la Lyonnaise et de l’Aquitaine, les provinces les plus riches de l’Empire au 1er, et 2ème siècles. Comme dans tous les pays conquis, les Romains encouragent la construction de routes pour faciliter les échanges, et aussi pour que les légions puissent circuler vite et aisément, si jamais une révolte éclatait… Droites, protégées, balisées, bien entretenues, les "voies" sont jalonnées de relais pour se reposer et changer les chevaux.
(Musée de Xanten - Allemagne)
Des villes, bien organisées, aux plans réguliers, remplacent les anarchiques bourgades gauloises. Narbonne, Arles, Vienne, Nîmes, Béziers, Orange, Fréjus, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Autun, Lyon, la capitale des Gaules, peuvent rivaliser avec les plus belles villes italiennes. On construit des arènes dans lesquelles les citadins assistent à des courses de chars et des combats de gladiateurs.
(Musée de Xanten - Allemagne).
On élève des temples pour célébrer le culte impérial, des arcs de triomphe en l’honneur des généraux vainqueurs, des théâtres où se joue la tragédie. Des thermes permettent de se laver et de se détendre dans les différents bains : du froid au chaud, en passant par le tiède. On peut aussi y pratiquer le sport et la lecture. L’eau qui alimente les thermes et les habitations est amenée par des aqueducs, sans doute les plus belles constructions inspirées par les Romains.
En Gaule, le plus célèbre est le pont du Gard, avec ses 275 mètres de long et ses 49 mètres de haut. Il conduisait à Nîmes des eaux de sources captées près d’Uzès et permettait, à chacun des 50 000 habitants de la ville, de recevoir 40 litres d’eau par jour (que des égouts évacuaient après utilisation). Dans ces villes "modernes", les Gaulois vivent comme des Romains qui deviennent des "Gallo-romains" qui adoptent peu à peu la langue latine. Une langue latine souvent déformée, car elle est véhiculée par des soldats, des commerçants qui ne parlent pas forcément la langue de Cicéron (-0106 à -0043). De ce "bas-latin" naîtra la langue romane, première étape vers le français.
Si les "Gaulois des villes" changent et se romanisent, ceux "des champs" restent fidèles à leurs habitudes ancestrales, même s’ils travaillent dans des domaines agricoles, organisés à la "Romaine" : les "Villae", autrement dit les Villas "Gallo-Romaine".
Réalisé par le multiprimé Bruno Aveillan, "Éternels" plonge le téléspectateur dans une histoire captivante et émouvante à travers le temps au Puy du Fou. Intégralement tournée dans les décors authentiques du Puy du Fou et interprétée par les cascadeurs, cavaliers et artistes du Grand Parc, cette épopée à travers les siècles dresse un parallèle original avec l’expérience vécue par les visiteurs du Puy du Fou, voyageant d’une époque à l’autre au travers de spectacles à couper le souffle. Selon le Puy du Fou, le téléspectateur est embarqué pendant plusieurs minutes poignantes aux côtés de Louis, Poilu de la Première Guerre Mondiale, abandonné sur le champ de bataille, dans l’enfer de Verdun. Le jeune soldat regarde une dernière fois la photo de sa fiancée qui semble l’appeler à l’aide. Il s’engage alors, malgré lui, dans une odyssée à travers les siècles pour la retrouver.
Riche en bataille et en chevauchées, transporte un jeune poilu et sa compagne à travers le temps, les guerres et les paysages de l’histoire de France en mêlant sentiment et action spectaculaire. La bande originale du film, signée Nathan Stornetta, interprétée par le Prague Symphonic Ensemble, souligne avec émotion et profondeur l’épopée poignante de ce Poilu traversant les âges à la recherche de sa bien-aimée. Pour ce court-métrage, il aura fallu deux ans et demi de préparation. Le tournage a duré une semaine. 200 comédiens du Puy du Fou ont été mobilisés avec 600 costumes, 30 chevaux, deux tonnes d’artifices, 30 maquilleuses-costumières, deux drones et 60 heures de rushes.
Vous avez aimé "Éternels", le grand film publicitaire du Puy du Fou ? Découvrez maintenant en coulisses, l'envers du décors et les principaux acteurs qui ont contribué à sa réalisation.
Conçu sur une période allant du VIIIe au XIe s. (juste avant la Cité Médiévale), le Fort de l’An Mil est composé d’un donjon et d’un village fortifié. À cette époque la peste, la famine et la guerre sont les trois dangers qui guettent les populations.
Les chaumières groupées autour d’un point d’eau, entourées de palissades et d’un fossé rempli d’eau sont sous la protection du donjon et des tours de guet qui permettent de signaler une troupe au galop ou des pillards qui voudraient attaquer le village et s’emparer des récoltes.
Suite à la décadence de la société gallo-romaine et au pillage des barbares, il a fallu inventer un nouveau système de défense. Rassemblement autour d’un point d’eau, avec animaux, sous la protection d’une fortification.
C’est la mise en place de la féodalité avec un seigneur qui dépend lui-même d’un suzerain et la codification des droits et devoirs. Le donjon de la motte féodale est le symbole de la puissance du seigneur et sert de refuge pour les gardes.
Construit en bois d’une hauteur de 17 mètres, on peut observer des troncs de chêne de 9 mètres provenant de la forêt de Mervent.
Les courses de chars avaient lieu dans un cirque. Ces édifices sont de dimensions variables mais toujours de forme oblongue avec une piste centrale bordée de gradins. A l’origine, les cirques n’étaient qu’une vaste étendue plane autour de laquelle on élevait des gradins de bois provisoires, pour accueillir les spectateurs.
Petit à petit, ils furent pérennisés et construits en dur. A Rome, celui de Flaminius atteignait 400 m de long, celui de Gaius 180 m mais le plus ancien et le plus vaste était de Grand Cirque ou Cirque Maximus qui pouvait contenir 255 000 places assises et mesurait 621 m sur 118 m.
Les courses de chars commençaient très tôt et duraient toute la journée. Ces courses étaient précédées d'un défilé solennel (la pompa). En tête, sur un magnifique char, le magistrat qui donnait les jeux, vêtu d’une toge de pourpre et d’une tunique brodée de palmes. Un esclave, placé derrière lui, maintenait au-dessus de sa tête une couronne d’or. Il était entouré de jeunes romains à cheval ou à pied, selon qu’ils soient fils de chevaliers ou non. Puis venaient les cochers suivis de musiciens et de danseurs. Derrière marchaient les prêtres, précédés du cortège des statues des dieux, sur des chars ornés d’or et d’argent.
La course débute par le tirage au sort entre les 4 factions et sur les paris : Le rouge (Russata) pour l'été ou le feu ou l'opposition. Le blanc (Albata) pour l'hiver ou couleur du peuple. Le bleu (Veneta) pour l'automne ou couleur de l'aristocratie. Le vert (Prasina) pour le printemps ou couleur de l'Empereur.
Un empereur créa bien deux autres factions, la Pourpre et la Dorée, mais elles n'eurent qu'une existence éphémère. Les factions sont comme des clubs auxquels on appartient et dont on supporte les couleurs. De nombreux paris étaient faits sur chacune des écuries ou factions et déchaînaient une grande exaltation parmi le public au sein duquel s'échangeaient souvent insultes et coups. Le signal de départ de la course était donné par l'organisateur, en général un magistrat, qui jetait dans l'arène une étoffe blanche (la mappa).
Les chars devaient effectuer sept tours de piste, équivalant à une distance totale d'environ sept kilomètres et demi, et cela le plus rapidement possible. Tous les coups étaient permis. Les chars de droite pouvaient par exemple serrer au plus près les chars de gauche pour les faire s'écraser contre la spina. En général, la Russata se battait contre la Veneta et l'Albata contre la Prasina. Chaque équipe, en particulier celle des "bleus" et celle des "verts", avait leurs supporters (les fautores) et leurs couleurs correspondaient à des tendances politiques ou à des groupements sociaux.
Bien qu’ils fussent de basse extraction, souvent des esclaves, ils connaissent gloire et fortune. Ils sont payés et représentent les riches familles de propriétaires qui leur fournissent char et chevaux. Certains noms sont passés à la postérité en raison du nombre important de leurs victoires, vénérés par Rome qui les appelait "les miliarii" - ceux qui avaient gagné plus de 1000 fois "Scorpus" (1043 fois) "Pompéius Epaphroditus" (1467 fois), "Pompeius Musclosus" (3559 fois) et "Dioclès" (3000 victoires dans les courses de biges et 1462 dans les courses de quadriges).
Ils étaient vénérés et bénéficiaient de l’impunité complète. Leurs frasques leur étaient pardonnées et la police fermait les yeux lorsqu’ils étaient accusés de beuveries, tapages, larcins… Ils concouraient debout. Un couteau fixé à leur ceinture leur permettait, en cas d’accident, de se libérer des rênes auxquelles ils étaient attachés. Lors d'accidents, le char, dont la roue gauche avait heurté la meta, se disloquait complètement.
L'aurige était projeté dans les airs et retenu par les guides qui l'entraînaient sur le sol avec les conséquences que l'on peut deviner. La caisse de nombreux chars était le plus souvent en osier et en bois renforcé de pièces de cuir, ils étaient souples et très légers. Le plancher de la caisse était fait d'un treillis de lattes qui avait un rôle de suspension et les roues avaient plusieurs rais (rayons) qui étaient indépendantes de l'essieu.
"Monument historique", le Vieux Château médiéval domine le centre-ville et veille sur la Vendée. Un imposant donjon et une courtine flanquée de tours et contreforts surplombent le paysage. Les premières pierres datent du XIIe siècle.
Après avoir appartenu aux seigneurs de Pouzauges, le château entre dans la famille du puissant vicomte de Thouars représentant le Duc de Poitou et d'Aquitaine.
La dernière descendante, Catherine de Thouars, fut l'épouse de Gilles de Rais, seigneur de Tiffauges. Érigé en baronnie, le château servit de prison puis fut confisqué à la Révolution.
Aujourd'hui il ouvre ses portes et offre un panorama grandiose sur la Vendée.
Grâce à sa construction robuste et légère et à sa propulsion associant la rame à la voile carrée, le drakkar permet aux valeureux navigateurs du Nord de s'éloigner des côtes et d'entreprendre de longues traversées océaniques.
A son bord, les hommes du Nord vont entre le VIème et le VIIème siècle partir à la conquête du monde pour commercer ou semer l'épouvante chez les peuples d'Europe, d'Afrique du Nord, d'Asie et même d'Amérique. L'abondance du bois chêne et pin en Scandinavie et la possession d'instruments de fer variés favorisent une construction rapide.
Sur le chantier, le navire est soutenu par des poutres clouées à la quille. Les bordages sont montés "à clins", chaque planche débordant légèrement sur la planche précédente. Celles-ci sont ensuite calfatées avec des fibres végétales goudronnées. Cette technique originale permet d'obtenir une coque à la fois souple et très résistante.
Le luxe s'introduisit à Rome avec le retour de l'armée d'Asie. Par elles furent introduits lits à pieds de bronze, tapis précieux et autres étoffes, guéridons et consoles que l'on considérait comme la suprême élégance de l'ameublement.
C'est alors qu'apparurent les joueuses de cithare ou de sambuque, et les saltimbanques pour égayer les festins. Alors on consacra à la préparation des repas plus de soin et de dépense, à faire cas des cuisiniers, qui était les derniers des esclaves chez les vieux romains, et à tenir pour art ce qui avait été un vil métier.
TITE-LIVE (historien latin, 59 av. - 17 ap. J.-C.).
BLOCH (Alexandre) Né à Paris en 1860, mort à Paris en 1919. Elève de B. Lepage et de Gérôme. Récompensé aux Expositions Universelles de 1889 et 1900. Expose au Salon à plusieurs reprises, participe aux Salons Nantais. Huile sur toile, 1889 est d'une hauteur de 1,665m et une largeur 2,215m Au premier plan, un Vendéen creuse une fosse dans laquelle il va ensevelir le corps qui gît à ses côtés. Un groupe de paysans s'éloigne tandis qu'un homme, le chapeau à la main, jette un dernier regard avant de partir. Cet enterrement hâtif se déroule dans un paysage évoquant la lande bretonne. La scène fait référence à la mort d'Henri de La Rochejaquelein le 28 janvier 1794. Lors de son envoi au Salon de 1889, l'oeuvre était accompagnée d'un extrait de Crétineau - Joly : "A droite de la route de Nuaillé à Cholet, La Rochejaquelein en poursuivant un bleu, fut blessé mortellement d'une balle à la tête. Son corps fut transporté dans un champ écarté et précipitamment enseveli... Les Vendéens témoins de cette scène se retirent, gardent le plus profond silence sur une mort qui peut décourager tout le pays". ("Histoire de la Vendée militaire", t.II, p. 140). Si le paysage romantique de cette oeuvre n'est pas conforme à la réalité historique, le traitement de la scène révèle en revanche le profond désarroi des Vendéens qui viennent de perdre un de leurs meilleurs chefs.
OUTIN (Pierre) Né à Moulins en 1840, mort à Paris en 1899. Peintre de genre et de portraits. Aquarelle de 1889 est d'une hauteur de 0,73m et une largeur 0,56m Cette œuvre représente un chouan tenant son arme à la main. Elle constitue une étude de personnage en vue du tableau présenté au Salon de 1829 intitulé "Episode du débarquement de Quiberon" (actuellement conservé au musée de Moulins). En juin 1795, les émigrés d'Angleterre tentent de débarquer à Quiberon avec l'aide des Chouans. Mais grâce au général Hoche, les Républicains parviennent à bloquer les Royalistes dans la presqu'île et à engager une contre-attaque efficace. Aussi l'opération se transforme-t-elle rapidement en déroute totale. De plus, 750 hommes ayant participé à l'opération sont fusillés le mois suivant. Cet épisode fut décrit par Thiers dans son "Histoire de la Révolution Française" : "D'Hervilly qui bravait le feu avec le plus grand courage reçoit un biscaïen au milieu de la poitrine. Les premiers soins lui furent donnés par une anglaise Lady Harriet Diana W... qui l'accompagnait depuis Londres" (Correspondance particulière).
BENOIT-LEVY (Jules) Né à Paris en 1866. Elève des Arts Décoratifs de Boulanger, Doucet et de Jules Lefebvre à l'Ecole des Beaux-arts. Spécialisé dans les sujets militaires. Expose aux Salons de 1894, 1897, 1900. Plusieurs fois récompensé. Huile sur toile, 1895 est d'une hauteur de 2,18m et une largeur 3,05m. La signature et la date placées à gauche n'étant plus visibles lors de l'encadrement, elles ont été ultérieurement portées en bas à droite. La toile représente l'intérieur d'une église, dans laquelle se déroule une scène sans le moindre rapport avec le caractère de l'édifice. Un homme vêtu en paysan, presque vu de dos, fait face à quatre hommes en costume républicain rassemblés autour d'une table. Par sa position derrière le bureau, son chapeau et surtout son attitude hiératique, le personnage central contraste étonnamment avec l'homme auquel il s'adresse. Ce dernier, bras croisés et dont le chapeau gît à terre, adopte une attitude empreinte de noblesse. La scène se déroule sous la surveillance de deux gardes républicains, tandis qu'au fond de la nef, un autre paysan assis semble attendre. Le sujet traité fait référence à un événement précis, l'interrogatoire du prince de Talmont à Rennes le 2 janvier 1794. J. Benoît-Lévy s'est manifestement attaché à restituer l'authenticité de la scène, dans ses détails et dans l'atmosphère générale. En effet, lors de son exposition au Salon de 1895, cette oeuvre était accompagnée d'une légende : Lorsqu'il fut en présence du Gai Beaufort à la 1ère interrogation, après avoir jeté à terre son chapeau de paysan, il répondit avec fierté : "Oui, je suis le prince de Talmont, 68 combats avec les républicains ne m'ont jamais inspiré la moindre frayeur". Bien que le costume du prince soit davantage inspiré par la Bretagne que par la Vendée, il reflète la vérité historique. C'est en effet dans cette tenue vestimentaire que le prince de Talmont fut arrêté par les Républicains. Il aurait pu passer pour un modeste paysan s'il n'avait été reconnu par une fille d'auberge. Quant au personnage assis au fond de l'église, il s'agit probablement de l'un des deux compagnons du prince de Talmont cités dans le procès-verbal de l'interrogatoire, Richer de Caen et son domestique Madelin.
Ce monument de la guerre 1914-1918 fut élevé par souscription publique à la demande du Conseil Municipal présidé alors par le maire Ludovic TESSIER, le 25 juillet 1920.
Réalisé en granit, il représente la descente de la Croix du Christ dans les bras de sa mère.
A gauche, un poilu crie victoire, tenant dans sa main une Couronne de lauriers.
A droite, le COQ GAULOIS, en avant un canon pris à l'ennemi.
a) Une première question : Est-ce le lieu que donna son nom aux premiers seigneurs qui en furent propriétaires ? Ou ceux-ci imposèrent-ils le leur à la seigneurie ? Lorsqu'on se penche sur l'étymologie du Puy du Fou, on s'aperçoit qu'il s'agit bien là d'un nom de lieu. Le Puy désigne une élévation, un podium si on veut. C'est un nom devenu commun en France, qui serait de source latine, et que l'on retrouve dans toutes les régions plus ou moins accidentées.
Le mot "fou" qui y fut accolé prête à plus de fantaisie. Mais si l'on se rapporte à des auteurs comme Dauzat, on s'aperçoit qu'il s'agit de l'ancienne désignation du hêtre : "fagus", "fouteau". Fort de cette interprétation, on a admis généralement que le "Puy du Fou" désignait une élévation couverte de hêtres. Toutefois, dans cette région qui a vu s'élever des autels aux divinités païennes, le mont Malcus par exemple, et sans doute les Justices, on peut penser aussi à une déformation de "fonium" qui signifie "temple".
B) La deuxième question : La première partie du mot ne fait aucun doute, dans le Haut-Bocage et dans une partie de la frange des Deux-Sèvres. Les élévations portent toutes le nom de PUY que la déformation populaire au cours des siècles a transformé en PIED, ou en PIE. Dans un vieil acte de fondation trouvé dans le chartrier de ROCHETEMER en les HERBIERS, et datant du "lundi d'avant la Toussaint 1358", on trouve "Dame Catherine Dau Puy dau Fo". La dénomination moderne étant "Puy du Fou", en vieux français LE FOU désigne un hêtre. Sur cette colline pierreuse, se serait élevé un hêtre, qui par sa rareté, ses proportions, devait être considéré comme un arbre sacré.
Mais il ne faut pas oublier que dans la langue vulgaire, mélange de Français, de Latin et de Patois, et jusqu'au siècle dernier, LE PUY DU FOU se prononçait "PIED DAU FU". Le "FU" désigne le Feu, Feu Sacré, le Soleil, le premier dieu adoré par nos lointaines ancêtres. Ce soleil que chaque matin, les habitants voyaient se lever sur cette colline, où s'élèvera "LE VIEIL PUY DU FOU". Colline où devaient brûler les feux de l'ancienne Fête Gauloise, transformés par la Religion Catholique en les FEUX DE LA SAINT-JEAN. Alors, le PUY DU FOU, Colline du Soleil, Colline du Feu.
Chacun peut exposer son opinion sur le sujet, mais la question reste posée !
Le "SCENIBUS du PUY DU FOU" a été sans doute le projet de 1982 le plus étrange. Cette structure prototype avait été conçue par des ingénieurs de la SOVAM (Parthenay). Il s'agissait d'un camion impressionnant avec une apparence tout à fait étonnante. Il portait une structure dépliable (en 5 minutes) de 110 m² équivalente à une salle de cinéma ambulante pouvant accueillir jusqu'à 160 personnes.
C'est d'un besoin exprimé au pays des Alouettes qu'est né le Scénibus. Un certain nombre d'anciens du Pays des Alouettes ne pouvaient se déplacer pour participer à la grande fête du Puy du Fou.
Dès 1983, la mission du Scénibus était d'apporter à domicile un spectacle inédit, qui n'était pas un Puy du Fou en miniature, mais un spectacle à part entière, inédit et s'inscrivant parfaitement dans l'animation culturelle, commencée au Puy du Fou durant l'été 1978 !
Deux présentations furent montrées. 1. Un séries de diapositives sur "La Vendée d'hier et d'aujourd'hui". 2. La projection d'un film dont l'histoire présentée était celle de "Louis Grégoire et de la médaille de Réaumur".
Sur les traces de sa filiation Louis Grégoire, à partir de la médaille qu'il porte depuis sa naissance, rencontre son pays et ses ancêtres. Ce voyage à fleur de racines, nous entraîne au cœur profond de la Vendée. Les images se succèdent sur les chemins de traverse de la grande histoire. Louis Grégoire accroche lentement ses pas à ceux des témoins qu'il interroge. Du Moyen Age à nos jours, la médaille de Réaumur livre ses secrets. L'orphelin entrevoit l'image d'un père, blessé à mort par les balles allemandes, un 25 août 1944.
La base technique du spectacle reposait sur la quadriphonie, six sources sonores, 24 appareils diapositives, 14 spacioscopes, et trois barcovisions (ancêtres du vidéoprojecteur), et +/-1500 diapositives sur "La Vendée d'hier et d'aujourd'hui".. Le Scénibus finira ses représentations dès l'arrivée du "Parcours du Puy du Fou" en 1988, date à laquelle il est vendu à la ville de Strasbourg.
1. Catherine du Puy du Fou reçoit François 1er. La lumière du soir pénètre à flots dans la chambre. Par la fenêtre, Catherine contemple la paix fleurie du jardin, la terrasse rouge le long de l’étang… Dehors règne le printemps, son dernier printemps… Dans son âme, dans son corps, règne l’hiver… Son entourage a beau lui mentir, elle sait bien qu’elle vit les dernières saisons de son existence.
Avant que les portes de la "Nuit" ne se referment sur elle, elle feuillette une dernière fois le grand livre de ses Souvenirs. Elle revoit ce jour radieux de l’an de grâce 1527, où, toute jeune fille, elle épousa François II du Puy du Fou. Elle se rappelle son émotion, son angoisse même… Il lui fallait quitter la douceur rassurante d’un foyer, la protection affectueuse de parents attentifs pour s’en aller partager la vie d’un inconnu… Si vieux déjà… Il avait plus de trente ans… ! Elle sourit en évoquant ces puériles inquiétudes.
Comment avait-elle pu craindre François ? François, si attentionné… François, vingt ans d’une vie pleine et intense : des enfants, des voyages, un château, "son" château… des visites prestigieuses… Comme celle du "Roi François 1er revenant de Bayonne passer la nuit au Puy du Fou". Comme il est encore vivant devant ses yeux, le roi François… Un géant à la carrure imposante…
Un homme séduisant… Des yeux sombres et vifs, des mains admirables, un sourire à faire chavirer les cœurs. D’ailleurs, elle avait entendu dire que plus d’une belle avait cédé au charme de Sa Majesté… Mais elle était une épouse fidèle et ne pensait qu’à ses devoirs d’hôtesse. Elle voulait que le Roi se souvînt de sa visite au Puy du Fou, qu’il appréciât l’hospitalité de son ancien compagnon d’armes en Italie.
Catherine avait voulu fêter somptueusement la venue du roi François et de la reine Éléonore. Des jours et des jours de fébriles préparatifs ! Le château était décoré de fleurs, le sol était jonché de feuilles fraîches en signe de bienvenue. Dans la cour d’honneur, les oriflammes ornées de salamandres, claquaient au vent d’été. Soudain, entre une double haie de paysans qui manifestaient une joie exubérante, le carrosse royal s’était avancé, lentement tiré par six chevaux empanachés.
Catherine, trop émue, n’était plus elle-même. Comme dans un rêve, elle avait vu descendre le couple royal qu’elle avait salué… Le Roi qui la relevait, la complimentait sur sa jeunesse et sa beauté… Puis leurs Majestés avaient pénétré dans la grande Salle pour participer au festin, qu’en bonne maîtresse de maison, elle avait minutieusement ordonné.
Après que chacun se fut rafraîchi les mains dans un bassin d’eau parfumée, serviteurs et servantes avaient présenté aux yeux et aux estomacs émerveillés des convives : des pigeonneaux, des faisans, des poulets aux vinaigres, des lapereaux, des tourterelles, des pâtés de cailles…
Comme entremets, des Bohémiens avaient donné un combat de coqs… Spectacle que n’appréciait guère Catherine, mais que Sa Majesté prisait fort… Ensuite des ours avaient dansé… Puis le second service s’était avancé : des gâteaux découpés en fleurs de lys, des pains de Milan, des fromages, des tartes, des plats de gaufres, des confitures, des gelées, des dragées, des fruits… Le repas terminé, des joueurs de buccins et de flûtiaux avaient escorté toute l’assemblée vers l’étang où les équipages de deux barcasses s’étaient affrontés en une joute colorée.
Le Roi, visiblement enchanté, avait ri, avait applaudi à tout rompre, avait même invité Catherine et François à se rendre à Fontainebleau… Catherine ressent encore la joie et la fierté qui l’inondèrent en ce jour de juillet 1530… Mais elle se sent lasse, soudain… Il faut qu’elle laisse sa mémoire en repos…
Elle rouvrira son grand livre des Souvenirs… Plus tard… Beaucoup plus tard…
Il y a quelques années, il y avait un artisan "Potier" au Village 18ème. On recontre encore à quelques endroits des poteries sur le Grand Parc. La poterie provient principalement de deux régions, l'une asiatique, l'autre africain et date probablement vers 25.000 ans av. J.-C.
Voir transformer une motte d'argile en un quelconque récipient aux formes parfaites, en la faisant tourner tout simplement sur un plateau mû avec le pied, a un côté magique et surnaturel.
Les poteries jouaient un rôle important dans la vie quotidienne, notamment la vaisselle.
Beaucoup d'entre elles, comme les "diables" pour faire "grâler (faire rôtir, griller) les patates" n'étaient cuites qu'une fois (le biscuit), les "pots à mogettes" étaient vernissés à l'intérieur ainsi que les grosses jarres destinées à la conservation des aliments, beurre, légumes, viande de "goret" (porc), etc.
La vaisselle plus fine (assiettes, bols, plats, soupières) était presque toujours émaillée et finement décorée avant de subir une seconde cuisson. Fort nombreux, il y a peu encore, les potiers ont disparu peu à peu victimes du modernisme, du progrès et de la mécanisation. S'ils arrivent à subsister, ils ne le doivent qu'à la qualité de leurs créations et de leurs motifs décoratifs. Ils exercaient tous leur art en atelier, loin des grands centres.
Les voir travailler était un enchantement car tout paraît tellement facile ! Et pourtant ! Tout commençait avec une grosse poignée d'argile vigoureusement appliquée sur le plateau aussi près du centre que possible. Il lançait le tour avec son pied et il asperge l'argile d'eau.
Il l'entourait de ses mains en coupe et en presse fortement les bords tout en la laissant tourner entre ses paumes jusqu'à ce que l'excentricité de la rotation disparaisse. C'est le centrage de l'argile, peut-être la phase la plus difficile de la poterie. Si on n'arrivait pas à le faire on ne sera jamais potier.
L'artisan pouvait ensuite lui faire subir les traitements les plus divers. La façonner en cône élevé, la remettre à plat, creuser dedans avec ses doigts et même en faire autre chose qu'un objet rond en immobilisant le plateau.
La partie cuisson et décorations des objets est très importante. Les poteries sont cuites une première fois dans un four à la température de 1000° durant 8 d'heures, ce qui a pour effet de biscuiter l'argile.
La terre conserve alors toute sa porosité et peut être décorée et émaillée avant de subir une seconde cuisson à 1.000° qui durera environ près de 9 à 10 heures. Une compatibilité parfaite entre l'émail utilisé et le support est bien sûr nécessaire. Les poteries présentant le moindre défaut, épaisseur non constante en particulier ne résistent pas à ces deux cuissons successives.
Les fêtes avaient leur raison d'être. Rendez-vous religieux où s'effectuaient les échanges commerciaux. Contacts administratifs et sociaux. C'était aussi un moment de détente dans la vie rude de nos "Ancêtres". Ces assemblées s'appelaient parfois FRAIRIE, mais plus couramment "préveils" (Assemblées - Foires). Tous ces noms avaient une signification commune : FÊTE AU PAYS. Parmi les marchands forains, merciers, fouaciers, marchands d'échaudés ou de tortillons… On parle encore des échaudés (galette ronde et pleine, sorte de gâteau sec mêlé d'œufs et de beurre). Lorsque sa forme lui est donnée, on le plonge quelques instants dans, l'eau bouillante, d'où son NOM. La cuisson se fait à four très chaud. L'échaudé serait antérieur au XIIIe siècle et la "Vendée "en fournissait à tous les départements voisins. La FOUACE se confectionne encore. C'est un gâteau ou plutôt une galette de fleur de farine beurrée et sucrée (Les premières fouaces remontent au néolithique). C'était l'époque des migrations de journaliers, cherchant du travail saisonnier.
Après leur nomade solitude, ils aimaient le vin et les chansons. De mémoire populaire, ils passaient pour être gais, mais sans doute aussi cherchaient-ils ainsi l'oubli. Moissonneurs et valets se louaient lors de ces Assemblées. On s'y mariait même. Quant à la noblesse, dont on parle bien peu, elle existait cependant sous deux aspects. La Haute Noblesse, rare et partiellement attirée par la Cour, à Versailles. Et la Petite Noblesse, très nombreuse et souvent très pauvre qui vivait au Pays. Elle traînait à sa suite les valets du Pays les plus buveurs et les plus chanteurs, faisant même parfois les quatre cents coups. C'est la Fête au Pays, c'est la fête au Puy du Fou où cette année, nous chanterons tous, la chanson du Puy du Fou. Avec un air bien de chez nous, des paroles originales... où...
"Peut-être les enfants, seront-ils deviner, dans les humeurs du jour, et porté le vent, tout là-haut, la voix d’autre enfant, qui se souviennent et chantent en foulant, cette terre de géant et de genêt en fleur, cette terre de Vendée et de France".
Malgré l'allégresse des fêtes de Noël, nous vivions souvent les derniers jours de l'année dans une certaine mélancolie. Ces journées sombres, sans soleil, nous rendaient tristes. L'approche du Nouvel An n'allait-elle pas, en effet, nous rappeler une autre étape de notre vie ? Au gui, l'an neuf ! Cette plante venue des profondes forêts de chênes et que les druides coupaient religieusement.
Cette plante, à laquelle ils attachaient quelques vertus mystérieuses. Avait-elle le pouvoir d'apporter le bonheur désiré au cours de la nouvelle année ? Comme le voulait la coutume, la veille, on allait, avec autant de cérémonie, décorer la pièce principale de la maison. C'est là, au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre, qu'on attendrait sonner les douze coups de minuit.
Et jusqu'au matin, les veillées prolongées marqueraient le passage d'une année à l'autre. Je me souviens… dans tous les foyers, on s'empressait d'offrir les vœux à tous ceux qui vivaient sous le même toit. Les enfants, levés très tôt, ne perdaient pas de temps. C'est à qui aurait souhaité la bonne année le premier. On leur avait appris à réciter la formule traditionnelle.... "Bonne Année, Bonne Santé ! Le paradis à la fin de vos jours !".
Une grande sincérité se manifestait peut-être dans le mot à mot de certains petits enfants, mais les plus malicieux trouvaient leur plaisir à en modifier la fin. Ils savaient, que de toute façon, ils recevraient des étrennes, un sou ou quelques friandises ! Les heures des repas étaient très perturbées, car on voisinait beaucoup ce jour-là. Les femmes, heureuses de se rencontrer, prolongeaient leurs conversations en offrant la "petite goutte" ou la tasse de café.
Je revois encore ces allées et venues… On allait faire la tournée de tous les oncles et cousins. On n'hésitait pas à faire plusieurs kilomètres à pied pour aller voir la famille. Les hommes rentraient tard à la fin de la soirée après avoir discuté longuement dans les caves des voisins. Le lendemain, on reprenait le travail sans attendre les bonnes promesses de la veille.
Petites histoire du temps qui passe, colportées de métairie en métairie, vous avez nourri plus d'un cœur d'enfant ! Aux soirs de veillées, les bonne grand-mères et bons grand-père rapportaient une cargaison de rêves et on ne sait d'où ! Je me rappelle aussi de ce bon archange Saint-Michel dont Jacques le grand-père, né en 1895 me contait l'arrivée. Jeune écolier à Saint Michel Mont Mercure, j'entrais peut-être dans ma neuvième année. Depuis quelques jours, tous les yeux d'enfants guettaient de la cour de l'école, le remue-ménage au pied de l'église. Puis vint le moment où tous figèrent leur regard sur l'énorme tête de Saint-Michel qui s'envolait vers les cieux. Et ce fut le tour des ailes qui empruntèrent le même chemin dans l'ascension.
Mais l'une d'elles resta bloquée à mi-hauteur du clocher, crochetée dans la pierre. Elle restait là, se balançant sous l'effet du zéphyr. Affolés, les ouvriers ne pouvaient plus la libérer. Cependant, l'un d'eux, le père de l'abbé Rousseau prit l'initiative de se faire attacher, priant Saint-Michel de lui donner des ailes et sauta dans le vide la tête la première. Quelques instants plus tard, notre bonhomme remonta perché sur son aile. Ah ! Je me souviens aussi des grandes promenades du dimanche après-midi, où chaque fois grandissait toujours un peu plus un des géants de ce bocage, non loin de la demeure de "Prignon". Chaque fois, le pont de Barbin, nous apparaissait plus élancé, plus fort et s'y mêlant nos rêves d'enfants, accrochés à la vieille locomotive.
Et parfois, les rêves d'enfants se brisent, mais d'autres histoires viendront…. On raconte déjà qu'au pays du Puy du Fou, les soirs d'été une immense fête de couleurs, de musiciens, de beauté, de spiritualité ensorcelle chaque fois un peu plus les cœurs venus des quatre coins du monde. Ce sera pour notre grande lignée des enfants du pays du Puy du Fou, nourritures prometteuses, riches en souvenirs intérieurs et promesses pour d'autres grandes aventures.
Ces ruines sont l'ouvrage de l'homme, qui porte ses coups. Usant de sa liberté pour briser les statues, il a appris la haine aux pierres en leur donnant cette terrible silhouette d'une force tragique, comme pour se venger de lui-même.
Ces ruines sont l'ouvrage du "Temps". Elles n'effraient pas. Le "Temps", les dépouillant de leur aspect farouche, leur a donné des grâces féériques. La nature a travaillé auprès des ans. Elle a semé des fleurs dans les lézardes.
Sur les décombres, elle a fait le nid des oiseaux. Tous les jours, sans cesse, elle y remet la vie. Non, il n'y a rien autour de ces ruines qui ressemble à la haine.
Et l'amour, qui connaît tous les arts, l'amour qui, jadis en ces lieux, se fit architecte et sculpteur, aujourd'hui se fait admirateur du charme et de la pureté.
Les actes de l'époque féodale reflètent assez fidèlement la condition sociale des vassaux, des châtelains. Quelques-uns possèdent un petit château qui n'en porte pas le titre. Ce sont souvent des "hôtels nobles", des "maisons nobles" comme aux Herbiers, Le Landreau, l'Etenduère, l'Ementruère, et dans les environs : le Puy du Fou, les Noyers, la Traverserie, la Gastière, la Paintrollière et d'autres. Cependant la plupart sont démunis de ces châteaux. Ce sont des hobereaux (Petit gentilhomme campagnard) de village, des écuyers, des chevaliers ou des exploitants ruraux de moindre importance. Leur patrimoine consiste en quelques biens fonciers, qu'ils exploitent eux-mêmes avec quelques domestiques. Ils sont d'ailleurs plus ou moins fortunés. Puis la nécessité de préserver l'unité de la châtellenie entraîna rapidement la mise en place de pratiques successorales qui consistaient à faire du fils aîné le principal héritier du fief, avec les droits et les devoirs qui s'y attachaient.
C'est ainsi que le château devint le berceau et la résidence d'une famille chevaleresque. Quelques-unes de nos grandes familles du Poitou en sont issues, telles les Chabot, les Jousseaume, les Quatrebarbes, les des Herbiers, l'Etenduère, les du Puy du Fou, les Châteaubriant, les Du Plantis, les Foucher, les Barroteau et d'autres. Mais avant de passer au fils aîné, le domaine revenait au frère cadet du détenteur du domaine, puis au second frère jusqu'au dernier avant de revenir finalement au fils aîné, suivant la coutume du Poitou.
Selon la coutume féodale, les chevaliers vassaux habitant une châtellenie étaient attachés au seigneur châtelain. Ils devaient être en disponibilité permanente pour assurer la garde du château, le guet. A partir du XIIème siècle, ils furent progressivement remplacés dans cette tâche par des chevaliers soldés. Cette obligation subsista longtemps à titre honorifique. Si le châtelain avait des devoirs envers la population, comme celui de la protéger en cas de guerre, il avait aussi de multiples droits, redevances que lui devaient ces vassaux.
Outre ce droit de guet, il jouissait de ces droits féodaux si décriés lors de la Révolution Française de 1789. Dont le droit de prééminence (Avantage, prérogative, supériorité) dans toutes les églises dépendant de sa châtellenie. Le châtelain y possédait son banc seigneurial pour lui et sa famille. La plupart du temps dans le chœur de l'église, face à celui du célébrant. Le caveau de sa famille se trouvait toujours dans le chœur. Une litre funèbre, sorte de longue draperie peinte en noir sur laquelle se voyaient ses armoiries et celles de ses alliances courant tout autour du chœur et souvent dans la nef de l'église. Quelques très rares restes existent encore dans les églises du Puybelliard et de La Barotière.
Je vous suis sans doute inconnue. Quand j'habitais ici jadis, il y a 400 ans, on me nommait Catherine du Puy du Fou. Les lieux ont bien changé depuis. Mais je reviens souvent le soir faire cette promenade.
J'aime bien regarder mon château de ce côté. La chaleur de ses briques me rappelle mes songes italiens. Et quand le soleil s'est couché, soudain j'entends le pas des chevaux qui traversent le temps, descendant et remontant le cours des âges. Ecoutez.... Eux aussi, ils ont perdu leur siècle.
Leur course dans la nuit m'invite à la confusion des époques et désaccorde ma mémoire en peuplant ma demeure de toutes ces ombres impalpables qui, jour après jour et succédant dans l'histoire, ont vécu dans ce pays du Bas-Poitou, que je crois, vous appelez : "la Vendée".